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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 05:38


Aicha : la troisième épouse du prophète (P.S. soient sur lui)


C'est la fille d'Abou Bakr as-Siddîq (Allah soit satisfait de lui). La plus aimée parmi ses épouses .Elle était la plus savante parmi les femmes de la communauté. Les grands compagnons du Prophète cherchèrent ses opinions et la consultèrent.


Son mariage avec le Prophète (P. S. soient sur lui)


Aicha (Allah soit satisfait d?elle) est devenue la femme du Prophète (P. S. soient sur lui) à la Mecque alors qu'elle avait 10 ans, mais elle est allée vivre auprès de lui qu'après l'émigration à Médine à l'âge de 14 ans. Au sujet de son mariage, elle a rapporté que peu avant qu'elle quitta la maison de ses parents, elle sortit dans la cour pour jouer avec une amie qui passait : "J'étais en train de jouer sur une bascule et mes longs cheveux flottant au vent étaient ébouriffés?", dit-elle. "Ils vinrent, me prirent de mon jeu et me préparèrent". Ils la vêtirent d'une robe de mariée faite de fin tissu à rayures rouges de Bahrayn et ensuite sa mère l'emmena à la maison récemment construite où des femmes des Ansars attendaient devant la porte. Elles l'accueillirent en disant : "Pour toujours et dans la joie, soit la bienvenue !" Alors, en présence du Prophète (P. S. soient sur lui), souriant, un bol de lait fut amené. Le Prophète (P. S. soient sur lui) en but lui-même et en offrit à Aicha (Allah soit satisfait d?elle). Elle refusa timidement mais il insista, elle but et offrit le bol à sa s?ur Asma (Allah soit satisfait d?elle) qui était assise à ses côtés. D'autres en burent aussi et ce fut simple et solennel.


Aicha auprès du Prophète (P. S. soient sur lui)


Ses jeunes amies venaient régulièrement lui rendre visite dans son propre appartement. "J'étais en train de jouer avec mes poupées", dit-elle, "avec les filles qui étaient mes amies ; le Prophète (P. S. soient sur lui) entra et celles-ci se sauvèrent hors de la maison. Il sortit les rechercher et les ramena, car il était satisfait pour ma sécurité qu'elles soient là."

Aïcha (Allah soit satisfait d?elle) dit : Un jour le Prophète (P. S. soient sur lui) entra alors que j'étais en train de jouer avec mes poupées, il y avait également un cheval ailé parmi celles-ci, et il dit : "Ô 'Aïcha, quel est ce jeu ?" "Ce sont les chevaux de Salomon" dis-je, ce qui le fit rire.


La permission des ablutions pulvérales est descendue de part sa bénédiction


Aïcha (Allah soit satisfait d?elle) a dit : Nous étions partis avec l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) pour une de ses expéditions quand, arrivés à Al-Baydâ' - ou à Dhât Al-Jaych, mon collier se coupa et tomba à mon insu. Le Prophète fit halte pour le rechercher et tout le monde s'arrêta également. Il se trouvait que nous n'étions pas auprès d'un point d'eau et que nous étions en défaut d'eau. Ensuite, les fidèles allèrent trouver Abou Bakr et lui dirent : "Ne vois-tu pas ce qu'a fait Aicha; elle a obligé l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) et ses compagnons à s'arrêter bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Abou Bakr vint alors me trouver alors que l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui), la tête posée sur ma cuisse, s'était endormi. "Tu as retenu, me dit-il, l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) et tout le monde bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Et Abou Bakr de continuer à me gronder et de m'adresser tous les reproches qu'il plût à Allah de lui laisser dire, et de me donner des coups de main à la taille. Il ne m'empêcha de bouger que (la peur de déranger) l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) qui dormait sur ma cuisse. L'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) se leva le lendemain matin et, comme on était sans eau, Allâh révéla le verset concernant les ablutions à sec et on les fit. "Ô famille de Abou Bakr, s'écria 'Usayd Ibn Al-Hudayr, un des nobles, ce n'est pas la première de vos bénédictions!". Alors, ajouta Aicha, quand nous fîmes lever le chameau qui me servait de monture, nous trouvâmes le collier sous l'animal". (Rapporté par Mouslim n° 550)


Le choix entre le bas-monde et l'au-delà


Une fois, le Prophète (P. S. soient sur lui) demeura loin de ses épouses pendant un mois car elles l'avaient attristé en lui demandant ce qu'il n'avait pas. C'était après l'expédition de Khaybar, quand une hausse des richesses aiguisa l'appétit de ceux qui étaient présents.

