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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 04:02

Les grands péchés: Al Kabahir (Partie 2)

      
         Salam alikoum wa Rahmato Allah wa Barakato, voici la partie 2 du
69 GRANDS PECHES. (Partie 1)

11- Pratiquer l’homosexualité: Allah Taâla dit : « Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais n’êtes-vous que des gens transgresseurs ? Nous le sauvâmes (le prophète Lot), lui et toute sa famille. Sauf sa femme qui fut parmi les exterminés. Puis nous détruisîmes les autres. Et Nous fîmes pleuvoir (sur la ville de Sodome) sur eux une pluie de pierres. Et quelle pluie fatale pour ceux qui furent avertis » (Sourate 21 ; 165-173).

12°- Pratiquer des prêts avec des intérêts (l’usurier): Allah Taâla dit : « Oh les croyants ! Ne pratiquez pas l’usure en multipliant démesurément votre capital ! Et craigniez Allah afin que vous réussissiez ! » (Sourate 3 ; 130). Ibn Mas’ûd (Radia Allah ‘anh) rapporte : «le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a maudit celui qui prenait le profit usuraire (l’intérêt) et celui qui le donnait». (Rapporté par Muslim)

 13- Dilapider les biens d’un orphelin dont on a la charge: Allah Taâla dit  «Ceux qui dilapident les biens d’un orphelin ne font qu’emplir leurs entrailles de feu. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l’Enfer» (Sourate 4 ; 10).

14- Pratiquer le mensonge contre Allah ou son Messager: Allah Taâla dit  «El au jour de la Résurrection, tu verras les visages devenus noirs de ceux qui mentaient sur Allah »  (Sourate39 ; 60)

15- Fuir la lutte (ou le combat) dans le chemin d’Allah: Allah Taâla dit : « O vous qui croyez quand vous rencontrez (l’armée) des mécréants en marche ne leur tournez pas le dos. Quiconque tourne le dos, à moins que ce soit par tactique de combat, ou pour rallier un autre groupe – Celui-là encourt la colère d’Allah et son refuge sera l’enfer. Et quelle mauvaise destination ! ». S8, (Sourate 8 ; 16)

16°- Lorsque l’on est investit de pouvoir (Royauté ou autre) tromper ses sujets (ou ses électeurs) et les traiter avec injustice : Allah Taâla dit  : « Et baise ton aile (soit bienveillant) envers les croyants qui te suivent » (Sourate 26 ; 215), Allah Taâla dit aussi « Certes Allah vous commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches ; Et il interdit la turpitude, l’acte répréhensible, ainsi que de violer les droits des autre » (Sourate 16, 90). Maaqal Ibn Yâsar (Radia Allah ‘anh) rapporte : j’ai entendu dire par le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) : « Tout homme à qui Allah a investit de pouvoir et qui meurt alors qu’il trompe ses administrés, Allah lui interdit le Paradis » (Rapporté par Muslim).

17- Agir avec orgueil ou fierté: Allah Taâla dit : « Votre DIEU est un DIEU unique. Ceux qui ne croient pas en l’au-delà... sont rempli d’orgueil. Nul doute qu’Allah sait ce qu’ils cachent et ce qu’ils divulguent. Et assurément Il n’aime pas les orgueilleux ». (Sourate 146 ; 22-23). Allah Taâla dit  aussi « Et ne foule pas la terre avec orgueil » : Tu ne sauras jamais fendre la terre ni atteindre la hauteur des montagnes ». (Sourate 17 ; 37). Ibn Masoud (Radia Allah ‘anh) rapporte que  le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « N’entera jamais au Paradis celui qui a dans son cœur le poids d’un atome d’orgueil. Quelqu’un a dit : On aime pourtant avoir un bel habit et de belles chaussures. Il a dit (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) : Allah est beau et Il aime la beauté. L’orgueil c’est le fait de ne pas accepter une vérité venant des autres et de les mépriser » (rapporté par Muslim).

 18- Commettre de faux témoignages : Allah Taâla dit : « Ceux qui ne font pas de faux témoignages ». (Sourate 21 ; 72). Allah Taâla dit aussi : «Abstenez-vous de paroles mensongères » (Sourate 22 ; 30).

19- Consommer de l’alcool : Allah Taâla dit : « O les croyants ! Le vin, les jeux de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination du Diable. Ecartez-vous en afin que vous réussissiez.  Le Diable ne veut jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, que l’inimitié et la haine, et vous détourner d’invoquer Allah et de la prière. Allez-vous donc y mettre fin ? ». (Sourate 5 ; 90-91).


20-
S’adonner aux jeux de hasard : Allah Taâla dit : « O les croyants ! Le vin, les jeux de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination du Diable. Ecartez-vous en afin que vous réussissiez.  Le Diable ne veut jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, que l’inimitié et la haine, et vous détourner d’invoquer Allah et de la prière. Allez-vous donc y mettre fin ? ». (Sourate 5 ; 90-91). Sont interdits : Toutes formes de loteries ou Loto et autres tickets à gratter. Toutes formes de paris : Tiercé ou autres. Tous les jeux (y compris les cartes, les dés etc..) qui utilisent et dilapident l’argent ou les biens de la famille. Allah Taâla dit : « Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens.. ». (Sourate 2 ; 188).

Source: Al-Kabair DE Mohammed Ben Ahmad Ben Othman Adh-Dhahabi .
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Published by Imaniatte - dans JURISPRUDENCE
5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 19:14


Les grands péchés: Al Kabahir (Partie 1)



Allah Taâla nous dit dans le Saint Coran : « Si vous évitez les grands péchés qui vous sont interdits, Nous effacerons vos méfaits de votre compte, et Nous vous ferons entrer au Paradis » (Sourate 4 ; 31),  Allah Taâla nous dit aussi: « Ceux qui évitent les grands péchés ainsi que les turpitudes et qui ne commettent que des fautes légères. Certes le pardon de Ton seigneur est immense » (Sourate 53 ; 32).

Abû Houraira (Radia Allah ‘anh) rapporte que le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: « Chacune des cinq prières efface les péchés commis entre le moment de son accomplissement et la prière précédente. De même la Prière du vendredi efface les péchés commis depuis le vendredi précédent, à condition de s’abstenir de faire de grands péchés (Al-Kabair) ». (Rapporté par Muslim).

Othman Iben Affan (Radia Allah ‘anh) a dit : « J’ai entendu le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dire : « Toutes les fois qu’un Musulmans (ou une Musulmane) quand vient l’heure d’accomplir la prière obligatoire, fait ses ablutions avec le plus grand soin, puis réalise sa prière avec le recueillement et l’humilité nécessaire en accomplissant des gestes parfaits (inclinaison, prosternation), cela lui efface automatiquement tous les péchés précédents tant qu’il ne commet pas de grands péchés et ce durant toute sa vie ».(Rapporté par Muslim).


Quels sont donc ces grands péchés ?


D’après Mohammed Ben Ahmad Ben Othman Adh-Dhahabi dans son livre Al-Kabair, Il est important de savoir qu’il existe : 69 GRANDS PECHES.

1-
Pratiquer le Polythéisme : Allah Taâla dit: « Quiconque associe à Allah d’autres divinités, Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu ». (Sourate 5 ; 72). Autre forme de Polythéisme : faire un acte par ostentation, Abû Houraira (Radia Allah ‘anh) a rapporté que le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam)  a dit : qu'Allah Taâla a dit: "Je me suffis à Moi-même que je n'ai pas besoin d'associé. Dès lors, celui qui fera une action pour plaire à un autre que Moi, Je délaisserais son action, l'abandonnant à celui (ou celle) qu'il aura associé à Moi ! “. (Rapporté par Muslim)


2- Accomplir un meurtre : Allah Taâla dit: « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera l’enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment ». (Sourate 4 ; 93),


3- Pratiquer la magie : Allah Taâla dit: « Les diables sont les incroyants, ils enseignent la magie… Celui qui l’acquiert (ce pouvoir) n’aura aucune part dans l’au-delà ». (Sourate 2 ; 102).


