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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 20:33


Hafsa bint Omar Ibn Al-Khattab

C'est la fille de 'Omar Ibn Al-Khattab (Allah soit satisfait d’elle). Elle fut veuve à l'âge de vingt-deux ans après la mort de son premier mari Khumaï Ibn Hudhafa qui mourut à la bataille d'Ouhoud. Elle savait lire et écrire.

 

Son mariage avec le Prophète (P.S. soient sur lui)

 

Selon 'Abdoullâh Ibn 'Omar (Allah soit satisfait de lui), quand sa fille Hafsa devint veuve, 'Omar (Allah soit satisfait de lui) dit : "J'ai rencontré 'Othmân Ibn 'Affân (Allah soit satisfait de lui) et je lui ai proposé la main de Hafsa. Je lui dis : "Si tu veux, je te donne en mariage Hafsa, la fille de 'Omar". Il dit : "Je vais y réfléchir".

Je restai à attendre sa réponse trois nuits, puis il me rencontra et me dit : "J'ai jugé bon de ne pas me marier ce jour-ci".

Je rencontrai ensuite Abou Bakr As-siddiq (Allah soit satisfait de lui) et lui dis : "Si tu veux, je te donne en mariage Hafsa, la fille de 'Omar".

Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui) garda le silence et ne me donna aucune réponse. Aussi je lui en voulus plus qu'à 'Othmân. J'attendis ainsi plusieurs nuits et voilà que le Prophète (P.S. soient sur lui) me demanda sa main et je la lui accordai.

Abou Bakr me rencontra alors et me dit : "Tu as sans doute éprouvé quelque ressentiment à mon égard de ne t'avoir rien répondu quand tu m'avais proposé la main de Hafsa". Je dis : "Oui". Il dit : "La seule chose qui m'a empêché de répondre à ta proposition était que j'avais su que le Prophète (P.S. soient sur lui) avait cité Hafsa et je n'étais pas homme à dévoiler le secret du Messager d'Allâh (P.S. soient sur lui). Si le Prophète (P.S. soient sur lui) me l'avait laissée, je l'aurais acceptée". (sahih Al-Boukhâri)

 

Anas Ibn Mâlik (Allah soit satisfait de lui) a dit : "Le Prophète (P.S. soient sur lui) a dit : "Djibrîl m'a dit : "Reprends Hafsa, car elle est jeûneuse, prieuse. (Al-Hâkim)

 

Son intercession lors du conflit entre Ali et Mou'âwiya

 

Selon 'Ikrama Ibn Khâlid, Ibn 'Omar dit : "J'entrai chez hafsa, alors que les mèches de ses cheveux pendillaient, et lui dis : "Tu as vu ce qui s'est passé dans cette affaire?  Elle répondit : "Va les trouver ! Ils t'attendent…Je crains que ton absence ne soit la cause d'une scission ". Et elle insista si bien, qu'il finit par les rejoindre. (Al-Boukhâri)

Ibn Hajar dit : "Les mots "ce qui s'est passé dans cette affaire" font référence au conflit entre Ali et Mou'âwiyya à Siffîn, lorsque les Musulmans avaient unanimement décidé de soumettre leur différent à un arbitrage, et s'étaient engagés à se réunir pour étudier le problème. Ibn 'Omar (Allah soit satisfait de lui) demanda conseil à sa soeur quant à l'opportunité de se joindre à eux, et elle lui conseilla de le faire, craignant que son absence ne cause un désaccord qui mènerait à la poursuite de la guerre civile... Dans une variante rapportée par 'Abd ar-Razzâq avec un "isnâd hassan" (chaîne de transmission bonne), Ibn 'Omar dit : "Le jour où Mou'âwiyya tint assemblée à Dawmat al-Jandal, Hafsa dit : "Il n'est pas convenable que tu te tiennes à l'écart d'une conciliation par laquelle Allah ramène la concorde dans la Oumma de Muhammad, toi qui es le beau-frère de l'Envoyé d'Allah et le fils de 'Omar Ibn Khattâb"". (Fath al-Bârî, vol.7 p.503)

 

Le premier manuscrit du Coran a été confié a Hafsa

 

Abou Bakr, le premier calife de l’islam, qui succéda au Prophète (P.S. soient sur lui) en H 11, eut rapidement à faire face à l’apostasie de nombreuses tribus de la péninsule Arabique. Il s’en suivit de très nombreuses guerres d’apostasie et de nombreuses batailles. Au cours de l’une d’elles, la bataille de Yemâma, un grand nombre de compagnons du Prophète (S.W.S.), qui participaient au corps expéditionnaire furent tués. Parmi eux il y avait de nombreux "Hafiz El Coran", ceux qui avaient appris l’intégralité du Coran par cœur.

