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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 17:26


L’intention (Partie1/2)

"L'intention est l'objectif qu'a l'homme en son cœur et qui le pousse à faire l'action". L'intention, c'est donc le mobile de l'action ; c'est ce que, au plus profond de notre être, nous avons réellement comme objectif en faisant l'action. Les hommes ne peuvent pas savoir ce que notre cœur recèle. Mais Dieu, Lui, le sait : "Dis : "Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou bien vous le divulguiez, Dieu le sait. Il connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Dieu est Omnipotent. " (Sourate 3/29).

"C'est à Dieu qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Dieu vous en demandera compte. Puis Il pardonnera à qui Il veut, et châtiera qui Il veut. Et Dieu est Omnipotent. " (Sourate 2/284).

Dans quelles actions l'intention est-elle prise en compte par Dieu

En ce qui concerne les actes strictement interdits, une bonne intention n'en fera pas des actes méritoires ni même des actes permis : Voler les riches avec l'intention de nourrir les pauvres n'est pas une bonne action, tout comme jouer à la loterie avec l'intention de remettre ses gains aux pauvres n'en est pas une non plus. Toutefois, au sujet de ces actes interdits, au cas où on se trouve réellement face à un choix entre deux choses interdites ou entre délaisser une chose nécessaire et faire une chose interdite (ta'ârudh al-hassanât was-sayyi'ât), alors dans une certaine mesure on est amené à prendre l'intention en compte, puisqu'on a alors le droit de faire la chose la moins grave et qu'on la fait avec la conscience qu'on ne la fait que parce qu'on se trouve dans cette situation particulière qui ne nous offre le choix qu'entre deux choses interdites. Ceci concernait les actions interdites par le droit (fiqh).

  

Pour ce qui est des actions permises, maintenant, il en est dont, sur un plan juridique, seule la forme compte, sans égard aucun pour l'intention : Ainsi en est-il du contrat de mariage ou de la formule du divorce.

 Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Trois choses sont telles que, dites sérieusement, elles sont au sérieux, et dites en tant que plaisanterie, elles sont aussi au sérieux : Le mariage, le divorce et la fin du divorce (raj'ah)" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 1183). Cependant cela relève de la dimension juridique.

Les autres actions : celles qui sont en soi permises ainsi que celles qui consistent en une adoration de Dieu – sont telles que, en plus de leur forme, leur intention aussi entre en jeu auprès de Dieu.


Qu'est-ce que l'intention sincère (al-ikhlâs fi-n-niyya)?

 

Avoir une intention sincère, c'est :

- Soit faire l'action avec l'objectif qu'elle nous rapproche de Dieu.

- Soit faire l'action avec l'objectif d'obéir à Dieu en faisant ce qu'il a demandé ou en se préservant de faire ce qu'Il a défendu.

- Soit faire l'action par conviction des récompenses promises par Dieu dans l'au-delà.

 

En fait il faut ici distinguer deux types d'actions : Le premier est celui de l'action purement cultuelle ('ibâdah), comme le fait de prier. Il s'agit d'actions qui ne doivent être faites qu'avec l'objectif de plaire à Dieu. Ici, le fait de les avoir faites pour un autre motif non seulement ne rapportera pas de récompense mais de plus est susceptible d'être compté par Dieu comme un péché (ma'siyah).

 Le Prophète a dit : "Celui qui prie par ostentation a fait un associationnisme. Celui qui jeûne par ostentation a fait un associationnisme. Celui qui fait l'aumône par ostentation a fait un associationnisme" (Rapporté par Ahmad).

 De même, avoir eu comme objectif d'acquérir la célébrité et la renommée en faisant un acte aussi illustre qu'acquérir puis diffuser la connaissance islamique, faire largesses de son argent ou accepter de mourir en martyr … sera – sauf pardon de la part de Dieu – puni par Dieu le jour du jugement, comme l'a dit le Prophète dans une parole célèbre (Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).

 

Le second type d'actions est celui de l'action de la vie quotidienne ('âdah) tels que le fait de manger, boire, etc. : Ces actes deviennent des bonnes actions s'ils sont faits avec l'objectif d'obtenir de la force pour pouvoir faire ce que Dieu agrée ou d'obtenir les récompenses de l'au-delà promises par Dieu. Par contre, si on mange, boit et se divertit dans le cadre du permis mais sans intention particulière vis-à-vis de Dieu, alors on ne fait là rien d'interdit. Simplement il ne s'agit que d'actes permis (mubâh), qui ne seront pas comptés comme bonnes actions ; ces actes faits ainsi sur terre ne seront donc dans l'au-delà ni source de récompense ni source de punition, à la différence du premier type d'action. (Voir Shar'h Sunan an-Nassa'î, As-Suyûtî, tome 1 p. 59 ; Qâ'ida jalîlâ fit-tawassul wal-wassîla, p. 124, pp. 69-70, p. 162).

