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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 20:49

Dix-huit paroles pleines de sagesse

 


Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

Sa'id Ben Al-Moussayeb a dit: "Omar Ben Al-Khattab (Radia Allah ‘anh) a dicté aux gens dix-huit paroles pleines de sagesse:


- Tu n'auras pas puni celui qui désobéit à Dieu en toi comme tu auras obéi à Dieu en lui.


- Prête attention à l'affaire qui concerne ton frère jusqu'à ce que tu reçoives de sa part ce qui te rend redevable à lui.


- Ne doute pas qu'un mot prononcé par ton frère puisse être du mal
alors que tu y trouves quelque germe de bien.


- Celui qui s'expose aux accusations qu'il ne blâme que lui-même si on pense de mal de lui.


- Celui qui garde son secret pour lui, est maître de sa décision.


- Ne tiens pas compagnie qu'aux frères sincères, tu vivras paisiblement avec eux et ils te seront une parure au temps de l'aisance et un réconfort au temps des afflictions.


- Ne dis que la vérité même si elle t'assujettit à la mort.


- Ne t'occupe pas de ce qui ne te concerne pas.

 
- N'interroge pas sur une chose qui n'a pas eu lieu car ce sera une préoccupation futile.

 
- Ne demande plus ton besoin auprès de celui qui n'aime pas te le combler.

 
- Prends garde du serment mensonger, sinon Dieu te fera périr.

 

- Ne tiens plus compagnie aux pervers, sinon tu risques d'apprendre leur perversité.- Éloigne-toi de ton ennemi.

 
- Méfie-toi de ton ami s'il n'est pas sincère, et nul n'est sincère s'il ne craint pas Dieu.


- Humilie-toi auprès des tombes.


- Humilie-toi en t'acquittant d'un devoir cultuel.


- Demande à Dieu de te préserver contre toute désobéissance.


- Dans tes affaires, demande conseil à ceux qui craignent Dieu car Dieu a dit:
"Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah." (Coran 35, verset 2)

(Rapporté par Al-Khatib, Ibn Assaker et Ibn An-Najjar).



Source :

Les Compagnons du Prophète (Hayat-Assahaba). Par Mohamad Youssef Al-Kandahlawi - Volume II

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Published by nadia - dans SAGESSE
2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 18:32


Les Avantages deDhikr

 

Nous citons ici quelques avantages de dhikr :

 

1- Il chasse Satan, le réprime et le brise

 

2 - Il entraîne l'agrément de Dieu

 

3 - Il élimine les soucis et les angoisses du cœur.

 

4 - Il apporte au cœur la joie et l'allégresse.

 

5 - Il illumine le visage et le cœur.

 

6 - Il fortifie le cœur et le corps.

 

7 - Il attire la subsistance.

 

8 - Il revêt l'invocateur de respect, de douceur et d'aspect agréable.

 

9 - Il fait acquérir l'amour qui est l'esprit de l'Islam, le moteur de la religion et l'axe du bonheur et du salut. Dieu a suscité une cause à chaque chose et celle de l'amour (de Dieu) est inscrite dans la continuité de la pratique du dhikr.

 

10 - Il fait acquérir à l'invocateur l'autocensure (l'auto-observation) et le fait de s'introduire dans la porte qui mène au degré de l'ihssan (la perfection). Ainsi, il adorera Dieu comme s'il Le voyait. Il n'y a donc à l'insouciant aucune autre issue vers le rang de l'ihssan que celle du dhikr, de la même manière que celui qui demeure assis ne pourra jamais rejoindre sa maison (qu'en marchant).

 

11 - Il fait obtenir la qualité de « la remise confiante à Dieu dans toutes ses affaires » c'est-à-dire le retour à Dieu. Et celui qui se retourne souvent vers Dieu au moyen du dhikr, verra son cœur se tourner vers Dieu en toutes circonstances. Dieu devient ainsi son refuge et asile, son Protecteur contre les calamités et les malheurs de la vie.

 

12 - Il héritera une place rapprochée de Dieu. Ainsi en fonction de l'ampleur de son dhikr se situe sa position par rapport à Dieu. C'est dire que plus son dhikr est abondant, plus il se trouve dans la proximité de Dieu et plus son insouciance s'accroît, plus son éloignement s'accentue.

 

13 - Il lui ouvre une des plus grandes portes de la connaissance. C'est à dire que son savoir grandira au fur et à mesure que ses invocations se multiplieront.

 

14 - Il lui procure le respect mêlé de crainte de son Seigneur, Sa magnificence en raison de l'emprise que le dhikr a sur son cœur, et de sa présence constante avec Dieu.

 

15 - Il lui procure la mention que Dieu fera de lui, comme l'indique ce verset : « Souvenez-vous de Moi et je Me souviendrai de vous » (Coran, 2/152). S'il n'y avait que cela comme bienfaits du dhikr, cela suffirait comme mérite et noblesse. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a rapporté ce que son Seigneur a dit : « Celui qui se souvient de Moi en lui-même, Je Me souviendrai de lui en Moi-Même. Celui qui se souvient de Moi dans une assemblée, Je Me souviendrai de lui dans une assemblée meilleure. » [Sahih Bokhari]

 

16 - Il réconforte la vie même du cœur.

 

17 - Il évacue la rouille du cœur. Chaque chose à sa rouille et celle du cœur, c'est l'insouciance et les passions irréfléchies ; et son polissage se fait par le dhikr, le repentir et la demande du pardon à Dieu.

 

18 - Il efface les fautes et les élimine complètement. Il compte au nombre des plus grandes œuvres et celles-ci chassent inévitablement les mauvaises actions.

 

19 - Il détruit l'appréhension (al wahchat) qui sépare l'adorateur de son Seigneur. C'est qu’entre l'insouciant et Dieu, il y a une cloison (appréhension) qui ne peut être effacée que par le dhikr.

 

20 - Lorsque le serviteur fait la connaissance de Dieu à travers son dhikr pendant les jours heureux, il le connaîtra aussi pendant les jours sombres. En effet, lorsque le serviteur obéissant, qui invoque Dieu, est gagné par l'adversité ou demande à Dieu de satisfaire un de ses besoins, les anges disent : « Ô Seigneur ! C'est une voix connue d'un serviteur connu » Par contre, quand l'insouciant appelle Dieu et lui demande quelque chose, les anges disent: « Ô Seigneur ! C'est une voix inconnue qui provient d'un serviteur inconnu. »

 

21 - Il sauve du châtiment de Dieu, comme l'a indiqué Mu'âdh (Radia Allah ‘anh) :«Il n'y pas meilleur salut vis-à-vis du châtiment de Dieu que le dhikr de Dieu.» [Cité par Tirmidhi.].

 

23 - Il occupe la langue, et de ce fait celle-ci ne commet pas de calomnie et médisance, ni de mensonge, ni turpitude ni de vaines choses. C'est que l'homme est obligé de parler. Donc s'il n'occupe pas sa langue à invoquer Dieu et à rappeler Ses prescriptions qu'il met en pratique, il lui donne toute la latitude pour verser dans le langage prohibé. En effet, celui qui habitue sa langue à invoquer Dieu, il la protège dès lors de ce qui est vain et des propos malsains. Par contre, celui dont la langue omet le dhikr, il se laisse aller à la malfaisance et à l'immoralité.

 

24 - Les assemblées du dhikr sont aussi celles des anges. Quant à celles des paroles oiseuses et de la dissipation d'esprit, elles relèvent du domaine des démons. Que le serviteur opte pour ce qui lui convient. Son choix l'accompagnera toute sa vie et ira avec lui dans la vie dernière.

 

25 - L'invocateur éprouvera du bonheur avec son dhikr. La même sensation sera ressentie par celui qui prendra place à ses côtés. C'est là l'homme béni, là où il se trouvera. Quant à l'insouciant, son absence d'esprit et ses paroles inutiles le rendront malheureux. Celui qui le côtoiera souffrira des mêmes effets.

 

26 - Le dhirk préserve le dhakir des regrets du jour du jugement. C'est parce que la participation à toute assemblée, où le Seigneur n'est pas invoqué, sera source de regret et de désolation dans le jour du jugement.

 

27 - Pour les larmes versées, (lors du dhikr) à l'abri de tous les regards, Dieu mettra son serviteur à l'ombre de Son Trône pendant la grosse chaleur du Jour de la résurrection.

 

28 - Se préoccuper du dhikr procure à l'évocateur une faveur de la part de Dieu, meilleure que celle qu'Il donne aux demandeurs. Selon Omar (Radia Allah ‘anh), le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Dieu dit : A celui qui est occupé par la lecture du Coran et par Mon dhikr, Je lui donne plus que ce que Je donne aux demandeurs. »

 

29 - Le dhikr est la plus facile des pratiques cultuelles mais il compte au nombre des plus magnifiques et des plus profitables. C'est que le mouvement des lèvres est plus aisé que celui des membres.

