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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 14:23


Le prophète Yahya (‘alayhi Salam)

 

Comme nous l’avons vu, dans l’article précédent sur le prophète Zakariya. Le prophète Zakariya (‘alayhi Salam) avait 90 ans, lorsqu’il pria Allah pour avoir un fils. Allah Taala dit : Allah Taala dit : « ... Alors, Zakarya pria son Seigneur, et dit: ‹Ô mon Seigneur, donne-moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend bien la prière›.  Alors, les Anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le Sanctuaire: ‹Voilà qu'Allah t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une Parole d’Allah. Il sera un chef, un chaste, un prophète et du nombre des gens de bien›. » (Sourate 3: 38-39)

 

Les prières du Prophète  Zakarya (‘alayhi Salam) étaient exaucées et il fut béni par un beau et vertueux fils, Yahya (‘alayhi Salam). Allah conféra à cet enfant la sagesse et la connaissance et le désigna Prophète.

 
L’enfance de Yahya (‘alayhi Salam)

 

Dès l’enfance, le Prophète Yahya (‘alayhi Salam) adorait et glorifiait Allah. Parmi ses qualités mentionnées dans le Saint Coran, il y a le fait qu’il était toujours bon envers ses parents et ne leur parlait jamais méchamment. Prophète Yahya (‘alayhi Salam) est mentionné dans la Bible sous le nom de John le Baptiste.

 

Beaucoup de versets sont consacrés au Prophète Yahya (‘alayhi Salam) dans les commandements Divins ainsi que dans le Tawrat. Il inculquait aux gens les principes religieux et leur poussaient à s’éloigner du péché.  Il remplissait ses devoirs de Prophète avec beaucoup de sérieux et n’hésitait pas dire franchement ce qu’il pensait quand une mauvaise action avait été commise. 

 
Yahya (‘alayhi Salam) et  l’Empereur de Palestine

 

Un jour, le Prophète Yahya (‘alayhi Salam) apprit que l’Empereur de Palestine, Herodotus, voulait épouser sa nièce, Herodya. Il était très embarrassé parce qu’un tel mariage s’opposait à la religion et le Tawrat l’interdisait. Son point de vue à propos de ce mariage qui ne devrait pas se faire se répandit dans le pays, et les gens commencèrent à jaser sur les relations illicites entre le roi et sa nièce.

 
La mort de Yahya (‘alayhi Salam)

 

Herodya était impatiente d’épouser le roi parce qu’elle souhaitait tant devenir la Reine de Palestine. Lorsqu’elle entendit l’opposition du Prophète Yahya (‘alayhi Salam) à ce mariage, elle devint son ennemi juré. 

 

Une fois, alors que le roi s’était laissé enivrer par le vin et la musique, elle apparut face à lui sans pudeur. Le roi s’enticha d’elle plus que jamais et lui promit tout ce qu’elle voulait. Elle demanda à ce que le Prophète Yahya (‘alayhi Salam) soit tué le plus tôt possible. Le roi, aveuglé par son amour pour sa nièce, ne contrôlait plus ses sens et donna l’ordre de tuer le Prophète Yahya (‘alayhi Salam).

 

Aussitôt après, les courtisans du roi amenèrent le Prophète Yahya (‘alayhi Salam) et l’assassinèrent brutalement.

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 15:32


Le prophète zakariya (‘alayhi Salam)

 

           Le Prophète Zakariya (‘alayhi Salam) a été envoyé au peuple des Bani Israël. C’était un descendant du Prophète Jakob (‘alayhi Salam). Il était apprécié et respecté par son peuple en raison de ses bonnes manières. Il était responsable de  Baytoul Mukaddas à Jérusalem où il prêchait la religion d’Allah. Il guidait les gens conformément aux règles donnés dans le Tawrat du Prophète Moussa (‘alayhi Salam), le dernier Messager détenteur d’un Livre avant lui.

 

Le Prophète Zakariya s’occupa de Mariam

 

           Le Prophète Zakariya (‘alayhi Salam) avait aussi la charge de s’occuper de Mariam, la mère du Prophète Issa (‘alayhi Salam), Allah Taala dit : «… Car tu n’étais pas là lorsqu’ils jetaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Marie! Tu n’étais pas là non plus lorsqu’ils se disputaient ». (Sourate 3:44). Il avait mis à sa disposition une chambre spéciale au Baytoul Mouqaddasse. Bien que Mariam (‘alayhi Salam) ne sortait pas de sa chambre où elle priait Allah sans relâche, le Prophète Zakariya (‘alayhi Salam) constatait qu’elle avait toujours des fruits frais dans sa chambre. Il savait qu’elle ne voyait personne et il se demandait d’où lui venaient tous ces fruits. Mariam lui dit qu’Allah lui envoyait des fruits tous les matins et soirs, et que c’était un signe de Sa Grace. Le Prophète Zakariya (‘alayhi Salam) réalisa qu’il était le gardien d’une dame spéciale qu’Allah honore particulièrement.

 

La naissance de yahya (‘alayhi Salam)

 

           Le Prophète Zakariya (‘alayhi Salam) avait 90 ans, et malgré sa nature sereine et joyeuse, il était triste parce qu’il n’avait pas de fils comme successeur. Après avoir entendu Mariam, il se mit à songer aux bénédictions sans limite qu’Allah donnait à Ses serviteurs et il se demanda s’il pouvait être béni par un fils malgré son vieil âge. Alors, il alla prier sous l’Arche du Sanctuaire à Baytoul Mouqaddasse, une place spéciale pour implorer Allah. Ses prières apparaissent dans le Saint Coran ainsi : « C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zakaria. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète, et dit: ‹Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. Cependant, je n'ai jamais été déçu en te priant, ò mon Seigneur. Je crains le comportement de mes héritiers, après mois [ma mort]. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Yacoub. Et fais qu'il te soit agréable, ò mon Seigneur›. » (Sourate 19: 2-6)

 

Allah Taala dit : « ... Alors, Zakarya pria son Seigneur, et dit: ‹Ô mon Seigneur, donne-moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend bien la prière›.  Alors, les Anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le Sanctuaire: ‹Voilà qu'Allah t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une Parole d’Allah. Il sera un chef, un chaste, un prophète et du nombre des gens de bien›. » (Sourate 3: 38-39)

 

Les prières du Prophète  Zakarya (‘alayhi Salam) étaient exaucées et il fut béni par un beau et vertueux fils, Yahya (‘alayhi Salam). Allah conféra à cet enfant la sagesse et la connaissance et le désigna Prophète.

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Published by nadia - dans HISTOIRE
25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 13:42


L’histoire de la famille d’Imran

 

Ceci est l'histoire de toute une famille de prophètes. Elle commence par le grand-père et l'aïeul, nommé Imran, et sa femme dont on ne connaît pas le nom bien que dans toute cette histoire, l'essentiel a été fait par cette femme. La piété qui règne dans cette famille revient à cette grand-mère. Elle était très pieuse et de sa descendance est issue cette si bonne famille.

 
Les membres de la famille d’Imran

 

Imran et sa femme avaient une fille "Marie" cette dernière est la mère de "Issa". la soeur de la femme d'Imran était l'épouse de Zacharie (Zakariya) qui ont eu comme enfant Jean-Baptiste (Yahia). Notez que le descendant d’Imran était un prophète quoiqu'il ne le soit pas lui-même. Ainsi, on peut dire que Dieu a élu deux personnes: Adam et Noé, et deux familles: celle d’Imran et celle d’Abraham.

 

En effet, le terme " élu " signifie choisi ; d'après le hadith du prophète Mohammad (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) : "Allah a regardé dans les cœurs des prophètes et il en a choisi les plus patients, décidés, et ce sont: Noé, Abraham, Moïse, Jésus et Mohammad (Salla Allah ‘alayhi wa Salam). Puis Il a regardé dans les cœurs des meilleurs prophètes et a choisi Mohammad (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) et toute sa nation après lui."

 

Nous ne savons pas si cette famille était riche ou pas. C'était une famille modeste, et l'essentiel c'est que c'était une famille de croyants. Le Saint Coran en éternise l'histoire jusqu'au Jour du jugement. Notez bien que si l'une des sourates coraniques porte le nom d'une famille " La famille de ' Imran ", ce n'est pas grâce à ses possessions, mais plutôt à sa foi. Cette famille ainsi que ses prophètes sont les derniers des Fils d'Israël. Après Jésus, il n'y aura plus de prophétie chez ce peuple.

 

Jean-Baptiste est de trois ans l’aîné de Jésus. Et la famille d’Imran et Zacharie sont la descendance de Salomon et de David. Nous remarquons que les familles des prophètes sont liées entre elles. Effectivement, cela n'est pas fait par hasard (de même, le prophète Mohammed (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) est le petit-fils d'Ismail, et Youssouf est le petit-fils d'Ibrahim). Il s'agit là d'une loi universelle : quand une personne est pieuse dans une famille, Dieu est content d'elle et sa descendance sera bénie et pieuse. C'est pour cela qu'Allah dit dans le verset suivant : "  En tant que descendants les uns des autres "  (Sourate 3:34).

 

Commençons l'histoire par le verset 33 : "Certes, Allah a élu Adam, Noé, la famille d'Abraham, et la famille d’Imran au-dessus de tout le monde". Pourquoi Dieu a-t-Il préféré ces gens-là à toute l'humanité? Parce qu'ils sont l'axe de l'humanité.

 

Adam est le premier père de l’humanité, puis après le déluge qui a noyé toute la terre, Noé devient le second père des humains. Puis Abraham, le père de tous les prophètes, puis ses fils Isaac et Ismaël. Le premier fut le père de tous les prophètes des fils d'Israël, Jacob, Joseph, les Tribus, David, Salomon, Chouaib, Jonas et Job. Et Ismaël fut l'aïeul de notre Prophète Mohammad (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), et qui fait partie de la famille d'Abraham.

 

La famille d’Imran comme le peuple d'Israël, vivait en Palestine conquise par les Romains. Ces derniers détestaient ceux qui croyaient en Allah et martyrisaient les Juifs. Et comme nous l'avons dit en racontant l'histoire du prophète Moïse (« alayhi Salam), quand le niveau de la foi augmente, la Palestine jouit de sa liberté et quand elle diminue, ce pays est aux mains de gens impérieux. Au temps de la famille d’Imran, la foi était très diminuée dans cette région. Cette famille était l'une des seules familles, voire la seule famille croyante dans cette région. La Palestine était peuplée de Juifs éloignés de Dieu et les Romains l'avaient envahie.

 
La femme d’Imran

 

Si on regarde la femme d’Imran, on s'étonne de voir que c'est sa loyauté envers Allah qui était  à l'origine de la libération de la Palestine car l'un de ses descendants allait libérer la mosquée Al-Aqsa. La fille aînée de cette femme était l’épouse du prophète Zacharie, mais il était vieux, comme c’est mentionné dans la sourate Mariam ‘Marie’ : "Ô mon Seigneur, mes os se sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs." (Sourate 19:4).  Il était prophète, et il n'était pas jeune, alors que cette famille voulait engendrer des fils qui libéreront la Palestine, surtout que leur fille s'est mariée et n'a pas eu d'enfants.

 

Le principal but de la famille d’Imran n'était pas d'avoir des enfants, mais de faire triompher la religion et de libérer la Palestine. Ils étaient les seuls musulmans et ils étaient âgés, mais ils priaient pour avoir des enfants, et spécialement un garçon qui deviendra un homme pieux, combattra les Romains et vaincra.

 

Ainsi l'épouse d’Imran commença à invoquer Allah, bien qu’Imran soit un homme pieux. Mais la femme y tenait plus puisque c'est elle dont le Coran parle. C'est une femme âgée et si sa fille aînée est mariée à Zacharie qui est vieux alors que dire d'elle? Et pourtant elle rêve que la Palestine soit libérée, et elle veut avoir un fils.

 

Quelle fut donc sa surprise quand elle découvrit qu’elle était enceinte, elle dit: "(Rappelle toi) quand la femme de ‘Imran dit : « Seigneur je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscient."  (Sourate 3:35). C’est-à-dire que cet enfant est destiné à Allah, ce qui montre la sincérité et le dévouement de cette femme.

 
La naissance de la fille d’Imran

 

Allah Taala dit : « Puis, lorsqu’elle en eut accouché, elle dit: «Seigneur, voilà que j’ai accouché d’une fille, or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n’est pas comme la fille."Je l'ai nommée Marie…" (Sourate 3:36). Deux sens sont à relever : le grand vœu se réalisa après 20 ans et la joie fut immense mais le nouveau-né fut une fille et non un garçon et les rêves commencèrent à s’effondrer.

 

Comme mentionné précédemment, lorsqu’elle se confia à Allah en étant fortement découragée et qu’elle Lui dit qu’elle avait accouché d’une fille, elle reprit vite confiance en Allah et dit qu’elle allait l’appeler Marie. Même si elle n’eut pas été un garçon, elle voulut qu’elle soit Marie, l’adoratrice d’Allah. En effet, Marie dans leur langue signifiait « l’adoratrice ». Par la suite, elle a dit : « …et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni» (Sourate 3: 36). Bien qu’elle soit une fille, elle souhaita que de sa progéniture viennent des hommes fidèles à Allah. Le verset : « et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni» a un très joli sens. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Tout nouveau-né est touché par Satan ». Il le touche par rancœur et animosité, à l’exception de Marie et de Jésus qui furent protégés grâce à la prière de la femme d’Imran. 

