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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 04:17

 

Les mérites du mois de Rajab

 

 

            Al Imam al-Hafidh al-Bayhaqi (Rahimaho Allah) a dit : Sache que le mois de Rajab fait partie des mois sacrés au sujet desquels Allah a dit dans le Coran :

 

            « Le nombre de mois, auprès d´Allah, est de douze (mois), dans la prescription d´Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d´entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. (Durant ces mois), ne faites pas de tort à vous-même » (Sourate 9 verset 36)

 

            Abû `Amrû Mohamed Ibn `Abdullah al-Adîb nous a rapporté d´après al-Isma`îli d´après `Abd al-wahhâb, d´après Ayyûb, d´après Ibn Sirîn, d´après Abî Bakra d´après le Prophète (Salla Allah àlayhi wa salam) qui a dit :  « Le temps est revenu à l´état où il était lorsque Allah créa les cieux et la terre. L´année compte douze mois dont quatre sacrés et trois consécutifs : Dhûl Qui3da ; Dhû al-Hijja et Muharram ainsi que Rajab le mois de Modhar (une des anciennes tribus arabes qui respectait ce mois) qui se trouve entre Jumâda et Cha`bâne » (Rapporté par Bokhari et Muslim)


            Abû Zayariyya Ibn Abî Ishâq al-Mazkî nous a rapporté d´après Abû al-Hassan Ettarâïfi d´après `Uthmân Ibn Sa`îd d´après `Abdullah Ibn Sâlah d´après Mu`awiyya Ibn Sâlah  d´après Ibn Abî Talha d´après Ibn `Abbâs qui a dit au sujet de la parole du Très Haut : « Le nombre de mois auprès de Allah, est de douze (mois), dans la prescription d´Allah » jusqu´à Sa parole : « Quatre d´entre eux sont sacrés ; telle est la religion droite. (Durant ces mois) ne faites pas de tort à vous-même »  Sourate 9 verset 36 ;

 

            Ibn `Abbas (Rahimaho Allah) a dit : « Ne vous faites pas de mal durant tous les mois de l´année, puis Il a choisi parmi eux, quatre mois en les rendant sacrés et en faisant l´apologie de cette sacralité en ce sens que celui qui y commet un péché, verra son châtiment aggravé et celui qui y accomplit une bonne action, verra sa récompense doublée »

 

            Al-Bayhaqî (Radia Allah ành) : « Les gens de la Jahiliyya respectaient beaucoup ces mois, surtout le mois de Rajab, au cours duquel ils mettaient fin à leurs hostilités ».

 

            Abû al-Hoçine `Ali Ibn Mohamed Ibn `Abduallah Ibn Bachrâne nous a rapporté d´après Abû `Amrû Ibn Essemâk, d´après Hanbal Ibn Ishâq, d´après Haçan Ibn Errabi`, d´après Mahdî Ibn Mimoûne qui a dit : « J´ai entendu Abâ Rajâ am-`Atârdî dire :  A l´époque de la Jahiliyya, lorsque le mois de Rajab arrivait, nous disions : Il est venu celui qui nous dégarnit de nos crocs, ce faisant, nous ne laissions aucune flèche dans son carquois et aucun fer dans lance, sans les enlever. »

 

            Abû Sa`îd Mohamed Ibn Mussa nous a rapporté d´après Abû al-`Abbas Mohamed Ibn Ya`qûb, d´après Ahmed Ibn `Abdeljebbâr al-`Atârdî, d´après son père, d´après Zoheïr d´après Bayâne qui a dit :  « J´ai entendu Qays Ibn Abî Hâzem parler du mois de Rajab et dire :  « Du temps de la Jahiliyya, nous lui donnions un nom (Rajab « le sourd ») tellement il était sacré pour nous ».

 

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Published by Imaniatte - dans SPIRITUALITE
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 04:27

Contenu de la catégorie : Jurisprudence, cliquez sur le sujet qui vous intéresse. Vos commentaires et suggestions sont les bienvenues.

 


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Le sacrifice rituel d'Al-Adhâ par Sheikh Atiyyah Saqr (partie2/2)


Le sacrifice rituel Al-Adhâ par Sheikh Atiyyah Saqr (partie1/2)


Les grands péchés: Al Kabahir (Partie 3)


Les grands péchés: Al Kabahir (Partie 2)


Les grands péchés: Al Kabahir (Partie 1)


Les dix-sept péchés tirés de la Sunnah par Abû Tâlib Al-Makkî


Les Écoles Rituelles (madhâhib) dans le Sunnisme

 

 

 

 
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Published by Imaniatte - dans JURISPRUDENCE
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:59


Contenu de la catégorie : Actualité, cliquez sur le sujet qui vous intéresse. Vos commentaires et suggestions sont les bienvenues.

 


Peut-on célébrer la naissance du Prophète ?

 

Aïd Moubarak ! Bonne fête Al Adha 2008!

 

Une cellule terroriste à Toronto

 

Attention au nouveau coran américain (Réaction)

 

Attention au nouveau coran américain.


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Published by nadia - dans ACTUALITE
8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 23:57



Peut-on célébrer la naissance du Prophète ?

( par Sheikh `Atiyyah Saqr, ancien président du Comité de Fatwa d’Al-Azhar Ash-Sharîf) :


Question

Certains disent que la célébration de la naissance du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) est une innovation qui n’avait pas lieu de son temps ni du temps des compagnons et des pieux prédecesseurs. Ils disent que c’est une innovation blâmable et un égarement qui mène au Feu. Quelle est l’opinion correcte à ce sujet, ainsi que la célébration de la naissance des alliés d’Allah (walîs) ?

Réponse:


Les Fatimides et la célébration de la naissance du Prophète

Comme l’a souligné le professeur Hasan As-Sandûbî, les historiens ne connaissent pas d’antécédent à la célébration de la naissance du Prophète par les Fatimides. Ils faisaient alors en Egypte une grande célébration de cet évènement, accompagnée de la distribution de beaucoup de pâtisseries, comme le rapporte Al-Qalqashandî dans son livre Subh Al-A`shâ.

Les Fatimides faisaient également une célébration de la naissance d’un certain nombres de personnages issus des gens de la Demeure Prophétique. Al-Maqrîzî dit qu’ils ont également célébré la naissance de Jésus. La célébration de la naissance (Mawlid) du Prophète fut suspendue en 488 A.H., c’est le cas également pour les autres Mawâlid qui étaient alors célébrés. En effet, le Calife Al-Musta`lî Billâh prit pour vizir Al-Afdal Shahinshâh, le fils du Commandant des troupes Badr Al-Jamâlî. Ce vizir fut un homme puissant qui ne contredisait pas Ahl As-Sunnah, selon Ibn Al-Athîr (cf. son livre Al-Kâmil, v. 8, p. 302). Il en fut ainsi jusqu’à ce que Al-Ma’mûn Al-Batâ’ihî devienne vizir. Il émit un décret officiel pour distribuer des aumônes le 13 Rabî` Al-Awwal en 517 A.H.. Ces aumônes furent distribuées par les soins de Sanâ’ Al-Malik.