 

30 - Il constitue la pépinière du Paradis. Tirmidhi a rapporté ce bon témoignage de 'Abd Allâh Ibn Mas`ûd (Radia Allah ‘anh): «le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam)  a dit : « J'ai rencontré, au cours de mon ascension nocturne, Ibrâhîm al-khalîl qui m'a dit : « Ô Mohammad ! » Transmet mon Salam (mes salutations) à ta Communauté. Apprend-leurs que la terre du Paradis est pure (tayyibah), que son eau est d'une agréable saveur, qu'elle est formée de terrains encaissés et que les plantes de sa pépinière sont : Gloire à Dieu ! (subhana Allah) Louange à Dieu ! (alhamdou lillah) Il n'y a de dieu que Dieu (la ilaha illa allah) et Dieu est le plus grand (Allahouakbar). »

 

31 - Les dons et les faveurs de Dieu correspondant au dhikr ne sont égalés par aucune autre pratique de piété. Bokhari et Muslim ont rapporté ce hadîth d'Abû Hurayra (Radia Allah ‘anh) : « Celui qui dit cent fois par jour : « Il n'y a de dieu que Dieu, Unique et sans associé, à Lui le Royaume, à Lui la louange, et en, toute chose, Il est omnipotent » aura une récompense égale à l'affranchissement de dix esclaves ; il lui sera inscrit cent bonnes œuvres et cent mauvaises œuvres lui seront effacées. Il sera, ce jour là, préservé de Satan du matin jusqu'au soir. Personne n'obtiendra une telle faveur, sauf l'homme dont l'œuvre sera supérieure à la sienne. Le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit aussi dans le même ordre : « Celui qui dit un jour cent fois : Gloire à Dieu et Louange à Dieu, verra ces péchés effacés, même s'ils sont plus nombreux que l'écume de la mer. »

 

32 - La continuité de l'invocation du Seigneur sécurise l'homme contre l'oubli, celui-ci étant une cause des peines endurées par le serviteur dans sa vie présente et sa vie future. Oublier le Seigneur entraîne l'oubli de soi-même et de ses intérêts. Dieu dit : « Ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah ; (Allah) leur a fait alors oublier leurs propres personnes ; ceux-là sont les pervers. » (Coran, 59/19)

 

33 - Le dhikr propulse le serviteur, qu'il soit allongé dans son lit, qu'il vaque à ses occupations au marché, qu'il soit malade ou en bonne santé et qu'il soit dans un état qui le baigne dans le bonheur et de douceur. Il n'y a rien qui puisse produire de tels effets à tous les moments et dans toutes les circonstances à l'exception du dhikr.

 

34 - Le dhikr est à la tête des fondements de la religion. C'est la voie suivie par l'ensemble des soufis.

 

35 - Le dhikr est un arbre et ses fruits sont la connaissance et les états (spirituels) que le novice aspire à atteindre. Il n'y a pas une autre issue pour cueillir ces fruits si ce n'est de l'arbre du dhikr. Et chaque fois que cet arbre grandit, ses racines s'enfoncent davantage dans le sol et ses fruits deviennent de plus en plus nombreux.

 

36 - L'évocateur est proche de l'Invoqué. Celui-ci est avec lui. Cette présence est tout à fait particulière. Elle n'est pas la même que Sa présence par Sa science, qui est une présence générale (avec toutes ses créatures). Cette présence de Dieu avec le dhakir est une présence qu'accompagnent la proximité, la sainteté, l'amour, l'assistance et la guidance. Dieu dit : «Certes, Allah est avec ceux qui L'ont craint avec piété et ceux qui sont bienfaisants. » (Coran, 16/128). De cette présence, l'invocateur retire beaucoup d'avantages comme l'indique ce hadîth quodsi: «Moi, Je suis avec Mon adorateur aussi longtemps qu'il M'invoque et que ses lèvres bougent en me mentionnant. » [Cité par l'imam Ahmad, Ibn Maja, al Hâkim et Ibn Habbân qui l'a authentifié]. 

 

37 - Le plus noble pour Dieu, parmi les gens pieux, est celui dont la langue reste constamment douce à force de L'invoquer, car il craint Dieu dans Ses ordres et interdictions, et il a fait du dhikr son emblème, la crainte lui rapporte le Paradis et le sauve de la géhenne comme rétribution et récompense.

 

38 - Il y a dans le cœur une dureté qui ne peut fondre qu'avec le dhikr. Le serviteur doit soigner la dureté de son organe par le dhikr. C'est l'insouciance qui renforce cette dureté. Mais si Dieu est invoqué, elle fond comme le ferait le plomb dans le feu.

 

39 - Le dhikr est le remède qui guérit le cœur. La négligence en est sa maladie. Les cœurs sont malades. Le dhikr est leur remède.

 

40 - Le dhikr est le fondement et l'origine de la loyauté constante envers Dieu. Par contre, l'insouciance est le fondement et la source de l'hostilité envers Dieu. Le serviteur continuera à invoquer son Seigneur jusqu'à ce qu'Il l'aime et le mette sous Sa tutelle.

 

41 - Celui qui invoque Dieu avec constance entrera au Paradis en riant.

 

42 - Le dhikr est un barrage entre le serviteur et l'Enfer. Si une œuvre ouvre à ce dernier un chemin vers la Géhenne, le dhikr s'érige en barrage sur ce chemin.

 

43 - Tous les actes cultuels ont été institués pour se souvenir
(se rappeler, invoquer...) L'objectif de ces actes cultuels reste entre autres la réalisation constante du dhikr (souvenir, rappel invocation...) Dieu dit : « Accomplis la prière pour te souvenir de Moi (pour Mon dhikr).»




Source :

Al-wâbil assayib minal kalâm at-tayyab, d’Ibn, Qayyim al Jawziyya.

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Published by nadia - dans INVOCATIONS
1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 21:11

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Relation des anges avec les êtres humains

 

Le paradis et ces délices

 

La sorcellerie

 

Les Djinns et les démons

 

Les Anges



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Published by nadia - dans MONDE INVISIBLE
1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 03:21

Relation des anges avec les êtres humains

 

Avant de parler de la relations des certains anges avec les êtres humains, on va décrire au début les fonctions de certains anges.

 
Fonctions de certains anges

 

Les anges effectuent des œuvres extrêmement nombreuses et diversifiées. Les œuvres qu'on citera après sont mentionnées dans le Coran et la Sunna, et ce sont les fonctions que leur Seigneur leur assigna en guise de culte et d'obéissance à Son Egard.

 

Jibril (Gabriel) (‘alayhi Assalam) surnommé le Saint Esprit est "Rouh Al Amin" l'esprit Fidèle et Puissant dont sa fonction est Ambassadeur de Allah Taala et Intermédiaire qu’Allah Taala envoie à Ses Messagers auxquels Jibril (‘alayhi Assalam) apportait la révélation.

 

Mikail (Mickaël) (‘alayhi Assalam) qui est chargé des pluies et de la végétation et la gère selon les ordres de Allah Taala. Il dispose d’aides qui exécutent les instructions qu’il reçoit de son Maître. Ils dirigent vent et nuages selon la volonté d’Allah Taala.

 

Israfil (Uriel) (‘alayhi Assalam) qui a pour mission de souffler dans la trompe le Jour de la Résurrection. Selon Abou Saïd Al Khoudri (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit :"Comment puis je me délecter alors que l'Ange au Clairon (de l'apocalypse) a déjà bel et bien embouché son clairon et a déjà entendu l'autorisation de sonner ? Quand donc va t-il recevoir l'ordre de souffler pour qu'il souffle ? On dirait que cela fit une lourde impression sur les Compagnons du Messager de Allah Taala et c'est alors qu'il leur dit :"Dites : Allah Taala me suffit et quel bon protecteur" (rapporté par At Tirmidhi - hadith bon).

 

Malek al Mawt (‘alayhi Assalam) qui est chargé de séparer les âmes des corps, mais il ne travaille pas seul et est aidé par ses assistants qui sont de deux sortes. Les anges de miséricorde, les anges du supplice. Allah Taala dit :"Dis : l'Ange de la Mort qui a été chargé de vous, vous retirera votre âme puis vous serez retournés à votre Seigneur" (s32/v11)

 

Les porteurs du Trône seront huit au jour du Jugement. Allah Taala dit :"Huit d'entre eux porteront le Trône de ton Seigneur" (verset 17/69). A ce sujet, il est rapporté par Abou Daoud, que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit dans un hadith :"J’ai été autorisé à parler de l’un des anges qui portent le trône. La distance entre le lobe de son oreille et ses épaules équivaut à 700 ans de marche »

 

Radwane (‘alayhi Assalam) chargé de garder le Paradis. Les anges du Paradis sont innombrables seul Allah Taala peut les dénombrer. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit «Je vois ce que vous ne voyez pas et entend ce que vous n’entendez point. Le ciel gémit à juste raison, car il n’y a pas l’espace de quatre doigts où un ange ne se prosterne pour Allah Taala. Par Allah, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez souvent, vous ne vous réjouiriez plus des rapports charnels et vous sortiriez dans les rues en priant Allah Taala » (rapporté par Tirmidhi)

 

Malek (‘alayhi Assalam) chargé de garder l’enfer, aidé par dix neuf anges. Ce sera à lui que les locataires de l’enfer demanderont d'être achevés, incapables de supporter les souffrances du Feu : " et ils crieront: ‹Ô Malik ! Que ton Seigneur nous achève!› Il dira: ‹En vérité, vous êtes pour y demeurer [éternellement] ›!! " (S43, 77).