 
La promesse de la femme d’Imran

 

La femme de Imran durant sa méditation a dit : ” Seigneur, je T’ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C’est Toi certes l’Audient et l’Omniscient. » Ses actes d’adoration se poursuivent même après l’accouchement et son dialogue avec Dieu continue : « elle a dit: «Seigneur, voilà que j’ai accouché d’une fille» or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n’est pas comme la fille. «Je l’ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni». Grâce à sa sincérité et son intention pour Dieu naquit Marie. Juste après l’allaitement et le sevrage, la femme d’Imran emmena Marie à la mosquée Al-Aqsa voulant accomplir sa promesse.

 

Zacharie était un responsable de ma’bad (Lieu ou adorer Dieu a l’époque). Elle lui apprit la promesse qu’elle fit et qu’elle était destinée à avoir un garçon et malgré qu’elle accouche d’une fille, elle voulut quand même tenir sa promesse et lui demanda de permettre à Marie de vivre au sein de l’Al-Aqsa et d’y servir.

 
Marie au sein d’Al-Aqsa

 

Zacharie commença à réunir tous les responsables et les serviteurs venus à Al-Aqsa parmi les fils d’Israël. La question était donc difficile surtout qu’il s’agissait d’une fille et qu’il fallait lui bâtir un sanctuaire propre à elle pour y adorer Dieu et servir Al-Aqsa. Ayant vu la fille et la luminosité de son visage, ils commencèrent à se la disputer, chacun voulant la garder pour lui comme mentionné dans le verset : «… Car tu n’étais pas là lorsqu’ils jetaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Marie! Tu n’étais pas là non plus lorsqu’ils se disputaient ». (Sourate 3:44)

 

Ils se disputèrent donc pour désigner la personne qui la parrainera car ils croyaient que le Bien viendrait d’elle. La solution fut que chacun vienne avec le crayon avec lequel la Torah est écrite. Ils jetèrent ces crayons à l’eau et Zacharie qui était parmi eux, fit de même. Ces crayons étaient purs puisque la Torah est écrite avec. Tous les crayons coulèrent à l’exception d’un seul crayon qui resta en surface, c’était le crayon de Zacharie donc c’était lui qui la prit en charge. Marie grandit donc sous la protection de Zacharie qui était le mari de sa tante maternelle (pour connaitre plus l’histoire de Marie, lisez l’article : http://imaniatte.over-blog.com/article-2069383.html)

 
Le prophète Zacharie

 

Le prophète Zacharie est mentionné à sept reprises dans le Coran et les mentions les plus importantes sont dans la Sourate de Al-Imran et dans celle de Marie. A ce sujet, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit : « Le prophète Zacharie était menuisier et il gagnait de l’effort de ses propres mains ».

 

Zacharie (‘alayhi Salam) voulait un enfant, Allah Taala dit: « C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète, et dit : "Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. [Cependant], je n'ai jamais été malheureux [déçu] en te priant, ò mon Seigneur. Je crains [le comportement] de mes héritiers, après mois. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. Et fais qu'il te soit agréable, ò mon Seigneur,  Qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. Et fais qu’il te soit agréable, ô mon Seigneur» (Sourate 19 :2-6) et ceci pour qu’il hérite de sa prophétie et pour la gloire des enfants d’Israël.

 

Allah exauça sa prière et lui donna Jean-Baptiste, Allah Taala dit : Ô Zacharie, Nous t'annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya [Jean-Baptiste]. Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme". Et [Zacharie dit] : "Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse ?" [Dieu] lui dit : "Ainsi sera-t-il ! Ton Seigneur a dit : "Ceci m'est facile. Et avant cela, Je t'ai créé alors que tu n'étais rien" » (Sourate 19 :7-9). Nous verrons inchallah par la suite en détails l’histoire de Zacharie, Jean-Baptiste et jésus (‘alayhim Salam)

 

Sources:
Amrkhaled.net

Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 

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23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 14:11


L’histoire de Moussa ‘Moise’ et AlKhidr

 

Le thème d’aujourd’hui est l’histoire de Moussa  et Al-Khidr. Celle-ci est dans la sourate Al-Kahf (La Caverne), et le Prophète avait comme Sunna (tradition) de la lire chaque vendredi ou la veille. Nous allons prendre des extraits de l’histoire, des versets 61 à 82 : « Rappelle-toi quand Moïse dit à son valet: Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années ;  Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer ; Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son valet: Apporte-nous notre déjeuner: nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage ; [Le valet lui] dit: Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j'ai oublié le poisson le Diable seul m'a fait oublier de (te) le rappeler et il a curieusement pris son chemin dans la mer; [Moïse] dit: Voilà ce que nous cherchions. Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces ; Ils trouvèrent l'un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous ; Moïse lui dit: Puis-je suivre, à la condition que tu m'apprennes de ce qu'on t'a appris concernant une bonne direction? ; L'autre dit: Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi ; Comment endurerais-tu sur des choses que tu n'embrasses pas par ta connaissance? ; [Moïse] lui dit: Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres ; Si tu me suis, dit [l'autre,] ne m'interroge sur rien tant que je ne t'en aurai pas fait mention› ; Alors les deux partirent. Et après qu'ils furent montés sur un bateau, l'homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit: Est-ce pour noyer ses occupants que tu l'as ébréché? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse!› ; [L'autre] répondit: N'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie?  ; Ne t'en prend pas à moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m'impose pas de grande difficulté dans mon affaire ; Puis ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit: ‹As-tu tué un être innocent, qui n'a tué personne? Tu as commis certes, une chose affreuse!› ; L'autre] lui dit: ‹Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? ; Si, après cela, je t'interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m'accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi ; Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l'hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s'écrouler. L'homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit: Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire› ; Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l'homme,] Je vais t'apprendre l'interprétation de ce que tu n'as pu supporter avec patience ; Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau ; Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la mécréance ; Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. » (Sourate 18 : 61-82). Cette histoire s’est passée après le retour de Moise en Egypte.

 
La rencontre de Moussa et al-Khidr

 

Al-Bokhari et Muslim ont rapporté d’après Saïd ibn Djubaïr ce hadith où il dit: “J’ai dit à Ibn ‘Abbâs que Nawsan Al-Bakali (un homme qui enseigne la religion à Al-Koûfa) prétend que Moussa le compagnon de Al-Khidr n’est pas le Moussa des Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Ibn ‘Abbâs répondit : “Il ment, Obay ibn Ka‘b m’a dit qu’il a entendu le Messager (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dire : Moussa (Moïse) faisait un sermon aux Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël), et leur dit des paroles qui leur mirent les larmes aux yeux et attendrirent leurs cœurs. Un des assistants se leva et lui dit : “Ô messager d’Allah, ô prophète d’Allah, y a-t-il sur terre quelqu’un de plus savant que toi ?” Moussa dit : “Non.”

Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir restitué la science et lui révéla l’existence d’un serviteur qui se trouvait au confluent des deux fleuves et qui était plus savant que lui. Moussa demanda où il pouvait le trouver et Allah lui dit de prendre un poisson avec lui dans un couffin et l’homme sera là où il allait perdre le poisson. Moussa mis le poisson dans son couffin et s’en alla en compagnie de son jeune valet Youcha‘ ibn Noûn. A leur arrivée près d’un roc, ils posèrent leurs têtes et s’endormirent. Le poisson, bien que supposé cuit, bougea dans le couffin et tomba dans le fleuve. Il y fila en laissant dans l’eau, comme dans une matière solide, une trace qu’Allah maintint. Lorsque Moussa s’éveilla, son compagnon oublia de lui dire à propos du poisson et ils continuèrent leur route. Ils marchèrent toute la journée et toute la nuit jusqu’au lendemain lorsque Moussa dit à son compagnon : “ Apporte-nous notre déjeuner, nous sommes fatigués du voyage.” Moussa n’a ressenti la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait désigné. Le jeune serviteur répondit à Moussa : “ Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson - le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler - et il a curieusement pris son chemin dans la mer”. C’état la fuite pour le poisson et l’étonnement pour Moussa (parce qu’il remarqua les traces du poisson dans l’eau). Ils retournèrent sur leurs pas jusqu’à leur arrivée près du roc où ils trouvèrent un homme recouvert de la tête aux pieds d’un habit vert. Moussa le salua mais l’homme qui était Al-Khidr lui répondit : “Est-ce qu’il y a ce genre de salut chez vous ?” Moussa lui dit : “Je suis Moussa des Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Je suis venu pour que tu m’apprennes la sagesse que tu a apprise.” L’homme lui répondit : “ Tu ne pourras pas patienter avec moi.”

 
Qui est Al-Khidr ?

 

Al-Khidr, c’est un surnom donné à l’homme à cause de la robe verte qu’il portait et personne ne connaît son nom. Il y a des gens qui le pensent en vie depuis l’époque d’Adam jusqu’à présent. Mais cela ne peut pas être vrai parce que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit une fois : “Voyez-vous cette nuit ?” Ils répondirent : “Oui, ô Messager d’Allah.” Il dit : “Dans cent ans à partir d’elle, il n’y aura pas un seul de ceux qui se trouvent sur Terre qui sera encore vivant.”  D’autres gens ont dit que Al-Khidr avait rencontré le Messager et ce n’est pas vrai non plus. S’il vivait au temps du Messager il l’aurait suivi et aurait pris part aux batailles. Est-il un Ange ou un prophète ? Ce n’est qu’un humble serviteur d’Allah.

 

Moussa accompagna Al-khidr

 

Moussa dit : Puis-je te suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris. Il lui fut dit : Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi. Allah l’exerçait à la patience parce qu’il allait en avoir souvent besoin avec les Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Il répondit : Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres. Pouvez-vous être aussi humble ?

 
La première histoire

 

D’après le récit d’Al-Bokhari, ils se sont tenus au bord de la mer. Al-Khidr qui était connu fit signe à un bateau qui s’arrêta pour eux. Une fois dessus, il y fit un dégât parce qu’ils passaient près d’un roi injuste qui prenait tous les bateaux en bon état. Les propriétaires du bateau s’étaient fâchés du dégât fait par Al-Khidr. Le but, dans la première histoire, est qu’Allah Taala montre que si, en apparence, vous êtes touché par un malheur, n’ayez crainte car, en réalité, il apporte du bien.

 
La deuxième histoire

 

Allah Taala dit : « …quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua… » (Sourate 18:75) ; l’histoire où un jeune garçon a été tué, nous démontre la connaissance de l’avenir par Allah parce que l’enfant allait devenir incroyant.

 
La troisième histoire

C’est une histoire de deux jeunes enfants dans une cité par où Moussa et Al-Khidr passent et dont les habitants avares ont refusé de leur offrir asile. Le père des deux enfants leur avait laissé un trésor caché sous un mur sur le point de s’effondrer et de révéler son contenu. Al-Khidr se mit à réparer le mur pour le garder intact jusqu’à l’arrivée des enfants à l’âge adulte et empêcher les gens de prendre le trésor.

 
La moralité a tiré de ces trois histoires

 

Les trois histoires ont réuni les plus grands malheurs qui puissent arriver : les biens, l’oppression et la mort qui, en réalité, étaient des grâces. Allah veut nous apprendre la patience. Il ne nous veut que du bien et nous devions être satisfaits de tout ce qui nous arrive.

 

Pour nous faire savoir qui est le maître de l’univers Allah nous dit: Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même «Al-Qayyūm». Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône «Kursiy», déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. (Sourate 2:256).

        Allah Taala dit: Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau.  Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu'ils extraient, [eux- mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l'ai d'ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l'interprétation de ce que tu n'as pas pu endurer avec patience". (Sourate 18:79-82).

En lisons ces verset, nous constatons que Al-Khidr parle d’Allah avec politesse. Il rapporte le bien à Dieu et le mal à lui-même.  Moussa a appris de Al-Khidr les quatre points principaux : la valeur de la science, que notre science par rapport à celle d’Allah est comme une goutte d’eau dans l’océan, l’acceptation de la sagesse d’Allah et la patience.

 
Sources:
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 
Amrkhaled.net

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 15:52


L’histoire de Ozayr ('alayhi Salam)

Ozayr fut un des prophètes d’Allah. Il n’est mentionné qu’une fois ou deux dans le Coran. Allah Taala dit: « Ou comme celui qui passait par un village désert et dévasté: «Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort?» dit-il. Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita en disant: «Combien de temps as-tu demeuré ainsi?» «Je suis resté un jour, dit l’autre, ou une partie d’une journée.» «Non! dit Allah, tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson: rien ne s’est gâté; mais regarde ton âne... Et pour faire de toi un signe pour les gens, et regarde ces ossements, comment Nous les assemblons et les revêtons de chair». Et devant l’évidence, il dit: «Je sais qu’Allah est Omnipotent». (Sourate 2 : 259).

 

Ozayr est l’un prophète qui vinrent après David, Moïse et Salamon. Comme nous l’avons déjà dit, les Enfants d’Israël sont de grands disputeurs et ils ne restent jamais sur le droit chemin. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) rapporte dans un Hadith qu’Allah leur envoya de nombreux prophètes. Dès qu’un prophète mourrait, Allah Taala leur en envoyait un autre à sa place. Ainsi, pas un jour de leur vie ne passa sans prophète, depuis Jacob jusqu'à Jésus.

