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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 14:58


L’histoire du prophète dawoud (‘alayhi salam)

 

Aujourd’hui nous allons vous raconter l’histoire du prophète Daoud (‘alayhi Salam) « David ». Il a été envoyé après le prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) et avant le prophète Jésus (‘alayhi Salam). Daoud (‘alayhi Salam) était à la fois prophète, juge et roi. Il devait à la fois gouverner les fils d’Israël, les appeler à adorer Allah l’Unique, et rendre justice selon la loi de Dieu.

 
Le Prophète Dawoud  et Jaalout

 

Le Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) faisait partie de l’armée de Taalout. Ce n’était qu’un jeune homme à l’époque, et il n’était pas là pour se battre. Son travail consistait à assister ses trois grands frères soldats et de rapporter les nouvelles de la guerre à son père. Lorsque Taalout vit que Jaalout avait terrifié son armée, il tenta de les encourager en promettant de grandes récompenses s’ils affrontaient Jaalout. Il promit de marier sa fille à celui qui tuera Jaalout.

 

Attiré par l’agitation sur le champ de bataille, Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) quitta son poste pour voir ce qui se passait. il ne s’était jamais battu en duel auparavant mais en voyant la scène, il s’approcha de Taalout et dit: "Je suis prêt à me battre contre ce monstre parce que j’ai déjà tué un tigre et un ours qui se sont attaqués aux moutons de mon père."

 

La bravoure du Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) toucha Taalout qui le vêtit d’une armure et le prévînt d’être prudent.  Avant d’approcher Jaalout, Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) se débarrassa de son armure qui le gênait dans ses mouvements. Il affronta l’ennemi armé seulement d’une catapulte et des accessoires dont il se servait pour conduire ses moutons.

 

Avant même que Jaalout puisse réagir face à ce défi, Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) lui envoya un caillou de sa catapulte. Le caillou toucha le front de Jaalout avec une telle force que ce dernier s’évanouit. Le prophète Dawoud (‘alayhi Salam) enleva ensuite la lourde épée de Jaalout et lui trancha la tête. La vue de leur héros gisant sur le sol accabla les Philistins qui fuirent le champ de bataille en panique. Appréciant le courage extraordinaire du Prophète Dawoud (‘alayhi Salam), Taalout le maria à sa fille, Mikaal. Allah Taala dit : « Ils les mirent en déroute, par la grâce d'Allah. Et Dawoud tua Goliath; et Allah lui donna la royauté et la sagesse... » (Sourate 2: 251)

 

Le Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) devint chef de l’armée des Taalout et son amitié avec le fils de Taalout, Younathaan, lui donna de la notoriété et du pouvoir. Après la mort de Taalout, le Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) devint roi. Allah lui donna la sagesse ainsi que le Livre Divin, Zabour (les Psaumes), qu’il récitait d’une voix mélodieuse afin d’attirer les gens aux paroles d’Allah.

 

Prophète Dawoud (a) était bien béni par Allah. Lorsqu’ il priait pour Allah, les montagnes comme les oiseaux se joignaient à lui. Le fer était pareil à de la cire qu’il modelait entre ses mains pour créer des armures spéciales, des armures légères faites de cottes de maille (anneaux de fer joints ensemble).

 

En plus, Allah lui a accordé deux dons. D’abord, il pouvait facilement manier le fer à main nue sans être obligé de le battre. Il en fabriquait des armures pour protéger les combattants lors des batailles. Ensuite, Daoud (‘alayhi Salam) avait une voix mélodieuse qui lui servait à lire le Zabour (le livre qu’Allah a révélé à Daoud). Allah ordonna aux montagnes et aux oiseaux de prier comme lui matin et soir, Allah Taala dit : « Nous avons certes accordé une grâce à David de notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d’Allah). Et pour lui, nous avons amolli le fer.» (Sourate 34 :10)

 
Le prophète Daoud : un exemple dans l’adoration d’Allah

 

Malgré tous ses devoirs, le prophète Daoud (‘alayhi Salam) consacrait beaucoup de son temps à la prière. Il avait une très grande force dans l’adoration de Dieu. Le prophète Mohamed (Salla Allah ‘alayhi  wa Salam) a dit : « La meilleure prière auprès de Dieu est celle de David, le meilleur jeûne auprès de Dieu est celui de David. Il dormait la moitié de la nuit, faisait la prière durant son tiers et se rendormait le sixième restant. Il jeûnait un jour et rompait le jeûne le jour suivant. Il ne fuyait pas devant l’ennemi » (rapporté par al-Bokhari et Muslim).