 

Les Anges scribes : ils sont chargés d'enregistrer les œuvres des humains. A la droite de chacun des hommes se trouve un ange qui inscrit ses bonnes actions alors que l'ange installé à gauche inscrit les mauvaises.

 

Les Anges protecteurs : ils sont chargés de protéger l'homme des djinns, du démon, des difformités et des maladies. Allah Taala dit :"Des anges sur l'ordre de Allah Taala, protègent l'homme de toutes parts" (s13/v11)

 

L'Ange chargé des Nouveaux nés : il est chargé de recevoir les ordres d’Allah Taala concernant le destin des nouveaux nés. Le Messager d’Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : «La manière dont chacun de vous a été créé est la suivante : D’abord il consiste en une goutte de sperme pour une durée de quarante jours, puis il se transforme en un caillot de sang pendant une durée égale, puis il devient un morceau de chair pendant la même durée. Ensuite un ange est envoyé pour lui insuffler l'esprit, et qui en même temps est chargé d’écrire sa subsistance, la durée de sa vie, ses œuvres et son destin, heureux ou malheureux… » (Rapporté par Bokhari)

 

L'Ange des montagnes : qui est responsable des montagnes. A ce sujet, lorsque le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) fut lapidé à Taïf par les incroyants, l'Ange des Montagnes sur ordre de Allah Taala demanda au Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) s'il désirait retourner cette ville. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) renvoya l'Ange en disant "Tout ce que j’espère est qu’Allah fera sortir d’eux une descendance qui adorera Allah sans lui associer personne » (Rapporté par Boukhari)

 

Les Anges circulants : ils sont des anges qui se trouvent sur terre et rapportent au Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) les saluts et les prières que lui envoie sa communauté. Ils voyagent à travers le monde à la recherche d’assemblées du dhikr (mention du nom d’Allah). Dans un long hadith Qodsi, Allah Taala dit :"Allah Taala qu’il soit Exalté, a des anges qui voyagent sur les grandes routes à la recherche de gens en dhikr. Quand ils trouvent des gens en train de mentionner Allah Taala Tout Majestueux, ils s’interpellent les uns les autres : venez à ce dont vous êtes affamés! Ensuite ils les enveloppent de leurs ailes qu’ils déploient jusqu’au ciel le plus bas..." (Rapporté par Bokhari).

 

Les Anges des invocations : ils sont chargés de dire lorsque le serviteur prie sur son frère croyant durant son absence "Amin, et de toi de même".

 

Mounkir et Nakir : Ils sont les deux Anges interrogateurs des Hommes dans leurs tombes. En ce qui les concerne, ils revêtent une apparence terrible, ils se présentent comme deux anges noirs, rudes et aveugles qui déchirent la terre avec leurs dents, leur longue chevelure traine sur le sol, leur voix gronde comme le tonnerre, leurs yeux brillent comme l'éclair et leur souffle s'apparente au vent mugissant. Chacun d'eux tient à la main une barre de fer si énorme que toutes les créatures ensemble ne pourraient la soulever. Si l'un des anges frappait la plus grande montagne avec cette barre, il l'anéantirait. Quand l'âme du mort aperçoit ces deux Anges, elle tremble d'épouvante.

 

Les anges et les êtres humains

 

Les anges accompagnent les fils d’Adam, depuis leur création dans le ventre de leur mère jusqu’à leur mort ; ils les accompagneront également dans leur tombe et le jour du jugement dernier.

 

En ce qui concerne leur accompagnement dans ce monde ici bas, il se fera de la manière suivante :

 

Premièrement : ils veillent sur lui, au moment de sa création. Anas (Radia Allah ‘anh) rapporte que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : {Allah a confié la matrice à un ange qui dit : Ô  Seigneur! ceci est-il une goutte de sperme ? Est-il une adhérence ? Est-il un embryon ?  Si  Allah décide d’en faire un être humain, l’ange dira : sera-il de sexe masculin ou féminin ? Sera t-il malheureux ou heureux, le jour du jugement dernier ? Quels seront ses moyens de subsistance ? Quant est-ce qu’il mourra ? Et,  il enregistre tout cela dans le ventre de sa mère » (Rapporté par Bokhari et Muslim)

 

Deuxièmement : ils surveillent le fils d’Adam. Allah, le Très Haut dit : « Sont égaux pour lui, celui parmi vous qui tient secrète sa parole, et celui qui la divulgue, celui qui se cache la nuit comme celui qui se montre au grand jour. » (Coran, 13 : 10-11).

 

Le plus grand des exégètes, Ibn Abbas, affirme que les accompagnateurs de l’homme dont parle ce verset ne sont que les anges chargés par Allah de le protéger, de tous les côtés. Mais si le destin d’Allah arrive et qu’il doit être victime d’un accident, ces anges l’abandonnent.

 

Moudjâhid dit : « il n’y a pas un serviteur parmi les djinns, les êtres humains et les animaux qui ne soit accompagné par un ange chargé de le protéger dans son sommeil et dans son éveil et qui lui dit retournes-toi, à chaque fois qu’il est menacé par quelque chose. Mais, il sera inévitablement atteint par cette chose, si elle émane de la volonté d’Allah. »

 

Un homme avait dit, un jour, à Ali ibn Abî Talib : « un groupe de personnes issues de la tribu de Mourad veulent vous tuer. Mais, Ali lui rétorqua : chaque homme est accompagné par deux anges qui le protègent contre tout mal, à l’exception de celui décidé par Allah. Si le destin arrive, ils s’écartent de son chemin. L’échéance de la mort est une forteresse inviolable. »

 

Ce sont les mêmes accompagnateurs de l’homme cités dans le verset de la sourate 13 qui sont visés par ce verset : « Et Il est le Dominateur Suprême sur Ses serviteurs. Et Il envoie sur vous des gardiens. Et lorsque la mort atteint l’un de vous, Nos messagers (les Anges) enlèvent son âme sans aucune négligence. » (Coran, 6 : 61)

 

Ce sont ces gardiens envoyés par Allah qui protègent le serviteur jusqu’à l’arrivée de l’échéance.

 

Troisièmement : les anges qui enregistrent les bonnes et mauvaises actions. Il n’y a pas un homme sur terre qui ne soit accompagné par deux anges qui enregistrent ses bonnes et mauvaises actions, aussi petites ou grandes soient-elles. Allah, le Très Haut dit : {Et vous êtes constamment surveillées par des Anges Gardiens - Des Anges nobles qui notent par écrit (chacun de vos actes et de vos paroles) - Ils savent tout ce que vous faites.}  [Sourate 82 - Versets 10-12]

 

Ainsi que : {Oui, Nous avons effectivement créé l’Homme. Nous savons les mauvaises pensées que fait naître en lui son âme bestiale et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire. Quand les deux enregistreurs (les Anges gardiens), assis l’un à sa droite et l’autre à sa gauche, enregistrent au fur en à mesure (l’un ses bonnes actions et l’autre ses mauvaises) Il ne prononce pas un mot sans qu'il n’ait à ses côtés un observateur prédisposé. } [Sourate 50 - Versets 16-18]

 

L’ange qui se trouve à sa droite enregistre les bonnes actions tandis que celui qui se trouve à sa gauche mentionne les mauvaises actions. Abou Amama rapporte que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : «  si le musulman commet un péché l’ange qui se trouve à son côté gauche prend la plume et la suspend pendant six heures, attendant qu’il regrette son acte et demande le pardon à Allah. S’il le fait, l’ange jette la plume, mais s’il ne le fait l’ange n’enregistrera qu’un seul péché. » (Rapporté par  At-Tabrânî dans « Al-Mou’djam al-Kabîr, 8/158 »

 

Dans un hadith rapporté par Bokhari et Muslim, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Des Anges se succèdent autour de vous jour et nuit et ils se réunissent au cours de l'Office du lever du soleil (fajr) et de celui de la mi-journée (‘asr) et font un rapport au sujet de ceux d’entre vous qui passent la nuit. Quand Allah leur demande, alors qu’Il est l’Omniscient : " Dans quel état avez-vous laissé Mes serviteurs ? " Ils répondent : « Nous les avons laissés alors qu’ils T’adoraient et nous les avons retrouves en train de T’adorer. »

 

Anas ibn Malik dit : Nous étions chez le Messager d’Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), il sourit et dit : « Savez vous de quoi souris-je ? Nous dîmes : Allah et son messager le savent mieux. IL dit : de la conversation entre le serviteur et son seigneur ; il dira : Ô mon seigneur ! Ne m’as-tu pas protégé de l’injustice ? Allah dira : Si. L e serviteur dira/ Alors je ne permets qu’à ma personne de témoigner contre moi-même. Allah lui dira : aujourd’hui il suffit que tu témoignes contre toi-même et il suffit que témoignent les anges enregistreurs. Ainsi, Allah lui bouclera la bouche et on commandera à ses membres de parler. Ses membres citeront alors ses œuvres. Ensuite, on débouclera la bouche. Il s’adressera à ses membres : Malheur à vous e malheur, c’était en faveur de vous que je m’acharnais » [Rapporté par Muslim]

 

Ibn Kathir (Rahimaho Allah) dit : Le verset «Il (l’homme) a par devant lui et derrière lui des Anges qui se relaient et qui veillent sur lui par ordre d’Allah. En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les (individus qui le composent) ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. Et lorsqu' Allah veut (infliger) un mal à un peuple, nul ne peut le repousser: ils n’ont en dehors de Lui aucun protecteur. » (Coran, 13 : 11) signifie que pour chaque serviteur il y a des anges qui se relaient nuit et jour pour le protéger contre tout danger. Il y a également d’autres anges qui se relaient nuit et jour pour enregistrer ses bonnes et mauvaises actions.

