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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 15:43

Asma’a : fille d’Abou Bakr Assidique

Son père, était Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui), sa demi-soeur était 'Aicha (Allah soit satisfait d’elle) et son époux, était Az-Zoubayr Ibn Al-'Awwâm (Allah soit satisfait de lui). Elle était de dix ans plus âgée que sa sœur 'Aicha de même père et elle était la sœur de 'Abdoullâh Ibn Abi Bakr de même père et de même mère. Sa mère s’appelle Qatlah ou Qatilah la fille de 'Abdou l-'Ouzza elle était de Qouraych de Banou 'Ammar Ibn Rouway. Elle est née vingt sept ans avant l'émigration.

 

Sa conversion (Allah soit satisfait d’elle)

Abou Bakr embrassa l’Islam avec toute sa famille, constituée de sa femme, de de sa fille Asma’a et de son fils Muhammad. Asma’a fut comptée sur la liste des premières musulmanes. Elle fut exactement la dix-septième croyante. Dieu éclaira son cœur au moyen de la lumière de l’Islam. Son père l’éleva dans le droit chemin et son éducation fut exemplaire. Il lui apprit l’âme de la résistance, la vérité et le sacrifice.

 

Le Messager de Dieu (P.S. soient sur lui) lui présagea le Paradis.

Sa sœur Aïcha nous rapporte ce propos sur elle: un jour, nous étions assis chez Abou Bakr (Allah soit satisfait d’elle) dans l’une de ses chambres, à l’heure où le soleil était à son zénith. Un homme se présenta à notre père et lui dit: le Messager de Dieu est là. Persuadé qu’à l’heure qu’il est, personne n’ose s’aventurer hors de chez lui. Abou Bakr dit: "Allons voir. Par Dieu, s’il arrive à cette heure, c’est assurément pour une urgence." Elle ajouta: le Prophète arriva en s’excusant, il l’interpella et le fit entrer. Le Prophète (P.S. soient sur lui) dit à Abou Bakr: Sors de chez toi. Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui) dit: Ils veulent te tuer, par mon père toi ô Messager de Dieu! Le Prophète (P.S. soient sur lui) dit: J’ai reçu l’ordre de Dieu d’émigrer. Abou Bakr demanda: Avec tes compagnons ? Par mon père, toi, ô Prophète de Dieu! Le Prophète (P.S. soient sur lui) répondit par l’affirmative. Abou Bakr dit : Acceptes, Par mon père, toi ô Prophète de Dieu, une de mes montures qui sont là… Aïcha dit : ‘Les préparations furent faite avec empressement, les provisions de route furent mises dans une musette, Asma’a déchira un morceau de sa ceinture et attacha avec 1’ouverture de la musette." Lorsque le Messager de Dieu (P.S. soient sur lui) vit cela, il dit: "Que Dieu change ta ceinture par une double dans le Paradis". Rapporté par El Boukhari.

 

Son aide lors de l'hégire du Prophète

Le Prophète (P.S. soient sur lui) sortit en compagnie d’Abou Bakr au crépuscule. Personne d’autre ne fut au courant de cet exode excepté Ali et la famille d’Abou Bakr. Asma’a se chargea de leur approvisionnement nocturne. Ce fut une mission très périlleuse. Elle était suspecte aux yeux des Qoreïchites, alors qu’ils recherchaient le Prophète (P.S. soient sur lui) partout. Son intrépidité, sa foi, et son sacrifice pour l’Islam, lui ôtèrent toute peur de la mort. Menant avec habileté, ingéniosité et sans crainte la mission de ravitailler quotidiennement les deux fugitifs. Sa servante la seconda dans cette tâche ardue, bergère de profession, elle la faisait suivre par les moutons, afin d’effacer ses empreintes, brouillant ainsi les pistes des poursuivants du Prophète (P.S. soient sur lui).

Abou Djahl et son entourage, étant en furie, se présentèrent chez elle tapant sauvagement à la porte. Asma’a sortit lui demandant ce qu’il désirait, il répondit: Où est ton père? Asma’a répondit qu’elle ignore où il se trouve. Il la scruta avec cruauté, leva la main et lui asséna une gifle si violente, que sa boucle d’oreille se détacha. Mais elle ne divulgua pas le lieu des fugitifs. Elle fut digne de confiance.

Après trois jours passés dans la caverne, le Prophète (P.S. soient sur lui) et son compagnon Abou Bakr prirent la décision de prendre la route vers Médine. Au cours de cette nuit, Asma’a arriva avec des provisions en grande quantité. Une fois arrivés et installés à Médine, le Prophète (P.S. soient sur lui) et son compagnon Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui) demandèrent à leur famille respective de les rejoindre.

