Salam alikoum wa rahmato Allah wa barakato, suite à un commentaire que j'ai reçu le 05/04/2006 dont l'auteur m'a demandé de faire un article sur la calligraphie arabe, pour lui faire plaisir ainsi que tout les visiteurs de mon blog, voila un premier article sur la calligraphie, j'espère inchallah que ça vous plaira.

 


 
  La calligraphie arabe

 

 


La calligraphie arabe s'est développée très vite après la rédaction du premier coran au milieu du VIIe siècle. Elle fut également accélérée par l'interdiction plus ou moins observée de toute représentation de personnes animées. Ainsi, sur chaque mosquée on retrouve des passages du Coran calligraphiés la où dans les églises catholiques par exemple on peut trouver tableaux et sculptures des acteurs de la Bible.

 

Les styles de la calligraphie arabe


Il semble que le style le plus ancien, et dans lequel sont réalisés les plus anciens manuscrits du Coran (Bibliothèque Nationale de France et British Library de Londres) est le style hijâzî (de "Hedjaz", région d'Arabie Saoudite). Ce style se caractérise par une écriture dont les verticales sont inclinées vers la droite.

 

Style koufique

Plus tard est apparut le fameux style coufique. Le coufique connu ensuite plusieurs variantes (coufique fleuri, coufique géométrique): ce style d'écriture (anciennement appelé "Hiri" et issu de l'écriture syriaque) tire son nom de la ville iraquienne de Koufa. Cette écriture illustre certains très beaux corans du Xième siècle.

 

Style perse (farsi) :

Ce style cursif met en valeur les courbes de la lettre arabe en réduisant les figures angulaires, lui conférant une élégance toute particulière.

 

 

Thuluth (un tiers) :

Le Tholoth, apparu au VIIe siècle, est une écriture statique et monumentale, essentiellement utilisée à des fins décoratives dans les manuscrits et les inscriptions. Elle a également été utilisée pour la copie des Corans, surtout pour les têtes de chapitre et les colophons. On la considère comme la plus importante des écritures ornementales.

 

Style Naskhi ("du copiste"):

Le Naskhi, dont les origines remontent au VIIIe siècle, est apparue dans sa forme systématisée au IXe siècle. Considérée comme peu élégante, elle était surtout utilisée pour la correspondance ordinaire. Avec l'arrivée du papier, qui remplaça le parchemin, et grâce à Ibn al-bawbab qui en fit une écriture élégante, ce style gagna ses lettres de noblesse et servit d?écriture principale de Corans. À ce jour d?ailleurs, il y a plus de Corans copiés en Naskhi que dans toutes les autres écritures arabes réunies. Elle est presque toujours formée de courts traits horizontaux et de verticales d'égale hauteur au-dessus et au-dessous de la ligne médiane. Les courbes sont pleines et profondes, les jambages droits et verticaux, les mots bien espacés en général.

A partir du naskhi, le calligraphe Ibn Moqlah identifia six styles d'écriture

 

Le Mohaqqaq:

Le Mohaqqaq était originellement une écriture dont les lettres étaient moins angulaires que le Coufique, avec des ligatures bien espacées; l?ensemble était « produit avec méticulosité » comme son nom l?indique. Avec la découverte du papier autour de 750, l?écriture acquit une certaine rondeur qui la rendit plus facile à tracer et devint l?écriture favorite des scribes. Modifiée par Ibn Moqlah, elle conserva ses déliés allongés sans presque de pleins ni d?enjolivures accusées sous les lignes. Cela en fit l?écriture favorite des Corans de grand format.

 

Le Rayhani:

Le Rayhani, né au IXe siècle a des liens de parenté certains avec le Naskhi et le Tholoth. Elle est caractérisée par la finesse de ses lettres, finesse accentuée parce que le traits et les fioritures des lettres se terminent en pointes aiguës, et que les signes diacritiques sont très fins et toujours appliqués à l?aide d?une plume différente, dotée d?une entaille beaucoup plus petite. Elle est également considérée comme la sur du Mohaqqaq car, entre autre, le centre des boucles des lettres n'est jamais rempli. Néanmoins, à la différence du Mohaqqaq, il utilise pleinement les fioritures sublinéaires, comme le Tholoth. Le Rayhani fut surtout prisé pour les grands Corans par les Perses.


Le Tawaqi

Le Tawaqi (signature) est issu de l'écriture Riyasi, que les califes abbassides utilisèrent pour signer leur nom et leur titre. Plus arrondie que le Tholoth, l'écriture Tawaqi est assez proche de l'écriture Riqa, mais s?en distingue par des lignes plus épaisses, des courbes plus arrondies, ce qui lui donne une apparence beaucoup plus lourde. Elle est également plus grande et plus élégante que le Riqaa ce qui en fera une écriture utilisée pour les occasions importantes.


Le Riqaa


L'écriture Riqaa (petite feuille) provient à la fois du Naskhi et du Tholoth. La forme géométrique de ses lettres et particulièrement les fioritures des finales, ressemble beaucoup à celles du Tholoth, mais elle est bien plus petite et dotée de courbes plus arrondies et ses Alefs ne sont jamais écrits avec des barbelures. Le centre des boucles des lettres est invariablement rempli, les lignes horizontales sont très courtes et les ligatures structurées avec densité, les finales étant souvent attachées aux initiales. Son emploi fut réservé au courrier personnel et pour les livres profanes de moyen format. C'est aujourd'hui l'écriture manuscrite la plus employée dans le monde arabe.


Le Toma:

Il est possible d?ajouter à ces six écritures principales, l?écriture Tomar qui aurait été conçue sous le premier calife omeyyade Moawiya (661-680). Ce dernier en fit une écriture royale et est à ce titre une des plus anciennes écritures arabes. Bien qu'elle ait gardé des caractères grands et lourds, elle perdit vers le Xe siècle, son aspect statique et angulaire.


Ils existent encore d'autres styles d'écriture, que je développerai dans un autre article inchallah.

 

 

Sources :

http://www.fleurislam.net

http://www.typographie.org

Le monde islamique, de Robert Irwin, Flammarion, 1997.

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