 
Ozayr (‘alayhi Salam) et le village désert

 

Le village où Allah demanda à Ozayr de prêcher la religion n’est pas son village d’origine, à la différence de Jonas auquel Allah donna l’ordre de ne pas quitter son peuple. Comme l’indique le verset, Ozayr ne faisait donc que ‘passer’ par ce village qui n’est pas le lieu où il a grandi. Ainsi, son histoire diffère de celles de tous les autres prophètes qu’Allah envoya à leur peuple. Car l’islam nous incite à prêcher en priorité auprès de ceux qui sont les plus proches de nous. Tel était le message de tous les prophètes. Cependant, Allah ordonna à Ozayr de se rendre dans un autre village dont il lui précisa l’emplacement, pour y prêcher la religion. Ozayr monta donc son âne, emportant avec lui nourriture et boisson.

 

Quand Ozayr parvint au village où Allah lui avait ordonné de se rendre, il fut surpris de constater que le village était désert et qu’il n’y avait pas trace de vie, humaine ou autre. Les maisons étaient toutes en ruine, ni plantes, ni animaux. Comme le dit le verset, il trouva un village désert et dévasté (littéralement dans le texte coranique dont les toits se sont effondré d’abord et puis les murs, ce qui est une indication d’une totale destruction). Ozayr en fait pleine confiance en Dieu, et certain qu’il a été envoyé dans ce village pour la da’wah. Et même s’il n’y a pas signe de vie dans cette contrée, Allah Taala va la faire revivre. Ozayr en a la certitude. Alla Taala dit : « Ou comme celui qui passait par un village désert et dévasté: «Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort?» (Sourate 2 : 259). Le mot ‘comment’ ne suggère pas qu’il s’agit d’une chose impossible. Au contraire, Ozayr a la certitude qu’Allah va faire revivre ce village. Sa question porte seulement sur le ‘comment’. Il a envie de voir la puissance créatrice divine à travers la résurrection de cette terre morte, tout comme Abraham (‘alayhi Salam) : « Et quand Abraham dit: «Seigneur! Montre-moi comment Tu ressuscites les morts», Allah dit: «Ne crois-tu pas encore?» «Si! dit Abraham; mais que mon cœur soit rassuré …» Abraham (‘alayhi Salam) avait pleine confiance de la puissance d’Allah, mais il voulut voir de ses yeux ce qu’il voyait avec son cœur.

 
Ozayr (‘alayhi Salam) et le miracle de la résurrection

 

Ainsi Ozayr grimpa avec son âne, sa nourriture et sa boisson jusqu’au sommet d’une montagne, puis se mit à attendre d’assister au miracle de la résurrection du village. La volonté divine dans cet univers ne s’exerce pas toujours comme nous nous y attendions. Ozayr pensait que du haut de la montagne il verrait les signes d’Allah dans ce village. Mais Allah voulut lui montrer Ses signes d’une façon différente, Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita.  Le thème des trois versets est celui de la résurrection des morts. La vie et la mort sont entre les mains d’Allah Taala qui veut imprégner nos cœurs de cette vérité. Puis Il le ressuscita en disant: «Combien de temps as-tu demeuré ainsi?» «Je suis resté un jour, dit l’autre, ou une partie d’une journée.»  Son aspect n’avait pas changé. On raconte qu’il avait la quarantaine et pas de cheveux blancs, pas de rides, et qu’à son réveil il eut l’impression qu’il avait dormi une journée ou une partie d’une journée. «Non! dit Allah, tu es resté cent ans. »  Et à ce moment, Ozayr eut la surprise d’apprendre que le signe qu’il avait attendu s’était manifesté en lui-même. Allah lui avait dévoilé les signes de la résurrection et de la mort en lui-même. Gloire à Allah !

Puis il regarda autour de lui. Allah lui dit : « Regarde donc ta nourriture et ta boisson: rien ne s’est gâté; mais regarde ton âne... » Il ne restait plus de l’âne que des ossements éparpillés sur le sol, comme si, effectivement, il était mort depuis cent ans. Ozayr se retrouvait donc devant deux miracles, l’un étant l’inverse de l’autre : le premier s’est produit en lui-même. Il n’a subi aucun changement, ni lui, ni sa nourriture, ni sa boisson. Par contre son âne n’est plus qu’ossements. Il ressort de cette histoire une vérité essentielle : Allah contrôle le temps. Il a fait que la période de cent ans soit une journée pour Ozayr qui n’a subi aucune transformation, comme si le temps s’était arrêté par rapport à lui, alors que cent ans ont passé pour l’âne.

 

Ainsi Ozayr regarde sa nourriture qui date de la veille, tandis que l’âne est mort depuis cent ans. Mais Allah veut lui monter un autre signe. «Et pour faire de toi un signe pour les gens. » Et voilà  le village qui revit! Comme si Allah voulait dire à Ozayr, tu attendais un miracle, tu en auras trois : le miracle du temps qu’Allah transforme comme il veut, le miracle de la résurrection du village, et puis un troisième miracle… « Et regarde ces ossements, comment Nous les assemblons et les revêtons de chair». Ozayr eut la surprise de voir les ossements de son âne s’assembler, et il vit de ses yeux le miracle de la résurrection de son âne. Les ossements se rassemblèrent pour former le squelette complet, puis Ozayr vit ce squelette se recouvrir de chair et de vaisseaux sanguins. Enfin l’âne revint à la vie. Ozayr le monta puis partit. Gloire à Celui qui détient toute chose en Ses mains !

 
Ozayr (‘alayhi Salam) et les villageois

 

Ozayr se mit en marche vers le village sur le dos de son âne. Tous ces miracles avaient eu lieu en une journée, et les trois versets qui les relatent s’enchaînent l’un après l’autre dans la sourate 2 pour insister sur le fait que la vie et la mort sont exclusivement entre les mains d’Allah Taala et pour implanter cette vérité dans nos cœurs.

 

Lorsque Allah lui dit : « Et pour faire de toi un signe pour les gens ». Allah lui ordonna de monter sur son âne et de descendre vers le village. Souvenons-nous que la raison de sa venue dans ce village était la da’wah. Cent ans avaient passé, sans toutefois qu’il n’ait vieilli. Il était toujours âgé de quarante ans, comme avant le miracle. Ozayr descendit au village qui avait retrouvé la vie. Il interrogea les habitants : Avez-vous entendu parler d’un homme appelé Ozayr ?  Ils répondirent : Cet homme pieux du village voisin, il est mort il y a cent ans. Alors Ozayr dit : Je suis Ozayr. Mais ils le traitèrent de menteur. Or il y avait dans son village, une femme qui l’avait bien connu et qui était encore en vie. Mais elle était devenue aveugle. Alors les habitants du village dirent : Allons chercher cette femme qui a connu Ozayr. Nous lui demanderons de te décrire, et si sa description correspond, nous te croirons. La femme vint et se mit à décrire Ozayr et sa description correspondait en tout point avec la réalité. Cependant les habitants dirent qu’ils voulaient une autre preuve. Ils dirent : Ozayr connaissait la Torah par cœur. La Torah a disparu parmi nous car elle a été brûlée par Nabuchodonosor. Il n’en reste qu’une seule copie qu’une seule personne connaît. Si tu es Ozayr (il était le seul à connaître la Torah par cœur) alors récite la ! Ozayr se mit à réciter la Torah. Puis il se mit à faire la da’wah pour laquelle il était venu dans ce village cent ans plus tôt. Les gens se mirent à l’écouter, à pleurer, et à ressentir la crainte de Dieu à l’écoute de la Torah. Ainsi les habitants du village furent guidés par Ozayr, et la volonté divine se réalisa. Gloire à Celui qui détient la royauté, gloire à Celui qui agence toute chose dans cet univers !

 

Sources:
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 

Amrkhaled.net

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16 août 2006 3 16 /08 /août /2006 16:25


Le Prophète Moussa : Moïse (‘alayhi Salam)

 

Moïse est le prophète dont la vie est la plus relatée dans le Coran. En commençant par son enfance, le Coran fournit un compte très détaillé de sa lutte avec Pharaon, de la conduite défavorable de son peuple et de la façon dont le prophète Moïse les a invités à la voie de Dieu. La fermeté dont il a fait preuve dans l'adversité y est mentionnée comme exemplaire. Ce livre est un examen approfondi de la vie du prophète Moïse à la lumière des versets coraniques.

 
La naissance de Moïse (‘alayhi Salam)

Les parents de Moïse, Amram et Yokébed, sont tous deux issus de la tribu de Lévi. Suite à la prédiction faite à Pharaon par les mages les plus illustres d’Égypte. Le Pharaon, craignant qu‘il ne naisse effectivement parmi les fils d’Israël un enfant qui lui ravirait son trône et tout son pouvoir, avait décidé que tous les nouveau-nés israélites seraient assassinés au berceau. C’était, à ses yeux, la meilleure façon d’enrayer le mal à la racine. Après la naissance de Moïse, sa mère le cacha durant trois jours. Alors Dieu inspira à la mère de confier l’enfant au fleuve. Elle plaça alors son fils dans une corbeille, et elle le déposa sur les rives du Nil.

Allah Taala dit : “Nous inspirâmes à la mère de Moussa : “Allaite-le; quand tu concevras pour lui des craintes, jette-le dans le fleuve, sans crainte ni chagrin, car Nous te le rendrons et le mettrons au nombre des envoyés.” (Sourate 28:7)

 
Moussa (‘alayhi Salam) dans le palais du Pharaon

Par précaution, la pauvre mère recommanda à sa fille de le suivre de loin. Depuis la rive du fleuve, la jeune fille vit corbeille récupérée par la fille de Pharaon. Assiya la femme du pharaon supplia ce dernier pour garder cet enfant et de l’élever comme son fils qu’elle avait toujours attendu. Pharaon dut donc laisser la vie sauve au bébé et accepter qu’il grandisse dans son palais. Allah Taala dit : “Nous t‘avons favorisé une fois déjà quand Nous fîmes à ta mère certaines révélations: “Jette-le dans le coffre, jette le coffre dans la mer, et que la mer le relance au rivage, et que le recueille un ennemi a Moi, ennemi à lui ”. Et J’émanai sur toi une force d’amour, afin que sous Mon regard tu fusses façonné (élevé). » Un jour passait ta s sœur, elle dit: « Puis-je vous indiquer des gens qui vous le prenne en charge ? » Ainsi Nous te rendîmes à ta mère pour rafraîchir ses yeux et qu’elle n’eut plus de chagrin. » (Sourate 20 : 37-40)

 
Moïse revient à sa mère

Le bébé refusait de se nourrir et bien qu’on lui ait présenté les meilleures nourrices du pays, il continuait de s’abstenir de toute nourriture. Malgré tous leurs efforts, personne n’était parvenu à satisfaire la faim du bébé. En désespoir de cause, Assiya ordonna à ses servantes de prendre l’enfant et de chercher partout dans la cité une nourrice que l’enfant accepterait enfin. De son côté la sœur de Moussa s’était approchée du palais dans l’espoir de recueillir quelque information qu’elle pourrait rapporter chez elle pour tranquilliser sa mère. Ce fut donc avec une grande satisfaction que les servantes sortir en quête d’une nourrice. Alors elle se hasarda à insinuer qu’elle connaissait une nourrice qui accepterait bien de se charger de cet enfant. Il demanda donc à la femme de devenir la nourrice du bébé contre une rétribution. Cette dernière accepta. La coutume voulait que la nourrice emmène chez elle l’enfant dont elle avait la charge et c’est ainsi que se réalisa la promesse d’Allah, comme le rapporte le Coran: « Nous le rendîmes ainsi à sa mère pour qu’elle retrouve sa joie et pour qu‘elle sache que la promesse de Dieu se réalise toujours, mais la plupart des hommes ne savent point. » (Sourate 28-13). L’enfant vécut donc sa première année auprès de sa véritable mère, et personne ne savait que Moussa ne se trouvait pas seulement avec sa nourrice, mais avec sa véritable mère.

 
Sa vie (‘alayhi Salam) auprès du pharaon

Selon les gens de livre, on raconte qu'un jour Moïse jouant sur les genoux du Pharaon lui dérobe sa couronne. Y voyant un mauvais présage, les mages du monarque suggèrent à celui-ci la mise à mort immédiate de l'enfant. Cependant le prêtre de Madian, propose de mettre à l'épreuve ce qui n'était peut-être que jeu d'enfant, et fait placer Moïse devant un plateau de diamants et de braises ardentes. Moïse se précipite vers le plateau de diamants, mais trébuche (suite à l'intervention de Gabriel) vers les braises ardentes. Dans sa frayeur, il porte ses doigts à la bouche et se brûle la langue et les lèvres. C'est de là que vient le bégaiement de Moïse. Devenu majeur, Allah le dota de sagesse et de science …

 
Moïse quitta l’Égypte

Un jour, un homme issu des Fils d’Israël sollicita le secours de Moïse contre son ennemi. Moïse lui asséna un coup de poing fatal. Et puis il regretta son geste, sollicita et obtint le pardon de son Maître. Au lendemain, il fut pris de peur et resta vigilant. Au surlendemain, Moïse retrouva le même homme (qu’il avait secouru) entrain de se battre contre un autre ennemi. L’homme sollicita encore son soutien. Ce qui suscita la colère de Moïse, et, son interlocuteur croyant qu’il allait le tuer, dit : « Ô Moïse, veux- tu me tuer comme tu as tué un homme hier ? Tu ne veux être qu'un tyran sur terre ; et tu ne veux pas être parmi les bienfaiteurs".» (Sourate 28 : 19). Le précité ennemi révéla l’affaire au peuple du Pharaon et ceux-ci se mirent à la recherche de Moïse pour le tuer. Un homme pieux vint informer Moïse de ce qu’on lui voulait et lui conseilla de quitter l’Égypte : « Et c’est alors qu'un homme vint du bout de la ville en courant et dit: "Ô Moïse, les notables sont en train de se concerter à ton sujet pour te tuer. Quitte (la ville). C'est le conseil que je te donne".» (Sourate 28 : 20).