 
Le prophète Daoud et l’épreuve

 

Un jour, alors qu’il était en train de prier, deux hommes escaladèrent le mur de sa maison. Il eut peur mais ils le calmèrent et l’un d’eux parla ainsi: « Celui que voici est mon frère. Il possédait quatre-vingt-dix-neuf (99) brebis et moi je n’en avais qu’une. Il me dit : Donne-la-moi pour compléter mon troupeau. Il me domina dans la discussion. David lui dit : En demandant ta brebis pour l’ajouter à son troupeau, ton frère a commis une injustice » (Sourate 38 :23)

 

Le Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) écouta la plainte et dit aussitôt que celui qui demandait la seule brebis que possédait son frère était injuste. A ce moment-là, Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) réalisa qu’Allah l’avait mis à l’épreuve et regretta sa décision hâtive sans avoir pris la peine de demander des preuves au plaignant ni écouter la version de l’autre frère. Il réalisa qu’en tant que juge parmi les gens, il ne devait pas prendre de décisions hâtives et il se tourna vers Allah Lui implorant le pardon pour son erreur. Allah Taala dit : « Nous lui pardonnâmes. Il aura une place proche de Nous et une belle récompense ». (Sourate 38 : 25)

 

Le Prophète Dawoud (‘alayhi Salam) dirigea son royaume avec sagesse pendant plusieurs années avant d’être succédé par son plus jeune fils, Prophète Soulayman (‘alayhi Salam).

 

Allah Taala réserve à Daoud (‘alayhi Salam) un rang élevé le Jour du Jugement dernier. Ainsi Allah récompense tous les hommes justes et pieux.

 

Sources :

Tafssir Ibn katir

petitmusulman.com

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Published by nadia - dans HISTOIRE
31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 15:15


Le prophète Ayoub : Job (‘alayhi Salam)

 

le Prophète Ayoub (Job) est l’arrière petit-fils du prophète Isaac (‘alayhi Salam), Ibrahim (‘alayhi Salam) est son arrière grand-père, Allah Taala dit: « et parmi la descendance (d’Abraham) (ou de Noé), David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. », (Sourate 6:84) il est l’un des prophètes des enfants d’Israël, car Ibrahim a engendré Ismaël et Isaac, tous les prophètes des enfants d’Israël, sont de la descendance d’Isaac, sauf notre Prophète Mohammed, qui, lui est de la descendance d’Ismaël, les enfants d’Israël vivaient tellement dans la corruption qu’à chaque fois que disparaissait un prophète, il en apparaissait un autre.

 

L’histoire de chaque prophète apporte aux gens une moralité spécifique, celle de Younouss (Jonas) est qu’il ne faut jamais désespérer de notre appel à Allah ! Celle de Solaïman (Salomon) est qu’Allah est capable de soumettre l’univers aux fils d’Adam et que ces derniers peuvent l’utiliser dans l’obéissance d’Allah, celle de Dawud (David) est que la terre glorifiait Allah avec lui, et celle de Ayoub est la foi des endurants.

 
Le peuple d’Ayoub (‘alayhi Salam)

 

Ayoub est un prophète envoyé à un peuple de Mésopotamie dont la majorité était des croyants, et ils l’aimaient. Allah l’a comblé de faveurs considérables qui n’ont été données à personne auparavant, il resta ainsi pendant cinquante années. L’une des épreuves les plus dures à supporter est l’avilissement d’une personne puissante.

 

Ayoub disposait de plusieurs faveurs: de l’argent, des terres incomptables d’orge et de blé, des centaines d’esclaves, une belle femme pieuse, une force physique, quatorze enfants, une foi et un entourage pieux, des amis innombrables, du bétail, des chevaux et des bêtes, et ce durant cinquante années.