La célébration devint officielle dans la ville de Irbil

Avec l’arrivée de la dynastie ayyoubide, furent abolies toutes les traces des fatimides. Cependant, les familles continuèrent à faire des célébrations privées à l’occasion du Mawlid du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) . Puis au début du septième siècle après l’Hégire, cette célébration devint officielle dans la ville de Irbil, par un décret de son prince Mudhaffar Ad-Dîn Abû Sa`id Kawkabrî Ibn Zayn Ad-Din `Alî Ibn Tabkatkin - un sunnite qui donna une grande importance au Mawlid, si bien qu’il dressa de grandes tentes, soutenues par des structures en bois, dès le début du mois de Safar, décorées par les plus beaux ornements, on y trouvait des chants et des moyens de divertissement. Il donnait un congé aux gens à cette occasion pour qu’ils profitent de ces manifestations.

Les tentes s’étendaient depuis la Porte de la Citadelle (Bâb Al-Qal`ah) jusqu’à Al-Khâniqah. Mudhaffar Ad-Din avait coutume de descendre après la prière d’Al-`Asr et se tenait devant chaque tente, écoutant le chant et observant ce qui s’y trouve. La célébration du Mawlid avait lieu tantôt le 8 du mois, tantôt le 12 du mois, et deux jours avant la célébration, on sortait des chameaux, des vaches et des moutons, accompagnés de festivités sur leur trajet vers la place centrale où ils étaient sacrifiés, puis cuisinés pour le peuple.

Ibn Al-Hâjj Abû `Abd Allâh Al-`Abdarî dit que la célébration était répandue en Egypte à son époque et critiqua les innovations qui s’y produisaient (Al-Madkhal, v. 2, p. 11-12). De nombreux ouvrages furent composés au sujet du Mawlid pendant le 7e siècle A.H., par exemple la Qissah d’Ibn Dihyah (décédé en Egypte en 633 A.H.), et aussi des écrits de Muhyiddîn Ibn `Arabî (décédé à Damas en 638 A.H.), Ibn Taghrabak (décédé en Egypte en 670 A.H.), Ahmad Al-A`zalî et son fils Muhammad (décédé à Sabtah en 677 A.H.).

Étant donné que les innovations s’étaient répandues dans les Mawâlid, elles furent désapprouvés par les savants, certains ont même désapprouvé l’origine de la célébration du Mawlid. Parmi ceux-là, nous comptons le juriste Malékite Tâjuddîn `Omar `Alî Al-Lakhmî d’Alexandrie, connu sous le nom d’Al-Fakahânî, décédé en 731 A.H.. Il écrivit à ce sujet son épître Al-Mawrid fil-Kalâm `alâ Al-Mawlid, épître citée intégralement par As-Suyûtî dans son livre Husn Al-Maqsid.


Le dire de Sheikh Muhammad Al-Fâdil Ibn `Ashûr

Puis Sheikh Muhammad Al-Fâdil Ibn `Ashûr dit : au 9e siecle A.H., les gens furent partagés, certains l’autorisant, d’autres l’interdisant. Parmi ceux qui l’appréciaient il y a As-Suyûtî, Ibn Hajar Al-`Asqalâni, Ibn Hajar Al-Haythamî, tout en condamnant les innovations qui se sont greffées sur la célébration. Ils basent leur opinion sur le verset : « et rappelle-leur les Jours d’ Allah » [Sourate 14-5].

An-Nasâ’î et `Abd Allâh Ibn Ahmad [Ibn Hanbal] dans le complément du Musnad, ainsi qu’Al-Bayhaqî dans Shu`ab Al-Imân rapportent selon Ubayy Ibn Ka`b que le Messager d’Allah, paix et bénédiction d’Allah sur lui, interpréta « les jours d’Allâh » par les bienfaits d’Allâh et Ses signes (cf. Rûh Al-Ma`ânî d’Al-Alûsî), et la naissance du Prophète est un très grand bienfait.


Pourquoi le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) jeunait il le lundi

Dans le Sahîh de Muslim selon Abû Qatâdah Al-Ansâri : Lorsque le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) fut interrogé au sujet du jeûne du lundi, il dit : « C’est le jour où je suis né, c’est le jour où je fus envoyé et c’est le jour où la révélation descendit sur moi ». Il a été rapporté selon Jâbir et Ibn `Abbâs que le Messager d’Allah naquit l’an de l’Eléphant, un lundi, le 12 Rabî` Al-Awwal, il fut envoyé ce même mois, l’Ascension au Ciel eut lieu de même mois, il émigra et décéda pendant ce mois de Rabî` Al-Awwal. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) indiqua que le jour de sa naissance est privilégié par rapport aux autres jours. Et le croyant peut espérer une grande rétribution pendant un jour béni, sachant que privilégier les œuvres qui coïncident avec les moments de la Généreuse Bonté divine est une démarche établie avec certitude dans la sharî`ah. Ainsi, la célébration de ce jour et l’expression de notre gratitude envers Dieu pour ce bienfait qu’est la naissance du Prophète, et pour nous avoir guidé à sa voie, est une chose confirmée par la jurisprudence islamique, à condition de ne pas lui donner une forme spéciale. Il convient plutôt de propager la joie et la bonne annonce autour de soi, en se rapprochant de Dieu par ce qu’Il a légiféré, en informant les gens des bienfaits de ce jour, et en s’éloignant de ce qui est illicite. Quant aux coutumes liées à la nourriture ce jour-là, elles rentrent dans le cadre du verset : « Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées » [Sourate 2;172]


l`opinion Sheikh `Atiyyah Saqr

Mon opinion est qu’il n’y a pas de mal à faire cela, notamment à cette époque où les jeunes ont bientôt oublié leur religion et leur gloire, noyés dans les autres célébrations qui dominent tyranniquement les célébrations religieuses. Cette célébration doit consister à méditer sur la vie du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) et à faire des œuvres qui immortalisent le souvenir de la naissance du Prophète, par exemple, en construisant des mosquées ou des instituts, ou toute autre bonne œuvre qui lie celui qui la contemple au Messager de Dieu et à sa vie.


Source: islamophile.org

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Published by Imaniatte - dans ACTUALITE
30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 17:36

 
Le mois de Moharram et ses mérites



Le mois de Moharram est le premier mois du calendrier de l'Hégire et l’un des quatre mois sacrés d’Allah. A ce propos le Très-Haut dit : « Le nombre de mois, auprès d’Allah, est de douze (mois), dans la prescription d’Allah, le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre d’entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. (Durant ces mois), ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu’Allah est avec les pieux.» (Sourate 9 ; 36).

Abou Bakrata rapporte que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Le temps a repris son cours tel qu’il était quand Allah créa les cieux et la terre : l’année compte douze mois dont quatre mois sacrés ; les trois se succèdent et ont pour nom Dhoul-Qa’ada, Dhoul-Hijja et Moharram et le quatrième Rajab qui est intercalé entre Joumâda et Chaabaane.» (Bokhari et Mouslim)

Le jeûne pendant le mois de Moharram

Il a été rapporté de façon authentique d’après le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) que le jeûne effectué pendant Moharram est le meilleur après celui de ramadan. A ce propos, Abou Houraira a dit : « Le Messager d’Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « le meilleur jeûne après celui du ramadan est le jeûne effectué pendant le mois d’Allah Moharram. Et la meilleure prière faite après la prière obligatoire est celle effectuée dans la nuit» (rapporté par Mouslim).