 
La révélation

 Moïse s’en alla à Madyan et y épousa la fille d’un noble patriarche en contrepartie de services à rendre par lui durant huit ans. Une fois le délai terminé, il allait rentrer en Égypte en compagnie de sa femme. Arrivé à Tor, Allah voulut le privilégier en l’honorant par la prophétie et en lui adressant la parole. Allah Taala dit : «Lorsqu' il vit du feu, il dit à sa famille: "Restez ici! Je vois du feu de loin; peut-être vous en apporterai- je un tison, ou trouverai- je auprès du feu de quoi me guider". Puis, lorsqu' il y arriva, il fut interpellé: "Moïse! Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée, Touwâ. Moi, je t'ai choisi. Écoute donc ce qui va être révélé. Certes, c'est Moi Allah: point de divinité que Moi. Adore- Moi donc et accomplis la Salât pour te souvenir de Moi. L'Heure va certes arriver. Je la cache à peine, pour que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts. » (Sourate 20 : 10-15).

 

Allah lui fit voir certains miracles et lui donna l’ordre de jeter son bâton par terre, et le bâton se transforma en serpent. Allah lui ordonna encore d’introduire sa main dans la fente de son manteau et la main devint blanche. Allah lui dit ensuite de s’adresser au Pharaon muni de ces deux miracles dans l’espoir qu’il allait se souvenir ou craindre (Allah). En effet, sa tyrannie et sa corruption avaient atteint leur maximum, conformément à ces propos du Très Haut : « Allez vers Pharaon: il s’est vraiment rebellé. Puis, parlez- lui gentiment. Peut-être se rappellera- t- il ou (Me) craindra- t- il? Ils dirent : "Ô notre Seigneur, nous craignons qu’il ne nous maltraite indûment, ou qu’il dépasse les limites". Il dit: "Ne craignez rien. Je suis avec vous : J'entends et Je vois. Allez donc chez lui ; puis, dites-lui: "Nous sommes tous deux, les messagers de ton Seigneur. Envoie donc les Enfants d’Israël en notre compagnie et ne les châtie plus. Nous sommes venus à toi avec une preuve de la part de ton Seigneur. Et que la paix soit sur quiconque suit le droit chemin!» (Sourate 20 : 43-47).

 

Haroun (‘alayhi Salam) était le frère de Moïse envoyé par Allah sur la demande de celui-ci pour renforcer Moïse dépêché auprès de Pharaon afin de l’inviter à adorer Allah : «Et par Notre miséricorde, Nous lui donnâmes Aaron son frère comme prophète. » (Sourate 19 : 53).

 
Moïse et Haroun invitent le Pharaon a adorer Allah

Moïse et Haroun se rendirent auprès du Pharaon et lui transmirent le message. Ce dernier interrogea Moïse en ces termes : « "Et qu’est-ce que le Seigneur de l’univers ?" dit Pharaon.» (Sourate 26 : 23). Et puis il lui demanda de fournir la preuve de la véracité de sa prophétie : « "Si tu es venu avec un miracle, dit (Pharaon), apporte- le donc, si tu es du nombre des véridiques." Il jeta son bâton et voilà que c’était un serpent évident. Et il sortit sa main et voilà qu’elle était blanche (éclatante), pour ceux qui regardaient.» (Sourate7 :106-108). Constatant ce qui venait de se passer, Pharaon et son entourage accusèrent Moïse d’avoir fait usage de la magie. Alors ils rassemblèrent leurs magiciens et convoquèrent les gens à la journée de Décoration. Les magiciens jetèrent leurs cordes et bâtons, Allah Taala dit : «"Jetez" dit- il. Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie. Et Nous révélâmes à Moïse: "Jette ton bâton". Et voilà que celui-ci se mit à engloutir ce qu’ils avaient fabriqué. Ainsi la vérité se manifesta et ce qu’ils firent fût vain. Ainsi ils furent battus et se trouvèrent humiliés. Et les magiciens se jetèrent prosternés. Ils dirent : "Nous croyons au Seigneur de l'Univers, au Seigneur de Moïse et d'Aaron." » (Sourate 7 : 116-122).

 

Au bout du compte, Allah permit à Moïse de triompher des magiciens et ceux-ci crurent au Maître des Univers. C’est à ce moment que les nobles suggérèrent au Pharaon d’exécuter Moïse et son peuple pour les empêcher de répandre. Ils tuèrent les garçons et épargnèrent les filles. Moïse recommanda aux fils d’Israël de rester fermes. Et puis, exaspéré, Pharaon et son peuple se mit d’accord pour décimer Moïse et son peuple. Allah Taala dit : «Et Pharaon dit: "Laissez- moi tuer Moïse. Et qu’il appelle son Seigneur! Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne fasse apparaître la corruption sur terre". » (Coran, 40 : 26). Mais au moment où ils se concertèrent pour tuer Moïse, un homme croyant issu de la famille du Pharaon, a défendu Moïse, en disant : « s’il est un menteur, son mensonge se retournera contre lui. En revanche, s’il dit la vérité, une partie de ses menaces se concrétisera… ». L’homme continua d’adresser ses conseils au Pharaon et à son peuple, mais ils ne les acceptèrent pas. «"Ô mon peuple, triomphant sur la terre, vous avez la royauté aujourd'hui. Mais qui nous secourra de la rigueur d’Allah si elle nous vient?" Pharaon dit: "Je ne vous indique que ce que je considère bon. Je ne vous guide qu’au sentier de la droiture".» (Sourate 40 : 29).

 
Le châtiment

Moïse continua d’appeler Pharaon et son peuple à sa religion à l’aide de belles paroles. Ce qui ne les rendit que plus enracinés dans leur attitude marquée par l’orgueil. C’est alors que Moïse invoqua Allah contre eux, et ce dernier les châtia à l’aide de la disette, de la sécheresse et d’un manque de récolte, dans l’espoir de les amener à se repentir. Mais ils ne se soumirent pas. Bien au contraire, ils persistèrent dans leurs crimes et leur tyrannie. C’est pourquoi Allah déversa sur eux toutes sortes d’épreuves dans l’espoir d’obtenir leur retour: «Et ils dirent: "Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi". Et Nous avons alors envoyé sur eux l'inondation, les sauterelles, les poux ou la calandre, les grenouilles et le sang, comme signes explicites. Mais ils s'enflèrent d’orgueil et demeurèrent un peuple criminel.» (Sourate 7:132-133).

 

L’ordre de quitter l’Égypte et le grand miracle

Devant l’ampleur de la tyrannie du Pharaon, Allah émit un ordre qui apporta le soulagement ; Il donna à Moïse l’ordre de faire sortir les fils d’Israël de l’Égypte secrètement. Mis au courant, Pharaon mobilisa une grande armée afin de rattraper Moïse et son peuple avant qu’ils ne regagnent la Palestine, et ils rejoignirent Moïse et son peuple sur la côte de la mer rouge au lever du soleil. Là, Allah sauva Moïse et son peuple et laissa se noyer Pharaon et ses soldats. C’est à ce propos que le Très Haut dit ceci : « Et Nous révélâmes à Moïse (ceci): "Pars de nuit avec Mes serviteurs, car vous serez poursuivis". Puis, Pharaon envoya des rassembleurs (dire) dans les villes: "Ce sont, en fait, une bande peu nombreuse, mais ils nous irritent, tandis que nous sommes tous vigilants". Ainsi, Nous les fîmes donc sortir des jardins, des sources, des trésors et d’un lieu de séjour agréable. Il en fut ainsi! Et Nous les donnâmes en héritage aux enfants d'Israël. Au lever du soleil, ils les poursuivirent. Puis, quand les deux partis se virent, les compagnons de Moïse dirent: "Nous allons être rejoints". Il dit : "Jamais, car j’ai avec moi mon Seigneur qui va me guider". Alors Nous révélâmes à Moïse: "Frappe la mer de ton bâton". Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne. Nous fîmes approcher les autres (Pharaon et son peuple). Et Nous sauvâmes Moïse et tous ceux qui étaient avec lui ; ensuite Nous noyâmes les autres. Voilà bien là un prodige, mais la plupart d' entre eux ne croient pas. Et ton Seigneur, c’est en vérité Lui le Tout Puissant, le Très Miséricordieux.» (Sourate 26 : 52-68).

 

C’est ainsi que Pharaon et ses soldats moururent. Sachant qu’il allait se noyer, Pharaon crut (en Allah), mais il n’en tira aucun profit. Allah sauva son corps afin qu’il serve de source de méditation pour les générations postérieures. Les partisans du Pharaon furent châtiés ici-bas par la noyade dans la mer et dans l’au-delà par un châtiment très intense : «le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir. Et le jour où l’Heure arrivera (il sera dit): "Faites entrer les gens de Pharaon au plus dur du châtiment". Et quand ils se disputeront dans le Feu, les faibles diront à ceux qui s’enflaient d’orgueil: "Nous vous avions suivis : pourriez- vous nous préserver d'une partie du feu?" » (Sourate 40 : 46-47).

 
Le non reconnaissance des fils d’Israël

Les fils d’Israël constatèrent les miracles de Moïse dont le dernier fut leur sauvetage et la noyade de leurs ennemis. Ces miracles étaient censés assez forts pour extirper les racines de l’idolâtrie de leurs cœurs. Cependant, l’idolâtrie rebondissait en leur sein d’une période à l’autre. Moïse affronta des terreurs dans le cadre de son effort pour les ramener au culte d’Allah, l’Unique. Parmi les moments terrifiants, citons ceux-ci : Après avoir traversé la mer, ils arrivèrent chez des idolâtres et les compagnons de Moïse lui demandèrent de leur trouver une idole pour qu’ils puissent l’adorer. Moïse leur dit : «Et Nous avons fait traverser la Mer aux Enfants d' Israël. Ils passèrent auprès d'un peuple attaché à ses idoles et dirent: "Ô Moïse, désigne- nous une divinité semblable à leurs dieux." Il dit: "Vous êtes certes des gens ignorants. Le culte, auquel ceux-là s'adonnent, est caduc ; et tout ce qu'ils font est nul et sans valeur." Il dit: "Chercherai- je pour vous une autre divinité qu'Allah, alors que c'est Lui qui vous a préférés à toutes les créatures (de leur époque)?" » (Sourate 7:138-140).

 

Les fils d’Israël se dirigèrent ensuite vers la Terre sainte, éprouvèrent de la soif au cours de leur marche et s’en plaignirent auprès de Moïse qui implora son Maître pour leur donner à boire. Loin de se montrer reconnaissants, ils se mirent à multiplier les demandes : «Nous les répartîmes en douze tribus, (en douze) communautés. Et Nous révélâmes à Moïse, lorsque son peuple lui demanda de l'eau: "Frappe le rocher avec ton bâton." Et voilà qu’en jaillirent douze sources. Chaque tribu sut son abreuvoir. Nous les couvrîmes de l'ombre du nuage, et fîmes descendre sur eux la manne et les cailles: "Mangez des bonnes choses que Nous vous avons attribuées." Et ce n’est pas à Nous qu’ils ont fait du tort, mais c’est à eux-mêmes qu’ils en faisaient. » (Sourate 7:160). Ils exprimèrent leur plainte en ces termes : « Et (rappelez- vous) quand vous dîtes: "Ô Moïse, nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu’Il nous fasse sortir de la terre ce qu’elle fait pousser, de ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons!" - Il vous répondit: "voulez- vous échanger le meilleur pour le moins bon ? Descendez donc à n' importe quelle ville; vous y trouverez certainement ce que vous demandez!". L’avilissement et la misère s’abattirent sur eux; ils encoururent la colère d’Allah. Cela est parce qu’ils reniaient les révélations d’Allah, et qu’ils tuaient sans droit les prophètes. Cela parce qu’ils désobéissaient et transgressaient.» (Sourate 2:61).