 

Il faut aussi savoir qu'une action apparemment illustre comme le fait de délaisser sa terre pour émigrer vers une autre contrée (hijra) peut être comptée par Dieu comme l'émigration elle-même si elle a été faite avec la réelle intention d'obéir à l'ordre de Dieu ou, à l'époque du Prophète, d'aller apporter son aide au Prophète. Mais, comme l'a souligné le Prophète, cette action si noble dans son extérieur peut aussi n'être comptée par Dieu que comme un déplacement pour mariage si dans le cœur le vrai mobile n'a été que d'aller rejoindre sa bien-aimée dans la nouvelle contrée (voir Fat'h ul-bârî, tome 1 p. 23). Même à ce moment-là, cela peut devenir une 'ibâdah si on a l'intention de se marier avec le sentiment de se rapprocher de Dieu ou de Lui plaire en se conformant à ce qu'Il agrée (comme nous l'avons vu ci-dessus à propos des actes de manger, de boire, etc.) ou si on se trouvait dans une situation où le mariage était obligatoire sur soi ; cependant, même alors, auprès de Dieu cela ne sera évidemment pas compté comme l'émigration (hijra) dont Dieu fait les éloges dans Son livre.

 

Bref, dans l'au-delà, seules seront nous seront comptées comme bonnes actions celles de nos actions qui, d'une part, auront été faites dans le respect des principes (limites et orientations) et, d'autre part, auront été faites avec une intention sincère. C'est ce que, commentant le verset parlant de faire les meilleures actions (Sourate 11/7), le célèbre soufi Fudhayl ibn 'Ayâdh a dit : Il s'agit des actions qui sont "correctes et sincères" ("as'wabahû wa akhlassahû") ; explicitant cela, il dit : "Si l'action est sincère mais n'est pas correcte, elle n'est pas acceptée par Dieu ; et si elle est correcte mais n'est pas sincère, elle n'est pas non plus acceptée par Dieu. Il faut qu'elle soit sincère et correcte. Est sincère ce qui est fait pour Dieu ; est correct ce qui est fait conformément à la Sunna". "Etre conforme à la Sunna" ne signifie pas qu'on ne peut pas faire ce que le Prophète (Salah Allah ‘alayhi wa Salam) n'a pas fait, ni qu'on ne peut pas faire d'une façon différente ce qu'il a fait d'une certaine façon.

 
Le célèbre Hadîth "Innama-l-a'mâlu bin-niyyât"

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Les actions ne sont [comptées auprès de Dieu] qu'en fonction de l'intention. Et chacun n'aura [comme récompense auprès de Dieu] que ce qu'il aura fait comme intention. Celui dont l'émigration [à Médine] a été faite vers Dieu et Son Messager, son émigration sera (comptée par Dieu) comme ayant été faite vers Dieu et Son Messager ; et celui dont l'émigration [à Médine] a été faite (en réalité) vers une affaire mondaine qu'il pourra [y] obtenir ou vers une femme avec laquelle il pourra se marier, alors son émigration sera (comptée par Dieu) comme ayant été faite vers ce vers quoi il a (réellement) émigré" (Rapporté par Al-Bokhari et Muslim).

 

Mettant en valeur que nous ne bénéficierons dans l'au-delà que des actions qui auront été faites non seulement dans le cadre du permis mais aussi avec sincérité, le Prophète a aussi dit : "Lorsque Dieu rassemblera les hommes le jour du jugement, un jour à propos duquel il n'y a pas de doute, un annonciateur annoncera : "Celui qui, dans une action faite pour Dieu, avait associé quelqu'un à Dieu, qu'il recherche sa récompense auprès d'un autre que Dieu ; car de ceux qui sont associés, Dieu est Celui qui n'a pas besoin de l'association"" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 3154).

 

Pour toute action deux choses mettent en danger la sincérité de l'intention. L'appât du gain mondain et la recherche de la célébrité. D'une façon plus générale, ces deux choses sont ce qui éprouve la droiture même de l'homme.

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Deux loups affamés lâchés dans (un troupeau) d'animaux (ovins et caprins) n'y feront pas autant de ravages que l'amour de l'homme pour les biens mondains et pour l'honneur font des ravages sur sa pratique" (Rapporté par At-Tirmidhî, n° 2376).

 
Source :
Maison-islam.com

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Published by nadia - dans SPIRITUALITE

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