4- Négliger les prières obligatoires : « Malheur donc, à ceux qui prient tout en négligeant (et retardant) leur prière». (Sourate 107 ; 4-5). Allah Taâla dit aussi : « Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition » (Sourate 19 ; 59). Burayda (Radia Allah ‘anh) rapporte que le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Le pacte qui existe entre eux et nous est la prière. Quiconque l’a délaissée est dores et déjà un mécréant ». (Al-Thirmidy)


5- Ne pas donner l’aumône obligatoire (Azzakat) : «Ô vous qui croyez ! Beaucoup de rabbins et de moines dévorent, les biens des gens illégalement et [leur] obstruent le sentier de Dieu. A ceux qui thésaurisent l'or et l'argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu, annonce un châtiment douloureux. le jour où (ces trésors) seront portés à l'incandescence dans le feu de l'Enfer et qu'ils en seront cautérisés, front, flancs et dos : voici ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goûtez de ce que vous thésaurisiez ». (Sourate 9 ; 34-35). Abû Zarr (Radia Allah ‘anh) rapporte : « Je me dirigeai vers le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) qui se trouvait à l’ombre de la Ka’ba. Lorsqu’il me vit il dit : « Ils sont perdants par le seigneur de la Ka’ba »…Je répondis qui sont ces perdants ? ». Il me répondit : « Les plus fortunés, à moins qu’ils ne dépensent leur argent par-ci, par-là en aumônes, mais ils sont quand même très rares. Il n’y a aucun homme qui possèdent des chameaux, des vaches, et des moutons et ne paye pas la zakat à leur sujet, sans que ces animaux ne viennent, au jour de la résurrection plus gros qu’ils étaient (dans ce monde) le frapper par les cornes et le fouleront de leurs sabots, de sorte que le premier, de ces animaux aura passé, le dernier reviendra, jusqu’à ce que les comptes des hommes aient été réglés » (Rapporté par Muslim).


6- Rompre volontairement le jeûne un jour du mois de Ramadan : Allah Taâla dit : «Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété. Pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d'autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu'avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu'un fait plus de son propre gré, c'est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si vous saviez ! » (Sourate 2 ; 183-184). Celui qui rompt le jeûne : manger ou boire volontairement pendant le mois de ramadan doit expier son péché de la façon suivante: Jeûner pendant deux mois consécutifs ou donner à manger à soixante pauvres ou affranchir un esclave croyant et ceci autant de fois que la faute est commise.


7- Ne pas accomplir le Pèlerinage à la Mecque alors que l’on a les moyens : Allah Taâla dit : « Oui, la première maison qui a été désignée aux hommes c'est bien celle de la Mecque, bénie, pour la guidée des mondes » (Sourate 3 ; 96-97). Ali Iben Talib (Radia Allah ‘anh)  a dit : « Quiconque possède des provisions et une monture capable de le transporter à la maison Sacrée d’Allah, mais qui n’accomplit pas le pèlerinage, qu'il meurt à l’état de juif ou de chrétien ».(Rapporté par Al-Tirmidhy).


8- Etre ingrat envers ses parents: Allah Taâla dit « et ton Seigneur a décrété : "n'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : "Fi !" et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde; abaisse pour eux l'aile de l'humilité; et dis : "Ô mon Seigneur, fais-leur; à tous deux; miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit » (Sourate 17 ; 23-24).


9- Rompre les liens de parentés (ou fuir ses proches parents) : Abû Houraira (Radia Allah ‘anh) a rapporté que le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam)  a dit :" Lorsqu' Allah eut terminé de créer toutes les créatures, le lien de parenté se leva, alla chercher refuge auprès d'Allah et lui dit :" Arrête-Toi, Seigneur! C'est la requête de celui qui sollicite Ta protection contre la rupture ! Allah répondit : " Es-tu satisfait si J'accorde Mes faveurs à celui qui cherche à te sauvegarder, et si Je rejette celui qui te coupera ? ". Le lien de parenté dit alors :" Tout à fait, O Maître et Seigneur! Allah dit : " Il en sera ainsi ! " (Rapporté par Al-Bokhari). Allah Taâla dit aussi: « Si donc vous êtes investis de pouvoir, se peut-il que vous alliez commettre le désordre sur terre et rompant vos liens de parentés ? Ceux-là, Allah les a maudit, puis Il les rend sourds, et Il aveugle leurs yeux ». (Sourate 47 ; 22- 23).


10- Pratiquer l’adultère : Allah Taâla dit : « Et n’approchez pas de l’adultère (ou la fornication). En vérité c’est une abomination et un mauvais chemin» (Sourate 17 ; 32). La punition est décrite dans la sourate 24 verset 2 : « Le fornicateur et la fornicatrice, fouettez-les chacun de cent coups de fouet et ne soyez pas pris de pitié dans l’exécution de la loi de Dieu ».

 

Source: Al-Kabair DE Mohammed Ben Ahmad Ben Othman Adh-Dhahabi .


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Published by Imaniatte - dans JURISPRUDENCE
29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 13:23



Les dix-sept péchés tirés de la Sunnah par Abû Tâlib Al-Makkî


Les péchés se subdivisent en péchés capitaux ou majeurs (kabâ’ir) et en péchés véniels ou mineurs (saghâ’ir). Certains savants ne sont pas de cet avis et prétendent que toute entorse à une loi divine est un péché majeur. Même si l’intention de ces savants est louable (s’écarter de tout type de péché), leur avis demeure cependant faible, car Allah Taâla dit : « ceux qui évitent les plus grands péchés ainsi que les turpitudes et qui ne commettent que des fautes légères. Certes, le pardon de Ton Seigneur est immense. » [Sourate 53 ; 32]

Allah Taâla dit également : « Si vous évitez les grands péchés qui vous sont interdits, Nous effacerons vos méfaits de votre compte, et Nous vous ferons entrer en un Lieu honorable. » [Sourate 4 ; 31]

Les savants ont divergé au sujet du nombre et de la nature des péchés majeurs. Abû Tâlib Al-Makkî a mentionné dix-sept péchés tirés de la Sunnah. Ils se déclinent comme suit :


Quatre dans le cœur :

1- associer d’autres divinités à Dieu.

2- persister dans la transgression de la loi de Dieu.

3- désespérer de la Miséricorde de Dieu.

4- ne pas craindre le châtiment de Dieu en pensant qu’Il ne sévira pas contre les transgressions dans ce monde.

 

Quatre par la langue :

1- porter faux témoignage.

2- accuser injustement d’adultère une personne vertueuse et chaste.

3- pratiquer la magie.

4- mentir sous serment afin de s’emparer d’un bien ou afin d’avantager une personne qui est dans le tort.

 

Trois liés au ventre :

1- boire le vin ou toute autre boisson qui provoque la perte de la raison.

2- dépenser à son propre profit l’argent des orphelins.

3- vivre d’un argent issu de l’usure, laquelle est strictement interdite.


 Deux sont liés au sexe :

1- commettre la fornication

 2- la sodomie.

 

Deux concernent les mains :

1-tuer.

2-voler.

 

Un concerne les pieds :

Fuir l’ennemi au cours d’une bataille ; il n’est en effet pas permis de fuir devant un ennemi au plus deux fois plus nombreux.


 Un concerne le corps tout entier :

l’ingratitude envers les parents, qui se manifeste lorsqu’une personne désobéit à ses parents et n’accomplit pas ses devoirs envers eux, ou envers l’un d’eux, en terme de respect, de soins et de subvention à leurs besoins, qu’il s’agisse de besoins financiers ou affectifs.

Tel est le point de vue d’Abû Tâlib Al-Makkî. Celui-ci n’a néanmoins pas classifié les péchés qu’il mentionne en péchés majeurs ou mineurs.

Source : islamophile

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 17:29

L’importance des liens de parentés en Islam

 

Allah Taâla nous a ordonné de préserver les liens de parenté, et d’avoir un bon comportement avec nos proches. Ces liens de parenté « Silato Arahim » sont des liens sacrés et leur sauvegarde sont un fondement de l'Islam car non seulement le respect des liens de parenté est une condition pour être agréé d'Allah Taâla mais ils constituent l'équilibre de la famille et de la nation entière.