 
Ayoub (‘alayhi Salam) éprouvé

 

Allah Taala voulut l’éprouver, Il lui ôta son argent, et ses terres devinrent improductives, ses quatorze fils et filles moururent, il perdit tous son bétail et son argent, il se mit à vendre ses esclaves pour se nourrir de leur prix, puis Allah l’éprouva par une maladie physique qui le rendit infirme, il devint incapable de bouger, ses amis crurent que sa maladie était contagieuse et le quittèrent, seuls lui restèrent fidèles sa femme et deux de ses amis.

 

 Allah Taala dit : « Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit: «Mon Seigneur m’a honoré». Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit: «Mon Seigneur m’a avili». Mais non! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins; qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour sans bornes. Prenez garde! Quand la terre sera complètement pulvérisée,  et que ton Seigneur viendra ainsi que les Anges, rang par rang, et que ce jour-là, on amènera l’Enfer ; ce jour-là, l’homme se rappellera. Mais à quoi lui servira de se souvenir? » (Sourate 89 : 15-23).

 
La femme d’Ayoub lui demande d’invoquer Allah

 

La femme d’Ayoub commença à le nourrir et à le prendre en charge. Lorsque ses ressources s’épuisèrent, elle se mit à vendre ses services aux gens, et l’épreuve continua dix-huit ans durant.

 

Dix-huit ans plus tard, la femme du prophète Ayoub commença à s’épuiser, elle lui demanda : « n’es-tu pas un prophète envoyé d’Allah ? » il répondit par l’affirmative, elle lui dit : « et pourquoi donc n’invoques-tu pas Allah?», il lui dit : « combien avons-nous passé d’années à l’épreuve?», elle répondit : « dix-huit ans », il dit : « et durant combien d’années Allah nous a t-il donné ses faveurs ? », elle répondit : « cinquante ans », il dit : « Allah nous a couvert de ses faveurs durant cinquante ans, ne devrions-nous pas patienter et endurer tout autant ? Par Allah je ne L’invoquerai qu’après que soit passé autant de temps en épreuve qu’il s’en est écoulé en bonheur ! ». Et il n’invoquait que par ces mots : « Louange à Allah ».

 

La femme du prophète Ayoub se mit en colère et dit : « je jure que tu dois invoquer Allah, jusqu’à quand devrions-nous supporter cette épreuve», il lui répondit : « Malheur à toi, mettrais-tu en colère Allah, Puissance et Majesté à Lui ?! ».

 

Puis les gens se mirent à refuser d’employer sa femme de peur qu’elle ne soit contagieuse.

 

Nous tenons tout ceci des hadiths du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) : « Certes le prophète d’Allah Ayoub est demeuré éprouvé durant dix-huit ans, il fut repoussé de son entourage proche et moins proche, sauf deux hommes de ses frères, l’un d’eux dit un jour à l’autre : « par Allah, je vois que Ayoub a commis un péché à l’encontre d’Allah Puissance et Majesté à Lui qui ne le lui a jamais pardonné», l’autre lui dit : « pourquoi donc ? », il lui répondit : « ne vois-tu pas comme il est éprouvé, et qu’Allah ne lui a pas fait miséricorde ? », ils allèrent vers Ayoub, entrèrent chez lui et le second dit : « sais-tu ce que celui-ci a dit ? Il a dit que tu as commis un grand péché à l’encontre d’Allah, Puissance et Majesté à Lui qu’Il ne t’a jamais pardonné.» Ayoub leur répondit : « je ne sais rien à propos de ce que vous dites, je sais toutefois que je passais près de deux hommes qui se querellaient et je retournais chez moi et priais Allah pour qu’ils se réconcilient et je faisais l’aumône à leur intention afin qu’Allah ne soit point désobéi sur terre », et il sombra dans la tristesse ».

 
Ayoub (‘alayhi Salam)  invoque Allah

 

Il se passa qu’une fois sa femme lui avait apporté une nourriture consistante, et il demanda : « d’où provient cette nourriture ? » mais elle garda le silence, il insista en vain, il insista encore, alors il apprit qu’elle s’était coupé les cheveux et les avait vendus pour acheter de quoi nourrir Ayoub.