 

Le fait d’annexer le mois à Allah (le mois d’Allah) montre l'importance de ce mois. Des savants interprétaient le hadith par le jeûne de tout le mois de Moharram. Cependant, il a été rapporté de façon authentique que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) n’a pas jeûné un mois complet en dehors du ramadan. Ce qui permet de comprendre que le présent hadith nous incite à multiplier le jeûne au mois de Moharram sans aller jusqu’à jeûner tout le mois. Allah est le plus savant.


Le  jour d'Achoûrâ ?

Comme son nom l'indique, le jour d’Achoura ' (Achoura en arabe est une des formes du chiffre 10) correspond au 10ème jour du mois de Moharram.


Le  jeûne du jour d’Achoûrâ ?

Selon un hadith rapporté par Bokhari et Mouslim, Aïcha (Radia Allah ‘anha) a dit : « les gens de la tribu de Quraysh jeûnaient le jour d'Achoûrâ' à la Mecque avant l'avènement de l'islam, Puis, à son arrivée à Médine, le Prophète Salla Allah ‘alayhi wa Salam remarqua que les juifs jeûnaient ce jour ; il les interrogea à ce sujet et ils lui répondirent que c'était pour eux un jour de fête, car il correspond au jour où Allah a sauvé le prophète Moûssâ (Moïse) et son peuple, en lui ouvrant la mer et en noyant à sa suite, Pharaon et ses soldats. Moûssâ le jeûna alors pour remercier Allah. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) ordonna alors de jeûner ce jour en rétorquant aux juifs : « Nous sommes plus dignes de nous réclamer de Moussa que vous.». Ainsi, il jeûna ce jour et ordonna de le jeûner. »

Ce jeûne resta obligatoire jusqu'à ce que fût prescrit le jeûne du ramadan. Alors, le jeûne du ramadan devint obligatoire à la place du jeûne d'Achoûrâ' qui devint par la suite facultatif.

Ibn ‘Oumar rapporte que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « ... Celui qui veut, jeûne et celui qui veut, mange [en ce jour]. » (Bokhari et Mouslim)


Quelle est la meilleure manière de jeûner 'Achoura ?

Jeûner le 9 et le 10 du mois Moharram est la manière la plus conseillée, Ibn ‘Abbâs (Radia Allah ‘anh) a rapporté que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Si je suis encore vivant l'année prochaine, je jeûnerai aussi le 9» (Rapporté par Mouslim). Mais le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) mourut avant cela.

Le Prophète a donc recommandé de jeûner le 9 et le 10 pour se différencier des juifs qui ne jeûnaient que le 10.

Cependant, la partie du hadith mentionnant ceci : « Différenciez-vous des juifs, jeûnez un jour avant ou (dans une autre version, "et") un jour après [en plus du jour de ‘Achoûrâ']. » est faible.


Le mérite de celui qui le jeûne

Selon le hadith d'Abû Qatâda, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Ce jeûne efface les péchés de l'année précédente.» (Mouslim)

Avec cela, nous espérons, en plus d'obtenir auprès d'Allah cette récompense, obtenir également la récompense de ce qui suit :

- faire revivre la Sunna, en se conformant aux recommandations et à l'exemple du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam);

- Inviter les musulmans à pratiquer cette Sunna et ceci fait partie des meilleures actions.

Source : Zâd ul-Mâ’ad d'Ibn ul-Qayyim (Rahimaho Allah)

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Published by Imaniatte - dans SPIRITUALITE
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 19:33


Aïd Moubarak ! Bonne fête Al Adha 2008!



A l’ occasion de la fête d’Aïd Al Adha, Imaniatte a le plaisir de vous faire part de ses Meilleurs vœux de joie, santé et de prospérité.

Allah acceptera nos meilleurs œuvres inchallah (taqabbala Allah mina wa minkoum Saliha ala3mal)

Qu’il y a moins de souffrance dans ce monde
Aïd Adha Moubarak à tous mes frères et sœurs.

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Published by Imaniatte - dans ACTUALITE
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 23:13


Le sacrifice rituel d'Al-Adhâ par Sheikh Atiyyah Saqr (partie2/2)



 

Dans la première partie, nous avons parlé du Rétrospectif historique de la fête de l’Aïd, du sacrifice rituel dans l’islam et du statut juridique du sacrifice. Dans cette dernière partie nous parlerons de qui et quand peut-on offrir le sacrifice et Quoi peut-on sacrifier ?

 
Qui offre le sacrifice ?



Le sacrifice rituel est une sunnah confirmée soumise à la suffisance familiale lorsque plusieurs personnes habitent le même foyer c’est-à-dire que, si l’un d’entre eux offre le sacrifice, cela exempte les autres. Lorsqu’une personne habite seule, le sacrifice devient une sunnah d’ordre individuel (sunnat `ayn). Il faut néanmoins que l’offrande soit excédentaire par rapport aux besoins de l’individu pendant le jour et la nuit en cours, et à ses besoins vestimentaires pour la saison en cours, à l’instar de l’aumône volontaire. Il faut également qu’elle soit excédentaire par rapport à ses besoins pendant le jour de l’aïd et les trois jours du Tashrîq car ces jours correspondent au temps imparti pour le sacrifice, tout comme le jour et la nuit de l’aïd correspondent au temps imparti pour l’aumône de la rupture du jeûne. Cependant, le sacrifice rituel est meilleur que l’aumône volontaire eu égard à la divergence qui existe sur son statut d’obligation. Ash-Shâfi`î dit : « Je n’autorise pas celui qui en a les moyens d’y déroger. » Ainsi est-il détestable pour le riche d’y déroger, comme nous le détaillerons plus avant.


 
Quand sacrifier ?

 

Le temps légal du sacrifice fait l’objet de plusieurs textes dont celui rapporté par Al-Bokhari et Muslim, d’après Jundub : « Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) accomplit la prière le jour du sacrifice puis immola et dit : “Quiconque immole avant de prier, qu’il immole une autre bête en remplacement. Que celui qui n’a pas immolé immole au nom d’Allâh.” »

Dans son commentaire de Sahîh Muslim, An-Nawawî dit : «En ce qui concerne l’heure du sacrifice, il convient que l’on sacrifie après la prière avec l’imam, auquel cas le rite est dûment accompli, à l’unanimité ». Ibn Al-Mundhir dit : “Les savants sont unanimes que le sacrifice n’est pas permis avant l’aube du jour du sacrifice.” À partir de cette heure, une divergence les sépare.

Ash-Shâfi`î, Dâwûd, Ibn Al-Mundhir et d’autres disent : “Son heure arrive après le lever du soleil avec une marge suffisante pour accomplir la prière de l’aïd et deux sermons. Si (l’individu) sacrifie après avoir attendu ce laps de temps, le rite est dûment accompli, que l’imam ait prié ou non, que l’individu ait accompli la prière d’Ad-Duhâ ou pas, fût-il un résident des villes, des campagnes, des déserts ou un voyageur, et indépendamment du fait que l’imam ait sacrifié ou non.”