 
La Thora : le livre révélé à Moïse

Allah avait promis à Moïse de lui révéler un livre contenant des prescriptions et des proscriptions destinées aux fils d’Israël. Après la mort du Pharaon, Moïse demanda à Dieu de lui remettre ce livre. Dieu lui donna l’ordre de jeûner quarante jours. Ce faisant, il se fit remplacer auprès de son peuple par son frère Aaron. Et puis Allah lui révéla la Thora près du Mont Tor. Ce livre contient des sermons et traite de tout. Rentré auprès de son peuple, Moïse découvrit qu’ils adoraient un veau fabriqué à partir de bijoux par le Samaritain qui leur avait dit : « ceci est votre dieu et celui de Moïse » : Allah Taala dit : «Puis il en a fait sortir, pour eux un veau, un corps à mugissement. Et ils ont dit: "C'est votre divinité et la divinité de Moïse ; il a donc oublié !" Quoi! Ne voyaient- ils pas qu’il (le veau) ne leur rendait aucune parole et qu’il ne possédait aucun moyen de leur nuire ou de leur faire du bien ? Certes, Aaron leur avait bien dit auparavant: "Ô mon peuple, vous êtes tombés dans la tentation (à cause du veau). Or, c'est le Tout Miséricordieux qui est vraiment votre Seigneur. Suivez- moi donc et obéissez à mon commandement". » (Sourate 20:88-91). Ceci suscita la colère de Moïse et il les blâma, leur expliqua la vérité, brûla le veau, le jeta dans la mer et infligea au Samaritain un châtiment qui fit qu’il ressentait de la douleur au contact de n’importe quoi.  Les fils d’Israël  regrettèrent d’avoir adoré le veau. Par la suite, Moïse choisit parmi eux soixante dix hommes et se rendit en leur compagnie au mont Tor afin qu’ils y obéissent à Allah et expriment leur regret de ce qu’ils avaient fait. C’est là qu’Allah a réellement adressé la parole à Moïse. Mais certains des compagnons de ce dernier ne crurent pas que c’est Allah qui lui avait parlé. Par conséquent, ils lui désobéirent et lui dirent : montre-nous Allah ouvertement : «Et (rappelez- vous) lorsque vous dites: "Ô Moïse, nous ne te croirons qu'après avoir vu Allah clairement"!... Alors la foudre vous saisit tandis que vous regardiez. Puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort afin que vous soyez reconnaissants. » (Sourate 2: 55-56).

 
Les fils d’Israël désobéissaient à Moïse

Quand Moïse retourna auprès de son peuple porteur de la Thora, ils refusèrent d’en adopter le contenu et désapprouvèrent ses dispositions. Mais il les menaça de sorte à les amener à les accepter. Allah Taala dit : « (Et rappelez- vous) quand Nous avons contracté un engagement avec vous et brandi sur vous le Mont -: "Tenez ferme ce que Nous vous avons donné et souvenez- vous de ce qui s’y trouve afin que vous soyez pieux !" Puis vous vous en détournâtes après vos engagements, n'eût été donc la grâce d'Allah et Sa miséricorde, vous seriez certes parmi les perdants.» (Sourate 2:63-64). Et puis Moïse donna aux fils d’Israël l’ordre de l’accompagner en terre sainte de Palestine. Ils le suivirent puis éprouvèrent de la crainte à cause des redoutables habitants de ce pays. Ce qui les conduisit à désobéir à Moïse et à se révolter contre lui : «Ils dirent: "Moïse! Nous n’y entrerons jamais, aussi longtemps qu’ils y seront. Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez tous deux. Nous restons là où nous sommes". » (Sourate 5:24). Moïse invoqua Allah contre eux et Allah exauça sa prière et l’informa que l’accès de la Terre sainte leur était interdit et qu’ils erreraient durant quarante ans et qu’ils n’avaient à s’attrister pour leur sort : «Il dit : "Seigneur! Je n’ai de pouvoir, vraiment, que sur moi-même et sur mon frère : sépare- nous donc de ce peuple pervers". Il (Allah) dit: "Eh bien, ce pays leur sera interdit pendant quarante ans, durant lesquels ils erreront sur la terre. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers".» (Sourate 5:25-26).

 

Moïse endura ainsi les nombreuses griefs et plaintes formulées par les fils d’Israël. Pendant les années d’errance, Moïse, Haroun et la plupart de leurs compagnons moururent. Au bout de l’errance, ils entrèrent en Terre sainte sous la conduite de Youchou ‘Ibn Noun.

 

Allah avait procuré aux fils d’Israël de nombreux bienfaits. Il les avait sauvé du Pharaon, leur avait procuré de bonnes subsistances, désigné des prophètes  et des rois en leur sein et les avait préférés à tous les humains. Mais ils étaient restés ingrats devant ces bienfaits et ne s’étaient jamais montrés reconnaissants : « (Souvenez- vous) Lorsque Moïse dit à son peuple: "Ô mon peuple! Rappelez- vous le bienfait d’Allah sur vous, lorsqu' Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu’Il n’avait donné à nul autre aux mondes. » (Sourate  5:20).

 
Sources:

Coran: Sourates 2, 5, 7, 19 et 28
Tafssir Ibn katir
wikipedia

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 14:55


Le prophète Chouaib ('alayhi Salam)

 

C'est l'un des quatre prophètes arabes. Selon Abou Dhar, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit en parlant des prophètes: "Parmi eux, il y en a quatre qui sont arabes: Hoûd, Sâlih, Chou'ayb, et ton prophète, ô Abou Dhar". (Rapporté par ibn Hibbân)


Le peuple du prophète Chouaib


Le peuple du prophète Chouaib (‘alayhi Salam) est envoyé au peuple de Madyan - à Al-Aïka - qu'il prêche à l'unicité d'Allah et au bon comportement. Allah dit:
« Et aux Madyan, leur frère Chuaïb : Ô mon peuple, dit-il, adorez Allah. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Une preuve vous est venue de votre Seigneur. Donnez donc la pleine mesure et le poids et ne donnez pas aux gens moins que ce qui leur est dû. Et ne commettez pas de la corruption sur la terre après sa réforme. Ce sera mieux pour vous si vous êtes croyants. Et ne vous placez pas sur tout chemin, menaçant, empêchant du sentier d'Allah celui qui croit en Lui et cherchant à rendre ce sentier tortueux. Rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux et qu'Il vous a multipliés en grand nombre. Et regardez ce qui est advenu aux fauteurs de désordre. Si une partie d'entre vous a cru au message avec lequel j'ai été envoyé, et qu'une partie n'a pas cru, patientez donc jusqu'à ce qu'Allah juge parmi nous car Il est le Meilleur des juges » (Sourate 7 :85-87)

 

Dans une autre sourate Allah Taala dit aussi : « Et (Nous avons envoyé) au Madyan, leur frère Chuaïb qui leur dit : "Ô mon peuple, adorez Allah; vous n'avez point de divinité en dehors Lui. Et ne diminuez pas les mesures et le poids. Je vous vois dans l'aisance, et je crains pour vous [si vous ne croyez pas] le châtiment d'un jour qui enveloppera tout. Ô mon peuple, faites équitablement pleine mesure et plein poids, ne dépréciez pas aux gens leurs valeurs et ne semez pas la corruption sur terre. Ce qui demeure auprès d'Allah est meilleur pour vous si vous êtes croyants ! Et je ne suis pas un gardien pour vous”. (Sourate : 11 :84-86)



Les gens d'Al-Aïka le traite de menteur


Malgré ces messages, les gens d'Al-Aïka traitent Chuaïb de menteur, lorsque le leur parle de religion. Allah Taala dit :
“Ne craindrez-vous pas [Allah]”. Je suis pour vous un messager digne de confiance. Craignez Allah donc et obéissez-moi, et je ne vous demande pas de salaire pour cela; mon salaire n'incombe qu'au Seigneur de l'univers. Donnez la pleine mesure et n'en faites rien perdre [aux gens], et pesez avec une balance exacte. Ne donnez pas aux gens moins que leur dû; et ne commettez pas de désordre et de corruption sur terre. Et craignez Celui qui vous a créés, vous et les anciennes générations”. (Sourate 26 : 176-184)

 

Son peuple qui s’enflait d'orgueil a refusé le message de Dieu, et ils l’ont menacé même de le chasser lui et les autres croyants de la ville. Allah Taala dit : « Les notables dirent : “Nous t'expulserons certes de notre cité, ô Chuaïb, toi et ceux qui ont cru avec toi. Ou que vous reveniez à notre religion.” - Il dit : “Est-ce même quand cela nous répugne ?”. Certes, nous aurions forgé un mensonge contre Allah si nous revenions à votre religion après qu'Allah nous en a sauvés. Il ne nous appartient pas d'y retourner à moins qu'Allah notre Seigneur ne le veuille. Notre Seigneur embrasse toute chose de Sa science. C'est en Allah que nous plaçons notre confiance. Ô notre Seigneur, tranche par la vérité, entre nous et notre peuple car Tu es le meilleur des juges.” Et les notables de son peuple qui ne croyaient pas, dirent : “Si vous suivez Chuaïb, vous serez assurément perdants”. (Sourate 7 : 88-90)

 

Voila une autre réponse de la peuple de Chouaib face a ces messages. Allah Taala dit : « Ils dirent : "Ô Chuaïb ! Est-ce que ta prière te demande de nous faire abandonner ce qu'adoraient nos ancêtres, ou de ne plus faire de nos biens ce que nous voulons ? Est-ce toi l'indulgent, le droit ?” (Sourate 11 : 87)


Al-Aïka demande le châtiment promis


Apres l’avoir mis en garde contre la colère de Dieu. Les gens d’al Aika ont demandé le châtiment de Dieu s’il est vraiment véridique. Allah Taala dit :
« Ils dirent : “Tu es certes du nombre des ensorcelés; tu n'es qu'un homme comme nous; et vraiment nous pensons que tu es du nombre des menteurs. Fais donc tomber sur nous des morceaux du ciel si tu es du nombre des véridiques » (Sourate 26 : 185-187)

 

Alors Chouaib répond à leurs menace par la confiance en Allah : « Ils dirent : "Ô Chuaïb, nous ne comprenons pas grand chose à ce que tu dis; et vraiment nous te considérons comme faible parmi nous. Si ce n'est ton clan, nous t'aurions certainement lapidé. Et rien ne nous empêche de t'atteindre”. Il dit : "Ô mon peuple, mon clan est-il à vos yeux plus puissant qu'Allah à qui vous tournez ouvertement le dos ? Mon Seigneur embrasse(en Sa science) tout ce que vous œuvrez. Ô mon peuple, agissez autant que vous voulez. Moi aussi j'agis. Bientôt, vous saurez sur qui tombera un châtiment qui le déshonorera, et qui de nous est l'imposteur. Et attendez (la conséquence de vos actes) ! Moi aussi j'attends avec vous ». (Sourate 11 :91-94)


Le châtiment du peuple d’Al-Aika

 

Allah Taala les saisit d'un tremblement de terre pour leur mécréance, sauf Chouaib (‘alayhi Salam) et ceux qui ont cru en son message. Allah Taala dit : « Alors le tremblement (de terre) les saisit; et les voilà étendus, gisant dans leurs demeures. Ceux qui traitaient Chuaïb de menteur (disparurent) comme s'ils n'y avaient jamais vécu. Ceux qui traitaient Chuaïb de menteur furent eux les perdants. Il se détourna d'eux et dit : "Ô mon peuple, je vous ai bien communiqué les messages de mon Seigneur et donné des conseils. Comment donc m'attristerais-je sur des gens mécréants ? »  (Sourate 7 : 91-93)

 

Dans une autre sourate, Allah Taala dit : {Lorsque vint Notre ordre, Nous sauvâmes, par une miséricorde de Notre part, Chuaïb et ceux qui avaient cru avec lui. Et le Cri terrible saisit les injustes, et ils gisèrent dans leurs demeures, comme s'ils n'y avaient jamais prospéré. Que les Madyan s'éloignent comme les Tamud se sont éloignés. (Sourate 11 : 94-94)


Source:
le Coran: Sourates: 11, 7, 26

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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 16:50


Le Prophète Joseph (Youssef) ‘alayhi Salam

 

Le Coran a consacré toute une sourate à la vie de Joseph (‘alayhi Salam). Allah Taala dit : « Alif, Lam, Ra. Tels sont les versets du Livre explicite. Nous l'avons fait descendre, un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez. Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans le Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits). » (Sourate 12:1-3)

 

Jacob (‘alayhi Salam) avait douze garçons, premiers ancêtres des douze tribus des Enfants d’Israël. Selon les savants spécialistes de la Bible, Le Prophète Joseph est né environ 906 ans avant l’ère chrétienne et l’incident avec lequel l’histoire débute eut lieu 890 ans avant l’E.C. Le plus noble, le plus auguste et le plus célèbre d’entre eux était Joseph (Youssef). Certains savants ont soutenu qu’il n’y a avait pas d’autre Prophète parmi eux, à part lui. C’était le seul, disent-ils, qui avait reçu la Révélation. Il est vrai que leur histoire va dans le sens de cette idée.

 
Le songe de Youssef (‘alayhi Salam)

 

Les exégètes racontent que Joseph, alors enfant, a fait un rêve dans lequel il voyait onze étoiles et aussi le soleil et la lune. Allah Taala dit : « Quand Joseph dit à son père : "Ô mon père, j'ai vu [en songe], onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi » (Sourate 12 :4). A son réveil, il raconta son songe à son père.
Celui-ci sut alors que son fils allait avoir une place privilégiée et honorable dans cette vie et dans l’autre, et que lui comme ses autres fils lui serait soumis. Il lui ordonna de ne pas révéler son secret à ses frères de peur de susciter la jalousie dans leurs cœurs et qu’ils ne lui fassent du tort par quelques ruses et complot. Allah Taala dit :
« Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision a tes frères car ils monteraient un complot contre toi; le Diable est certainement pour l'homme un ennemi déclaré » (Sourate 12 :4).