Allah Taâla dit: " …..Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement". [Sourate 4-1]

 

Abu Horaira (Radia Allah ‘anh) a rapporté que le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Après qu’Allah, le Très-Haut a fini de créer les créatures, les liens familiaux se sont levés et ont dit : ceci est le rang de ceux qui  cherchent la protection d’Allah contre la rupture des relations familiales. Allah leur répond : oui, et leur dit : voulez-vous que je tienne à celui qui tient à vous et rompe avec celui qui rompt avec vous ? Elles répondirent : oui. Allah leur dit : je vous l’accorde. »

 

Certes l'Islam incite à bien maintenir les liens de parenté afin de raffermir les relations de proximité et d'étendre la bonne entente et l'affection entre les musulmans. Un jour un compagnon a interrogé le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) en disant : "Ô Messager de Allah, indique-moi un acte par lequel, en le faisant, j'entre au paradis". Il a répondu: "Donne à manger, maintiens les liens de parenté, accomplis la prière de nuit pendant que les gens dorment, tu entreras au paradis en paix".

Quels sont les liens de parenté et les proches?

Les liens de parentés à respecter selon leur rang de priorité, à savoir: Les pères et mères, les frères et sœurs, les grands pères et grandes mères, les oncles paternels et maternels, les tantes paternelles et maternelles, les cousins paternels et maternels.

Et fait partie de ces liens les gendres (beau-fils), car Allah Taâla nous a recommandé de se comporter bien avec eux: "Et c'est Lui qui de l'eau a crée une espèce humaine qu'Il unit par les liens de la parenté et de l'alliance." [Sourate 25 ,54].

 


Quelle est la notion des proches parents?

 

La parenté est les proches de la personne qu'ils soient du côté de son père ou de sa mère et quiconque rompt avec l'un d'eux mérite le lourd châtiment d’Allah. Allah Taâla dit: "Vous réussirez si vous arrêtez de semer la destruction sur terre et de rompre vos liens de parenté ; car ceux-là sont ceux que Allah a maudit, alors Il les a rendus sourds et aveugles". [Sourate 47, 22-23].

Etant que musulman, il faut :

- reconnaître ses proches et être fier d'eux, et ne jamais les nier.

- Leur rendre visite

- La priorité est toujours d'abord au plus proche puis au proche lointain, selon l'ordre établi ci-dessus.

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: " La tante maternelle est comme la mère ". (Rapporté par Attirmidhi)

- Les aider financièrement, s'ils sont dans le besoin, et en priorité les parents.

Selon Anas (Radia Allah ‘anh), Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: " Celui qui aimerait bien qu'on élargisse sa subsistance et qu'on retarde l'échéance de sa mort, qu'il se montre bon avec ses proches! " (URA)

Selon Ibn 'Amer (Radia Allah ‘anh), le Prophète Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: " L'aumône faite au pauvre est une simple aumône et, au proche, elle en compte deux: une aumône et un respect des liens de parenté". (Rapporté par Attirmidhi) 

- Les contacter par tous les moyens, s'ils sont loin, et surtout dans les moments de fête et de joie et en d'autres occasions.


Comment respecter les liens de parentés ?

 

Un homme qui venait se plaindre de ses parents auprès de Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) en disant: "j'ai des proches parents envers qui je respecte les liens de parentés et qui ne le font pas avec moi, je leur fais du bien et ils me font du mal. Je les traite avec gentillesse et ils me traitent brutalement." Il lui dit (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) si tu es vraiment tel que tu viens de dire, c'est comme si tu leur faisais avaler sans eau de la cendre brûlante. Tu ne cesseras pas de trouver en Dieu un soutien tant que tu agiras ainsi." (Rapporté par Moslim)

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Celui qui respecte les liens de la parenté n'est pas celui qui rend le bien par le bien, c'est celui qui continue à respecter ses liens même-si ses proches les rompent" (Rapporté par Al-Bokhari)

D’après ces deux hadiths nous constatons que même-si nos parents se montrent injustes à notre égard, il est de notre devoir de nous en remettre à Allah Taâla, de L'invoquer en leur faveur et de faire preuve de patience.

Mes frères et sœurs, sachez que visiter les proches qui ne vous rendent pas visite n'est pas une diminution ni une humiliation. Au contraire c'est une bonne qualité et un acte d'obéissance à Allah Taâla.

Même le combat dans le sentier d'Allah Taâla peut dans certains cas passer après les parents. A ce sujet, "Un homme était venu porter allégeance au Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) pour le combat. Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) lui demanda s'il avait ses parents, l'homme répondit par l'affirmative. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) lui a dit:"retourne auprès d'eux et tiens leur bonne compagnie". (URA)

 


Celui qui rompt les liens de parentés ?

 

Allah Taâla nous a mis en garde contre la rupture des relations familiales. Il dit à ce propos « (Mais) ceux qui violent leur pacte avec Allah après l’avoir engagé, et rompent ce qu’Allah a commandé d’unir et commettent le désordre sur terre, auront la malédiction et la mauvaise demeure.» (Sourate 13,25). Y a-t-il une sanction plus sévère que la malédiction et le mauvais séjour qui attendent ceux qui rompent les liens familiaux ? En effet, en le faisant, ils se privent de la rétribution réservée, au jour du jugement dernier, à ceux qui consolident les liens familiaux et de beaucoup de biens dans leur vie en ce bas monde, à savoir la longévité et la richesse.

Le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: "N'entrera pas au paradis celui qui rompt les liens de parenté". [Rapporté par Al-Bokhari]

La signification de ce hadith est que celui qui rompt les liens familiaux n'entrera pas au paradis parmi les premiers. La signification de "maintenir les liens de parenté" c'est rendre visite aux proches que l'on peut visiter et écrire à ceux qu'on ne peut visiter et aider celui d'entre eux qui est dans le besoin. Il n'est donc pas permis au musulman de rompre ses liens familiaux.

 


Dans quel cas on peut leur désobéir

 

Nos parents peuvent aussi ne pas comprendre certains actes d'adorations que nous faisons, s'ils nous poussent à renier notre foi, à commettre l'association à Allah, on doit leur désobéir mais leur tenir compagnie dans ce bas monde selon la bonne coutume comme l'ordonne Allah Taâla. « Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez ».  [Sourate 31, 15]

 


Et si on a des parents non musulmans ?

 

Il faut savoir que même-si on a des parents non musulmans nous devons avoir à leur égard un comportement bienveillant et cela conformément au hadith suivant : "Asma (Radia Allah ‘anha) vint voir le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) pour lui demander comment elle devait agir envers sa mère idolâtre qui lui demandait un service. Le Messager d'Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) lui dit "Sois bonne avec ta mère". (Riyad Assalihine n°325).

 


Sources :
- Riad Assalihine
- Coran
- islam-qa.com

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Published by imaniatte - dans FAMILLE
21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 17:17



La nuit de Destin : Laylatu Al-qadr

 

 

Le Coran fut révélé la Nuit de la Valeur [ou du destin], une des nuits du mois de Ramadan. C'est une nuit de grandes merveilles et de bénédictions queAllah sobhanaho wa Taala a décrit comme étant «meilleure que mille mois». Cela veut dire que le mérite de ceux qui feront preuve de dévotion durant cette nuit surpassera le mérite de mille mois de dévotion. Ce grand mérite est cité dans la sourate Al-Qadr.

Allah a révélé le Coran dans cette nuit. Allah dit : « Nous avons fait descendre le Coran dans la nuit de la valeur. Et qui te fera comprendre ce qu'est la nuit de la valeur. La nuit de la valeur a plus de valeur que mille mois ».  Sourate 97 : 1-3.