 `Atâ’ et Abû Hanîfah estiment pour leur part que : “Pour les habitants de la campagne et des déserts, l’heure du sacrifice correspond à la seconde aube — dite véridique —, tandis que les habitants des villes doivent attendre que l’imam ait prié et prêché. Si l’individu sacrifie avant cela, il n’en est pas quitte.”

Mâlik dit : “Le sacrifice n’est pas permis avant que l’imam ait prié, prêché et sacrifié.”

Ahmad dit : “Il n’est point permis de sacrifier avant la prière de l’imam ; cela est permis après la prière de l’imam et (le cas échéant) avant que ce dernier ait lui-même sacrifié” et ce, sans distinction entre les habitants des villes et des campagnes. Un avis similaire fut rapporté de la part d’Al-Hasan, d’Al-Awzâ`î et de Ishâq Ibn Râhweih.

Ath-Thawrî dit : “Cela n’est pas permis après la prière de l’imam, avant ou pendant le prêche.”

Rabî`ah dit concernant l’individu qui n’a pas d’imam : “S’il sacrifie avant le lever du soleil, il n’en est pas quitte ; après le lever, il en est quitte.” »

De ce qui précède, on retient que ceux qui immolent le jour de `Arafah ou la veille de l’aïd au soir n’accomplissent pas le sacrifice rituel de l’aïd.

La fin du temps imparti pour le sacrifice est large : Ash-Shâfi`î dit : « Il est permis de sacrifier le jour du sacrifice et pendant les trois jours du Tashrîq qui le suivent. » Cet avis est celui de `Alî Ibn Abî Tâlib, Jubayr Ibn Mut`im, Ibn `Abbâs, `Atâ’, Al-Hasan Al-Basrî, `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz, Sulaymân Ibn Mûsâ Al-Asadî le savant de la Syrie, Makhûl, Dâwûd At-Tâhirî et d’autres.

Abû Hanîfah et Ahmad dirent : « Le sacrifice se limite au jour du sacrifice et aux deux jours suivants. » On rapporta cette opinion de la part de `Umar Ibn Al-Khattâb, `Alî, Ibn `Umar et Anas Sa`îd.

Ibn Jubayr dit : « Le sacrifice est permis pour les habitants de la ville le jour du sacrifice spécifiquement et pour les habitants des campagnes le jour du sacrifice et les jours du Tashrîq. »

Muhammad Ibn Sîrîn dit : « Cela n’est permis pour personne sauf le jour du sacrifice. »

Par ailleurs, Al-Qâdî rapporta de la part de certains savants que le sacrifice est permis pendant tout le mois de Dhû Al-Hijjah.

Cependant, les savants divergèrent sur le moment idéal pour le sacrifice pendant cet intervalle de temps.

Ash-Shâfi`î dit : « Le sacrifice est permis pendant la nuit, tout en étant détestable. » Cette opinion fut partagée par Abû Hanîfah, Ahmad, Ishâq, Abû Thawr et la majorité des juristes.

L’avis notoire de Mâlik et de ses compagnons et une variante selon Ahmad stipule que : « L’immolation nocturne n’acquitte pas son auteur du sacrifice rituel ; la viande de la bête immolée n’est qu’une viande comme les autres. »

De ce qui précède, on retient que le début de la période impartie pour le sacrifice est déterminé par des hadiths bien établis, avec une part de divergence sur l’interprétation de certains d’entre eux. En revanche, la détermination de la fin de cette période est purement basée sur l’ijtihâd, bien qu’il soit censé que cette période couvre le jour de l’aïd et se poursuit pendant les trois jours du Tashrîq car ce sont les jours où les gens mangent, boivent et fêtent l’Aïd, à l’instar de ceux qui passent la nuit à Minâ et immolent les bêtes de sacrifice.

Enfin, nous avons mentionné précédemment la divergence qui existe quant au statut juridique du sacrifice entre obligation et recommandation, et ce, pour les gens qui ont la capacité financière de s’en acquitter.

On rapporta dans l’encyclopédie intitulée Le fiqh selon les quatre écoles (Al-Fiqh `Alâ Al-Madhâhib Al-Arba`ah) que :


1-Les Hanafites estiment que la personne capable financièrement est celle qui possède 200 dirhams ou possède un bien d’une valeur équivalente à cette somme sous réserve qu’elle ait de quoi subvenir à ses besoins en logement, en vêtement et en entretien. L’individu est tenu d’offrir un sacrifice s’il possède un bien immobilier qui lui rapporte un revenu suffisant pour ses besoins pendant un an et à condition qu’il ait en sa possession la quotité susmentionnée. On dit aussi qu’il est tenu de sacrifier si le bien lui rapporte la somme nécessaire pour subvenir à ses besoins pendant un mois. Si le bien en question est un bien de mainmorte, il doit offrir un sacrifice si le bien lui rapporte la valeur de la quotité au moment du sacrifice.

 

2-Pour les Hanbalites, la personne capable est celle qui peut payer le prix de la bête à sacrifier, quitte à emprunter l’argent si elle est sure de pouvoir rembourser.

3-Pour les Malékites, la personne capable est celle qui n’a pas besoin du prix de la bête pour un besoin important pendant l’année en cours. En présence d’un tel besoin, il n’est pas sunnah d’offrir un sacrifice, et s’il peut emprunter qu’il le fasse ; mais certains s’opposèrent à l’emprunt.

4-Pour les Shaféites, la personne capable est celle qui possède le prix de la bête en plus de l’argent nécessaire pour subvenir à ses besoins et aux besoins des personnes à sa charge pendant le jour de l’aïd et les jours du Tashrîq. Rentrent dans l’évaluation des besoins les choses coutumières comme les gâteaux, les tartes etc.

 
Quoi sacrifier ?

Les animaux éligibles au sacrifice sont les chamélidés, les bovins, les ovins et les caprins. Dans son commentaire de Sahîh Muslim, An-Nawawî dit : Les savants sont unanimement d’accord sur le fait que le sacrifice ne peut être accompli que moyennant un chameau, un bovin, un ovin ou un caprin, exception faite de l’avis rapporté par Ibn Al-Mundhir selon Al-Hasan Sâlih, selon qui il serait valide de sacrifier une vache sauvage de la part de sept personnes, ou une gazelle de la part d’une personne. Dâwûd adopta un avis similaire concernant les vaches sauvages. En dehors de cela, aucun autre animal ne peut servir de sacrifice. On ne peut pas non plus acheter de la viande et la donner en guise de sacrifice, ni utiliser à cette fin des animaux congelés ou de la viande en conserve, leur immolation étant intervenue avant l’échéance du sacrifice et parce que ces animaux n’appartiennent pas au moment de l’immolation à l’acheteur qui les offrirait en sacrifice. Fait également exception l’avis rapporté de la part de Bilâl qui dit : "Peu m’importe de ne sacrifier qu’un coq, et si je le donnais à un orphelin démuni, cela me serait plus agréable." Ces avis reflètent l’avis de certains qui préféraient que l’on fasse don du prix de la bête sacrifiée plutôt que de l’immoler. Telle fut l’opinion d’Ash-Sha`bî, de Mâlik et de Abû Thawr. [Tafsîr Al-Qurtubî]

L’opinion la plus juste est celle qui considère que l’accomplissement du sacrifice est plus méritoire que le versement de sa valeur en aumône, car il s’agit d’une sunnah confirmée dont le mérite est mentionné dans les textes.