Voyant le capital de ceux qui avaient appris le Coran par cœur du temps du Prophète (P.S. soient sur lui) diminuer, Omar conseilla au calife Abou Bakr de charger quelqu’un de compiler le livre saint par écrit. Celui-ci, après une phase d’hésitation à parachever la compilation laissée incomplète par le Prophète (P.S. soient sur lui) se tourna naturellement vers Zaïd Ibn Thabit et lui dit : « Etant donné que tu es un jeune homme intelligent, que personne ne doute de ta sincérité ni de ta mémoire, puisque tu avais l’habitude d’écrire la révélation pour l’envoyé de Allah, je te charge de collecter tous les témoignages du Coran qui existent puis de les rassembler dans un ouvrage unique. »

Zaïd commenta cet ordre de la manière suivante : « Par Dieu, si Abou Bakr m’avait demandé de déplacer une montagne, ça m’aurait été moins difficile que d’exécuter son ordre concernant la collection du Coran.  »

Il s’attela à sa tâche et regroupa tous les témoignages de la révélation : notes prises sur des parchemins, des omoplates de chameaux ou de moutons, des feuilles de palmiers, des papyrus, témoignages de ceux qui avaient appris le Coran par cœur. Il était extrêmement méticuleux et faisait très attention qu’aucune erreur, même non intentionnelle, ne s’insinue dans le texte sacré. Zaïd rendit une première compilation au calife Abou Bakr. À la mort de ce dernier, l’ouvrage échut à son successeur, Omar, puis Hafsa, fille de Omar, mère des croyants (épouse du Prophète S.W.S.) et connaissant le Coran par cœur, en hérita.

Du temps du troisième calife Othmann, (de 23H à 35H) des différences significatives dans la prononciation lors de la récitation du texte sacré apparut. Un groupe de compagnons du Prophète, dirigé par Hudhayfah ibn al-Yaman revenant de l’Irak s’en ouvrir au calife en le pressant de « sauver la communauté des croyants avant qu’elle en diverge sur le Saint Coran  ».

Othmann récupéra alors le manuscrit du Coran de Hafsa et le confia à nouveau à Zaïd Ibn Thabit en le chargeant de présider une commission de copistes composée de : Abd-Allâh ibn Az-Zoubayr, Saîd ibn Al`Âs et Abd Ar-Rahmân ibn Al-Hârith ibn Hichâm.

Les copies furent remise au calife qui renvoya l’original à Hafsa, en garda une, que l’on appelle "Le Coran d’Othmann" et envoya les autres dans différentes provinces de l’empire musulman naissant avec ordre de détruire les autres traces écrites qui auraient pu subsister de manière à ce qu’il n’existe qu’une version du texte sacré.

 

Ses mérites

Anas (Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Messager d’Allah avait divorcé de Hafsa au moment de l’événement du Thadhahour (qui signifie littéralement le complot), mais il l’a reprise sous l’ordre de Jibril qui lui dit : « Reprends la, car elle est une femme qui jeûne et qui passe la nuit en priant, et elle sera une de tes épouses au paradis. »

Sa mort (Allah soit satisfait d’elle)

Elle est morte (Allah soit satisfait d’elle) pendant le mois Chaabane en 45 H, ou 41 H. Et elle est enterrée en Medine (dans le baki’i)

 

Source :

http://www.archipress.org/batin/gaid/epouses.htm

http://www.djibnet.com

صور من حياة صحابيات الرسول: خالد عبد الرحمن العك، ط 1، دمشق ، بيروت: دار الألباب،1989م

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Published by nadia - dans FEMMES autour du Prophète

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