 

Quand il apprit cela, il s’émeut et se sentit obligé d’invoquer Allah Taala : « Et Job, quand il implora son Seigneur : «Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux. Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait.» (Sourate 21 : 83-84)

 
La guérison d’Ayoub (‘alayhi Salam)

 

Allah Taala dit : « Frappe [la terre] de ton pied: voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi boire. » (Sourate 38:42). Allah fit exploser une source sous les pieds du prophète Ayoub. « Une eau fraîche » allait le purifier de toutes les maladies de l’extérieur, et « de quoi boire » allait le guérir de tous les maux de l’intérieur.

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit : « Lorsque Ayoub allait faire ses besoins, il avait l’habitude d’être soutenu par sa femme […], et il se cachait pudiquement d’elle, puis elle le prenait par la main et le raccompagnait. Un jour, il mit beaucoup de temps. Puis il revint vers sa femme mieux que ce qu’il n’était auparavant, elle lui dit : « qu’Allah te bénisse! N’as-tu pas vu le prophète éprouvé ? Par Allah je n’ai jamais vu quelqu’un lui ressembler, avant son épreuve, plus que toi ! » Il lui dit : « Ne me reconnais-tu pas ? » Elle répondit : « Non », il lui dit : « Eh bien c’est moi, je suis Ayoub. »

 

Allah dit Taala dit : « Et que c’est Lui qui a fait rire et qui a fait pleurer, et que c’est Lui qui a fait mourir et qui a ramené à la vie ». (Sourate 53: 43-44).

 
Ayoub (‘alayhi Salam)  redevient riche

 

Les faveurs dont il jouissait auparavant lui furent rendues, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam)  dit : « Allah envoya deux nuages sur ses terres, un nuage passa sur la terre où poussait le blé, il en plut de l’or jusqu’à ce que le pré en sois rempli, l’autre nuage passa sur le pré d’orge et il en plut une averse et Allah le rendit riche. »

 

Allah Taala dit: «Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse » (Sourate 38:43), sa femme redevint jeune et donna naissance à vingt-six garçons et filles, comme si Allah lui disait qu’il n’avait pas été éprouvé et que tout lui fut rendu et plus. Et le plus étrange dans tout cela, c’est que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit : « alors que Ayoub se lavait nu, Allah envoya un troupeau de criquets qui lui tomba dessus, c’était des criquets en or, il se mit à en enfouir dans ses habits, Allah Taala lui dit: « Ô Ayoub, ne t’ai-je pas donné de quoi te passer de ce qui est sous tes yeux ? » il répondit : « si Mon Seigneur, mais je ne peux me passer de Ta Bénédiction. »

 

Allah Taala dit : «Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur! Sans cesse il se repentait. » (Sourate 38:44).



Sources :
Tafssir Ibn katir
amrkhaled.net

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Published by nadia - dans HISTOIRE
30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 21:39


L’histoire du pèlerinage et ses rites

 

Les musulmans ont tous et depuis toujours admis que le pèlerinage à La Mecque constitue un des cinq piliers de l’Islam comme l’atteste un hadith cité dans les Deux Sahih et rapporté par Ibn Omar (Radia Allah ‘Anh) et d’autres.


Il est bien connu que le pèlerinage, à l’instar des autres pratiques cultuelles, comporte des rites spécifiques. Chacun de ces rites a un mode d’exécution particulier qui doit être observé correctement. Il en est ainsi de l’entrée en état de sacralisation à partir des lieux fixés à cet effet, de la circumambulation, de la marche entre Safa et Marwa, du stationnement à Arafa, du séjour nocturne à Mouzdalifa, de la lapidation des stèles (Djamra, de l’immolation d’un sacrifice entre autres rites biens connus du pèlerinage.

 

Ces rites doivent être accomplis conformément aux enseignements du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam). Les hadiths qui décrivent le pèlerinage du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) sont très nombreuses. Dans les ouvrages Zad al-Maad et al-Bidaya wa al-Nihaya, leurs auteurs Ibn al-Qayyim et Ibn Kathir, respectivement, ont largement cité ces hadith et en ont expliqué le sens et déduits des dispositions légales. Le musulman doit s’efforcer à apprendre ces dispositions pour les appliquer.