Commentaire d’Ibn Kathîr et Sheikh Al-Jilânî

Allah Taala dit « Nous l’avons certes fait descendre Laylat Al-Qadr (la Nuit du Destin, ou de la Dignité). « nous l’avons fait descendre » renvoie au Coran, qu’Allah Taala a fait descendre de la Planche Gardée aux anges-scribes. Dans un hadîth rapporté dans l’exégèse d’Ibn Kathîr selon Ibn `Abbâs : « Allah a fait descendre le Coran entier depuis la Planche Gardée jusqu’à la Maison de la Gloire dans le bas ciel, puis il fut révélé progressivement, selon les événements, pendant 23 ans, au prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) Al-Qadr signifie en arabe l’honneur, la dignité ou le rang, ou dans un autre registre « quantité ». Ainsi une explication citée par Sheikh Abd Al-Qâdir Al-Jilânî, qu’Allah (rahimaho Allah), selon ibn `Abbâs : elle fut appelée Laylat Al-Qadr, pour la glorifier et honorer son rang, car Allah y décide ce qui sera pour toute l’année à venir jusqu’à Laylat Al-Qadr de l’année suivante ». Puis Il (Allah) dit : «Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr?» ô Muhammad si ce n’est qu’Allah t’a apprit sa grandeur. L’Imâm Ibn Kathîr souligne le procédé rhétorique «Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr?», mettant en valeur la grandeur de cette Nuit et montrant à quel point elle est distinguée parmi toutes les nuits. « Laylat Al-Qadr », poursuit Sheikh Abd’ul-Qâdir Al-Jilânî, signifie la Nuit de la majesté et de la sagesse, et on dit c’est «La Nuit Bénie » au sujet de laquelle Allah Taala dit : «Nous l'avons fait descendre en une nuit bénie». (Sourate Ad-Doukhâne)

Sheikh Abd Al-Qâdir commenta «La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois » en disant : y œuvrer est meilleur que d’œuvrer mille mois qui ne comptent pas une Nuit du Destin. On dit que les Compagnons n’ont jamais été aussi contents que d’apprendre que « La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois » car le prophète a relaté un jour à ses compagnons, que quatre personnes parmi les fils d’Israël ont adoré Allah pendant 80 ans sans pécher, et il mentionna Ayyoub, Zakariyyâ, Hazqîl et Tûsha` Ibn Nûn. Les compagnons en furent étonnés, c’est alors que Jibril (‘alayhi A-Salam) vint au prophète et lui dit : « ô Mohammad, vous vous étonnez, toi et tes compagnons, de l’adoration de ces gens pour Allah, pendant 80 ans sans pécher, mais Allah a révélé à toi ce qui est meilleur que cela, puis il récita : Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr, jusqu’à la fin de la sourate. Le Prophète éprouva une joie pour cela ».

Sheikh Abd Al-Qâdir continue : « Durant celle-ci descendent les Anges », ils descendent depuis le coucher du soleil jusqu’à l’aube. « Ainsi que l'Esprit (Ar-Rûh) », renvoie à Jibril. Puis Sheikh Abd Al-Qâdir cite les différents opinions à ce sujet en disant : selon Ad-Dahhâk, selon Ibn `Abbâs (Radia Allah ‘anhoma), l’Esprit est à l’image d’un être humain mais d’une taille gigantesque », et c’est à son sujet qu’Allâh a dit « et ils t’interrogent au sujet de l’Esprit » ; c’est un ange qui tient une rangée à lui seul le Jour du Jugement et Muqâtil dit : c’est l’ange le plus noble pour Allah Taala, c’est la plus majestueuse créature près du Trône. D’autres ont dit : c’est un ange qui a le visage des humains et le corps des anges, et il serait la créature la plus grande, il tiendrait une rangée à lui seul alors que les autres anges tiendraient en une autre, et Allah a dit : Le jour où l'Esprit et les Anges se dresseront en rangs […]. L’Imâm Ibn Kathîr avance la même opinion qu’Al-Jilânî, L’Esprit renverrait à Jibril, dans une tournure grammaticale où le particulier (L’Esprit) serait ajouté au général (Les Anges). Et on dit (au sujet de l’Esprit) que ce sont certains anges

« Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube », selon Al-Jîlânî, on dit qu’elle est exemptée de tout mal jusqu’à l’aube, et Ibn Kathir rapporte dans le même sens un hadîth selon Moujâhid au sujet de « Elle est paix et salut » : « elle est à l’abri du mal, chaytân ne peut y faire du mal ». Les anges saluent les croyants parmi les habitants de la terre en disant «Salam Salam » jusqu’à l’aube.


Quand, cherche Laylat Al-qadr ?

D'après Aicha (Radia Allah ‘anha), le prophte (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: "Cherchez la nuit d'Al-Qadr parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de ramadan".

Sheikh Abd Al-Qâdir (rahimaho Allah) a dit : Laylat Al-qadr est recherchée la dernière décade du mois de Ramadan, et le plus probable c’est la nuit du 27. Selon Malik (rahimaho Allah), il n’y a pas de nuit plus probable que le reste. Selon A-chafii (rahimaho Allah), le plus probable c’est la nuit du 21. Abû Bourdah Al-Aslamiyy (Radia Allah ‘anh) opte pour la nuit du 23. Abû Dharr (Al-Ghifârî) et Al-Hasan Al-Basri (Radia Allah ‘anhoma),  qu’elle serait la nuit du 25. […] et selon Ibn `Abbâs et Oubayy Ibn Ka`b (Radia Allah ‘anhoma) que la nuit la plus probable est le 27. La preuve que la nuit du 27 est plus probable, et Allah sait mieux, ce qu’Ibn Hanbal (Rahimaho Allah) a rapporté avec sa chaîne de transmission, selon Ibn `Omar (Radia Allah ‘anh) il a dit : pendant qu’ils comptaient leur songes de la dernière décade (du Ramadan) au prophète, (Salla Allah ‘alayhi waSalam)  il a dit : "Je vois que vos songes concordent pour la 7e nuit de la dernière décade. Que celui qui veut attendre la nuit d'Al-Qadr et la cherche pour profiter de ses mérites (en se rapprochant d'Allah); le fasse donc pendant la 7e nuit de la dernière décade".


Les mérites de Laylat el Qadr

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Celui qui passe la Nuit de la valeur en prière, avec foi et espoir de récompense, toutes ses fautes passées lui seront pardonnées". [Rapporté par Al-Bokhari]

Ahmad Ibn Hanbal rapporte selon Ibn Omar que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit : "Que celui qui cherche cette nuit, la cherche le 27ème jour de Ramadan". Il est méritoire durant cette nuit de prier et de réciter le Coran et de demander le Pardon de Dieu.

Aïcha (radia Allah ‘anha) a dit: " j'ai demandé au Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), ce qu'on doit souhaiter durant cette nuit. Il me répondit : "Dis, Seigneur, tu es Pardonneur et Généreux et tu aimes le pardon, accorde-le moi".

L'histoire de cette nuit est que le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) avait remarqué que les communautés précédentes vivaient longtemps et donc consacraient plus de temps à l'adoration et il a vu que l'âge moyen de sa communauté ne dépassait pas la soixantaine : Dieu lui a offert ainsi qu'à sa communauté « la nuit de la valeur » qui est équivalente à plus de 83 ans !

Par contre, Allah a caché cette nuit pour que les musulmans restent toujours dans l'effort et la recherche pendant tout le mois de Ramadan et en particulier la dernière décade. Il l'a caché comme il a caché ses saints parmi les créatures et Son Nom suprême parmi ses Noms…

Il est important de signaler que « la nuit de la valeur » est notamment la nuit où le destin et le sort de chaque membre de la communauté sont tracés pour l'année qui suit : par conséquent le fidèle doit rester en éveil et présent avec Allah et Le prier avec certitude et humilité afin de mériter Sa miséricorde et Sa grâce.

Allah Taala dit à ce propos : « Nous l'avons fait descendre par une nuit bénie. Nous ne cessons pas de mettre les gens en garde. C'est au cours de cette nuit que se différencie toute décision immuable et sagement élaborée. C'est là un ordre venant de Nous. » [Sourate 44 : 3-5].

Cette nuit est sans doute la nuit de la présence avec Allah avec l'esprit et le cœur, elle sert à éveiller chez le vulgaire cet état d'esprit d'être avec Allah et s'abandonner à Lui pour recevoir de Sa grâce et mériter Sa miséricorde, mais les gens de Dieu qui sont présents en permanence avec Allah adorent leur Bien aimé indépendamment du temps, du lieu et de l'espace…. Chaque nuit pour eux est une nuit de la valeur : la descente des anges et de l'esprit se fait pour eux chaque nuit, leur proximité avec Allah est tel que la personne qui les côtoie et les aime se trouvera sans qu'il le sache dans la présence divine et dans la station du détachement de tout ce qui n'est pas Dieu.