 

Il y a un ange à sa droite et un autre à sa gauche. Le premier enregistre les bonnes actions, tandis que le second en mentionne les mauvaises. Outre ces deux anges, il existe deux autres, un devant lui et un autre derrière lui, qui le gardent et le protègent. Il est de ce fait entouré par quatre anges le jour et quatre autres la nuit.

 

Sources :

Tafsîr d’Ibn Kathir

http://www.muslimfr.com/index.php
Dictionnaire élémentaire de l'Islam par Tahar Gaïd

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Published by nadia - dans MONDE INVISIBLE
28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 14:15

Invocations à prononcer après la prière

 

Les savants sont d'accord pour recommander le dhikr après la prière. Il existe, d'ailleurs, de nombreux hadiths authentiques sur les différentes formes de dhikr à faire dans ce cas. Nous allons en donner ici quelques-uns parmi les plus importants.

 

Nous extrayons des «Sunnans» de Tirmidhî, ce hadîth d'abû Umâma (Radia Allah ‘anh): «On demanda à le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) à quel moment les invocations étaient le plus facilement exaucées. Il répondit : Au plus profond de la nuit (avant l'apparition de l'aube) et juste après l'accomplissement des prières prescrites.» Tirmidhî précise que c'est un hadîth fiable.

 

Nous rapportons aussi des «Sahîhs» de Bokhari et de Muslim, ces propos d'ibn 'Abbâs (Radia Allah ‘anh): «Je savais que le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) avait terminé sa prière lorsque je l'entendais répéter le takbîr.» Dans la version de Muslim, il est dit : Nous savions au lieu de : Je savais.

 

Et dans un autre hadîth des «Sahih», ibn 'Abbas (Radia Allah ‘anh) rapporte : «qu'à l'époque de le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) on élevait la voix pour le dhikr quand les gens commençaient à se disperser après la prière prescrite.» Ibn 'Abbâs ajoute : «Je connaissais le moment où ils se dispersaient en entendant le dhikr.»

 

Nous extrayons également du «Sahih» de Muslim, ces propos de Thawbân (Radia Allah ‘anh) : «Lorsqu'il terminait sa prière, le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) demandait pardon à Dieu à trois reprises, puis il ajoutait : «Seigneur, Tu es la Paix, c'est de Toi que vient la Paix, béni sois-Tu, ô Toi qui es emprunt de Majesté et de Générosité !»

 

Prononciation: “Allahoma anta salam wa minka salam, tabarakta ya da Al jalali, wa Al Ikram”.

 

On demanda à al-Awzâ'î, l'un des rapporteurs de ce hadîth : «Comment demander pardon ? Il répondit : [Il te suffit de] dire : Je demande pardon à Dieu !».

 

Nous rapportons également des «Sahih» de Bokhari et de Muslim, ces paroles d'al-Mughîra ibn Shu'ba (Radia Allah ‘anh): «Lorsqu'il terminait sa prière, le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) prononçait ces mots : Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé. A Lui appartiennent la Royauté et la louange et Il est Omnipotent. Seigneur, ce que Tu as donné nul ne peut l'empêcher (de parvenir à destination) et ce que Tu retiens, nul ne peut l'accorder, et le sort, sans Ton consentement (litt : à Tes dépens) ne saurait être favorable à l'homme chanceux.»


Prononciation : La ilaha ilallah wahdaho la charika laho, laho al molko wa laho alhamdo wa howa ‘ala koli chayii kadir. Allahoma la mani’a lima a’atayta, wa la mo’tia lima mana’ta, wa la yanfa’o da aljadi minka aljidi

 

Nous extrayons également du «Sahih» de Muslim, que selon 'Abdallah ibn al-Zubayr (Radia Allah ‘anhoma) «le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) avait coutume de répéter après les salutations finales de chaque prière : «Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé: [c'est] à Lui [qui appartiennent la Royauté et la louange et Il est Omnipotent. Il n'y a de force et de puissance que par Dieu! Il n'y a de dieu que Dieu et nous n'adorons que Lui. C'est à Lui qu'appartiennent la grâce et les bienfaits, à Lui que revient le meilleur éloge ! Il n'y a de dieu que Dieu ; nous Lui consacrons notre religion, n'en déplaise aux mécréants.»

 

Prononciation : La ilaha ilallah wahdaho la charika laho, laho al molko wa laho alhamdo wa howa ‘ala koli chayii kadi, la hawla wa la kowata ila billah, La ilaha ilallah wa la na’bodo ila iyah, laho ani’mato wa alfadlo, wa laho atanao alhassano, La ilaha ilallah mokhlissina laho addina, wa law kariha alkafirouna.

 

Nous rapportons des «Sahîhs» de Bokhari et de Muslim, ces propos d'Abû Horaira (Radia Allah ‘anh) : «Les émigrés (Mekkois) qui connaissaient le Coran vinrent se plaindre auprès de l'Envoyé de (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) en lui disant : Les gens fortunés se sont accaparés les degrés les plus élevés [en Paradis] et les délices éternels ; ils prient comme nous, jeûnent comme nous, mais ils ont des surplus d'argent qui leur permettent d'accomplir le pèlerinage ou la 'umra, de participer au combat et de faire des aumônes ! Il leur dit alors : Voulez-vous que je vous enseigne un moyen de rattraper ceux qui vous ont précédés et de dépasser ceux dont le mérite est inférieur au vôtre (litt : qui viennent après vous), et grâce auquel nul n'aura plus de mérite que vous, si ce n'est celui qui en récitera autant que vous ? Ils répondirent : Certes, ô Envoyé de Dieu ! Le Prophète leur dit alors : Vous répéterez trente trois fois à la fin de chaque prière : Gloire à Dieu, louange à Dieu et Dieu est le plus Grand»

 

Prononciation : Sobhana Allah, alhamdo lillah wa Allaho akbare.

 

Nous rapportons également du «Sahih» de Muslim, ces paroles de le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) transmises par Ka'b ibn 'Ujra (Radia Allah ‘anh): «Il est des formules consécutives [aux prières], telles que celui qui les répète à la fin de chaque prière prescrite ne sera jamais déçu : trente-trois fois gloire à Dieu, trente-trois fois louange à Dieu et trente-trois fois : Dieu est le plus Grand.»

 

Nous rapportons également du «Sahih» de Muslim ces paroles de le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) transmises par Abû Horaira (Radia Allah ‘anh): «Celui qui, à la fin de chaque prière glorifie Dieu trente-trois fois, Le loue trente-trois fois, proclame Sa grandeur trente-trois fois, puis ajoute enfin : il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique qui n'a pas d'associé, c'est à Lui que reviennent la Royauté et la louange et Il est Omnipotent, se verra pardonner tous ses péchés, quand bien même ils seraient aussi nombreux que l'écume de la mer.»

 

Nous extrayons également du «Sahih» de Bokhari, au début du chapitre sur la guerre sainte, ces paroles de Sa'd ibn abî Waqqâs (Radia Allah ‘anh) : «A la fin de chaque prière, le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) demandait la protection de Dieu (ta'awwudh) en ces termes : Seigneur, je Te demande de me préserver de la lâcheté, d'être ramené à un âge avilissant, de la séduction de ce bas-monde et du châtiment de la tombe !»

 

Prononciation : Allahoma ini a’oudo bika mina aljobni wa a’oudo bika ane oradda ila ardali al’omri, wa a’oudo bika mine fitnati addonia wa a’oudo bika mine ‘adabi alkabri.

 

Nous extrayons également des «Sunans» d'abû Dawud, de Tirmidhî et de Nassâ'î, ces propos de Abdallah ibn 'Amr (Radia Allah ‘anh) : «Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : Il est deux œuvres (ou deux vertus), aisées à mettre en pratique, mais auxquelles bien peu s'adonnent et qui vaudront à tout serviteur musulman qui s'applique à les pratiquer régulièrement, d'entrer au Paradis. Elles consistent, à la fin de chaque prière, à glorifier Dieu dix fois, à Le louer dix fois et à Le magnifier dix fois. Ce qui fait en tout cent cinquante mots à prononcer avec sa langue, mais qui en vaudront quinze cents dans la balance. Et si, lorsqu'il se met au lit, le serviteur proclame encore trente-quatre fois la grandeur de Dieu, Le loue trente-trois fois et Le glorifie trente-trois fois, il aura répété cent mots qui lui en vaudront mille dans la balance. (Abdallah précise : J'ai moi-même vu le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) compter ces formules sur ses doigts et il poursuit le hadîth.) Les gens demandèrent alors : O Envoyé de Dieu, comment se fait-il que des œuvres aisées à accomplir ne soient mises en pratique que par peu de gens ? Il leur répondit : C'est parce que Satan vous rend visite pendant votre sommeil et vous endort avant d'avoir répété ces formules ; il vous visite également en prière pour vous rappeler des affaires mondaines, vous empêchant ainsi de les répéter [après la prière].»  La chaîne des transmetteurs de ce hadîth est sûre, à l'exception de 'Atâ' ibn al-Sâ'ib qui ne fait pas l'unanimité, car il lui arrive de mélanger plusieurs hadîth entre eux. Toutefois, Ayyûb al-Sikhtiyânî affirme la validité de la transmission en ce qui concerne ce hadîth.