 

L’objectif des rites du pèlerinage

 

Que l’on sache, en outre, que l’objectif essentiel de l’accomplissement des rites du pèlerinage est de perpétuer la mention du non d’Allah, le Très Haut : «Ce n’est pas un péché que d’aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur. Puis, quand vous déferlez depuis `Arafa, invoquez Allah, à Al-Mach`ar Al-Harâm (Al-Mouzdalifa). Et invoquez- Le comme Il vous a montré la bonne voie, quoiqu' auparavant vous étiez du nombre des égarés. Ensuite déferlez par où les gens déferlèrent, et demandez pardon à Allah. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Et quand vous aurez achevé vos rites, alors invoquez Allah comme vous invoquez vos pères, et plus ardemment encore. Mais il est des gens qui disent seulement: "Seigneur! Accorde nous (le bien) ici-bas!" - Pour ceux-là, nulle part dans l’au-delà. Et il est des gens qui disent: "Seigneur! Accorde nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà; et protège- nous du châtiment du Feu!" Ceux-là auront une part de ce qu’ils auront acquis. Et Allah est prompt à faire rendre compte. Et invoquez Allah pendant un nombre de jours déterminés. Ensuite, il n’y a pas de péché, pour qui se comporte en piété, à partir au bout de deux jours, à s’attarder non plus. Et craignez Allah. Et sachez que c’est vers Lui que vous serez rassemblés. » (Sourate 2 : 198-203).

 

Il a été rapporté qu’Aïcha (Radia Allah ‘Anha) a dit : « la circumambulation autour de la Maison, la marche entre Safa et Marwa et la lapidation des stèles n’ont été institués que pour faire rappeler Allah, le Puissant  et Majestueux ». (Rapporté par al-Bayhaqui, n° 5/145).

 

Le musulman donne de l’importance aux rites du pèlerinage parce qu’Allah, le Puissant et Majestueux lui a donné l’ordre de les considérer comme tels. C’est ce que le Très Haut dit ainsi : « (De ces bêtes- là) vous tirez des avantages jusqu'à un terme fixé; puis son lieu d’immolation est auprès de l’Antique Maison. » (Sourate 22 : 32).

 

Explication des rites du pèlerinage

 

Al-Bokhari a rapporté qu’Omar ibn al-Khattab (Radia Allah ‘Anh) avait baisé la Pierre noire et dit : « Si je n’avais pas vu le Messager d’Allah te baiser je ne l’aurais pas fait »

 

Ibn al-Djawzi (Rahimaho Allah) a dit dans le cadre de ses propos véhiculant une explication exhaustive des rites du pèlerinage : « Puis ces choses-là disparurent et laissèrent leurs traces et les dispositions qui les régissaient. Cet état de fait peut constituer une ambiguïté pour celui qui constate leur forme et n’en connaît pas la cause. Il peut se dire : çà n’a pas de sens. Or je vous en ai expliqué les causes fondées sur la révélation. Je vais désormais vous donner une base de référence qui vous permet de comprendre tout ce qui relève de ce chapitre.

 

Sachez que l’acte cultuel est en principe compréhensible. Car il s’agit de se montrer humble devant son Maître en Lui obéissant. La prière comporte des aspects qui traduisent un degré d’humilité qui permet de comprendre qu’elle constitue un acte d’adoration.

 

L’acquittement de la zakat traduit une volonté de consoler et d’aider les autres. Le jeûne vise à maîtriser son plaisir charnel de manière à soumettre l’âme à son Maître. Le caractère sacré conféré à la Maison, sa désignation comme lieu à visiter, la sacralisation de ses alentours, tout cela revient à montrer sa magnificence.

 

Ceci étant, bon nombre des aspects de l’histoire du pèlerinage antérieure à l’avènement du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) nous restent inconnus. Mais il n’y a aucun mal à ignorer ces choses-là. Cependant il y a des pratiques dont l’historique figure de manière allusive dans certains textes. En voici quelques uns.