Conclusion

Chers frères et sœurs, la maîtresse des nuits du Ramadan est Laylat Al-Qadr, cherchons là comme disait notre Mère Aicha (Radia Allah ‘anha) parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de ramadan. C’est la nuit bénie, du mois béni ; la nuit de la dignité, de la majesté, de la bénédiction, la maîtresse des nuits. Ne nous privons pas de ce bien immense et prions pour nos frères en Palestine, et dans tout le monde et pourvu qu’Allah nous inscrive le Pardon, Sa Satisfaction, la santé, et la lumière d’une foi qui nous éclaire la vie et qu’Il nous fasse atteindre de nombreux mois de Ramadan, dans l’obéissance et l’amour en Lui. Qu'Allah fasse bénéficier nos cœurs de Sa présence dans cette nuit et pendant toutes les nuits, nous pardonne et nous éloigne de Son châtiment. Amine.


Sources :

 1- Ghunyat At-Tâlibîne d’Abd Al-Qâdir Al-Jilânî (Rahimaho Allah)

2- Tafssir Ibn Kathîr (Rahimaho Allah)

3- doctrine-malikite.fr

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 15:45


Invocation : Doaa Al- qunût

Selon la définition des spécialistes du droit musulman, qunût désigne une invocation à réciter à un moment précis pendant la prière en observant la posture debout. Il est préconisé dans les prières impaires (witr) après la génuflexion, selon le plus juste des deux avis émis par les oulamas à cet égard. La pratique est recommandée quand les musulmans sont frappés par une calamité. C’est alors qu’on invoque après être redressé suite à la génuflexion effectuée dans la dernière rakaa de chacune des cinq prières quotidiennes obligatoires. Et ce jusqu’à ce qu’Allah mette fin à la calamité et en débarrasse les musulmans.

Quant au qunût perpétué dans le cadre de la prière du matin, il n’est pas rapporté de façon sûre que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) l’ai fait. Ce qui est rapporté de manière vérifiée c’est que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) réservait aux périodes de calamités des qunût appropriés. Il a pratiqué celui-ci dans la prière du matin et dans d’autres pour formuler des invocations, contre Raal, Dhakwan et Ussayya qui avaient tué des lecteurs du Coran (enseignants) envoyés par le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) pour leur apprendre leur religion. De même, il a fait des invocations au cours de la prière du matin et d’autres au profit des croyants faibles, afin qu’Allah les protège contre Satan leur ennemi. Mais il n’a pas perpétué cette pratique. Les califes bien guidés ont fait.

 
Quelques invocations
du Qunût

 "Ô Seigneur ! Guide-moi parmi ceux que Tu as guidés, accorde-moi le salut (ou la santé) parmi ceux auxquels Tu l’as accordé, prends-moi en charge parmi ceux que Tu as pris en charge, bénis ce que Tu m’as donné, épargne-moi le mal que Tu as décrété, car c’est Toi certes qui juge et on ne peut Te juger. Ne sera jamais humilié celui que Tu prends en charge (comme il ne sera jamais honoré celui que Tu as pris comme ennemi). Béni sois-Tu, ô Seigneur et sois exalté."

Traduction

Allâhumma hdinî fîman hadayta wa câfinî fîman câfayta, wa tawallanî fîman tawallayta, wa bârik lî fîmâ actayta, wa qinî sharra mâ qadayta. Fa-innaka taqdî wa lâ yuqdâ calayka. Innahu lâ yadhillu man wâlayta [wa lâ yacizzu man câdayta]. Tabârakata rabbanâ wa tacâlayta.

 "Ô Seigneur! Je cherche protection dans Ta satisfaction contre Ta colère, dans Ton pardon contre Ton châtiment et en Toi contre Toi-même. Je ne pourrais Te louer ni Te remercier autant que Tu T’es loué Toi-même."

Traduction

Allâhumma innî a-‘oudhu bi-ridâka min sakhattika, wa bi-mucâfâtika min ‘ouqûbatika. Wa a-‘oûdhu bika minka. Lâ uhsi thanâ'an ‘alayka, anta kama athnayta ‘alâ nafsik.

"Ô Seigneur! C’est Toi seul que nous adorons, c’est Toi que nous prions, devant Toi que nous nous prosternons et c’est vers Toi que nous accourons. Nous espérons Ta miséricorde et nous craignons Ton châtiment car Ton châtiment atteindra sûrement les mécréants. Ô Seigneur! Nous demandons Ton aide et Ton pardon ; nous Te louons avec les plus belles formules, nous ne sommes pas ingrats envers Toi, nous croyons en Toi et nous nous soumettons à Toi. Et nous désavouons totalement ceux qui sont ingrats envers Toi."

Traduction

Allâhumma iyyâka na’abudu, wa laka nusallî wa nasjudu, wa ilayka nas’â wa nahfidu, najrû rahmataka wa nakhshâ ‘adhâbaka, inna ‘adhâbaka bi-l-kâfirîna mulhaqun. Allâhumma innâ nasta’înuka wa nastaghfiruka, wa nuthnî ‘alayka-l-khayra wa lâ nakfuruka, wa numinu bika, wa nakhdaou laka, wa nakhla’ou man yakfuruka.

Ensuite, le prieur prie pour le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) comme il a été rapporté que certains Compagnons le faisaient. Parmi eux  figuraient Ubay ibn Kaab et Mu’adh al-Ansari (Radia Allah ‘anhoma).

 
Peut-on utiliser autres formules ?

Il est possible aussi d’utiliser d’autres formules, car an-Nawawi dit dans al-Madjmou: « Ce qui est notoirement et résolument vrai pour la majorité (des ulémas) c’est que la formule ci-dessus indiquée ne s’impose pas puisqu’on peut employer toute autre invocation »

Ladite formule ne s’imposant pas puisque n’étant pas employée par le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam); il n’y a aucun mal à la dépasser.

 
Quand réciter le qunût

Il nous reste à traiter une question importante. C’est de savoir si le qunût est à dire avant ou après la génuflexion (rou’kou). La plupart des hadiths adoptés par la majorité des ulémas indiquent que le qunût est à faire après s’être redressé de la génuflexion. Cependant il n’y a aucun mal à le faire avant la génuflexion. Le fidèle a le choix (entre deux façons de procéder) :

1- s’incliner à la fin de sa récitation puis se redresser et dire : rabbana wa laka al-hamd avant de dire le qunût.

2- procéder au qunût dès la fin de la récitation puis prononcer Allahou akbar puis s’incliner.

Sources :

hisnulmuslim.com

islam-qa.com

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 02:57


La prière d’A-tarawih

 

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Celui qui prie la nuit, pendant le Ramadan, avec foi et espoir de récompenses, ses péchés antérieurs lui seront pardonnés" (rapporté par Al-Bokhari). Il est également prouvé du Prophète que c'est parfois en groupe, et parfois tout seul (voir plus bas) qu'il a fait cette prière dite de "tarawih", prière qui est, d'après Ibn Hajar, une forme de la prière de nuit du mois de Ramadan ("qiyâm al-layl"). Comme Al-Bokhari l'a rapporté de lui et selon l'interprétation qu'en a donnée Ibn Hajar, si le Prophète ne l'a pas faite en groupe tous les jours, c'est qu'il craignait qu'ensuite le fait d'accomplir en groupe la prière facultative de nuit ("qiyâm al-layl") devienne une condition pour que celle-ci soit valable. Ou bien qu'il craignait que la prière de nuit devienne obligatoire.