 

Nous trouvons chez les mêmes auteurs et chez d'autres, ces propos de 'Uqba ibn 'Amir (Radia Allah ‘anh): «Le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) m'a ordonné de réciter les deux dernières sourates du Coran, appelées «les Protectrices» (al-Mu'awidhatayn) à la fin de chaque prière.» Dans la version d'abû Dâwûd, il est question : «des trois dernières sourates.»

 

Nous extrayons également des «Sunans» d'abû Dâwûd et de Nassâ'î, la chaîne des transmetteurs étant fiable, ces propos de Mu'âdh (Radia Allah ‘anh): «Le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) me prit par la main et me dit : O Mu'âdh, par Dieu, certes je t'aime ! Puis il ajouta : Je te recommande, ô Mu'âdh, de dire régulièrement à la fin de chaque prière : Seigneur, aide-moi à me rappeler de Toi (ou encore : à Te mentionner), à Te remercier et à T'adorer le mieux possible.»


Prononciation : Allahoma a’ini ‘ala dikrika wa chokrika wa hosni ‘ibadatika.

 

Nous extrayons aussi du livre d'ibn al-Sunnî, ce hadîth d'Anas (Radia Allah ‘anh): «Lorsqu'il terminait sa prière, le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) se passait la main droite sur le front puis il disait : Je témoigne qu'il n'y a de dieu que Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Seigneur, éloigne de moi le souci et l'abattement !»

 

Prononciation : Allahoma adehib ‘ani alhamma wa al hazana

 

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'abû Umâma (Radia Allah ‘anh): «Chaque fois que je m'approchais du prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) alors qu'il terminait une prière prescrite ou surérogatoire, je l'entendais dire : Seigneur, pardonne-moi tous mes péchés et toutes mes fautes. Seigneur, réconforte-moi, viens à mon secours et mène-moi [à la pratique] des meilleures œuvres et [à l'acquisition] du plus noble des caractères, car nul en dehors de Toi, ne guide vers ce qu'ils ont de meilleur, et ne préserve de ce qu'ils ont de pire.»

 

Prononciation : Allahoma ighfir li donobi wa khataya koliha, Allahoma an’ichni wa ajborni wa ihdini lissalihi al a’mali wa al akhlaki, innaho la yahdi lissalihiha wa la yasserifo sayi iha ila anta.

 

Nous trouvons chez le même auteur, ces paroles d'abû Sa'îd al-Khudrî (Radia Allah ‘anh): «Lorsqu'il terminait sa prière, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) disait, (mais j'ignore si c'était avant ou après la salutation finale) : Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute-puissance, au-delà de ce qu'ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les Envoyés et louange à Dieu, le Seigneur des mondes.» (Sourate 37, versets 180-182)

 

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'Anas (Radia Allah ‘anh): «Lorsqu'il terminait sa prière, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) disait : Seigneur, fais de la fin de ma vie la meilleure partie de celle-ci, fais de mes œuvres ultimes les meilleures d'entre elles et fais que le meilleur de mes jours soit celui où je Te rencontrerai.»


Prononciation : Allahoma ij’al khayra ‘omri akhiraho, wa khayra ‘amali khawatimaho wa ij’al khayra ayami yawma alkaka.

 

Nous trouvons chez le même auteur, ces propos d'abû Bakra (Radia Allah ‘anh): «Le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) disait à la fin de la prière : Seigneur, préserve-moi de la mécréance, de l'indigence et du châtiment de la tombe.»

 

Prononciation : Allahoma ini a’oudo bika mina alkofri wa alfakri wa ‘adabi alkabri

 

Nous rapportons enfin ce hadîth transmis par Fudâla ibn 'Ubayd (Radia Allah ‘anh) avec une chaîne de transmetteurs faible : «Le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : Lorsque l'un de vous [entame] sa prière, qu'il commence par louer Dieu et par Le remercier, puis qu'il invoque Sa grâce sur le Prophète ; ensuite il fera les invocations de son choix.»

 
Source :

Extrait du Livre des Invocations (Kitab al Adhkar) de l'imam al-Nawawi.

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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 14:17

Sami yusuf





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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 21:26

Contenu de la catégorie : Les maladies invisibles, cliquez sur le sujet qui vous intéresse. Vos commentaires et suggestions sont les bienvenues.


 

L'ostentation

 

L'orgueil: la maladie invisible

 

L’Hypocrisie

 

La jalousie : la maladie invisible

 

La maladie du cœur et son remède

 

 


 

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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 06:04


L'ostentation

 

L’ostentation est l'opposé de la sincérité. Bilal Ibn Sa’id disait : le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit« Ne sois pas l’allié d’Allah en public et son ennemi en secret » (Rapporté par Al-Bayhaqi)

 

Celui qui fait une bonne action dans un but mondain ne recevra aucune récompense. D'après un hadith d'Ubay Ibn Ka'b (radia Allah ‘Anh), le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Apporte à la Oumma la bonne nouvelle de son élévation, de la (consolidation de) sa religion, de son essor, de son triomphe et de la consolidation de son pouvoir sur terre. Quiconque d'entre eux accomplit une œuvre voulue pour l'au-delà pour un but à réaliser ici-bas, ne recevra aucune part dans l'au-delà » (Ahmad et cité dans Sahih al-djami)

 

'Omar (radia Allah ‘Anh) a dit : J'ai entendu le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) dire : « Celui qui s'est exilé pour parvenir à des biens de ce bas monde ou pour épouser une femme, son exile est pour la raison qui l'y a poussé » (Bokhari, Muslim)

 
L'ostentation pourra être un châtiment

 

Selon Abou Hourayra (radia Allah ‘Anh) : J'ai entendu dire le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): « Le jour de la résurrection, les premiers hommes à être condamné seront :

 

1. Un homme mort en martyr. On le fait venir, Allah lui montre Ses bienfaits à son égard et il les reconnaît. Il lui dit: Qu'as-tu fait de ces bienfaits? Il répond : "J'ai combattu pour Ta cause jusqu'au martyr". Allah lui dit : Tu mens. Mais tu as combattu pour qu'on dise : "C'est un homme audacieux", et on l'a dit.  Il ordonne alors qu'on le traîne sur sa face et qu'on le jette au Feu.

 

2. Un homme qui apprit la science, l'a enseignée aux autres et a lu le Coran. On le fait venir, Allah lui montre Ses bienfaits à son égard et il les reconnaît. Il lui dit : Qu’as-tu fait de ces bienfaits? Il répond: "J'ai appris la science, je l'ai enseignée et j'ai lu le Coran par amour de Toi".
Allah lui dit : Tu mens. Mais tu as appris la science pour qu’on dise : "Il est savant", et on l'a dit. Tu as lu le Coran pour qu'on dise : "C'est un lecteur du Coran", et on l'a dit. Il ordonne alors de le traîner sur sa face et de le jeter au Feu.

 

3. Un homme à qui Allah a assuré une situation aisée et lui a donné toutes sortes de richesses. On le fait venir. Allah lui montre Ses bienfaits à son égard et il les reconnaît. Il lui dit: Qu'as-tu fait de ces bienfaits? Il répond : "Je n'ai pas laissé un seul domaine où Tu aimes qu'on dépense sans y mettre mon argent par amour de Toi". Allah lui dit : Tu mens. Mais tu as fait cela pour qu'on dise : "C'est un homme généreux", et on l'a dit. Il ordonne alors qu'on le traîne sur sa face et qu'on le jette au Feu » (Mouslim)

 

Selon Abou Horaira (radia Allah ‘anh), le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)  a dit : « Celui qui a appris une science de ce qu'on apprend d'habitude uniquement pour avoir la satisfaction d'Allah honoré et glorifié et qui ne l'apprend que pour atteindre un but terrestre, celui-là ne sentira pas l'odeur du Paradis, le jour de la résurrection » (Abou Dawoûd)

 
Il sera également humilié dans ce monde

 

Selon Joundab Ibn 'Abdullâh (radia Allah ‘anh), le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Celui qui dit de belles paroles pour les faire entendre aux autres, Allah leur fait entendre sa vraie nature. Et celui qui fait de bonnes actions pour se faire remarquer des autres, Allah leur étale en plein jour ses défauts » (Bokhari, Muslim)

 
Les signes de l'ostentation et comment s’en débarrasser

 

Parmi les signes de l'ostentation, le fait de rappeler aux autres ses bonnes œuvres. Allah sobhanh dit : « N'annulez pas vos aumônes par un rappel ou un tort, comme celui qui dépense son bien par ostentation devant les gens » (Sourate 2:264)