D'après Aicha (Allah soit satisfait d'elle), Quand l'Envoyé d'Allâh (P. S. soient sur lui) reçut d'Allah l'ordre d'offrir à ses femmes de choisir (entre leur union avec lui ou bien les biens de ce monde au lieu de ceux de la vie future), il vint me trouver la première et me dit : "Je vais t'entretenir d'une affaire, mais ne te hâte pas de me répondre tant que tu n'auras pas consulté tes parents". Or il savait bien que ni mon père, ni ma mère ne m'engageraient à me séparer de lui. Puis, il poursuivit : "Allah, l'Exalté a dit : {Ô Prophète! Dis à tes épouses : Si c'est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez! Je vous donnerai (les moyens) d'en jouir et vous libérerez (par un divorce sans préjudice). Mais si c'est Allâh que vous voulez et Son Messager ainsi que la demeure dernière, Allâh a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense"}. "A quoi bon, lui répondis-je, consulter mon père et ma mère, puisque c'est Allah, Son Envoyé et la demeure dernière que je désire?" Les autres épouses du Prophète (P. S. soient sur lui) firent de même. (Rapporté par Mouslim n°2696)


La calomnie


Aicha, la femme du Prophète, (Allah soit satisfait d'elle) a dit : Quand l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) voulait faire un voyage (ou une expédition), il faisait un tirage au sort entre ses femmes. Lors d'une des expéditions qu'il entreprit, il procéda au tirage au sort et c'était moi que le sort avait désignée. C'était postérieurement à la révélation du verset relatif à la prescription du voile et j'étais toujours dans mon palanquin, même lorsqu'on le descendait du dos du chameau. Quand l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) eut terminé cette expédition, nous prîmes le chemin de retour. Comme on était près de Médine lors du retour, le Prophète ordonna une nuit de se mettre en marche. A l'instant où l'ordre de marche était donné, je me levai et marchai jusqu'à ce que j'eusse dépassé les troupes pour satisfaire un besoin et en retournant, je me dirigeais vers ma monture. Comme je portai la main au cou, je me rendis compte que j'avais perdu mon collier. Je retournai pour  le rechercher. Les gens qui étaient chargés de ma monture soulevèrent mon palanquin et le chargèrent sur mon chameau, croyant que j'étais dedans. D?autant plus que j'étais une toute jeune femme d?une poids légère. Quand je trouvai mon collier, les troupes étaient déjà en marche. Je me rendis au camp où il n'y avait plus personne, j'allai alors droit à l'endroit où j'avais été installée pensant qu'en s'apercevant de ma disparition on reviendrait me chercher. Pendant que j'étais assise en cet endroit, je fus gagné par le sommeil et je m'endormis. Or Safwân Ibn Al-Mu'attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l'endroit où j'étais. Apercevant la silhouette d'une personne endormie, il s'approcha de moi et me reconnut quand il me vit, car il m'avait vue avant que le port du voile n'eût été ordonné par le Coran et il dit : "Nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui". Sa voix m'éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne prononça aucun mot autre que ceux qu'il avait prononcés à ma vue. Il fit ensuite agenouiller sa monture et lui foula les pattes de devant pour que je monte sur laquelle. Il tint son licou pour le mener et nous arrivâmes ainsi auprès des troupes qui venaient de camper au moment de la canicule de midi. 