 

La naissance de son fils 'Abdoullâh

Lorsque la dernière émigration vers Médine eut lieu, après le départ du Prophète (P.S soient sur lui), Asma était enceinte. Cependant, ni sa grossesse, ni la perspective d'un voyage long et pénible ne la dissuadèrent de partir. Des qu'elle fut parvenue à Qouba, aux abords de Médine, elle mit au monde son fils Abdoullâh. Les musulmans s'exclamèrent : "Allâh est Le plus Grand" et "Il n'y a point d'autre Dieu qu'Allâh", mus par la joie et la gratitude, car Abdoullâh fut le premier né parmi les Muhâjirîn (émigrés) a Médine.

Sa vie modeste au début de son hégire

D'après Asma bint Abî Bakr (Allah soit satisfait elle): "Az-Zoubayr m'avait épousé, alors qu'il ne possédait sur terre ni biens, ni argent, ni esclave, ni autre chose à l'exception de son cheval. Je donnais à son cheval le fourrage, je lui assurais sa provende et prenais soin de lui. En outre je moulais les grains à son nâdih (chameau de pompage et d'arrosage) pour le nourrir, je puisais l'eau et je raccommodais ses outres. Je pétrissais aussi la farine, mais comme je n'étais pas habile à préparer le pain, des voisines, femmes des 'Ansâr, de bonnes amies, me faisaient le pain. Je transportais sur ma tête les récoltes qui provenaient d'une terre que l'Envoyé d'Allah (P.S. soient sur lui) avait concédée à Az-Zoubayr et cette terre était éloignée de ma demeure de deux tiers de parasange. Un jour que je portais le fardeau des récoltes sur la tête, je rencontrais l'Envoyé d'Allah (P.S. soient sur lui) accompagné d'un certain nombre de ses Compagnons. Le Prophète m'appela, puis fit agenouiller sa monture pour me prendre en croupe. J'éprouvais quelque honte à voyager avec des hommes et je songeais à ta jalousie (de Az-Zoubayr)". Mais, Az-Zoubayr, lui répondit : "Par Dieu, il m'eût été moins pénible de te voir en croupe derrière lui, que de porter cette charge sur ta tête". "Je continuai à mener cette existence, ajouta Asma, jusqu'au jour où Abou Bakr, après cette aventure, m'envoya un domestique qui me débarrassa des soins à donner au cheval et il me sembla alors que je venais d'être affranchie". (al-Boukhâri, Mouslim)

Az-Zoubayr finit par devenir un des hommes les plus riches parmi les Compagnons, mais en aucun cas cela remit en question les principes d'Asma. Son fils Al-Mundhir lui envoya une fois une robe très élégante, faite d'une étoffe coûteuse et raffinée. Asma, devenue aveugle, dit en touchant le tissu : "C'est affreux. Rends-la lui". Al-Mundhir en fut bouleversé et dit : "Mère, elle n'est pourtant pas transparente". "Elle n'est peut-être pas transparente, rétorqua-t-elle, mais elle trop étroite et laisse deviner les pourtours du corps".

 

Les derniers conseils qu'elle donna à son fils 'Abdoullâh

'Abdoullâh aspirait au Califat après la mort de Yazîd Ibn Mu'âwiyah. Le Hijâz, l'Egypte, l'Irak, le Khorasân et une grande partie de la Syrie lui étaient favorables et le proclamèrent Calife. Toutefois les Omeyyades continuèrent de contester ce Califat et dressèrent une armée formidable sous les ordres d'Al-Hajjâj Ibn Yûsuf Ath-Thaqafî. Des batailles implacables furent livrées entre les deux camps, durant lesquelles Abdoullâh Ibn Az-Zoubayr s'illustra par ses actes de bravoure et d'héroïsme.