Ceci dit, quels sont les critères d’âge, de forme et de quantité que l’on doit veiller à respecter lors du sacrifice des chameaux, des bovins, des ovins ou des caprins ?

Plusieurs hadiths furent relatés concernant l’âge et les caractéristiques affectant l’acceptabilité de la bête de sacrifice, comme le hadith rapporté par Muslim et d’autres stipulant : « Ne sacrifiez qu’une bête âgée de deux ans et plus (musinnah), sauf si vous n’avez pas les moyens, auquel cas sacrifiez un mouton âgé d’un an (jadh`) » ou le hadith de Muslim stipulant que la chèvre âgée d’un an n’est pas un sacrifice valable. Il y a aussi le hadîth rapporté par Ahmad et par les auteurs des Sunan interdisant le sacrifice des bêtes ayant perdu une moitié de corne ou d’oreille, ou celles manifestement borgnes ou clairement malades, ou les bêtes boiteuses ou chétives, ou celles ayant l’oreille coupée en grande partie par devant, sur le côté, ou fendue dans le sens de la longueur ou percée, ainsi que le hadith rapporté par Ahmad et Abû Dâwûd interdisant le sacrifice de la bête amputée totalement de l’oreille (musfarrah), ou de la corne (musta’salah), ou la bête aveugle (bakhqâ’) ou poussive (mushayya`ah).


 
Autres directives relatives au sacrifice

 

Si le sacrifice correspond à un vœu (nadhr), il n’est pas licite pour son propriétaire d’en manger quoi que ce soit ; il doit en faire don entièrement, selon les Hanafites et les Shâféites. Tandis que pour les Hanbalites, il est au contraire sunnah d’en manger : on en mange un tiers, on fait cadeau d’un tiers et on fait aumône d’un tiers. Quant au sacrifice non lié à un vœu, il n’est pas obligatoire d’en donner une part en aumône, mais cela est sunnah seulement.

Abû Saïd rapporta que Qatâdah Ibn An-Numân l’informa que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) se leva (un jour) et dit : «Je vous avais interdit de manger la viande du sacrifice au-delà de trois jours. Je vous y autorise désormais ; mangez-en comme bon vous semble. Mais ne vendez pas les viandes de sacrifice (hady et udhiyah inclus). Mangez-en, donnez-en en aumône, profitez de leurs peaux mais ne les vendez pas. Et si l’on vous en propose quelque chose, mangez-en comme il vous plaît. » [Rapporté par Ahmad] Le Messager avait interdit à ses Compagnons de faire des réserves de viande, et leur avait dicté d’en donner une part aux nécessiteux qui se rendaient exprès à Médine pendant l’aïd pour recevoir cette obole. Puis, il leur permit d’en manger et d’en mettre de côté pour leurs enfants. Mais il n’est pas permis de vendre la bête sacrifiée, ni même sa peau.

 

Source : islamophile

Traduit de l’arabe de l’encyclopédie de fatwas d’Al-Azhar.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 14:38


Le sacrifice rituel de l’Aïd Al-Adhâ par Sheikh `Atiyyah Saqr (partie1/2)


Le vocable ud-hiyah possède quatre variantes dans la langue arabe: ud-hiyah ou ud-hiyyah ; id-hiyah ou id-hiyyah, dont le pluriel est adâhî ou adâhiyy ; dahiyyah dont le pluriel est dahâyâ ; ad-hâh dont le pluriel est ad-hâ, à l’instar de artâh et artâ. C’est cette variante qui a donné son nom au jour (de la fête) du sacrifice. Ce terme désigne la bête offerte en sacrifice car le rituel est accompli au lever du soleil (en arabe, duhâ). An-Nawawî dit : « Le vocable ad-hâ est masculin dans le dialecte de Qays et féminin dans celui de Tamîm. »

Dans le jargon juridique, le vocable ud-hiyah désigne les chameaux, bovins, ovins et caprins sacrifiés le Jour du Sacrifice (Yawm An-Nahr) et pendant les jours du Tashrîq dans le dessein de se rapprocher De Dieu. Toute bête immolée n’appartenant pas à l’une de ces trois catégories n’est pas une ud-hiyah. Toute bête immolée en dehors des jours susmentionnés n’est pas une ud-hiyah non plus, pas plus que celle immolée pour un autre dessein que celui de se rapprocher de Dieu.


Rétrospective historique

Faire des offrandes aux dieux est une pratique ancienne. Allah Taâla dit au sujet des deux enfants d’Adam, Abel et Caïn : «Récite-leur encore l’histoire des fils d’Adam, en vérité, lorsque tous deux offrirent une oblation : accueillie de la part de l’un d’eux, elle ne le fut pas de l’autre. » [Sourate 5 ; 27]. Il dit également au sujet des Juifs : « À ceux qui disent : “Dieu a requis de nous pacte de ne croire à aucun envoyé tant qu’il ne nous produirait pas une offrande que dévorât le feu (céleste)” » [Sourate 3 ; 183]

Les exégètes disent que : « La sœur jumelle de Caïn, prénommée Iqlîmyâ’, était belle tandis que la sœur jumelle d’Abel, qui se prénomait Liyûdhâ, ne l’était pas. Or, la loi d’Adam stipulait qu’une sœur née d’une grossesse devait épouser son frère né d’une autre grossesse. Caïn envia alors Abel et voulut garder sa belle sœur jumelle pour lui. Les injonctions et remontrances de son père n’y firent rien. Ils décidèrent alors de faire une offrande ; Caïn offrit une botte de blé en épi tandis qu’Abel offrit un bélier. Dieu accepta l’offrande d’Abel. On rapporta que ce bélier fut élevé au paradis avant que Dieu ne l’envoie en substitution du sacrifice d’Ismaël (‘alayhi Assalam). Récit rapporté par Sa`îd Ibn Jubayr et d’autres ; Seul Dieu en connaît l’authenticité. » [Tafsîr Al-Qurtubî]

La production d’offrandes fut une pratique courante chez les Juifs pour reconnaître la véracité des prophètes, puis abrogée par Jésus le fils de Marie, conformément au rapport d’Al-Qurtubî.