Sa statut

Elle est instituée en groupe selon le hadith de Aïcha (Radia Allah ‘anha) qui a dit: [une fois] le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) sortit au milieu de la nuit, et pria dans la mosquée et des hommes suivirent sa prière. Le lendemain ces hommes en parlèrent [à d'autres] et ils se réunirent encore plus nombreux, il pria et ils prièrent avec lui. Le lendemain, ces hommes en parlèrent [encore à d'autres]. Ainsi, dès la troisième nuit, ceux qui priaient dans la mosquée devinrent [encore] plus nombreux. Puis le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) sortit, et on suivit sa prière. Et à la quatrième nuit la mosquée fut débordée de gens qui priaient jusqu'à ce que le Prophète sorte pour la prière du matin. Lorsqu'il finit [la prière de] l'aube, il prononça la Shahada (tashahhada) et dit: 'en effet, votre présence ne m'était pas cachée (c'est à dire je savais que vous m'attendiez pour la prière de nuit), mais je crains qu'elle (la prière de nuit) ne vous soit obligatoire et que vous en soyez incapable'. Puis le Prophète mourut sans que cela ne change. (Rapporté par al-Bokhari et Muslim).

 
A l’époque d’Omar ibn Al-Khattab

Par après, cette Sunna fut revivifiée par le Calife bien guidé Omar ibn Al-Khattab (Radia Allah ‘anh) comme l'a rapporté 'Abd al-Rahmân ibn 'Abd al-Qâriy qui dit: je suis allé à la mosquée avec Omar ibn Al-Khattab pendant une nuit de Ramadan et les gens y étaient dispersés en petits groupes. Les uns priaient individuellement, les autres étaient suivis par un groupe. Puis Omar (Radia Allah ‘anh) a dit: 'Je vois qu'il serait mieux de rassembler ceux-là derrière un seul récitateur’. Puis, il décida de les rassembler derrière Ubay ibn Kaab (Radia Allah ‘anh). Ensuite, je suis allé avec lui alors que les gens priaient derrière leur récitateur. Et Omar (Radia Allah ‘anh) a dit: 'Quelle excellente innovation (*) Ni'mat al-Bid'a hâdhihi)!


Le nombre de ses rakaat (unités de prière)

Les gens ont divergés quant au nombre de ses rakaat (unités de prière). Mais l'avis qui concorde avec la voie du prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) est celui qui dit qu'elle est de huit rakaat sans la prière de witr. Et cela d'après le hadith de Aïcha (Radia Allah ‘anha) qui a dit: Le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) ne dépassait pas onze rakaat que ce soit pendant le Ramadan ou en dehors. (Rapporté par al-Bokhari et Muslim)

Lorsque Omar ibn Al-Khattab (Radia Allah ‘anh) a réinstauré cette Sunna, il a rassemblé les gens sur onze rakaat conformément à la Sunna authentique selon ce qui est rapporté par Malik via une chaîne de transmission très authentique via Muhammad ibn Yousouf d'après al-Sa'ib ibn Yazîd qui a dit: " Omar ibn Al-Khattab (Radia Allah ‘anh) avait ordonné à Ubay ibn Kaab et Tamîm al-Dâri de guider la prière en priant onze rakaat" Puis il dit " Le lecteur lisait des centaines de verset à tel point qu'on s'appuyait sur des bâtons tellement que c'était long. Et l'on ne se dispersait qu'au début de l'aube".


Que faire aujourd'hui ?

 A-shafii (rahimaho Allah) a dit : "J'ai vu des gens de Médine accomplir, pour la prière de nuit du Ramadan, 39 cycles. J'ai vu les gens de La Mecque accomplir 23 cycles. Il n'y a rien de répréhensible ni dans la première ni dans la seconde de ces solutions." Il a dit aussi : "Si ceux qui prient augmentent la (durée des) positions debout et diminuent le (nombre de) prosternations, c'est bien. Et s'ils augmentent le (nombre de) prosternations et diminuent la (durée des) positions debout, c'est bien aussi…" (Fat'h al-Bari, tome 4 p. 322).

Ibn Taymiyya (rahimaho Allah) a tenu des propos très voisins de ceux de A-shafii (rahimaho Allah): il a écrit : "Il y a l'avis disant de faire 20 cycles – comme le dit l'avis connu des écoles de Ahmad et de A-shafii –, il y a celui disant de faire 36 cycles – comme cela est relaté de Malik (rahimaho Allah) –, et il y a celui disant de faire 11 ou 13 cycles". Ibn Taymiyya écrit ensuite : "Si les gens ne peuvent pas faire [8 cycles tels que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) et ses Compagnons faisaient à cause de la trop grande durée de la position debout telle que eux la pratiquait], alors ils feront 20 cycles. C'est d'ailleurs ce que font la majorité des musulmans. Et c'est un juste milieu entre 10 et 40".

 

SOURCE:

- maison-islam.com

- Le jeûne durant le Ramadan comme l'a enseigné le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) de Salim ibn Id al-Hilali et Ali Hasan al-Halabî.

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 17:33

 

Le jeûne: qui doit réparation et comment ?


Allah Taala dit : «  Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l'a

 

prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété, pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d'autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu'avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu'un fait plus de son propre gré, c'est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si vous saviez» (Sourate Al-bakara : 183-184)



Cas de rupture volontaire

Celui qui rompt le Jeûne volontairement sans aucun motif religieux valable (rupture d'un jour, rapport intime...) ou celui qui fait une interprétation non logique et non justifiée pour rompre le jeune, doit rattraper (jeûner plus tard) les jours concernés et réparer pour chaque jour non jeûné, cette infraction selon un des trois moyens suivants : il devra libérer un captif musulman, s'il ne le peut pas, il devra jeûner deux mois successifs ou s'il ne peut pas jeûner ces deux mois, il devra nourrir 60 pauvres ou leur payer en argent l'équivalent de la nourriture prescrite: c'est ce qu'on appelle l'expiation (al-kaffâra) : les malikites préfèrent la nourriture pour l'expiation.


La valeur de cette kaffâra (expiation)

Pour la valeur de cette kaffâra(expiation): il s'agit de nourrir chaque pauvre (parmi les 60) pour chaque jour concerné avec un Mudd (1/4 de Sâ') (environ 600 grammes) de la nourriture majoritaire du pays (blé, orge; maïs..); certains savants (surtout hanafites) ont autorisé de donner la valeur en argent : c'est à dire: si on essaie de faire l'équivalent en monnaie du Mudd: pas moins d'environ 1.5 Euro pour chaque pauvre par jour (estimation 2007)...Mais chez les hanafites il s'agit de deux déjeuners ou deux dîners pour chaque pauvre (parmi les 60) par jour...

Il est permis suivant l'école de jurisprudence Hanafite (Abou Hannifa) d'accomplir la valeur de zakat-el-Fitr en espèce. C'est l'avis aussi de Omar Ibn Abdelaziz le cinquième calife des musulmans et Al-hassan Al-Basri (un grand savant des tabi'ines connu par son savoir et sa piété), d'At-thawrî et tant d'autres. Et donc par analogie [la Fidya et la kaffâra peuvent ainsi être données en argent c'est plus utile pour le pauvre et cela correspond mieux au contexte de l'Europe.


Cas de rupture involontaire

Dans les cas de rupture involontaire du jeûne, on répare seulement par le fait de jeûner le ou les jours (où il y a eu cette rupture involontaire du jeûne) après la fête de la fin du mois de Ramadan et avant le Ramadan prochain.

Ceux qui ont rompu le jeûne pour cause de maladie, de voyage, de grossesse, d'allaitement ou d'accouchement ou de menstrues ou de lochies, devront jeûner plus tard le nombre de jours correspondants : c'est ce qu'on appelle, le rattrapage (al-qadâ).

Dans notre doctrine (malikite), l'opinion la plus courante est que la femme qui allaite son enfant, si elle craint pour sa santé ou la santé de son enfant et ne trouve pas une nourrice qui allaitera l'enfant ou si le nourrisson n'accepte d'être allaité que par elle, pourra rompre le jeûne: mais elle devra rattraper les jours manqués (non jeûnés) et faire la Fidya c'est à dire nourrir un pauvre (pour chaque jour manqué). Une autre opinion oblige seulement le rattrapage.