 
La jalousie des frères de Youssef (‘alayhi Salam)

 

Les frères de Youssef entaient très jaloux, en raison de l’amour que lui portait son père et à son jeune frère Benjamin, par sa mère, alors qu’eux, sont un groupe bien fort, qui est plus à même d’avoir droit à l’amour de leur père. Ils se consultèrent alors pour trouver le moyen d se débarrasser de Joseph, certains d’entre eux proposèrent de le tuer, d’autres préconisèrent de l’éloigner dans n’importe quel pays dont il ne pourrait pas revenir. Ils pensaient ainsi que l’attention de leur père se tournerait exclusivement vers eux. Ils étaient sur le point de se mettre d’accord sur cette proposition, quand l’un d’eux s’interposa. Allah Taala dit : « quand ceux-ci dirent : "Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident. Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n'importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers nous, et que vous soyez après cela des gens de bien". L'un d'eux dit : "Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits afin que quelque caravane le recueille". (Sourate 12 : 8-10).

 

Apres avoir mis au point le plan pour se débarrasser de Youssef, ils demandèrent donc à leur père de les laisser emmener avec eux leur frère Joseph et lui firent comprendre qu’ils voulaient l’emmener faire paître le troupeau avec eux, et le faire jouer et s’amuser par la même occasion. Jacob (‘alayhi Salam) leur répondit que cela lui faisait de la peine de se séparer de Joseph, ne serait-ce qu’une heure la journée et il craignait qu’en l’emmenant, le loup ne le dévore, dans un moment d’inattention de leur part. Allah Taala dit : « Ils dirent: "Ô notre père, qu'as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph ? Nous sommes cependant bien intentionnés à son égard. Envoie-le demain avec nous faire une promenade et jouer. Et nous veillerons sur lui". Il dit: "Certes, je m'attristerai que vous l'emmeniez; et je crains que le loup ne le dévore dans un moment où vous ne ferez pas attention a lui". Ils dirent : "Si le loup le dévore alors que nous sommes nombreux, nous seront vraiment les perdants" ». (Sourate 12 : 11-14).

 
Youssef (‘alayhi Salam) fût jeté dans le puits

 

Ils insistèrent donc auprès de leur père jusqu'à que ce dernier accepta de les laisser emmener Joseph avec eux. Une fois loin de leur maison ils commencèrent à insulter leur frère et à le mépriser ; ils décidèrent ensuite de le jeter au fond d’un puits. Ils le firent descendre donc et le mirent sur la pierre se trouvant au fond, et qui sert de marche pied à celui qui veut remplir le sceau lorsque le puits ne contient pas beaucoup d’eau. Lorsqu’ils l’y jetèrent, Dieu lui révéla qu’il serait sauvé et soulagé de cette situation et qu’il informerait le temps venu ses frères de ce qu’ils lui ont fait ; le jour ou il sera dans une situation glorieuse, et eux faibles et sollicitant son aide sans savoir qui il est.

 

Allah Taala dit : « Et lorsqu'ils l'eurent emmené, et se furent mis d'accord pour le jeter dans les profondeurs invisibles du puits, Nous lui révélâmes : "Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu'il s'en rendre compte". Et ils vinrent à leur père, le soir, en pleurant. Ils dirent : "Ô notre père, nous sommes allés faire une course, et nous avons laissé Joseph auprès de nos effets; et le loup l'a dévoré. Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité". Ils apportèrent sa tunique tachée d'un faux sang. Il dit : "Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose... [Il ne me reste plus donc] qu'une belle patience ! C'est Dieu qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez !" ». (Sourate 12 : 15-18).

 

On rapporte en effet qu’ils égorgèrent une bête et tachèrent la tunique de leur frère avec son sang afin de faire croire à leur père qu’il a bel et bien été dévoré par le loup. On rapporte aussi qu’ils avaient oublié de déchirer la tunique. Or, le menteur se trahit par l’oubli. Jacob (alayhi Salam) n’a pas cru leur histoire car il connaissait l’inimitié et la jalousie qu’ils nourrissaient à l’égard de Joseph. Ils n’arrivaient pas à admettre que leur père l’aime plus qu’eux, mas ils ignoraient que son amour provenait de ce qu’il percevait en lui comme marques de révérence et de respect dues à son investiture future de la Prophétie. C’est pour cela qu’il leur dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose... [Il ne me reste plus donc] qu'une belle patience ! C'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! » (Sourate 12:18).

 
Youssef (‘alayhi Salam) fût esclave

 

Youssef (‘alayhi Salam) avait 17 ans lorsqu’il fit le Rêve et fût jeté dans le puits. Ce puits était près de Dothan, dans le nord de Schechem selon les traditions bibliques et talmudiques et la caravane, qui le sortit du puits, venait de Gilead (Trans-Jordanie) et était en route pour l’Egypte. Allah Talla dit : « Or, vint une caravane. Ils envoyèrent leur chercheur d'eau, qui fit descendre son eau. Il dit : “Bonne nouvelle ! Voilà un garçon ! ” Et ils le dissimulèrent [pour le vendre] telle une marchandise. Allah cependant savait fort bien ce qu'ils faisaient. Et ils le vendirent à vil prix : pour quelques dirhams comptés. Ils le considéraient comme indésirable. » (Sourate 12:19-20).

 
Youssef (‘alayhi Salam) et Al-Aziz d’Egypte

 

Allah Talla dit : « Et celui qui l'acheta était de l'Égypte, Il dit à sa femme : “Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu'il nous soit utile ou que nous l'adoptions comme notre enfant.” Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l'interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas. Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C'est ainsi que nous récompensons les bienfaisants. » (Sourate 12:21-22).

 

On rapporte qu’al-Aziz, le grand intendant d’Egypte, l’acheta pour vingt dinars ou, selon une autre opinion, contre son poids en musc, soie et or. Mais Dieu est le plus Savant. Quand à cette parole : « Ainsi avons-Nous raffermi Joseph dans le pays », elle signifie que Dieu a destiné al-Aziz et son épouse à prendre soin de Joseph et à être bon avec lui, et qu’Il a aussi raffermi Joseph et à être bons avec lui, et qu’Il a aussi raffermi Joseph dans le pays d’Egypte. «Et Nous lui avons appris l’interprétation des rêves», c'est-à-dire à les comprendre et interpréter leurs signes. «Et Dieu est souverain en Son commandement» : lorsqu’Il veut une chose, Il prépare des causes et des éléments que les gens ne peuvent saisir. C’est pour cela qu’Il dit : « Mais la plupart des gens ne savent pas. Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que Nous récompensons les gens de bien» Tous cela montre que ces faits se sont déroulés avant qu’il n’eût atteint sa maturité, c'est-à-dire ses quarante ans, âge ou Dieu fait généralement descendre la Révélation aux Prophètes.

 
Zulikha essaya de séduire Youssef (‘alayhi Salam)

 

Zulikha la femme d’al-Aziz a essayé de séduire Joseph en lui faisant des avances, ce qui ne sied pas à l’état et la position de Joseph. Cette femme était très belle, jeune et très riche et elle occupait un rang social très élevé puisqu’elle était l’épouse du grand intendant. Elle désira Joseph et prépara un stratagème pour le séduire. Allah Taala dit : « Or celle (Zulikha) qui l'avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit : “Viens, [je suis prête pour toi !]” - Il dit : “Qu'Allah me protège ! C'est mon maître qui m'a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas”. Et, elle le désira. Et il l’aura désirée n'eût été ce qu'il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus. Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit : “Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille sinon la prison, ou un châtiment douloureux ? ”. [Joseph] dit : “C'est elle qui a voulu me séduire”. Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna : “Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c'est elle qui dit la vérité, tandis qu'il est du nombre des menteurs. Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c'est elle qui mentit, tandis qu'il est du nombre des véridiques”. Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit : “C'est bien de votre ruse de femmes ! Vos ruses sont vraiment énormes ! Joseph, ne pense plus à cela ! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive. » (Sourate 12 :23-29)

 
Youssef (‘alayhi Salam) à la prison

 

Cependant, Al Aziz a voulu passer outre ce fait en disant : « Joseph, ne pense plus à cela» C'est-à-dire, ne le révèle à personne, car garder secret ce genre de chose est préférable et plus convenable. Il ordonna ensuite à sa femme de demander pardon à Dieu du péché qu’elle a commis et de se repentir à Lui. Allah Taala dit : Il dit : "Ô mon Seigneur, la prison m'est préférable à ce à quoi elles m'invitent. Et si Tu n'écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants" [des pêcheurs]. Son Seigneur l'exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C'est Lui, vraiment, qui est l'Audient et l'Omniscient. Puis, après qu'ils eurent vu les preuves (de son innocence), il leur sembla qu'ils devaient l'emprisonner pour un temps. (Sourate 12 :33-35)

 

Youssef (‘alayhi Salam) interpréta le rêve de pharaon

Allah Taala dit : Deux valets entrèrent avec lui en prison. L'un d'eux dit : "Je me voyais [en rêve] pressant du raisin..." Et l'autre dit : "Et moi, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l'interprétation (de nos rêves), nous te voyons au nombre des bienfaisants". La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture] avant qu'elle ne vous arrive. Cela fait partie de ce que mon Seigneur m'a enseigné. Certes, j'ai abandonné la religion d'un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui nie la vie future". (Sourate 12 :33-37).

 

Le  Pharaon eut un songe, il se tenait près du fleuve, et voit sept vaches belles et grasses et sept autres vaches laides à voir maigres. Les vaches laides et maigres mangèrent les sept vaches belles et grasses. Le matin le Pharaon s'éveilla l'esprit agité, et il fit appeler tous les magiciens et tous les sages de l'Égypte. Il leur raconta ses songes. Mais personne ne put les expliquer à Pharaon. Alors que ce lui qui était détenu avec Youssef se rappel de son don pour interpréter les rêves. Convoqué par le Pharaon, Youssef (‘alayhi Salam) interpréta son rêve.  Allah Taala dit : "Et le roi dit : "Et vérité, je voyais (en rêve) sept vaches grasses mangées par sept maigres; et sept épis verts, et autant d'autres, secs. Ô conseil de notables, donnez-moi une explication de ma vision, si vous savez interpréter le rêve". Ils dirent : "C'est un amas de rêves ! Et nous ne savons pas interpréter les rêves !" Or, celui des deux qui avait été délivré et qui, après quelque temps se rappela, dit : "Je vous en donnerai l'interprétation. Envoyez-moi donc". "Ô toi, Joseph, le véridiques ! Eclaire-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et sept épis verts et autant d'autres, secs, afin que je retourne aux gens et qu'ils sachent [l'interprétation exacte du rêve]". Alors [Joseph dit]: "Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez. Viendront ensuite sept année de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence]. Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir." (Sourate 12 :43-49).

 
Youssef responsable des dépôts du territoire


Allah Taala dit : « Et le roi dit : "Amenez-le moi : je me le réserve pour moi- même". Et lorsqu'il lui eut parlé, il dit : "Tu es dès aujourd'hui prés de nous, en une position d'autorité et de confiance".Et [Joseph] dit : "Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseurs".  Ainsi avons-nous affermi (l'autorité de) Joseph dans ce territoire et il s'y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs œuvres]. Et la récompense de l'au-delà est meilleure pour ceux qui ont cru et ont pratiqué le piété. (Sourate 12 :54-57).

Après sept années pendant lesquelles Joseph organise la constitution de stocks, la famine s'abat sur toute la région et amène les populations à venir en Égypte pour s'approvisionner. Jacob envoie ainsi tous ses fils (sauf Benjamin) pour acheter du grain. Joseph les reconnait mais ses frères ne le reconnaissent pas Allah Taala dit : « Et les frères de Joseph vinrent et entrèrent auprès de lui. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas. Et quand il leur eut fourni leur provision, il dit : "Amenez-moi un frère que vous avez de votre père. Ne voyez-vous pas que je donne la pleine mesure et que je suis le meilleur des hôtes ? Et si vous ne me l'amenez pas, alors il n'y aura plus de provision pour vous, chez moi; et vous ne m'approcherez plus".  Ils dirent : "Nous essayerons de persuader son père. Certes, nous le ferons". (Sourate 12 :58-61).

 

Lorsqu'ils reviennent en Égypte, Joseph est ému de revoir son petit frère. Il les fait repartir ensemble mais fait placer une coupe dans le sac de Benjamin pour les accuser de vol. Juda se dévoue pour que Benjamin puisse rentrer auprès de leur père. Allah Taala dit:  "Puis, quand il leur eut fourni leurs provisions, il mit la coupe dans le sac de son frère. Ensuite un crieur annonça : "Caravaniers ! Vous êtes des voleurs". (Sourate 12 :70).

Allah Taala dit : [Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice à Joseph. Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi, à moins que Dieu ne l'eût voulu. Nous élevons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant [plus docte que lui]. ". (Sourate 12 :76).

Allah Taala dit : « Ils dirent : "Ô Al Aziz, il a un père très vieux; saisis-toi donc de l'un de nous, à sa place. Nous voyons que tu es vraiment du nombre des gens bienfaisants". Il dit : "Qu'Dieu nous garde de prendre un autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien ! Nous serions alors vraiment injustes. (Sourate 12 :78-79).  Voyant que ses frères ont retenu la leçon, Joseph révèle son identité à ses frères, puis il les pardonne et invite son père et toute la famille à venir s'installer en Égypte. Allah Taala dit : « Emportez ma tunique que voici, et appliquez-la sur le visage de mon père : il recouvrera [aussitôt] la vue. Et amenez-moi toute votre famille. Et dès que la caravane franchit la frontière [de Canaan], leur père dit : "Je décèle, certes, l'odeur de Joseph, même si vous dites que je radote". Ils lui dirent : "Par Dieu te voilà bien dans ton ancien égarement". Puis quand arriva le porteur de bonne annonce, il l'appliqua [la tunique] sur le visage de Jacob. Celui-ci recouvra [aussitôt] la vue, et dit : "Ne vous ai-je pas dit que je sais, par Dieu, ce que vous ne savez pas ?" Ils dirent : "Ô notre père, implore pour nous la rémission de nos péchés. Nous étions vraiment fautifs". Il dit : "J'implorerai pour vous le pardon de mon Seigneur. Car c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux". Lorsqu'ils s'introduisirent auprès de Joseph, celui-ci accueillit ses père et mère, et leur dit : "Entrez en Egypte, en toute sécurité, si Dieu le veut !" Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés Et il dit : "Ô mon père, voilà l'interprétation de mon rêve de jadis. Dieu l'a bel et bien réalisé... Et Il m'a certainement fait du bien quand Il m'a fait sortir de prison et qu'Il vous a fait venir de la compagne, [du désert], après que le Diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi. Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu'Il veut. Et c'est Lui L'Omniscient, le Sage. (Sourate 12 :93-100).  