Les historiens disent que les oblations consistaient à offrir des animaux, puis cette pratique s’étendit au sacrifice d’êtres humains. Il se peut même que la vision d’Abraham qu’il sacrifiait son fils procède de cette pratique. Le Très-Haut dit : « Quand celui-ci eut l’âge d’aller avec son père, son père lui dit : “Mon fils, je me suis vu en songe en train de t’immoler. Qu’en penses-tu ?” Il dit : “Mon père, fais ce qui t’est ordonné. Tu me trouveras endurant si Dieu veut.” » Jusqu’à ce qu’Il dise : « Nous le rachetâmes par un prestigieux sacrifice. » [Sourate 37 ; 102-107]

De même, le sacrifice humain était connu chez les Arabes avant l’avènement de l’islam. On relate que `Abd Al-Muttalib fit vœu de sacrifier l’un de ses enfants, si Dieu lui en donnait dix. Le tirage au sort désigna son fils `Abd Allâh, le père du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), mais les Quraysh l’empêchèrent de le sacrifier de peur que cette pratique devienne une tradition. Cette affaire se dénoua par le sacrifice de cent chameaux à la place de l’enfant. Al-Hâkim rapporta selon Mu`âwiyah qu’un bédouin s’adressa au Messager (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) lui disant : « Ô fils des deux sacrifiés ». Le Prophète sourit et ne s’en offusqua point. Les deux sacrifiés dont il est question sont Ismaël le fils d’Abraham et `Abd Allâh le fils de `Abd Al-Muttalib.

Dans l’Égypte ancienne, certains notables sacrifiaient leurs épouses et leurs esclaves et l’on brisait les lances et les flèches près de leurs tombes, afin qu’ils aillent dans l’au-delà complètement purifiés sans armes ni courtisans.

De même, les Juifs offraient des sacrifices au Dieu « Yahvé » pour remercier et demander pardon lors d’un festival imposant tenu au Temple sous l’égide des prêtres ; le jour du Shabbat — le jour de repos — se tenait un festival spectaculaire à cette fin.


Le sacrifice rituel dans l’islam

Après cette introduction historique, nous affirmons que l’islam avalisa le principe de se rapprocher de Dieu par le sacrifice des animaux et le régula d’une manière très précise. La sagesse sous-jacente à ce rite possède deux dimensions.

La première est historique et consiste à commémorer le sacrifice d’Abraham de son fils Ismaël. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) le souligna dans un hadith rapporté par Ahmad, Ibn Mâjah et At-Tirmidhî, selon Zayd Ibn Arqam : « On interrogea le Prophète disant : “Ô Messager d’Allah, que sont ces offrandes ?” Il répondit : “C’est la tradition de votre père Abraham.” On demanda : “Quelle est notre rétribution ?” Il répondit : “Pour chaque poil, vous recevez une bonne action.” On demanda : “Et (les animaux à) laine ?” Il dit : “Pour chaque fibre de laine, vous recevez une bonne action.”»

La seconde dimension est sociale et consiste à offrir de la nourriture et à contribuer au bien-être des pauvres à l’occasion de la fête ; à l’origine, il s’agissait de faire profiter les habitants de la Mecque et les visiteurs venus pour accomplir les rites du pèlerinage. Le Très-Haut dit : « À chaque communauté Nous avons assigné un lieu rituel afin qu’ils invoquent le nom de Dieu sur la bête de troupeau qu’il leur a attribuée » [Sourate 22 ; 34] Il dit également : « Lance parmi les hommes l’appel au pèlerinage : ils viendront à toi à pied ou sur quelque bête amaigrie, affluant de tout profond défilé § pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom de Dieu, en des jours bien déterminés, sur Notre attribution, sous la forme d’une bête de troupeau : Mangez-en et nourrissez-en le malheureux indigent » [Sourate 22 ;27- 28]

Quant à ceux qui ne participent pas à la saison du pèlerinage, le sacrifice consiste pour eux — outre le fait de commémorer la tradition d’Abraham — à contribuer au bien-être des pauvres et à répandre la gaieté et la joie, sans oublier la rétribution divine escomptée pour cet acte.

Preuves de l’institution du sacrifice en islam

Le sacrifice est un rituel institué par l’islam, comme le démontrent les textes tirés du Coran, de la Sunnah et l’unanimité des savants à ce sujet. En ce qui concerne le Coran, le Très-Haut dit : « Nous t’avons certes, accordé l’Abondance. § Accomplis donc la prière pour ton Seigneur et sacrifie. § C’est certes celui qui te hait qui est sans postérité » [Sourate 108 ; 1-3] et ce, conformément à l’avis qui affirme que cette sourate est médinoise car les prières des deux Aïds ont été instituées après l’hégire. Cette opinion est celle d’Al-Hasan, `Ikrimah, Mujâhid et Qatâdah. Ainsi Dieu ordonna à Son Messager de procéder au sacrifice après la prière, alors qu’avant cette injonction il sacrifiait d’abord puis priait, d’après le rapport d’Anas [Tafsîr Al-Qurtubî]. On dit aussi que cette sourate fut révélée à Al-Hudaybiyah, lorsqu’on empêcha le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) de se rendre en pèlerinage à la Mecque. Alors, Dieu lui ordonna d’accomplir la prière et de sacrifier les chameaux qu’il avait emmenés en guise d’offrande, puis de s’en aller. Telle est l’opinion de Sa`îd Ibn Jubayr.

Enfin, si l’on adopte l’avis selon lequel cette sourate serait mecquoise, alors elle ne peut pas servir de preuve pour l’institution du sacrifice rituel, car le pèlerinage et le sacrifice rituel ne furent institués qu’après l’immigration depuis la Mecque (l’hégire). Et puis, quel rapport y a-t-il entre le fait que Dieu ait accordé Al-Kawthar (l’Abondance) — ce terme désigne l’apostolat, ou un fleuve magnifique dans le Paradis, ou encore le Bien en abondance — à son Messager et la prière et le sacrifice subséquent ? On dit que cette sourate fut révélée après que les polythéistes mecquois aient raillé le Prophète suite au décès de son fils et l’aient traité de abtar c’est-à-dire l’homme privé de descendance et de postérité. Dieu l’en consola disant qu’Il lui avait accordé un bien meilleur qu’une descendance, à savoir Al-Kawthar. On en retient que le recours à cette sourate comme preuve de l’institution du sacrifice rituel n’est pas solide.

Les preuves tirées de la Sunnah proviennent du hadith rapporté par Al-Bokhari et Muslim, d’après Anas : « Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) sacrifia deux boucs quasiment blancs (amlahayn) et cornus. Il les sacrifia de sa propre main et prononça le Nom de Dieu et dit “Allâhu Akbar”, et mit son pied sur leur flanc. ». L’épithète amlah désigne la chose qui est plus blanche que noire. On dit aussi que cela désigne la chose qui est d’un blanc très pur. [...] Des preuves supplémentaires sont tirées des hadiths relatant les mérites du sacrifice et la meilleure heure pour l’accomplir. De plus, les savants sont unanimes sur l’institution de ce rituel.


Le statut juridique du sacrifice

Ayant apporté la preuve que le sacrifice rituel est une institution islamique, et que ce n’est nullement une pratique interdite, on peut s’interroger sur le statut juridique de ce rituel : est-il obligatoire ou recommandé ? Rappelons en effet que les obligations appellent une rétribution pour celui qui les accomplit et un châtiment pour celui qui s’en abstient, tandis que les choses recommandées appellent une rétribution pour celui qui les accomplit mais n’engagent pas de châtiment pour celui qui s’en abstient.