 

La date de la prescription du pèlerinage

 

La date de la prescription du pèlerinage ou du commencement de sa pratique, Le Très Haut dit : «Et fais aux gens une annonce pour le Hajj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, » (Sourate 22: 27)

 

Dans son commentaire du Coran (Sourate 3 :221), Ibn Kathir dit à propos de ce verset : Il signifie : appelle les gens, ô Ibrahim, à venir faire le pèlerinage. Invite les à faire le pèlerinage de cette Maison que nous t’avons donné l’ordre d’édifier ». Selon Ibn Kathir, Ibrahim dit : « ô Maître ! Comment transmettre (Ton ordre) aux gens alors que ma voix ne peut pas leur parvenir ? » Le Seigneur lui dit : « lance ton appel et c’est à Nous de le faire parvenir (aux destinataires) » Ibrahim monta sur sa station ou sur la Pierre ou sur Safa ou sur le Mont Abou Qubays, selon les versions, et dit : « ô humains ! Votre Seigneur s’est donné une maison. Venez-y faire le pèlerinage ». Et puis, les montagnes, dit-on s’affaissèrent (et laissèrent passer la voix d’Ibrahim) si bien qu’elle parvint aux confins de la terre et fût même entendue par les âmes non encore nées. 

 

Tous ceux qui l’ont entendu, y compris les pierres, les arbres, la terre, et (plus particulièrement) ceux à propos desquels Allah avait décrété qu’ils fissent le pèlerinage, répondirent en disant : Labbayka, Allah Oumma labbayka.

 

Voilà la teneur du hadith rapporté d’après Ibn Abbas, Moudjahid, Ikrima, Said Ibn Djoubayr et d’autres ancêtres pieux. Allah le sait mieux.

 

Dans son ouvrage intitulé : Mouthir al azm as-Sakin (1/354), Ibn al-Djawzi a rapporté des propos similaires et les a attribués à des biographes.

 

Cela concerne l’histoire du pèlerinage antérieure à l’avènement du Prophète Muhammad (Salla Allah ‘alayhi wa Salam). Quant à la date de la présentation du pèlerinage en Islam, elle fait l’objet d’une divergence. Certains la font remonter à l’an VI, d’autres à l’an VII, d’autres encore à l’an IX voire à l’an X. Ibn al-Qayyim, quant à lui, affirme résolument que la prescription remonte soit à l’an IX ou à l’an X. A ce propos, Ibn al-Qayyim (Rahimaho Allah) dit dans Zad al-Maad : « Il n’y a aucune divergence à propos du fait que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) n’ait fait le pèlerinage qu’une seule fois après son immigration à Médine. C’était le pèlerinage d’adieu accompli selon tous en l’an X de l’Hégire. Aussi s’empressa t-il à accomplir le pèlerinage dès sa prescription. Celle-ci fut retardée à l’an IX ou à l’an X.

 

Dans son commentaire du Coran, al- Qurtoubi dit : « le pèlerinage était très connu chez les arabes. A l’avènement de l’Islam, on leur parla d’une pratique qu’ils connaissaient et leur prescrit ce qui leur était familier ». Voir encore Ahkam al-Quran d’Ibn Arabi (1/286).

 

La circumambulation

 

La circumambulation (faire le tour de la Maison). A ce propos le Très Haut a dit : « Et quand Abraham supplia : "Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu de sécurité, et fais attribution des fruits à ceux qui parmi ses habitants auront cru en Dieu et au Jour dernier", le Seigneur dit : "Et quiconque n'y aura pas cru, alors Je lui concéderai une courte jouissance [ici-bas], puis Je le contraindrai au châtiment du Feu [dans l'au-delà]. Et quelle mauvaise destination" !» (Sourate 2 : 125).  Ce verset révèle que ce rite remonte à l’époque d’Abraham (‘alayhi Salam).

 

La marche légèrement accélérée

 

La marche légèrement accélérée (ramal) : C’est une manière de marcher qui consiste à faire des pas rapides et rapprochés. Elle est prescrite exclusivement aux hommes dans le cadre de la circumambulation d’arrivée.