Malgré cela plusieurs de ses partisans ne purent supporter la contrainte persistante de la guerre et finirent par déserter peu a peu. Il se réfugia dans la Mosquée Sacrée de La Mecque et c'est là qu'il alla trouver sa mère, qui était alors vieille et aveugle, et dit : "Que la paix soit sur toi, mère et la clémence et la grâce d'Allah"."Et que sur toi soit la paix, Abdoullâh repondit-elle. Qu'est-ce qui t'amène ici à cette heure alors qu'au Haram (Mosquée Sacrée), les catapultes d'Al-Hajjâj font pleuvoir sur tes soldats des blocs de pierres qui secouent les maisons de La Mecque ?". "Je viens te demander conseil", dit-il. "Me demander conseil ?'' s'étonna-t-elle. "A quel sujet ?". "Les gens m'ont abandonné par crainte d'Al-Hajjâj ou alors parce qu'ils se sont laissés tenter par ce qu'il avait à leur offrir. Même mes enfants et ma famille m'ont quitté. Il ne reste plus qu'une poignée d'hommes, qui, bien que vaillants et devoués, ne résisteront pas plus d'une heure ou deux. Les messagers des Banû Omayyah (les Omeyyades) sont dès à présent en train de négocier avec moi, m'offrant n'importe quelle richesse que je pourrai nommer. Devrais-je rendre les armes et prêter serment d'allégéance à Abd Al-Malik Ibn Marwan. Qu'en penses-tu". Elle répondit en élevant la voix : "C'est ton combat, Abdoullâh, et tu te connais mieux que quiconque. Si tu penses que tu as raison et que tu defends la vérité, alors ne baisse pas les bras et bats-toi, à l'instar de tes compagnons qui ont persévéré et sont morts sous ton drapeau. Si toutefois tu désirais ce monde, quel pauvre malheureux tu serais. Tu te seras détruit, et tu auras détruit tes hommes"."Mais, dit-il, je serai tué aujourd'hui, sans aucun doute..". "Cela vaut bien mieux que de te rendre à Al-Hajjâj volontairement et que des esclaves de Banû Omayya jouent avec ta tête"."Je n'ai pas peur de la mort, dit-il, je crains seulement d'être mutilé".Et sa mère de lui signaler : "Il n'y a rien après la mort qu'un homme puisse craindre. Un mouton, une fois égorgé, ne ressent pas la douleur du dépecage".Le visage d'Abdoullâh s'illumina et il dit : "Quelle mère vénérable ! Sois bénie pour la noblesse de tes qualités ! Je suis venu à toi en cet instant pour entendre ce que j'ai entendu. Dieu sait que je n'ai pas faibli ni désespéré. Il est Témoin que je n'ai pas combattu par amour de ce monde et ses tentations mais uniquement par colère pour l'Amour d'Allâh car Ses limites ont ete transgressées. Et me voici, m'en allant vers ce qui te réjouit. Donc si j'étais tué, ne t'afflige pas et rends-moi grâce auprès d'Allâh"."Je ne m'affligerais pas, dit Asma - vieillie mais resolue - que si tu étais tué pour une cause vaine et injuste"."Sois assurée que ton fils n'a pas soutenu une cause injuste, qu'il n'a commis aucune mauvaise action, qu'il ne s'est rendu coupable d'aucune injustice envers un musulman ou un dhimmi (non musulman vivant dans la société musulmane), et qu'il n'y a rien de plus plaisant à ses yeux que la Satisfaction d'Allâh, Le Tout Puissant, Le Plus Grand. Je ne dis pas cela pour alléger ma conscience. Dieu sait que je l'ai dit uniquement pour raffermir et rassurer ton Coeur"."Louange à Allâh qui t'a fait agir conformément à ce qu'Il aime et ce que j'aime. Viens plus près de moi mon fils, que je puisse sentir et humer ton corps car cette rencontre est peut-être la dernière". Désignant son armure, elle dit : "Ceci, mon fils, n'est pas l'accoutrement de celui qui desire le martyre. Ôte-le. Cela rendra tes mouvements légers et rapides. Revêts plutôt ton sirwal (un long sous-vêtement) de sorte que si tu étais tué ta 'awrah (partie intime) ne serait pas exposée".Abdoullâh retira son armure et mit son sirwal. Alors qu'il s'en allait vers le Haram pour rejoindre le combat, il dit : "mère, ne me prive pas de tes dou'a (prières)". Levant ses mains au ciel elle pria : "O Seigneur, aie pitié pour ses longues heures de veille et ses sanglots dans les ténèbres de la nuit pendant que les gens dormaient. O Seigneur aie pitié pour sa faim et sa soif durant son voyage de Médine à La Mecque alors qu'il jeunait. O Seigneur bénis sa bienfaisance envers sa mère et son père. O Seigneur je lui rends grâce pour Ta cause et je me réjouis de tout ce que tu auras décidé pour lui. Et accorde-moi en hommage pour lui, la récompense de ceux qui sont patients persévérants".

A la tombée de la nuit, Abdoullâh était mort. A peine une dizaine de jours plus tard, sa mère mourut à son tour. Elle était alors âgée de cent ans. L’âge ne l'avait pas rendue infirme et n'avait pas altéré la vivacité de son esprit.

 

Source :

Extrait du chapitre "Asma’a la véridique fille du véridique" du livre "Les femmes filles du prophète condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel.

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Published by nadia - dans FEMMES autour du Prophète

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