Cas de la femme enceinte: La règle est la suivante : Lorsque la femme enceinte a peur de la dégradation de la santé de son enfant, d'elle-même ou des deux à la fois, elle peut interrompre le jeûne et rattrapera le nombre de jours manqués plus tard.  Si le jeûne est dangereux pour sa vie ou pour celle du bébé ou si elle craint par le jeûne un grand mal pour elle ou pour le bébé: dans ces cas, elle ne doit pas jeûner (il sera interdit pour elle de jeûner) et elle rattrapera plus tard les jours manqués.

Quelques médecins rapportent : La grossesse se divise en 3 étapes: la 1ère étape : les 3 premiers mois lors du développement du fœtus. La 2éme étape : les 3 mois qui suivent. La 3éme étape : les 3 derniers mois de la grossesse.

Lors de la 1ère étape, la femme est tenue de manger car le fœtus en a besoin pour son développement.  Lors de la 2éme étape, la femme enceinte peut jeûner, à condition qu'elle soit bien portante, qu'elle ne soit atteinte d'anémie ou ne souffre de manques de protéines ou d'acides aminés… Ainsi la femme enceinte dans cette phase est tenue de jeûner (sauf si elle rencontre des soucis ou des problèmes et en consultant un médecin honnête). Lors de la 3éme étape, la femme est tenu de manger car dans ce cas le bébé puise directement dans les réserves de la mère, celle ci risque des complications ainsi que son bébé. En effet, le jeûne dans cette phase peut avoir des effets désavantageux sur la formation des différents organes du fœtus.

Notre conseil : Il faut donc un suivi médical et il faut que le médecin (spécialiste sérieux) donne son avis avant que la femme enceinte décide ou non de jeûner en fonction de son état et de celui du bébé.


Cas de menstrues ou de lochies: Il est interdit à la femme de jeûner en état de menstrues ou de lochies. La femme rattrapera ces jours plus tard.

Par contre si ses menstrues ou lochies cessent avant Fajr (l'aube): elle devra jeûner (même si elle ne s'est pas lavée avant Fajr) et ces jours ainsi jeûnés seront évidemment comptés pour elle comme un jeûne valide : même si elle n'a accompli ses ablutions rituelles (Ghusl) qu'après l'apparition de l'aube.


Celui qui croyant l'heure du Maghreb arrivée : celui qui a mangé alors que ce n'est pas le moment, devra cesser immédiatement de manger et poursuivre jusqu'au Maghreb son jeûne (Siâm). Par contre, il sera tenu de rattraper plus tard cette journée (après la fête et avant le Ramadan prochain). Ceci dans le cas : de « ta'wwul qarîb » - c'est-à-dire une interprétation proche de la logique et qui se justifie – dans ce cas, celui qui s'est trompé et a mangé, jeûnera plus tard cette journée sans faire l'expiation.

Celui qui boit ou mange involotairement doit césser immédiatement dès qu'il se rappelle et continuer le jeûne le reste de la journée: et il fera le rattrapage plus tard.

Pour celui qui mange ou boit involontairement et par oubli, puis se rappelle mais croit qu'il peut continuer à manger car son jeûne est devenu invalide: doit seulement rattrapage.

S'il savait qu'il ne devait pas continuer à manger et qu'il mange comme même: dans ce cas il doit faire le rattrapage et l'expiation.

Celle qui a eu une fin de règle avant Fajr, puis elle se lave après fajr et elle croit (à tord et par ignorance) que son jeûne n'est pas valide et mange: devra seulement rattraper.

Idem pour celui qui croit à tord et par ignorance que sa janâba (pollution nocturne) de la nuit invalide son jeûne puis mange la journée: il rattrapera seulement ce jour sans faire l'expiation.

Ce sont donc des cas d'ignorance et de mauvaises interprétations (possibles et non liées à des mauvaises intentions) (taawwul qarîb).


Cas du voyageur (dans la mesure où ce voyage est licite et nécessite la réduction de la prière : la distance de « qasr »). Dans notre doctrine (malikite) il est préférable pour le voyageur s'il le peut de jeûner (sauf si cela présente une gêne ou une difficulté pour lui).

L'opinion la plus répandue chez les malikites pour le voyageur est : s'il commence son voyage avant le Fajr, il pourra rompre le jeûne (il en fera bien sûr l'intention avant).

S'il sort de chez lui alors qu'il est en état de jeûne, pendant le jour, il ne doit pas rompre son jeûne: mais s'il rompe son jeûne après sa sortie en voyage (pendant le voyage) il fera seulement le rattrapage. Mais s'il rompe son jeûne alors qu'il n'est pas encore sortit (c'est à dire qu'il est toujours chez lui) il faudra qu'il fasse le rattrapage et l'expiation (kaffâra).

S'il a émis l'intention de jeûner pendant son voyage et qu'il rompe son jeûne pendant le voyage sans une raison valable: il fera le rattrapage et l'expiation. L’Imam Mâlik dit à ce propos: le voyageur avait le choix de jeûner ou pas à cause de son voyage, mais comme il a choisi de jeûner il ne pourra sortir de son état de jeûne qu'avec une autre excuse valable(le fidèle ayant annulé lui même l'excuse du voyage). Le voyageur autorisé à rompre son jeûne le rattrapera plus tard.


Cas des malades et des personnes âgés : Celui qui rompt le Jeûne car il lui est pénible de l'observer (par exemple une personne atteinte d'une maladie chronique ou une personne très vieille qui ne peut pas supporter le jeûne) devra (c'est une recommandation) pour chaque jour non jeûné nourrir un pauvre musulman ou verser l'équivalent en argent à ce pauvre : c'est ce qu'on appelle la Fidya . La Fidya (en remplacement du jeûne ou du rattrapage) ne concerne que les personnes qui ne peuvent pas du tout jeûner.

Il est recommandé (sans que cela soit une obligation) au vieillard très avancé en âge, quand il rompt le jeûne, de fournir ladite nourriture (la Fidya). Celle-ci consiste dans tous ces cas en un mudd (le contenu des deux mains moyennes jointes) [de céréales: de la nourriture majoritaire du pays] pour chaque jour de jeûne à compenser.


Cas de négligence de rattrapage : Celui qui a négligé de rattraper le jeûne d'un Ramadan précédent et qui se laisse ainsi surprendre par la vue du Ramadan suivant (tout en étant capable de jeûner), devra en plus du rattrapage faire la Fidya c'est à dire une nourriture à un pauvre (ou lui verser l'équivalent en argent) pour chaque jour manqué.



Quand le jeûne n'est il plus valable ?

1- Quand on mange ou l'on boit ou l'on commet l'acte intime volontairement ou sous la contrainte.

2- Quand on absorbe par voie orale un médicament.

3- Quand on vomit volontairement.

4- Quand on émet l'intention de cesser le jeûne.

5- Si on apostasie.

6- les menstrues ou les lochies pour la femme.

7- l'émission de sperme suscitée par le regard continu, l'imagination, le baiser ou le toucher.


Choses à éviter pendant le jeûne

Il faut éviter le mauvais comportement (colère, mauvaises paroles, mensonges...), car le jeûne est une adoration qui nécessite des convenances à l'égard de Dieu et des créatures.

Toucher sa femme n'est pas recommandé mais si cela provoque une émission de liquide sexuelle c'est harâm "interdit".

Il n'est pas recommandé le bavardage inutile (al-hadhar) pendant la journée du Ramadan.


Note importante: La kaffâra et la Fidya ne peuvent pas être données aux proches dont nous avons légalement la charge (comme nos parents ou nos enfants).

L'Imâm Mâlik précise que cette Fidya est recommandée sans être obligatoire pour les vieilles personnes qui ne peuvent plus jeûner....

Source : doctrine-malikite.fr

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Published by amani-sarah - dans Ramadan
17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 23:37


Les règles fondamentales du Jeûne

 

Deux règles fondamentales doivent être respectées pour que le jeûne soit valide.