 

L'ostentation doit être combattue à tout moment, Yousouf Ibn Al-Husayn Ar-Râzî (rahimaho Allah) a dit : « Que de fois je fais de mon mieux pour abattre l'ostentation dans mon cœur... C'est comme si elle poussait sous une autre forme ». Pour se débarrasser de toute ostentation, il faut cacher ses bonnes actions. Allah sobhanh dit : « Si vous donnez ouvertement vos aumônes, c'est bien; c'est mieux encore, pour vous, si vous êtes discrets avec elles et vous les donniez aux indigents » (Sourate 2:271)

 
Comment faisait nos pieux

 

Abou Mousa Al Ash'ari (radia Allah ‘anh) a dit selon Abou Bourda : « Nous sortîmes à une expédition avec le prophète (Salla Allah alayhi wa Salam) et nous étions six. Nous ne disposions que d'un seul chameau sur lequel nous nous relayions à tour de rôle. Nos pieds en souffrirent et les miens aussi au point que les ongles de mes orteils tombèrent. Nous enveloppions nos pieds avec des bandes d'étoffe. C'est pourquoi cette expédition fut appelée "l'expédition des bandages" ». Abou Boudra dit : Abou Moussa rapporta ce récit puis il lui répugna de l'avoir fait et dit : « Quelle utilité avais-je à en parler? » On dirait qu'il lui avait répugné de faire paraître l'une de ses bonnes actions. (Bokhari, Muslim)

 

Soufyan Ath-Thawri (rahimaho Allah) a dit : « Le serviteur d'Allah fait ses actes secrètement et le diable persiste à le tenter jusqu'à ce que cet acte soit compté comme un acte fait ouvertement. Ensuite, le diable persiste jusqu'à ce que la personne aime être complimentée pour son acte. Ainsi, l'acte fait ouvertement sera effacé et sera compté comme un acte fait par ostentation »

 

Un homme interrogea Tamin Ibn Aws ad-Dari (rahimaho Allah) en ces termes : "Comment accomplis-tu tes prières nocturnes ?" Il fut pris de colère et lui dit : « Au nom d'Allah, une rak'a que j'accomplis secrètement au milieu de la nuit m'est préférable à une prière qui se déroule tout au long de la nuit et que je viens raconter aux gens »

 

Hamad Ibn Zayd (rahimaho Allah) a dit : « Parfois, en étudiant le hadith, Ayyoûb (as-Sikhtiyani) se déplaçait et se retournait pour se moucher. Il disait alors : Quel rhume ! Il faisait semblant d'être enrhumé pour cacher ses pleurs »

 

On rapporte aussi que Mohamad Ibn Wasi' (rahimaho Allah) a dit : « J'ai connu des hommes et parmi eux, certains dont la tête était placée à côté de celle de leur femme sur le même oreiller, et la partie de l'oreiller sous sa joue devenait humide de larmes sans que leur femme ne le remarque. J'ai aussi connu des hommes qui, dans les rangs de la prière, versaient des larmes sans que celui à côté d'eux ne le remarque. Ayyûb As-Sikhtiyâni avait l'habitude de rester éveillé la nuit entière (en adoration), et encore il le cachait. Ainsi quand venait le matin, il élevait la voix comme s'il venait de se réveiller à ce moment-là »

 

Ibn Adiy rapporte que Dâwâd Ibn Abi Hind (rahimaho Allah) jeûna pendant quarante ans sans que sa famille ne le sache. Son occupation était la broderie, donc il prenait son déjeuner avec lui (au travail) mais en faisait don en chemin. Quand il revenait la nuit, il rompait son jeûne avec sa famille et ils ne savaient pas qu'il jeûnait.

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 14:58

La générosité dans l’islam

 

la générosité a plusieurs sens : altruisme, gentillesse, bienveillance, complaisance, bonté, indulgence, humanité, charité, compassion, largesse, prodigalité, libéralité, philanthropie, abandon, cœur, grandeur, bienfait, don, courage, héroïsme, magnanimité, noblesse, vaillance, valeur.

 

La générosité de Dieu envers ses serviteurs

 

Dieu nous a crée avec un but qui est celui de l'adorer et de le connaître. Et nous le remercions pour les innombrables faveurs qu'Il nous a données. Il n'y a qu'un seul Dieu, et toutes Ses qualités sont uniques. Par exemple, considérons Sa générosité envers ses serviteurs.

 

Dieu est le Seul Patron qui paye même lorsque, à priori on ne
travaille pas. Par exemple, pour la personne qui fait ses ablutions chez elle, et qui se rend à la mosquée, Dieu lui donne à chaque pas une récompense, et lui pardonne un péché, alors que cette personne n'est pas encore arrivée à la mosquée. De plus, de façon générale, lorsque l'on est soumis à un employeur dans ce monde, les deux parties profitent de la situation. Pour nous, il y a le salaire au bout, et pour lui, il y a le service rendu. Mais dans le cas d'obéir aux ordres de Dieu, c'est à sens unique. C'est une situation, où à chaque moment, nous sommes les seuls à profiter, puisque nos adorations ne font rien augmenter du trésor inépuisable de Dieu. 

 

Dieu est au dessus de tout besoin, et personne ne peut se plaindre de Ses décisions, sans risquer la destruction immédiate. Dieu lorsqu'Il décide d'une chose, n'a pas besoin de conseillers, et Il n'a pas peur de représailles de qui que ce soit. Dans une telle situation de domination, Allah aurait pu être injuste et personne n'aurait rien à redire. Mais de par Sa toute grâce, Il s'est interdit à Lui-même toute injustice, et Il a ouvert la porte de Son pardon à tout un chacun.

 

La générosité humaine


La générosité, la munificence et la dépense dans les œuvres de bien, étant pleinement confiant que cela sera restitué par Dieu le Très-Haut. 

Dieu le Très-Haut a dit: «Tout ce que vous dépensez (au service de Dieu), II vous le remplace». (Sourate 34 - verset 39)

 

« Tout ce que vous dépensez comme bien c'est pour vous-mêmes. Vous ne dépensez qu'en vue du Visage de Dieu. Tout ce que vous dépensez comme bien vous sera rendu et vous ne subirez aucune injustice». (Sourate 2 - verset 272)

 

«Tout ce que vous dépensez comme bien, Dieu le sait parfaitement». (Sourate 2 - verset 273)

 

Quant aux Hadiths qui parlent de la générosité, nous trouvons: Selon Ibn Mas'ûd (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas:

1. Un homme à qui Dieu a donné une fortune et lui a donné la force de la dépenser dans les causes justes.

2. Un homme à qui Dieu a donné une sagesse (un savoir) qu'il emploie pour arbitrer les litiges et qu'il enseigne aux autres». (URA)

 

Toujours selon Ibn Mas'ûd (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Lequel de vous préfère l'argent de son héritier à son propre argent?» Ils dirent: «O Messager de Dieu! Il n'est pas un seul parmi nous qui ne préfère son propre argent». Il dit: «Son argent est ce qu'il a avancé (pour le Jugement dernier) et l'argent de son héritier est celui qu'il a remis à plus tard pour le dépenser». (Rapporté par Al Boukhâri)

 

Selon 'Adi Ibn Hâtem (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Protégez-vous du feu (de l'Enfer) ne serait-ce que par un morceau de datte». (ura)

 

Jàber (Radia Allah ‘anh) rapporte: «Jamais on n'a demandé quelque chose au Messager de Dieu (Salla Allah ‘alih wa Salam) et qu'il ait dit «non». (ura)

 

Selon Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Au matin de chaque nouvelle journée deux Anges descendent du ciel. L'un d'eux dit: «Seigneur Dieu! Donne à toute personne qui dépense (dans les œuvres de bien) la compensation de ce qu'elle dépense». Et l'autre dit: «Seigneur Dieu! Donne à tout avare un fléau pour l'emporter ou emporter ses biens». (ura)

 

Toujours selon lui, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «O fils d'Adam! Dépense (pour les autres) et on dépensera pour toi». (ura)

 

Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (Radia Allah ‘anh), un homme demanda au le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) quel était le meilleur Islam. Il dit «Tu donnes à manger et tu salues qui tu connais et qui tu ne connais pas » (ura)

 

Toujours selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «II y a quarante bonnes actions dont la plus élevée est de prêter à son prochain une chèvre laitière (pour le faire profiter de son lait). Quiconque fait l'une de ces bonnes œuvres dans l'espoir de sa récompense et croyant fermement à ce que Dieu a promis pour elle, Dieu exalté l'introduit au Paradis». (Rapporté par Al Boukhâri)

 

Selon Abou Oumâma (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «O fils d'Adam! Il t'est bien préférable de donner ce qui dépasse tes besoins; et si tu le gardes c'est pour toi un mal. Jamais on ne te reprochera de détenir ce qui répond à tes justes besoins. Quand tu donnes, commence par ceux qui sont à ta charge. La main supérieure vaut mieux que la main inférieure». (Rapporté par Moslem)

 