La majorité des savants est d’avis qu’il s’agit d’une sunnah non obligatoire. Dans son commentaire de Sahîh Muslim, An-Nawawî dit : « Les savants divergèrent sur le caractère obligatoire du sacrifice pour le riche. La majorité dit qu’il s’agit d’une sunnah pour lui ; s’il s’en abstient sans raison, il ne commet point de péché et il n’est pas tenu de le rattraper. Telle était l’opinion d’Abû Bakr As-Siddîq, de `Umar Ibn Al-Khattâb, de Bilâl, de Abû Mas`ûd Al-Badrî, de Sa`îd Ibn Al-Musayyib, de `Alqamah, d’Al-Aswad, de `Atâ’, de Mâlik, de Ahmad, de Abû Yûsuf, de Ishâq, de Abû Thawr, d’Al-Muzanî, d’Ibn Al-Mundhir, de Dâwûd et d’autres. Tandis que Rabî`ah, Al-Awzâ`î, Abû Hanîfah et Al-Layth dirent que c’est une obligation pour le riche, opinion partagée par certains malékites. An-Nakha`î dit : “(Le sacrifice) est obligatoire pour le riche sauf celui qui est en pèlerinage à Minâ.” Muhammad Ibn Al-Hasan dit : “C’est obligatoire pour les sédentaires (ceux qui ne sont pas en voyage).” L’opinion notoirement connue d’Abû Hanîfah stipule que le sacrifice est obligatoire (wâjib) pour le sédentaire qui possède la quotité (an-nisâb). Et Dieu est le plus savant. »

Ceux qui le tiennent pour une obligation s’appuient sur le verset : « Accomplis donc la prière pour ton Seigneur et sacrifie. » [Sourate 108 ; 2] affirmant que l’impératif signifie l’obligation. On répondit à ceux-là que le verset ne concerne pas le sacrifice rituel (al-ud-hiyah), comme nous l’avons précisé précédemment, et qu’il englobe tout culte qui ne doit être voué qu’à Dieu exclusivement.

Parmi les preuves avancées par ceux qui le tiennent pour une sunnah, il y a le hadith rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd et At-Tirmidhî, d’après Jâbir : « J’accomplis la prière de la fête d’Al-Adhâ avec le Messager d’Allâh (Salla Allah ‘alayhi wa Salam). Quand il en eut fini, il amena un bouc, le sacrifia et dit : “Bismillâh (Au Nom de Dieu) Allâhu Akbar. Ô Allâh, ceci est de ma part et de la part des membres de ma communauté qui n’ont pas sacrifié.” » ; Et le hadîth narré par Ahmad et Al-Bazzâr selon une bonne chaîne de garants, d’après Abû Râfi` : « Lors de la fête d’Al-Adhâ, le Messager d’Allâh (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) achetait deux gros boucs cornus et majoritairement blancs. Après qu’il eut prié et prêché, il amenait l’un des deux boucs sur son lieu de prière et l’immolait lui-même avec un couteau, disant : “Ô Allâh, ceci est de la part de ma communauté toute entière, de la part de toute personne (de ma communauté) ayant témoigné de Ton Unicité et témoigné que j’ai transmis (le Message).” Puis, on lui apportait le second bouc qu’il immolait lui-même disant : “Ceci est de la part de Muhammad et de la famille de Muhammad.” Ensuite, il distribuait leur viande aux pauvres et en mangeait lui et sa famille. De nombreuses années passèrent sans que nous ayions vu un homme des Banû Hâshim offrir de sacrifice, car Allâh, par le geste de Son Messager, les avait exemptés (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) et dispensés de cette dépense. » Une autre preuve du fait qu’il s’agit d’une sunnah et non d’une obligation réside dans le hadith rapporté par Ahmad, d’après Ibn `Abbâs, et attribué au Prophète : « Je fus ordonné d’accomplir les deux rak`ahs de la prière d’ad-duhâ mais pas vous, et je fus ordonné d’offrir le sacrifice mais pas vous. » Ce hadith fut également rapporté par Al-Bazzâr, Ibn `Adiyy et Al-Hâkim d’après Ibn `Abbâs avec cet énoncé : « Trois choses sont obligatoires pour moi et facultatives pour vous : le sacrifice, (la prière) d’al-watr et les deux rak`ahs d’ad-duhâ. » Cependant, ce hadith est jugé faible.

La majorité répondit au hadith avancé par les tenants de l’obligation, à savoir le hadîth rapporté par Ahmad et Ibn Mâjah, selon Abû Hurayrah, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit : « Quiconque est aisé et n’offre pas de sacrifice, qu’il n’approche pas notre lieu de prière. », que ce hadith n’exprime pas explicitement l’obligation — comme cela est précisé dans le Fath —, au même titre que les hadiths que nous citerons plus bas et qui indiquent le temps imparti pour le sacrifice et que toute personne ayant sacrifié avant cet intervalle de temps n’a plus qu’à recommencer.




Source : islamophile

Traduit de l’arabe de l’encyclopédie de fatwas d’Al-Azhar.

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 20:04

les 10 premiers jours de Dhul-Hijja



Dhul- Hijja est le 12ème mois du calendrier musulman. Mois sacré du Pèlerinage, cette période consacrait, avant la révélation du Coran, une trêve où les guerres et toute forme de violence étaient prohibées.

Allah Taâla dit : « Par l'Aube, et par les dix nuits. » (Sourate 89 ; 1- 2). Ibn Kathîr (Rahimaho Allah) a dit : Cela fait référence aux 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja.

Allah Taâla a dit aussi : « … Et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés… » (Sourate 22 ; 28). Ibn ‘Abbâs a dit à propos de l’explication de ce verset : « Ce sont les dix jours de Dhul-Hijja. »

Ibn 'Abbâs (Radia Allah ‘anh) a dit aussi : « Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours. » Les Compagnons dirent : « Même pas le Jihâd ? » Il dit : « Même pas le Jihâd, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien.» (Rapporté par Al-Bokhari).


Pour tirer bénéfice de ces dix jours


En priorité, il est recommandé au musulman d’accomplir le pèlerinage, s’il en a les moyens. Le jeûne est préconisé pour les non pèlerins. D’une manière générale, le musulman est exhorté à se consacrer à des actions bénéfiques en évitant les distractions et les actes pouvant conduire au péché. Il est particulièrement demandé de s'attacher au souvenir de Dieu par le Dzikr, le rappel du nom d’Allah, tout au long de ces jours. Il est recommandé de faire des efforts dans les actes d’adoration comme la prière, le rappel d’Allah, les contacts avec la famille, les aumônes, recommander le bien et d’interdire le mal, selon ses possibilités.

1- Prononcer les formules de rappel : Dire « Allâhu Akbar » (Takbîr), « Lâ Ilâha Illallâh » (Tahlîl), « Al-Hamdu Lilâh » (Tahmîd), car selon le hadith d’Ibn Omar (Radia Allah ‘anhoma) le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah Taala et au cours desquels les œuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours. Donc, dans cette période, répétez les formules «Allâhu Akbar», «Lâ Ilâha Illa'llâh», «Al-Hamdu Lilâh»» (Rapporté par At-Tabarânî).