 

Al-Bokhari et Muslim ont rapporté que d’après Ibn Abbas (Radia Allah ‘Anh): « Quand le Messager d’Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) et ses compagnons arrivèrent à La Mecque, les polythéistes  les déclarèrent affaiblis par la grippe de Médine. Dès lors, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) leur donna l’ordre de presser le pas au cours des trois premiers tours (de la circumambulation) autour de la Kaaba. Une autre version ajoute : «  Pressez le pas de sorte que les polythéistes voient que vous avez de la force. »

 

L’eau de Zamzam et la marche entre Safa et Marwa

 

Al-Bokhari a rapporté dans son Sahih d’après Ibn Abbas (Radia Allah ‘Anh) : Abraham amena sa femme Hajjar et son fils Ismaïl, alors nourrisson, et les installa près de la Maison, sous un arbre qui dominait Zamzam, dans la plus haute partie de la mosquée. Ce fut une époque ou personne ne vivait à La Mecque totalement dépourvue d’eau. Abraham les laissa là et leur donna un sac rempli de dattes et un outre contenant de l’eau. Et puis il rebroussa chemin. La mère d’Ismaïl le suivit en lui disant : ô Ibrahim ! Tu vas nous laisser dans cette vallée inhabitée où il n’y a rien ? Elle lui répéta cette phrase plusieurs fois, mais il ne se retourna pas… Et puis elle lui dit : est-ce Allah qui t’a donné l’ordre d’agir ainsi ? « Oui » répondit-il. Alors, reprit-elle, « Il ne nous abandonnera pas ». Elle retourna tandis qu’Abraham s’éloignait. Quand il arriva à Thaniyya, endroit à partir duquel, sa famille ne pouvait plus l’apercevoir, il se retourna vers la Maison et pria en ces termes les mains levées vers le ciel : «Ô notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée (la Kaaba), O notre Seigneur afin qu’ils accomplissent la Salât. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris- les de fruits. Peut-être seront- ils reconnaissants? » (Coran, 14 : 37).

 

La mère d’Ismaïl continua à allaiter son enfant et buvait de l’eau qui lui restait. Quand celle-ci était épuisée, elle et son fils éprouvèrent la soif et elle regardait son fils se tordre (à cause de la soif). Ne pouvant pas supporter cette scène, elle s’en alla et escalada Safa, le mont le plus proche, et promena son regard dans la vallée pour voir s’il y avait quelqu’un. N’ayant vu personne, elle redescendit et marcha jusqu'au fond de la vallée. Là elle souleva l’extrémité de sa robe et pressa le pas pour traverser la vallée. Et puis elle escalada le mont Marwa et regarda mais elle ne vit personne. Elle répéta les va et vient sept fois.

 

Selon Ibn Abbas, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Voilà pourquoi les gens marchent entre Safa et Marwa ». Arrivée sur Marwa, elle entendit une voix et se dit : tais-toi !  Elle écouta un instant puis dit : on t’a bien entendu, pourvu que tu ais de quoi secourir. A sa grande surprise, elle découvrit l’ange près de l’emplacement de Zamzam. L’ange creusa avec son aile jusqu’au jaillissement de l’eau. Hajjar essaya avec ses mains d’indiquer l’eau et y puisa pour remplir son outre, et l’eau continuait à déborder. Selon Ibn Abbas, le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Puisse Allah accorder Sa miséricorde à la mère d’Ismaïl ! Si elle avait laissé Zamzam et si elle n’y avait pas puisé, le puits serait resté une source (plus) abondante »… L’ange lui dit : « Ne craignez pas d’être abandonnée. Car ici est l’emplacement de la Maison d’Allah que ce garçon et son père construiront. En fait Allah n’abandonne pas les siens...

 

Dans son ouvrage, Mouthir al-Azm as-Sakin Ibn al-Djawzi dit : « ce hadith explique la signification de l’appellation Zamzam. Quand l’eau commença à déborder, Hajjar se mit à l’endiguer. Le linguiste Ibn Faris a dit : le terme « Zamzam » dérive du verbe « Zamzamtou an-naqa » : j’ai mis des brides dans la bouche de la chamelle. On agit ainsi pour la maîtriser.