Anas (Radia Allah ‘anh) rapporte: «II n'est pas une seule fois où l'on ait demandé quelque chose au le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) comme prix de son entrée en Islam et qu'il ne l'ait pas donnée. Une fois quelqu'un vint à lui et il lui donna un troupeau remplissant l'espace qui séparait deux montagnes. Cet homme retourna parmi les siens et leur dit: «O mon peuple! Entrez en Islam car ce Mohammad donne à la manière de celui qui ne craint pas la pauvreté». Et effectivement on voyait quelqu'un entrer d'abord en Islam ne visant par cela que les biens de ce monde mais il ne tardait pas à aimer l'Islam bien plus que ce monde et tout ce qu'il porte». (Rapporté par Moslem)

 

'Omar (Radia Allah ‘anh) rapporte: «le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) fit une distribution. Je lui dis: «O Messager de Dieu! Il y a certainement d'autres gens qui méritaient plus ces donations». Il dit: «C'est comme s'ils m'avaient dit: «Ou bien tu nous donnes, ou bien nous te dirons ce que nous te dirons». Je leur ai donné pour qu'ils ne m'accusent pas d'avarice alors que je ne suis pas avare». (Rapporté par Moslem)

 

Joubeyr Ibn Mot'im (Radia Allah ‘anh) rapporte: «Alors que je marchais aux côtés du le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) à son retour de la bataille de Houneyn, voilà que des Bédouins s'accrochèrent à lui, lui faisant leurs demandes. Si bien qu'ils l'acculèrent à des arbustes épineux qui lui arrachèrent son manteau. Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) s'arrêta et leur dit: «Donnez-moi mon manteau. Si j'avais du bétail au nombre de ces arbustes, je le partagerais entre vous et jamais vous ne me trouverez ni avare ni menteur, ni poltron». (Rapporté par Al Boukhâri)

 

Selon Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Jamais aumône n'a rien diminué d'une richesse et jamais pardon n'a ajouté à celui qui pardonne autre chose que de la considération. Chaque fois que quelqu'un se montre modeste par amour de Dieu, Dieu glorifié et honoré ne fait que l'élever davantage». (Rapporté par Moslem)

 

Abou Kabsha (Radia Allah ‘anh) rapporte qu'il a entendu dire le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): «Trois choses je jure de leur authenticité et apprenez bien ce Hadith que je vais vous citer:

 

1. Jamais la richesse de quelqu'un n'a été diminuée par une aumône.

 

2. Chaque fois que quelqu'un subit une injustice et la supporte avec patience, Dieu ne fait qu'augmenter sa considération.

 

3. Chaque fois que quelqu'un choisit la porte de la mendicité, Dieu lui ouvre la porte de l'indigence.

Je vous cite maintenant un autre Hadith, apprenez-le: Les biens de ce monde appartiennent à l'un de ces quatre individus:

 

1. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une fortune et une science (sagesse). Il craint ainsi Dieu dans la façon de la dépenser. Il en donne à ses proches et il sait que Dieu a une part dans cette fortune. Cet homme occupe la position la plus enviable.

 

2. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une science sans lui donner de fortune. Or son intention est sincère quand il dit: «Si j'avais de l'argent, je le dépenserais à la manière d'untel (celui dont on vient de parler). Il est alors jugé sur son intention; lui et le précédent sont égaux dans le salaire. 

 

3. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une fortune sans lui donner de science. Le voilà dépensant son argent à tort et à travers, sans ne nullement craindre son Seigneur dans ses dépenses et sans rien donner à ses parents. Il ne reconnaît non plus à Dieu aucun droit dans sa fortune. Celui-là occupe la position la plus mauvaise.

 

4. Quelqu'un à qui Dieu n'a donné ni fortune ni science. Il ne fait que dire: «Si j'avais la richesse d'untel (celui dont on vient de parler), je la dépenserais à sa manière». Il est alors jugé sur son intention et son salaire est le même que celui du précédent». (Rapporté par Attirmidhi)

 

Selon Aicha (Radia Allah ‘anha), ils avaient tué un mouton. le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) dit: «Qu'est-ce qui en est resté?» Elle dit: «II n'en reste que cette épaule». Il dit: «II est resté tout entier sauf cette épaule». (Rapporté par Attirmidhi)              

 

Asma fille d’Abou Bakr (Radia Allah ‘anhoma), rapporte: «le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) m'a dit: «Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne». (ura)

 

Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh) rapporte qu'il a entendu dire le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): «L'image de l'avare et du généreux est celle de deux hommes couverts chacun d'une cotte de maille qui lui va du sein à la clavicule. Celui qui est généreux ne dépense pas quelque chose sans que son armure ne s'allonge pour lui couvrir la peau jusqu'à ses doigts, puis descend jusqu'à traîner par terre et effacer les traces de ses pas. Quant à l'avare, chaque fois qu'il veut dépenser quelque chose, les anneaux de sa cuirasse s'accrochent fortement à leur place. Il cherche en vain à les écarter mais ils ne s'écartent pas. (ura)

 

 Toujours selon lui, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Alors qu'un homme marchait dans une terre aride, il entendit tout à coup une voix s'adressant à un nuage: «Arrose le jardin d'untel». Aussitôt le nuage se déplaça et déversa son eau dans un terrain couvert de pierres noires. Une rigole recueillit toute cette eau. L'homme suivit le parcours de la rigole et trouva un homme debout dans son jardin, détournant l'eau avec sa houe. Il lui dit: «O esclave de Dieu! Quel est ton nom?» Il dit: «Untel» (le nom prononcé par la voix). Puis il lui dit: «O esclave de Dieu! Pourquoi me demandes-tu mon nom?» Il dit: «J'ai entendu une voix dans le nuage dont voici l'eau dire: «Arrose le jardin d'untel (ton nom)». Comment donc gères-tu ton jardin?» Il dit: «Maintenant que tu m'as dit cela, sache que j'attends ce qui pousse de cette terre, je fais aumône de son tiers, je mange le deuxième tiers et je remets en terre le reste». (Rapporté par Moslem)

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 05:09


La modestie

La modestie, c’est une vertu qui peut avoir deux sens : Le premier est le fait d’accepter la vérité quelle que soit sa provenance, car beaucoup de gens ont ce défaut de ne pas se soumettre au droit que lorsqu’il vient de plus puissant qu’eux. Seulement la vérité appartient à tout le monde, elle peut venir de l’ami comme elle peut venir de l’ennemi, du puissant comme du faible. Etre modeste signifie être capable de reconnaître ce droit et de s’y soumettre en toutes circonstances.

 

Le second sens concerne les relations avec autrui. C’est le fait de se conduire avec bonté et indulgence aussi bien avec le riche qu’avec le pauvre, le grand ou le petit.

 

Ces deux définitions de la modestie sont tirées à partir des définitions que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) donne de l’orgueil. Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) définit l’orgueil comme étant l’opposé de la modestie. C'est-à-dire que l’orgueilleux, est justement celui qui ne reconnaît pas la vérité et le droit, et celui qui se conduit avec les gens avec hauteur et fierté.

 

N’est-il pas vrai que nous aimons plus la personne qui malgré sa richesse et son statut, reste modeste et indulgente, alors que nous détestons tous ceux qui, en accumulant plus d’argent, détournent leurs visages des gens et les regardent avec arrogance ?!

 

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Celui qui s’abaisse pour Allah d’un degré, Allah le relève d’un degré jusqu’ à ce qu’il arrive au niveau le plus haut, et celui qui s’enorgueillie d’un degré, Allah l’abaisse d’un degré jusqu’à ce qu’il arrive au niveau le plus bas. »

"Celui qui fait preuve de modestie par recherche de l'agrément d’Allah, Allah l'élève en degré"

 

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit aussi «Dieu m'a inspiré ce commandement: «Soyez modestes jusqu'à ce que nul ne se vante de sa supériorité sur son prochain et que nul n'agresse son prochain».

 

Dans un autre « hadith » le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Allah que son nom soit exalté dit : « qui s’abaisse pour moi comme cela- tout en parlant le prophète baissait la main jusqu’au ras du sol- je l’élèverai comme cela, cette fois le prophète tourna sa main et la souleva vers le ciel. ». Il a dit aussi : « Jamais n'entrera au Paradis celui qui a dans son cœur ne fût-ce que le poids d’un atome d’orgueil ».

 

Cela signifie que même si tu effectues ta prière, ton jeûne et autres, tu risques de te retrouver perdant le jour de la Résurrection, si tu portes en ton cœur la plus petite quantité d’orgueil.

 

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Dieu a dit: «L'orgueil est mon manteau et la grandeur mon habit, et celui qui Me concurrence dans l'un de ces domaines, Je le jetterai en Enfer. »

 

Voyez comme le châtiment est dur et sans appel. Allah loué soit-Il dit: « Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole ».

 

En prenant l’habitude de détourner le visage par vanité et hauteur, l’orgueilleux court le risque de le rester toute sa vie. Du reste, Allah présente une image de l’orgueilleux tout à fait éloquente. Dans le verset, «Ne détourne pas ton visage » prend la signification de « ne te conduit pas comme la bête qui, atteinte d’une sorte de torticolis, ne peut plus redresser la tête et reste donc la tête coincée ». Cela signifie que l’homme qui détourne son visage par mépris se conduit d’une façon contraire à sa nature, exactement comme une bête malade !