'Aicha poursuivit : Des gens m'avaient calomnié (en m'accusant d'adultère) et parmi eux était 'Abd-Allâh Ibn 'Ubayy Ibn Salûl qui s'était chargé de la plus lourde part de la calomnie. Quand nous arrivâmes à Médine, je suis tombée malade pendant un mois, et c'est à ce moment que les gens répandaient les propos des calomniateurs, sans que j'en fusse au courant. Ce qui m'étonnait, durant ma maladie, c'est que je ne trouvais pas l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) aussi aimable avec moi qu'il l'était d'ordinaire. L'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) entrait seulement chez moi, me saluait et me disait : "Comment allez-vous?". Cela me donnait des inquiétudes, mais je ne sus la fâcheuse nouvelle que lors de ma sortie après le rétablissement de ma santé. J'étais sortie avec Oum Mistah pour aller du côté d'Al-Manâsi', qui nous servait de latrines. Nous n'y allions que de nuit. Je partis donc en compagnie de Oum Mistah. Après avoir satisfait nos besoins, nous revenions, la fille de Abou Ruhm et moi, vers la maison et comme Oum Mistah trébucha sur le pan de son vêtement, elle s'écria: "Que Mistah Périsse!". "Fi! Que c'est mal, lui dis-je, d'injurier un homme qui a pris part au combat de Badr". "Hé! Ma chère, me répondit-elle n'as-tu pas entendu ce qu'il avait dit?". "Et qu'est ce qu'il a dit?", demandai-je. Aussitôt elle me raconta ce que disaient les calomniateurs. Je devins alors plus malade et, quand je rentrai chez moi, l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) vint me rendre visite, il me salua, puis dit : "Comment allez-vous?". "Me permets-tu, lui demandai-je alors, de me rendre chez mes parents?". Je voulais à ce moment-là m'assurer auprès d'eux de la nouvelle. L?Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) m'accorda cette permission et je me rendis chez mes parents. "Chère maman, dis-je à ma mère, que racontent donc les gens?". "ma fille, me répondit-elle, ne t'en fais pas. Il est bien rare qu'une jolie femme aimée de son mari et ayant des co-épouses ne soit pas l'objet de leurs commérages". "Gloire à Allah! M?écriais-je, les gens ont-ils échangé de tels propos!". Et je passai toute la nuit à pleurer au point que je ne goûtai pas un seul instant de sommeil jusqu'au matin que je passai également à pleurer. L'Envoyé d'Allah, voyant que la révélation avait tardé à venir à ce sujet, manda Ali Ibn et Ousâma Ibn Zayd pour leur demander s'il devait se séparer de moi. Ousâma Ibn Zayd, étant sûr que j'étais innocente et sachant l'affection que le Prophète avait pour moi, dit : "Garde ta femme nous ne savons que du bien d'elle". Quant à Ali Ibn, il dit : "Ô Envoyé d'Allah, Allah ne t'a pas mis trop à l'étroit. Il y a beaucoup d'autres femmes. Interroge sa suivante, elle te dira la vérité". L'Envoyé d'Allah manda alors à Barîra et lui dit : "Ô Barîra, as-tu vu de Aicha quelque chose qui suscite en toi le soupçon?". "Non, répondit Barîra, j'en jure par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, je ne l'ai rien vu faire d'acte répréhensible, sinon qu'étant une toute jeune femme il lui arrive parfois de s'endormir auprès de la pâte à pain de la famille la laissant ainsi manger par les animaux domestiques". L'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) se leva et résolut de demander ce jour-là une justification à 'Abd-Allâh Ibn 'Ubayy Ibn Salûl. Montant alors en chaire, le Prophète (P. S. soient sur lui) dit : "Ô groupe de musulmans! Qui m'excusera (si je punis) un homme dont le mal a atteint ma femme? Par Allah! Je ne sais que du bien sur le compte de ma femme, et l'on me parle d'un homme sur le compte duquel je ne sais que du bien et qui n'est jamais entré chez ma femme autrement qu'avec moi". Alors Sa'd Ibn Mu'âdh se leva et dit : "Ô Envoyé d'Allah, moi, je t'excuserai et s'il appartient à la tribu des 'Aws, nous lui trancherons la tête; si c'est un de nos frères de la tribu des Khazraj, ordonne ce que tu voudras et nous le ferons". A ces mots, Sa'd Ibn 'Ubâda le chef des Khazraj, qui était un homme vertueux, mais dont le zèle tribal plongeait dans l'ignorance, se leva et s'adressa à Sa'd Ibn Mu'âdh en disant : "Tu as menti; et j'en jure par Allah que tu ne le