 

Sources:

Coran : Sourate Youssef : 12

Tafssir Ibn katir

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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 15:08


Le Prophète Jacob
(‘alayhi Salam)

 

Le Coran ne donne pas des détails de la vie d'Isaac (‘alayhi Salam), mais les commentateurs dignes de confiance de Coran ont mentionné que quand Abraham a estimé que sa vie prenait fin, il a souhaité voir Isaac marié. Il n'a pas voulu qu'Isaac épousa l'un des Cananéens, qui étaient des païens, ainsi il a envoyé un domestique digne de confiance à Haran en Irak pour choisir une mariée pour Isaac. Le choix du domestique est tombé sur Rébecca Bint Bethuel, Ibn Nahor, qui était un frère d'Abraham. Isaac l'a épousée et elle a donné naissance à un ensemble de jumeaux, d'Esau (Al Eis) et de Jacob (Yaqub).

 
Les parents de Jacob (‘alayhi Salam)

 

Les gens du livre ont dit que quand Isaac s’est marié avec  Rébecca, Bint Bethuel a l’âge de quarante ans, pendant la vie de son père Ibrahim (‘alayhi Salam). Rébecca était stérile, ainsi Isaac a prié Dieu de lui donner des enfants, Dieu a répondu a ses perrières, alors Rébecca a donné naissance a deux garçons jumeaux. Le premier s'est appelé Esau, il est devenu le père du rhum. Le second s'est appelé Jacob, qui veut dire Israël, (appartenant au peuple de l'Israël).

 
L’exil de Jacob (‘alayhi Salam) a Harran

 

Avant sa mort, Isaac, devenu aveugle, veut rétablir Ésaü dans ses droits. Rébecca profite de la cécité de son mari pour lui faire donner sa bénédiction à Jacob. Ésaü, furieux, décide de tuer son frère dès la mort d'Isaac. Rébecca découvre ses intentions et implore Jacob de fuir chez son oncle Laban à Harran. Elle a demandé  à Isaac (‘alayhi Salam) de commander Jacob avec ces conseils et de prier pour lui.

 

A la tombe de la nuit, Jacob (‘alayhi Salam) quitta sa famille, Au cours de son voyage vers Harran, Jacob passe la nuit à Béthel et y a la vision d'une échelle atteignant le ciel et de Dieu lui a dit : « Je bénirai toi et votre progéniture et ferai cette terre pour toi et pour ceux qui viennent après toi». Quand il s'est réveillé il s'est senti joyeux de ce qu'il avait vu dans son rêve et s'était voué, alors il a construit un temple pour Dieu.

 
Le mariage de Jacob (‘alayhi Salam)

 

Jacob est venu chez son oncle maternel Laban dans la terre de Harran, ce dernier a deux filles Léa et Rachel. Jacob rencontre d'abord la cadette, Rachel elle était plus belle, près d'un puits à proximité de Harran. Il souhaite l'épouser mais Laban refuse tant que l'aînée n'est pas mariée. Laban lui promet pourtant la main de sa fille contre sept années de travail à son service. Au bout des sept années, Jacob est trompé par Laban et il épouse l'aînée Léa. Laban lui accorde finalement Rachel en échange de sept nouvelles années à son service.

 
Les  enfants Jacob (‘alayhi Salam)

 

Jacob a travaillé pendant sept années et puis il a  épousé Rachel. Leah donna naissance a quatre garçons : Rueben (Robel), Simon (Shamun), Levi (Lawi), et de Judah (Yahudh). Alors Rachel s'est sentie jalouse de Leah car elle était stérile. Alors Rachel a donné son esclave à son mari pour avoir des enfants avec elle ce qui a donne naissance à un garçon Nephtali. Leah s’est vexé du comportement de sa sœur Rachel, alors de son tour elle a donne son esclave a son mari, ce qui a donné naissance à deux enfants Gad et à calcinateur. Par la suite Leah a donné naissance à son cinquième garçon Issaacher puis un sixième Zebulun et une fille appelée Dinah. Ainsi, Leah a eu sept garçons et une fille de Jacob.

 

Alors Rachel a prié Dieu pour lui donner un fils de Jacob. Dieu a répondu à sa prière. Elle a donné naissance à un fils, grand, honorable, et beau. Elle l'a appelé Joseph (Yusuf).

 
Le retour au pays

 

Jacob (‘alayhi Salam) pâturait les moutons de son oncle pendant une période de vingt ans. alors il a demandé à son oncle de le laisser partir rendre visite à sa famille. Son oncle dit à lui : « J'ai été béni; demander ce que tu veux et dont vous ayez besoin toi et ta famille » Jacob lui dit : « donne moi chaque chèvre tachetée chaque agneau noir. »

 

Quand Jacob a approché la terre de Seir, les anges l'ont salué. Il a envoyé un messager avec des salutations à son frère Esau, demandant la permission. Le messager annonça à Jacob qu'Esau viens vers lui avec quatre cents hommes. Ce qui a effrayé Jacob et il a prié à le tout puissant de protéger sa famille et enlever la haine du cœur de son frère. Alors Jacob (‘alayhi Salam) a préparé un grand présent pour son frère : deux cents chèvres femelles et vingt chèvres masculines, deux cents brebis et trente chameaux laitiers, quarante vaches et deux taureaux, vingt ânes femelles et dix ânes masculins.

 

Il a ordonné a ses esclaves de prendre les animaux, en leur disant: « Quand vous rencontrez mon frère Esau et qu'il vous demandera : à qui vous appartenez?,  vous direz, nous appartenons à Jacob ; il nous a envoyé avec ce présent à son frère Esau. D'ailleurs, il est derrière nous. »

 

Jacob est resté derrière avec ses deux épouses, ses esclaves et ses enfants pendant deux nuits, ils marchaient la nuit et se reposaient le jour. Quand l'aube du deuxième jour est venue Jacob a soulevé ses yeux et a vu son frère Esau. Jacob s'est prosterné sept fois avant c’était leur salutation dans ce temps. Il était légal comme le juste des anges pour la salutation d’Adam.

 

Quand Esau l'a vu, il a couru vers lui, et il a embrassé en pleurant. Ils sont tous rentrés à Succoth (Sahur), la-bas Jacob (‘alayhi Salam) a construit une maison pour sa famille.  Pendant quelque temps Rachel a donné naissance à un deuxième garçon Benjamin, mais elle a perdu la vie après, Jacob l'a enterrée dans Ephrath (afrath). Le tombeau de Rachel est là jusqu'à aujourd'hui. Les fils de Jacob étaient douze hommes. De Leah il y avait Rueben (Robil), Simon (Shamun), Levi (Lawi), Judah (Yahudh), Issachar (isakher), et de Zebulun (Zablun). De Rachel il avait Joseph (Yusuf) (‘alayhi Salam) et de Benjamin. De l’esclave de Rachel il avait Dan et de Naphtali (Neftali), et de l’esclave Leah il avait Gad et calcinateur.

 

Jacob est revenu chez son père Isaac dans le village de Hebron qui se situe dans la terre de Canaan où Abraham avait vécu. Alors Isaac est tombé malade et il est mort à l’âge de cent quatre-vingts ans. Ses fils Esau et Jacob l'ont enterré avec son père d'Abraham Al Khalil.

 
La mort de  Jacob (‘alayhi Salam)

 

Plus tard, Joseph, l'aîné de Rachel, passe pour mort car ses demi-frères jaloux l'ont vendu à des marchands ambulants. Jacob, vieillissant, affronte le chagrin et la famine. Certains de ses fils partent pour l'Égypte lors d'une période de sécheresse. Ils y retrouvent leur frère Joseph vendu plusieurs années auparavant et devenu vice-roi d'Égypte.

 À sa mort, Jacob bénit tous ses fils et est enterré près d'Isaac et d'Abraham. Allah Taala dit : « Dites : "Nous croyons en Dieu et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on n'a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis». (Sourate 2 :136)

 

Allah Taala a dit aussi : « Ou dites-vous qu'Abraham, Ismaël, Isaac et Jacob et les tribus étaient Juifs ou Chrétiens ? » - Dis : "Est-ce vous les plus savants, ou Dieu ? » - Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu'il détient de Dieu ? Et Dieu n'est pas inattentif à ce que vous faites. » (Sourate 2 :140)

 

Nous verrons la suite dans l’histoire de Yoyssef (‘alayhi Salam)

 

Sources:

Tafssir Ibn katir

angelfire.com

wikipedia

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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 15:51


Le prophète soulayman (‘alayhi Salam)

 

Le Prophète Soulayman (‘alayhi Salam) était le plus jeune fils du Prophète Daoud (‘alayhi Salam) qu’il succéda au pouvoir. Allah Taala dit : « Et Salomon hérita de David et dit: "Ô hommes! On nous a appris le langage des oiseaux; et on nous a donné part de toutes choses. C'est là vraiment la grâce évidente. » (Sourate 27: 16).

 

Allah lui accorda le plus grand royaume jamais dirigé par un roi. Il avait le contrôle du vent et pouvait l’utiliser pour conduire son trône dans les airs. Les hommes comme les Djinns lui étaient dévoués et il pouvait aussi donner des ordres aux oiseaux en leur parlant dans leur langue. En raison de ces bénédictions, le royaume du Prophète Soulayman (‘alayhi Salam) était puissant et bien des pays étaient sous son contrôle. 

 

 
Les miracles du prophète Soulayman (‘alayhi Salam)

 

Allah a accordé à Soulayman (‘alayhi Salam) quatre grands miracles, grâce à son invocation -ce qui peut être traduit comme : "Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil. C'est Toi le grand Dispensateur". (Sourate 38: 35). Parmi les miracles accordés au prophète à l’exception de tous les hommes, on y  trouve :

 

Le premier miracle : La connaissance du langage des oiseaux, Allah Taala dit : "Et Salomon hérita de David et dit: "Ô hommes! On nous a appris le langage des oiseaux; et on nous a donné part de toutes choses. C'est là vraiment la grâce évidente. » (Sourate 27: 16),  il avait le don de comprendre le langage des oiseaux et des insectes, et entendait les petits sons qu'ils émettent. Une grande faveur de la part d’Allah.

 

Le deuxième miracle : Il lui soumit les djinns et les démons qui travaillaient sous ses ordres, Allah Taala dit : « Et d'autres encore, accouplés dans des chaînes. » (Sourate 38:38). Allah a soumis les djinns à Soulayman pour lui bâtir les châteaux et lui extraire les perles de la mer…  Allah a accordé toutes ces faveurs et miracles à Soulayman. Parce qu’Il voulait l’utiliser pour la gloire de sa religion et non pas pour lui ou pour ses enfants ; Allah Taala dit : "Et parmi eux il en est qui avaient pris l'engagement envers Allah : "S'Il nous donne de Sa grâce, nous payerons, certes, la Zakat, et serons du nombre des gens de bien".  Mais, lorsqu'Il leur donna de Sa grâce, ils s'en montrèrent avares et tournèrent le dos en faisant volte-face.  Il a donc suscité l'hypocrisie dans leurs cœurs, et cela jusqu'au jour où ils Le rencontreront, pour avoir violé ce qu'ils avaient promis à Allah et pour avoir menti. Ne savent-ils pas qu'Allah connaît leur secret et leurs conversations confidentielles et qu'Allah connaît parfaitement les (choses) inconnaissables. (Sourate 9:75-78).

 

Allah Taala dit aussi : "Et parmi les djinns il y en a qui travaillaient sous ses ordres, par permission de son Seigneur. Quiconque d'entre eux, cependant, déviait de Notre ordre, Nous lui faisions goûter au châtiment de la fournaise. [13] Ils exécutaient pour lui ce qu'il voulait: sanctuaires, statues, plateaux comme des bassins, et marmites bien ancrées. - "Ô famille de David, œuvrez par gratitude", alors qu'il y a eu peu de Mes serviteurs qui sont reconnaissants (Sourate 34:12- 13)

 

Le troisième miracle : Il lui soumit les vents, Allah Taala dit : « Nous lui assujettîmes alors le vent qui, par son ordre, soufflait modérément partout où il voulait» (Sourate 38:36). Les vents allaient et venaient selon ses ordres, ils transportaient les nuages d’un village à l’autre pour que les Musulmans puissent se nourrir. Pour combattre les ennemis de l’Islam, il ordonna une gigantesque natte de bois transportant les djinns, les humains, les oiseaux et les animaux qui combattront avec lui, et des lions, des tigres, et des aigles qui avaient pour mission l’inspection des lieux. Un événement chose magnifique jamais vécu dans le monde auparavant. Puis il ordonna aux vents de transporter la natte avec tout ce qu’elle contient ; Allah Taala dit: « Et à Salomon (Nous avons assujetti) le vent, dont le parcours du matin équivaut à un mois (de marche) et le parcours du soir, un mois aussi. »  (Sourate 34: 12). C'est-à-dire la distance que les gens parcourent en un mois, Soulayman la parcourrait en un temps équivalent à la période entre l’aube et le lever du soleil.