 

Si l’homme prend le temps de réfléchir, il se rendra vite à l’évidence suivante : il ne possède absolument rien qui lui permette ce sentiment, ni sa force ni son poids ne lui donnent le pouvoir de mépriser les autres. Allah dit : « Et ne foule pas la terre avec orgueil : tu ne sauras jamais fendre la terre et tu ne pourras jamais atteindre la hauteur des montagnes ».

 
La modestie du prophète

Les compagnons rapportent la manière qu’avait le prophète de saluer les gens, ils disent que lorsque le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam), donnait une poignée de main à quelqu’un, il ne retirait jamais la main le premier. Et ce même s’il était très occupé, et qu’il regardait son interlocuteur en face, ne lui tournant jamais le dos. Ils disent aussi que le prophète était tout le temps avenant, affable et souriant.

 

Un jour, un homme vint rencontrer le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) mais dès qu’il le vit, il se mit à trembler de tous ses membres, le prophète lui dit alors d’un ton humble et rassurant : « Calme-toi, je ne suis point un roi, Je ne suis que l’enfant d’une femme qui mangeait de la viande sèche à la Mecque ». Le pouvoir de dominer conduit beaucoup de personnes à l’injustice. La seule façon d’éviter ce travers, c’est d’être modeste.

 

Le prophète montait quelques fois l’âne ou la mule alors qu’il pouvait monter à cheval, simplement par modestie pour Allah. Après la bataille de Khaibar le messager d'Allah était revenu vainqueur et toute Médine était sortie pour l’accueillir. A ce moment de triomphe il dit « où est la mule? » Il descendit de son cheval pour monter la mule par modestie pour Allah.

 

Le jour de la conquête Al-Khandaq (la Tranchée), le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) transportait les déblais avec les compagnons, au point que la poussière couvrait son ventre. Ce genre de tâche est considéré de nos jours commun et quelconque, mais voyez comme le prophète enseignait à ses compagnons l’humilité en effectuant lui-même les besognes les plus ordinaires !

 

Vous vous doutez bien sûr des nombreuses responsabilités que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) avait, malgré cela, il raccommodait ses vêtements, réparait ses souliers, aidait dans les différentes tâches ménagères.

 

Les compagnons racontent aussi qu’il arrivait souvent qu’une petite fille vienne prendre la main du prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) et l’emmène avec elle au marché. Le prophète l’aidait à faire ses achats, restait avec elle jusqu’à ce qu’elle finisse toutes ses courses et qu’elle se décide à le laisser partir.

 

Traitez-vous simplement et humblement ceux qui sont de condition inférieure à la vôtre? Si vous ne le faites pas, sachez que vous êtes très éloignés de la Sunna de notre prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam).

 

Est-ce que vous pouvez l’imiter dans l’attitude qu’il adopta lors de la conquête de la Mecque ? Après qu’Allah le Tout-Puissant accorda aux musulmans la victoire lors de la conquête de La Mecque, le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) entra la tête baissée en signe de reconnaissance et d’humilité.

 

Il faut rappeler que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) était sorti de la Mecque contre son gré, et il fut pourchassé longtemps par ses ennemis, mais après 13 ans, il choisit d’y entrer la tête baissée, mais quelle serait votre attitude dans un moment pareil ? Comment réagiriez-vous si vous obteniez un pouvoir considérable dans votre travail ? Il y a des gens qui rêvent d'une occasion semblable pour pouvoir régler tous leurs différends avec leurs collègues !

 

La modestie des compagnons du prophète

Un homme vint voir le Calife Abû Bakr pour lui demander de lui assigner un terrain. Abû Bakr accepta et lui rédigea un papier, le signa, le lui donna et lui demanda d’aller prendre l’accord de Omar Ibn Al-Khattâb. Mais lorsque l’homme présenta le papier signé à Omar, ce dernier s’écria en déchirant le papier: «Nous avions l’habitude de donner à ceux dont les cœurs sont à rallier à l'Islam quand l’Islam était encore faible, mais à présent que l’Islam est puissant nous n’avons plus besoin de le faire ». L’homme stupéfait par cette attitude retourna voir le Calife Abû Bakr, lui raconta l’affaire et lui dit d’un ton provocateur : « Je ne sais plus lequel de vous deux est le Calife lui ou vous ? ». Abû Bakr répondit le plus tranquillement du monde : « Lui s’il le désire ».

 

Maintenant imaginez que vous êtes directeur dans une grande firme et qu’un subordonné ose ainsi s’opposer à l’une de vos décisions, comment allez-vous réagir ?

 

Mais n’allez pas penser que Omar s’est opposé par défit pour Abû Bakr, loin de là, Omar était simplement soucieux de l’intérêt de l’Islam, et était d’ailleurs certain de la compréhension du Calife. Du reste, Omar avait une estime sans égale pour Abû Bakr, n’est-ce pas lui qui a dit: « Si seulement j’étais un poil sur la poitrine de Abû Bakr »

 

Un jour, les membres d’une délégation d’Irak étaient venus voir le Calife Omar Ibn Al-Khattâb, ils le trouvèrent dans les écuries entrain de nettoyer les chameaux. Omar s’adressa à l’un d’entre eux, Al Ahnaf Ibn Kais qui était une personne de haut statut en Irak : « ô Ahnaf, Venez donc aider le calife des musulmans à nettoyer les chameaux de l’aumône», mais l’un des hommes de la délégation dit : « qu’Allah vous accorde sa miséricorde, ô Calife des musulmans, pourquoi n’ordonnez pas à l’un de vos serviteurs de faire cela ?! » Omar répliqua : « Et quel serviteur serait plus serviable que moi et Al Alhnaf ? Ne savez-vous pas que tout homme à qui Allah confie de l’autorité sur les musulmans, doit se considérer comme leur serviteur ! »

 

Mohamed Ibn Al Hanafia l’un des fils du compagnon Ali Ibn 'Abî Tâlib (radia Allah ‘anh) demanda un jour à son père : « ô père, qui est le meilleur des musulmans après l’envoyé d’Allah ? Ali répondit : « Abû Bakr », Mohamed demanda encore : « et ensuite ? » Ali dit : « Omar », Mohamed se hâta et dit : « Et ensuite vous, père ? », mais Ali répondit avec humilité : « ô fils, je ne suis qu’un homme parmi les musulmans. »

 

Il y eut un malentendu entre Hossein Ibn Ali et son frère Mohamed Ibn Al Hanafia qui dura quelque temps, Mohamed envoya une lettre à son frère lui disant : « Notre malentendu a duré trop longtemps, et tu es meilleur que moi et ta mère est meilleure que la mienne, et le prophète dit : « le meilleur est celui qui salue l'autre le premier ». Je crains de te saluer le premier et être meilleur que toi, je te conjure donc de me saluer le premier ! » Ceci est un exemple magnifique de modestie.

 

Zayd Ibn Thâbit l’homme qui réunit le Saint Coran et AbdAllah Ibn `Abbâs, le cousin du prophète et l’homme le plus expert en sciences religieuses. Ces deux hommes donnent un exemple encore plus édifiant de la vertu. Un jour AbdAllah rencontre Zayd Ibn Thâbit qui montait un chameau, AbdAllah Ibn Abbâs alla vers lui et prit les rênes du chameau en disant : « C’est ce qu’on est censé faire avec nos savants, Zayd descendit de sa monture, s’abaissa et baisa les mains de AbdAllah Ibn Abbâs en disant : « Et voilà ce qu’on est censé faire avec la famille du prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)».

 

L’imam Achafii disait : « On a bu de l’eau de Zamzam pour le savoir (dans l’intention d’acquérir le savoir), et si on l’avait bue avec l’intention de craindre Allah, cela aurait été mieux pour nous». Il disait aussi : « J’aime les hommes vertueux et je n’en fais pas partie, et je déteste ceux qui ont les péchés pour commerce même si j’ai la même marchandise qu’eux. »

 

Quelques domaines où  appliquer cette vertu

1- La modestie dans la manière de s’habiller.

2- La modestie envers les domestiques ou les employés.

3- La modestie  dans le foyer conjugal.

4- La modestie envers les proches.

5- La modestie envers les gens de condition inférieure.

6- La modestie dans l’appel à l’islam.

7- La modestie envers les parents.

 

Quelques cas pratiques pour tester votre modestie

1. De temps en temps essayez de prendre un repas avec vos employés.

2. Enseignez le Coran à votre domestique.

3. Mettez-vous à genoux et baisez la main de votre mère ou de votre père.

4. Participez aux tâches ménagères.

5. Passez quelque temps en compagnie des gens pauvres et démunis.

6. Si vous répugnez à faire quelque chose par orgueil, exercez-vous à la faire quand même.

Bien sûr, vous n’allez pas y arriver dès le premier essai, il faut faire preuve de patience et de persévérance. Je conclus cette conférence par le ce hadith : « Jamais n'entrera au Paradis celui qui a dans son cœur ne fût-ce que le poids d’un atome d’orgueil »

 

Source :

http://www.amrkhaled.net/acategories/categories80.html

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