tueras pas et que tu ne peux pas le faire". A son tour, 'Usayd Ibn Hudayr, le cousin de Sa'd Ibn Mu'âdh, se leva et, s'adressant à Sa'd Ibn 'Ubâda en disant : "Tu as menti. Par Allah nous le tuerons; car toi tu n'es qu'un hypocrite qui plaide la cause des hypocrites". Les deux tribus des 'Aws et des Khazraj furent si excitées, qu'elles furent sur le point de se combattre, alors que l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) était encore en chaire. Le prophète ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils gardèrent le silence et alors il se tut. Tout ce jour-là, je le passai en larmes et je n'y goûtai aucun instant de sommeil. La nuit suivante, je la passai également dans cet état à tel point que mes parents crurent que mes larmes me briseraient le c?ur. Pendant qu'ils étaient assis auprès de moi et alors que j'étais encore en larmes, une femme des Ansâr demanda de me voir. Je la fis entrer chez moi, elle s'assit et commença à pleurer à son tour. Nous étions dans cet état lorsque l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) entra, salua, puis s'assit. Il ne s'était plus assis auprès de moi depuis qu'on avait colporté des propos sur mon compte et cela avait duré un mois sans qu'aucune révélation ne se fût produite à mon sujet. En s'asseyant, l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) prononça l'attestation de foi, puis dit: "Ô Aicha! Il m'est parvenu telle et telle chose sur ton compte; si tu es innocente, Allah t'innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand le Serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Allah accepte son repentir". A peine l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) eut-il achevé ces paroles que mes larmes cessèrent de couler. M'adressant à mon père, je le priai de répondre à l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui). "Par Allah! Me répondit-il, je ne sais pas que dire. Alors, me tournant vers ma mère, je la priai de répondre à l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui). "Par Allah, répondit-elle, je ne sais pas que dire. Je répliquai alors que j'étais encore très jeune et que je ne retenais pas beaucoup du Coran: "Par Allah, je sais que vous avez entendu raconter cette histoire, qu'elle s'est gravée en vous-même et que vous y avez ajouté foi. Si je vous dis que je suis innocente et Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas; mais si j'avoue que j'ai commis un tel péché et Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah! Je n'ai à dire de ma situation que ces paroles du père de Joseph: (Il ne me reste plus donc) qu'une belle patience! C'est Allâh qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez! "Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j'étais innocente et qu'Allah m'innocenterait; mais je n'aurais jamais cru qu'Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour qu'Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) ne sortit pas plus que personne des gens de la maison, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui), il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci: "Réjouis-toi, Aicha quant à Allah, Il te déclare innocente". "Va vers lui", me dit alors ma mère. "Par Allah! Répondis-je, je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence". Allah, ajoute 'Aicha révéla les dix versets qui commencent ainsi : (Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous). Quand Allah eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, Abou Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit : "Par Allah! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu'il a dit de Aicha". C'était alors qu'Allah révéla ce verset : (Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches.... N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne ?)