 

Le quatrième miracle : Il lui soumit les minerais, Allah Taala dit : « Et pour lui Nous avons fait couler la source de cuivre. » (Sourate 34:12) C'est-à-dire on lui a soumis la terre qui coule de cuivre fondu pour qu’il puisse fabriquer des armes à utiliser pour combattre les ennemis d’Allah. Il est clair que la cause de l’Islam domine complètement l'être de Soulayman (‘alayhi Salam).

 

Le Prophète Soulayman (‘alayhi Salam) et la fourmi

 

Lorsque l’armée du Prophète Soulayman (‘alayhi Salam) se mettait en marche, elle inspirait la terreur. Le Saint Coran décrit ainsi une de ces marches : « Et furent rassemblées pour Salomon, ses armées de djinns, d'hommes et d'oiseaux, et furent placées en rangs. Quand ils arrivèrent à la Vallée des Fourmis, une fourmi dit: Ô fourmis, entrez dans vos demeures, de peur que Soulayman et son armée ne vous écrasent [sous leurs pieds] sans s'en rendre compte ».  (Sourate 27 : 17-18)

 

Le Prophète Soulayman (‘alayhi Salam) entendit la mise en garde du chef des fourmis et lui demanda de s’approcher. Il lui dit: “Pensais-tu qu’un Prophète d’Allah pourrait faire du mal à une de Ses créatures?”. La fourmi répondit: “Non, rien de tel, mais je craignais que mes camarades fourmis ne sous-estiment les bontés dont Allah a fait preuve envers elles et ne deviennent ingrates en voyant la grandeur de votre armée. C’est pour cela que je leur ai demandé de se cacher."

 

La maladie du Prophète Soulayman (‘alayhi Salam)

 

À cause d’une maladie grave, Soulayman (‘alayhi Salam), n’arrivait même pas à bouger son corps. Donc les épreuves sont nécessaires pour ne pas succomber aux tentations de la vie. Allah Taala dit : « Et Nous avions certes éprouvé Salomon en plaçant sur son siège un corps. Ensuite, il se repentit.» (Sourate 38 : 34). Nous avions certes éprouvé Salomon en plaçant sur son siège un corps veut dire que le corps est devenu inerte et sans mouvement, il se repentit  Soulayman (‘alayhi Salam). Et a imploré le pardon pendant longtemps et Allah l’a soulagé.

 

 

Le Prophète Soulayman  et la Reine de Sabaa

 

Un jour Soulayman (‘alayhi Salam) remarqua l’absence de la huppe. La huppe savait que les soldats devaient se rassembler le matin très tôt, elle volait à la recherche de sa nourriture, et pendant qu’elle s’apprêtait à emprunter le chemin de retour comme chaque bon soldat qui doit rejoindre les rangs de ses compagnons, et se trouvant à une certaine attitude, elle remarqua des gens se prosternant devant le soleil. Malgré la distance lointaine entre la Palestine et le Yémen, la huppe réfléchissait sur la décision à prendre. Rejoindre les rangs des soldats ou partir découvrir de près cette catastrophe. La huppe est de retour, mais Soulayman (‘alayhi Salam), avait menacé de la punir sévèrement, car elle a tardé, surtout si on sait que l’armée doit être disciplinée ; Allah Taala dit : «Puis il passa en revue les oiseaux et dit: "Pourquoi ne vois-je pas la huppe? Est-elle parmi les absents? Je la châtierai sévèrement! Ou je l'égorgerai! Ou bien elle m'apportera un argument explicite. » (Sourate 27: 20-21). Les autres oiseaux prévoyaient que Soulayman (‘alayhi Salam),  allait déplumer la huppe, mais cette dernière n’avait pas peur. Allah Taala dit : « Mais elle n'était restée (absente) que peu de temps, et dit: "J'ai appris ce que tu n'as point appris; et je te rapporte de Saba' une nouvelle sûre »: (Sourate 27:22). Allah Taala dit: « J'ai trouvé qu'une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu'elle a un trône magnifique. Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés. Que ne se prosternent-ils devant Allah qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et la terre, et qui sait ce que vous cachez et aussi ce que vous divulguez? » (Sourate 27:23-25)

 

Allah Taala dit : « Alors, Salomon dit: "Nous allons voir si tu as dit la vérité ou si tu as menti. 28 Pars avec ma lettre que voici; puis lance-la à eux; ensuite tiens-toi à l'écart d'eux pour voir ce que sera leur réponse. » (Sourate 27:27-28)

 

Allah Taala dit: «La reine dit: "Ô notables! Une noble lettre m'a été lancée. Elle vient de Salomon; et c'est: "Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Ne soyez pas hautains avec moi et venez à moi en toute soumission". » (Sourate 27:29-31). Il est évident qu’elle ne veut pas la guerre et qu’elle cherche depuis le début la paix. La lettre qu’elle a reçue contient quatre paroles : Ne soyez pas hautains avec la religion et soumettez-vous à Allah. On dit que Soulayman (‘alayhi Salam), a été le premier à écrire l’expression ‘Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux’

 

Allah Taala dit: «Elle dit: "Ô notables! Conseillez-moi sur cette affaire: je ne déciderai rien sans que vous ne soyez présents (pour me conseiller). » (Sourate 27: 32). Il est évident que c’est une femme très intelligente, le Coran a montré que c’est une femme qui possède une intelligence et un sens de la consultation, et le respect de son peuple. Allah Taala dit: «Ils dirent: "Nous sommes détenteurs d'une force et d'une puissance redoutable. Le commandement cependant t'appartient. Regarde donc ce que tu veux ordonner ». (Sourate 27: 33). Il est évident qu’ils ont tendance à la guerre, mais ils ont choisi de lui laisser la décision finale.

 

Allah Taala dit: «Elle dit: "En vérité, quand les rois entrent dans une cité ils la corrompent, et font de ses honorables citoyens des humiliés. Et c'est ainsi qu'ils agissent ». (Sourate 27: 34). Elle penche vers la paix, vu sa nature de femme. En attendant, elle mit au point une stratégie pour voir s’il est vraiment un prophète ou seulement un roi qui convoite un royaume ; Allah Taala dit: « Moi, je vais leur envoyer un présent, puis je verrai ce que les envoyées ramèneront. Puis, lorsque (la délégation) arriva auprès de Salomon, celui-ci dit: "Est-ce avec des biens que vous voulez m'aider? Alors que ce qu'Allah m'a procuré est meilleur que ce qu'Il vous a procuré. Mais c'est vous plutôt qui vous réjouissez de votre cadeau. Retourne vers eux. Nous viendrons avec des armées contre lesquelles ils n'auront aucune résistance, et nous les en expulserons tout humiliés et méprisés » (Sourate 27: 35-37). Elle lui a envoyé une délégation avec un grand cadeau, mais Soulayman dès qu’il a vu cela, il dit ce qu’Allah m’a accordé en prophétie et héritage de la science et du miracle vaut plus que vous avez, mais c'est plutôt vous qui vous réjouissez de la vie terrestre.

 

Il a convoqué la délégation et lui a transmis sa réponse ; Il va envoyer une grande armée. C’est un homme attaché à son principe. Alors la femme sage décida d’aller le rencontrer pour présenter ses excuses. Quand Soulayman a appris son arrivée et qu’elle était une femme intelligente, il décida de ne pas faire sortir l’armée. En revanche, il a voulu l’impressionner par la civilisation et la technologie. Allah Taala dit : «Il dit: "Ô notables! Qui de vous m'apportera son trône avant qu'ils ne viennent à moi soumis? » (Sourate 27:38) dès qu’elle arrivera, elle trouvera son trône chez moi. Le but ici n’est pas de se vanter, mais plutôt pour lui démontrer la civilisation.

 

Allah Taala dit: «Un djinn redoutable dit: "Je te l'apporterai avant que tu ne te lèves de ta place: pour cela, je suis fort et digne de confiance". » (Sourate 27 :9). Soulayman (‘alayhi Salam), avait l’habitude de s’entretenir avec les gens du matin jusqu’à midi pour décider et juger, alors le Djinn lui a dit : ‘avant que tu aies fini ta séance de tous les jours, j’aurai déjà ramené le trône’ Mais Soulayman (‘alayhi Salam) voulait une idée plus grande que cela. Allah Taala dit : «Quelqu'un qui avait une connaissance du Livre dit: "Je te l'apporterai avant que tu n'aies cligné de l'œil. Quand ensuite, Salomon a vu le trône installé auprès de lui, il dit: "Cela est de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat. Quiconque est reconnaissant c'est dans son propre intérêt qu'il le fait, et quiconque est ingrat... alors mon Seigneur Se suffit à Lui-même et Il est Généreux" » (Sourate 27: 40)

 

Soudain, il voit le trône installé devant lui, il en remercia Allah. Allah Taala dit: «Et il dit (encore): "Rendez-lui son trône méconnaissable, nous verrons alors si elle sera guidée ou si elle est du nombre de ceux qui ne sont pas guidés". » (Sourate 27: 41). Le trône contenait des bijoux, des parures et de l’or, mais Soulayman ordonna de changer la forme de la parure. Pour éprouver l’intelligence de la reine. Allah Taala dit: «Quand elle fut venue on lui dit: "Est-ce que ton trône est ainsi?" Elle dit: "C'est comme s'il l'était. Le savoir nous a été donné avant elle; et nous étions déjà soumis ". » (Sourate 27: 42)  Il est évident qu’elle est très intelligente, elle n’a ni confirmé ni nié. Allah Taala dit : «Or, ce qu'elle adorait en dehors d'Allah l'empêchait (d'être croyante) car elle faisait partie d'un peuple mécréant. » (Sourate 27:43)  L’orgueil l’a empêché d’embrasser l’Islam, et parce qu’elle est une reine. Mais Soulayman a voulu lui donner une autre chance en l’impressionnant avec une technologie plus avancée que personne auparavant n’a pu atteindre jusqu’à nos jours dans le 21ième siècle. Allah Taala dit: « On lui dit: "Entre dans le palais. Puis, quand elle le vit, elle le prit pour de l'eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors, (Salomon) lui dit: "Ceci est un palais pavé de cristal » (Sourate 27:44). Il doit finir les négociations avec elle afin qu’elle puisse croire. Elle remarqua un bâtiment magnifique; ce palais est construit sur la mer, mais pour arriver à l’entrée, il faut traverser l’eau qui se trouve entre la côte et le palais Imaginez ! Elle a vraiment cru que c’était la mer. Il est vrai qu’elle se trouve devant la mer, mais elle est couverte par une surface de verre très transparent, à tel point qu’elle a cru que c’est complètement la mer. En plus, ce verre supportait le poids du bâtiment et que l’en traverse sans qu’il ne se casse.

 

Allah Taala dit : « Elle dit: "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers". » (Sourate 27:44).

 
La mort de Soulayman (‘alayhi Salam)

 

Après ce long et fantastique parcours, l’heure de Soulayman (‘alayhi Salam), est arrivée. Telle est la volonté d’Allah dans cette vie, tous les êtres humains vont mourir. Allah a voulu que la mort de Soulayman soit une grande leçon qui dit aux gens qui pensent et croient que les Djinns connaissent l’inconnu que cela est une idée fausse comme on va le démontrer…

 

Soulayman avant quelques mois de sa mort, a demandé aux Djinns de construire un grand monument. Les Djinns ont continué à travailler devant Soulayman qui les regardait à travers le balcon en s’appuyant avec tout son corps sur sa canne. Il les contrôlait, et dès qu’ils pensaient s’arrêter, ils le trouvaient entrain de les observer. Mais de crainte d’être emprisonnés, ils continuaient à travailler. Un jour, pendant qu’il les observait, il mourut en gardant cette position, il n’est pas tombé par terre car il s’appuyait sur sa canne. Son délégué a su qu’il était mort, mais il a voulu que les Djinns finissent ce monument. Il l’a laissé comme il est et n’a informé personne, et de temps en temps, le délégué venait lui murmurait dans l’oreille pour faire croire aux Djinns qu’il était encore vivant. Ils étaient très étonnés par cette position depuis de longues semaines. Il ne mangeait, ni buvait, ni dormait. Donc ceci est une preuve que les Djinns ne connaissent absolument pas l’inconnu. Des semaines ont passé, les insectes de terre ont commencé à ronger sa canne par le bas. La canne s’est usée, alors Soulayman (‘alayhi Salam) tomba.

 

Ils se sont aperçus qu’il était mort depuis longtemps; Allah Taala dit : «Puis, quand Nous décidâmes sa mort, il n'y eut pour les avertir de sa mort que la "bête de terre", qui rongea sa canne. Puis lorsqu'il s'écroula, il apparut de toute évidence aux djinns que s'ils savaient vraiment l'inconnu, ils ne seraient pas restés dans le supplice humiliant (de la servitude).» (Sourate 34:14).

 
Sources:

Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 
Amrkhaled.net

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