On peut dire aussi : «Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Lâ Ilâha Illa'Llâh...Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Wa Lilâhil-Hamd»

Pendant ces jours il a rapporte que Ibn Omar (Radia Allah ‘anhoma) répétait le Takbîr à Mina pendant ces 10 jours, après les prières, au moment de se coucher, dans sa tente, dans ses assemblées et lors de ses promenades. Il est recommandé de dire le Takbîr à haute voix, selon ce qu’ont fait Omar, son fils et Abû Houraira (Radia Allah ‘anhom).

2- Le jeûne : certaines femmes du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) rapportent : « Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhul-Hijja, le jour d’Achoura, et trois jours par mois. » (Rapporté par l’imam Ahmad, Abû Dâwûd et An-Nassâ’î)

3- Le jeûne du jour d’Arafat (9ème jour de Dhul-Hijja): le jeûne de ce jour est une Sunna confirmée pour celui qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam): « J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. » (Rapporté par Muslim).

4- Le Hajj et la Omra : Abû Hurayra rapporte que du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Accomplir la Omra efface les péchés entre cette Omra et la dernière, et un Hajj accepté (d’Allah) n’a d’autre récompense que le paradis. » (Rapporté par Al-Bokhari et Muslim).

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 03:24


Les grands péchés :Al Kabahir (Partie 3)



Salam alikoum wa Rahmato Allah wa Barakato, voici la partie 3 du 69 GRANDS PECHES . Pour voir les parties précédentes 1; 2


21- Calomnier des femmes mariées : Allah Taâla dit : « Ceux qui lancent des accusations contre des femmes vertueuses, chastes et croyantes sont maudits ici-bas comme dans l’au-delà ; et ils auront un énorme châtiment ». (Sourate 24 ; 23). Allah Taâla dit aussi : « Et quand à ceux qui lancent des accusations (d’adultère) contre les femmes (Honnêtes) sans produire 4 témoins, fouettez-les de 80 coups de fouets. Ceux-là sont les pervers ». (Sourate 24 ; 4)

22- S’approprier du butin (à la fin d’une bataille ou détourner de l’argent du trésor public ou des aumônes): Allah Taâla dit : « Un Prophète n’est pas quelqu’un à s’approprier du butin. Quiconque s’en approprie, viendra avec ce qu’il s’est approprié le jour de la Résurrection. Alors à chaque individu on rétribuera pleinement ce qu’il aura acquis» (Sourate 3 ; 161). Omar Ben Al-Kattab (Radia Allah ‘anh) rapporte: Le jour de « Khaibar » quelques uns des compagnons du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) vinrent et lui dire : « Un tel est mort martyr, un tel est mort martyr ». L’Envoyé d’Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) leur répondit : « Non, il ne l’est pas car je l’ai vu en Enfer à cause d’un vêtement ou d’un manteau qu’il avait volé du butin » (rapporté par Muslim).

23- Pratiquer un vol quelconque : Allah Taâla dit : « Le voleur et la voleuse, couper leur une main à tous les deux, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah ». (Sourate 5 ; 38).

24- lutter contre Allah et son Messager ou pratique la discorde sur terre : Allah Taâla dit : « La récompense de ceux qui luttent contre Allah et son Messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’il soit tués, ou crucifiés, ou que soit coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux ignominie ici-bas, et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment ». (Sourate 5 ; 33).

25- Pratiquer des serments mensongers : Allah Taâla dit : « Ceux qui vendent à vil prix leur engagement avec Allah ainsi que leurs serments n’auront aucune part dans l’au-delà, et Allah ne leur parlera pas, ni ne les regardera, le jour du Jugement dernier, ni ne les purifiera ; et ils auront un châtiment douloureux ». (Sourate 3 ; 77). Abû Oumama (Radia Allah ‘anh) rapporte : « Nous étions chez le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) il nous dit : « Celui qui s’empare des biens d’un homme Musulman par un faux serment (mensonger), Allah le précipitera dans l’enfer et lui interdira l’accès au Paradis ». Un homme lui demanda : « Même si ces biens ont peu de valeur ? ». - Oui, même s’il s’agit d’un bâton d’arak lui répondit-il ». (Rapporté par Muslim).


26-
Pratiquer l’injustice : Allah Taâla dit :" Quiconque parmi vous aura été injuste ! Nous lui ferons goûter un grand châtiment". (Sourate 25 ; 19), dans une autre sourate Allah Taâla dit :" Nous avons préparé pour les injustes, un feu dont les parois les cerneront de toutes part, cependant que, s'ils implorent la pluie, il pleuvra sur eux une eau de métal fondu rôtissant les visages...." Sourate 18 ; 29). Abû Mussa (Radia Allah ‘anh) a dit: " Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam)  a dit : « Allah accorde un répit à l'homme injuste, mais quand il veut le châtier, il ne lui laisse aucune issue pour s'échapper ». Puis il récita ce verset : « Telle est la saisie de ton seigneur quand il saisit les cités lorsqu’elles ont été injustes. Sa saisie est douloureuse, forte, vraiment »! (Sourate 11 ; 102)" (Rapporté par Al Bokhari et Muslim).

27- Pratiquer un prélèvement quelconque (Dîme, sur une marchandise, droit de passage, toutes formes de rackets, bakchichs douane ou police) : Allah Taâla dit  « Il n’y a de voie (de recours) que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre : Ceux-là auront un châtiment douloureux ». (Sourate 47 ; 42).

28- S’acquérir et dilapider tout ce qui est illicite : Allah Taâla dit  « Et ne dilapider pas mutuellement et illicitement vos biens, et ne vous en servez pas pour corrompre des juges pour vous permettre de dilapider une partie des biens des gens, injustement et sciemment ». (Sourate 2 ; 188). Ibn Abbas (Radia Allah ‘anh) à interprété ce verset dans le sens suivant : «Il s’agit d’une personne qui œuvre à posséder les biens par de faux serments pour s’emparer des biens de son frère injustement. Ceci comprend deux façons de procéder : la première c’est d’acquérir ces biens par contrainte, vol ou déloyauté. La seconde par des moyens de frivolité ou de jeux de hasard ».

30- se suicider : Allah Taâla dit : « Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah en vérité, est miséricordieux envers vous. Et quiconque fait cela, par excès ou iniquité. Nous le jetterons au Feu. Voilà qui est facile pour Allah ». (Sourate 4 ; 28-29). Abû Houraira (Radia Allah ‘anh) a rapporté ces propos du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) : « Quiconque se tue par un morceau de fer, se frappera le ventre éternellement dans le feu de l’enfer. Quiconque se tue en prenant du poison, boira éternellement ce poison dans le feu de l’enfer. Quiconque se tue en ce jetant dans un précipice, tombera dans le feu de l’enfer pour y demeurer éternellement ». (Rapporté par Al Bokhari et Muslim).

Source: Al-Kabair DE Mohammed Ben Ahmad Ben Othman Adh-Dhahabi .

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