D'après Habân Ibn Mûsa, 'Abd-Allâh Ibn Al-Mubârak a dit : "Ce verset du Livre d'Allah est le plus qui donne de l'espoir". Abou Bakr a dit : "Certes, je désire qu'Allah me pardonne". Et il renouvela à Mistah la pension qu'il lui faisait. Aicha poursuit : l'Envoyé d'Allah (P. S. soient sur lui) avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, et lui dit : "Ô Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu'as-tu vu?". "Ô Envoyé d'Allah, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue, je ne sais que du bien (d'elle)". Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l'Envoyé, qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Allah la préserva à cause de sa piété. Quant à sa s?ur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa s?ur de sa rivale. (Rapporté par Mouslim n°4974)


La mort du Prophète (P. S. soient sur lui) auprès d'elle


L'affection du Prophète (P. S. soient sur lui) pour Aicha dura jusqu'au dernier moment de sa vie. A la fin de sa maladie, il restait chez elle, après avoir demandé l'autorisation de ses épouses. Peu de temps après il perdit connaissance et Aicha (Allah soit satisfait d?elle) pensa que c'était les prémisses de la mort, mais au bout d'une heure il ouvrit les yeux. Quand il rouvrit les yeux, Aicha se souvint qu'il lui disait : "Aucun Prophète ne mourut avant que ne lui soit montrée sa place au Paradis, et qu'il n'ait eu le choix entre vivre et mourir". "Il ne nous choisira pas maintenant" se dit-elle. Alors elle l'entendit murmurer : "Avec la communion suprême au Paradis, avec ceux sur qui Allah a répandu ses faveurs, les Prophètes, les martyrs et les justes" Elle l'entendit encore murmurer : "Ô Seigneur, avec la suprême communion al malaoul a'lâ " Et ce fut les derniers mots qu'elle l'entendit prononcer. Petit à petit sa tête devient plus lourde sur sa poitrine, jusqu'à ce que d'autres dans la chambre commencèrent à pleurer, Aicha (Allah soit satisfait d?elle) posa alors sa tête sur un oreiller et se joignit à leurs pleurs.


La mort de son père (13 H)


Alors qu'Abou Bakr agonisait il se découvrit le visage et dit à sa fille 'Aicha qui était affligée: "Ne sois pas dans cet état mais récite plutôt : (Et puis voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà Homme ce que tu cherchais à fuir !)(50/19) Abou Bakr dit ensuite : "Prenez ces deux habits, lavez les, et utilisez les pour mon linceul ; car les vivants ont plus besoin du neuf que le mort !"


La bataille du chameau (36 H.)


Talha et Az-zoubayr ont rencontré Aicha qui y était allée pour le pèlerinage. Ils ne comprennent pas les intentions de Ali et en toute bonne foi croient que c'est parce que les insurgés le soutiennent qu'il refuse de leur appliquer le talion. A la tête de tout un groupe, ils partent donc pour l'Irak pour appeler les gens à soutenir leur demande de l'application du talion. Aicha est traitée par Ali avec tous les égards qui lui sont dus; il demande à Muhammad Ibn Abî Bakr, de la conduire à Médine. Le Prophète lui avait dit un jour: "Quelque chose surviendra entre toi et Aicha. Je serai alors le plus malchanceux des humains ! S?était exclamé Ali. Non, mais quand cela arrivera, fais-la retourner à son lieu de sécurité"


Sa mort (Allah soit satisfait d'elle) (58 H.)


Elle est morte en 58 après l'hégire, au cours du 17e nuit de Ramadan à l'issue de la dernière prière nocturne. Elle avait demandée à être enterrée de nuit. Elle a été enterrée dans le cimetière Jannat al-Baqi à Médine, à côté d'autres compagnons

Ses mérites


Une fois elle demanda au Prophète (P. S. soient sur lui) "Comment est ton amour pour moi ?". Il lui répondit : "Comme le n?ud de la corde", voulant ainsi dire qu'il était fort et sûr. A maintes reprises ensuite elle lui demanda comment était le n?ud, il lui répondait : "De la même façon?".

Abou Moussa al-Ash'ari a indiqué que "Si nous, compagnons du Messager d'Allah, avions quelques difficultés sur une question, nous interrogions Aicha (Allah soit satisfait d?elle) à son sujet"

 

Sources:

Siyar al-A'lam an-noubala

Fath Al-Bâri

Sahih mouslim

Tafssir ibn kattir

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Published by nadia - dans FEMMES autour du Prophète

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