1- L'abstention de tout ce qui est considéré comme pouvant rompre le jeûne (muftirât), à partir de l'aube jusqu'au coucher du soleil. Le Très-Haut dit : « Maintenant, vous pouvez les honorer [les épouses] et avoir ce qu'Allah vous a destiné, mangez et buvez jusqu'à ce que vous distinguiez le fil blanc [le jour] du fil noir [la nuit] de l'aube. Puis jeûnez jusqu'au coucher du soleil. » (Sourate 2 : 187)

`Adî ibn Hâtim (Radia Allah ‘anh) raconte : « Suite à la révélation du verset concernant la distinction entre le fil blanc et le fil noir, j'ai mis sous mon oreiller deux fils avec lesquels je serre mon couvre-chef. De temps à autre, je les regardais pour les distinguer mais je ne voyais rien. Alors, J'en ai parlé au Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam). Il m'a dit : " II s'agit des fils du jour et de la nuit. "

2- L'intention de jeûner: avoir l'intention d'accomplir ce devoir est primordial. Le Très-Haut dit : « Ils n'ont été enjoints que d'adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d'accomplir la salât et d'acquitter la zakât ...» Sourate 98 : 5.

Le Prophète  (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : " Les actes sont définis par l'intention." (Hadith authentique).

3- La fidélité signifie la sincérité envers Allah sobhanah wa Taala. Formuler l'intention de jeûner ne suffit pas, il faut avoir la conviction et le sentiment sincère de faire ce devoir religieux.

4- Se lever pour faire le suhûr et se préparer pour jeûner équivaut à formuler l'intention de faire le jeûne.


Comment formuler l'intention de jeûner ?


 Les hanafites n'exigent pas que l'intention de jeûner soit précise, c'est-à-dire nommer le type de jeûne, qu'il s'agisse du jeûne obligatoire de Ramadan, du jeûne expiatoire ou du jeûne volontaire. L'important est d'avoir l'intention de jeûner. Si on formule l'intention de faire un jeûne volontaire ou un jeûne expiatoire au cours du mois de Ramadan, l'intention est valable aussi pour le jeûne de Ramadan. Si on a l'intention de faire un jeûne volontaire et un jeûne expiatoire, le jeûne expiatoire est accepté, car c'est un engagement, donc une obligation.

Quand on veut faire un jeûne de rattrapage de Ramadan, un jeûne expiatoire ou volontaire, il faut mentionner le type de jeûne voulu pour qu'il soit agréé. Sinon, tout type de jeûne fait en dehors de Ramadan est considéré comme volontaire selon l'école hanafite.

Mâlik, ash-Shâfi'î et Ahmad exigent la précision du type de jeûne lors de la formulation de l'intention pour le jeûne obligatoire, mais pour le jeûne volontaire, l'intention vague ou générale suffit.


Le moment de formuler l'intention

 

 Il y a désaccord entre les jurisconsultes concernant le moment de formuler l'intention de jeûner. Certains exigent qu'elle soit faite la nuit précédant le jour jeûné, que le jeûne soit obligatoire ou volontaire. Ce groupe compte, parmi ses chefs de file, Mâlik et al-Layth ibn Sa'âd.

Ash-Shâfi'î et Ahmad soutiennent que l'intention de faire un jeûne obligatoire doit être formulée la nuit qui précède le jour jeûné, mais pour le jeûne volontaire, l'intention peut être formulée le jour même.

Les hanafites tolèrent que l'intention de jeûner, par obligation ou volontairement, soit formulée la nuit précédant le jour du jeûne ou pendant le jour même avant midi. Mais pour le jeûne expiatoire et le rattrapage des jours manqués de Ramadan, il faut formuler l'intention pendant la nuit précédant le jour jeûné.

En règle générale, l'intention de jeûner est formulée la nuit précédant le jour du jeûne. Si l'intention de jeûner a été suivie par une autre l'annulant, le jeûne n'est pas agréé.


Peut-on formuler l'intention de jeûner le mois de Ramadan une fois pour toutes ?

 

 Les mâlikites  autorisent de faire l'intention pour tout le mois. Les hanafites et les shafi'ites recommandent la formulation de l'intention chaque nuit pour le jour suivant.

 

Source : - Fiqh-Al-'Ibadat  - De Hassan Ayyoub

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Published by amani-sarah - dans Ramadan
17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 20:27

 


Qui doit accomplir le jeûne ?

Les jurisconsultes disent à l'unanimité que la personne soumise au devoir du jeûne de Ramadan doit être musulmane, majeure, douée de raison, de corps et d'esprit sains, résidant dans un lieu précis. Si cette personne est une femme, elle ne doit avoir ni menstrues ni couches durant le jeûne. Ainsi, les non musulmans, les enfants non pubères, les femmes en règles ou en lochies, le voyageur, le malade, les vieux, la femme enceinte et fatiguée, la femme allaitant un nourrisson sont dispensés du jeûne de Ramadan, selon certaines conditions.

 
Le jeûne du non musulman ou du fou

Celui qui ne croit pas à la foi musulmane, parce qu'il est non musulman ou parce qu'il a renié l'islam comme religion, n'est pas tenu d'accomplir le jeûne de Ramadan, car c'est un devoir religieux qui incombe uniquement aux musulmans. Une personne qui se convertit à l'islam à l'âge adulte n'est pas tenue de rattraper le jeûne des années où elle était encore mécréante, car Allah Tala dit : « Dis aux mécréants de cesser [leur négation de la prophétie de Muhammad], il leur sera pardonné tout ce qu'ils avaient fait auparavant. » Sourate 8 :38.

 Ash-Shâfi'î pense que le musulman qui renie l'islam pour une période de sa vie, puis revient à la foi musulmane, doit rattraper les mois de jeûne qu'il a manqués.

 

Le fou n'est pas soumis non plus à l'obligation du jeûne, car le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : " Trois catégories de personnes ne rendront pas compte de leurs actes [à Allah], l'enfant avant sa puberté, le fou tant qu'il n'a pas recouvré la raison, et l'endormi tant qu'il ne s'est pas réveillé. " Rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd et at-Tirmidhî.

Le jeûne du fou n'est pas valide, car ce dernier n'est pas doué de raison. Ibn Rushd soutient que l'évanouissement, la folie et le sommeil dispensent l'individu de ses obligations religieuses. Celui qui recouvre raison, après une période de folie, n'a pas à rattraper le jeûne qu'il n'a pas fait. En revanche, celui qui reprend conscience, après un évanouissement ou un état comateux, doit rattraper le jeûne qu'il a manqué.

 
Le jeûne de l'enfant pubère

Le jeûne accompli par un enfant émancipé (garçon ou fille) est validé. Il ne devient, toutefois, devoir religieux, que lorsqu'il atteint la puberté. Si l'enfant supporte le jeûne, il vaut mieux qu'il apprenne à jeûner avant la puberté pour mieux le faire quand il deviendra soumis à ce devoir. Par ailleurs, on sait de source sûre que les Compagnons du Prophète  (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) faisaient jeûner leurs enfants le jour de `Ashûrâ et leur donnaient des jouets, afin qu'ils oublient de demander la nourriture jusqu'au coucher du soleil.

 
Le jeûne pour la personne malade ou invalide ?

Non. Les personnes âgées et très faibles, la personne souffrant d'une maladie chronique, peuvent être dispensées du jeûne de Ramadan. Chacune des personnes dispensées du jeûne doit nourrir un indigent chaque jour de Ramadan. Mâlik et Ibn Hazm les dispensent aussi de ce don expiatoire.

 
Le jeûne de la femme enceinte ou allaitant

La femme enceinte et la femme allaitant un nourrisson sont dispensées du jeûne de Ramadan si elles craignent pour leur santé ou pour la santé du fœtus ou du nourrisson. Selon Ibn `Umar  et Ibn `Abbâs  (Radia Allah ‘anhoma), elles doivent faire un don expiatoire, mais ne doivent pas rattraper le jeûne manqué.

Les hanafites, ainsi qu'Abû `Ubayd et Abû Thawr, exigent que ces femmes rattrapent le jeûne, mais les dispensent du don expiatoire. Les shafi'ites et les hanbalites soutiennent que la femme enceinte et celle qui allaite sont tenues de rattraper le jeûne et de payer le don expiatoire, au cas où elles mangent par crainte pour le fœtus ou le nourrisson seulement. Si elles ont aussi peur pour elles-mêmes, elles doivent seulement rattraper le jeûne manqué.

 

Source : - Fiqh-Al-'Ibadat  - De Hassan Ayyoub

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