 

Le stationnement à Arafat

Abou Dawoud a rapporté, comme At-Tirmidhi d’après un hadith de Yazid Ibn Shayban que ce dernier a dit : « Nous nous étions arrêtés à Arafat loin du lieu de stationnement (normal) quand l’Ansari, Ibn Mourbi, vint nous dire : je suis le messager de l’envoyé d’Allah chargé de vous dire ceci : « Ajustez vos pratiques rituelles car vous perpétuez (par ce biais) l’héritage de votre père Abraham »

 

Bon nombre des pratiques constitutives du pèlerinage remontent à l’époque d’Abraham (‘alayhi Salam). Cependant les polythéistes y ajoutèrent des pratiques illégales, et quand le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) vint, il s’y opposa et ne retint que les pratiques légales du pèlerinage…

 

Voilà un bref aperçu de l’histoire du pèlerinage et la genèse de certains de ses rites.

 

Sources :

Zad al-Maad.  Ibn al-Qayyim

Tafsir Ibn Kathir

Sahih Al Bokhari et Muslim

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 13:48


Le prophète Isaac (‘alayhi salam)

 

Le prophète Isaac (‘alayhi Salam) est le deuxième fils d'Ibrahim (‘alayhi Salam). Il est né alors que ses père et mère étaient très vieux.  Allah a dit: « Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d') Isaac, et après Isaac, Jacob. Elle dit: "Malheur à moi ! Vais-je enfanter alors que je suis veille et que mon mari, que voici, est un vieillard ? C'est là vraiment une chose étrange !" Ils dirent: "T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah ? Que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison ! Ils est vraiment digne de louange et de glorification !" » (Sourate 11 :71-73)

 

Le prophète Isaac (‘alayhi Salam) est le père de Ya'qoûb (Jacob) (‘alayhi Salam). Allah a dit: « Tel est l'argument que Nous inspirâmes à Abraham contre son peuple. Nous élevons en haut rang qui Nous voulons. Ton Seigneur est Sage et Omniscient. Et Nous lui avons donné Isaac et Jacob » (Sourate 6 :83-84). Et il est le frère d'Ismail, Allah a dit: « Louange à Allah, qui en dépit de ma vieillesse, m'a donné Ismaël et Isaac. Certes, mon Seigneur entend bien les prières. » (Sourate 14 :39).

 

Isaac naquit alors que son père avait cent ans et son frère Ismaïl quatorze. Quand à sa mère Sarah, elle était âgée de quatre vingt dix ans lorsque la bonne annonce de sa naissance lui parvint. Dieu dit : " Nous lui fîmes la bonne annonce d'Isaac comme prophète d'entre les gens vertueux. Et Nous le bénîmes ainsi que Isaac. Parmi leurs descendances il y a [l'homme] de bien et celui qui est manifestement injuste envers lui-même." (37, 112-113) Dieu a fait son éloge dans de nombreux versets de Son livre saint

 
Isaac le prophète

 

Le prophète Isaac (‘alayhi Salam) a aussi reçu la révélation comme son père et son frère. Allah a dit: « Dites: "Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on n'a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac » (Sourate 2 :136)

 

Allah a dit: « Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Aaron et à Salomon, et Nous avons donné le Zabour à David » (Sourate 4 :163)

 
Ses mérites (‘alayhi Salam)

 

Allah dit: « Et Nous lui avons donné Isaac et Jacob et Nous les avons guidés tous les deux. » (Sourate 6 :84)

 

Allah dit: « Nous lui fîmes don d'Isaac et de Jacob; et de chacun Nous fîmes un prophète. Et Nous leur donnâmes de par Notre miséricorde, et Nous leur accordâmes un langage sublime de vérité. » (Sourate 19 :49-50)

 

Allah dit: « Et Nous lui donnâmes Isaac et, de surcroît Jacob, desquels Nous fîmes des gens de bien. Nous les fîmes des dirigeants qui guidaient par Notre ordre. Et Nous leur révélâmes de faire le bien, d'accomplir la prière et d'acquitter la Zakat. Et ils étaient Nos adorateurs.» (Sourate 21 :72-73)

 

Allah dit: « Nous lui fîmes la bonne annonce d'Isaac comme prophète d'entre les gens vertueux. Et Nous le bénîmes ainsi que Isaac. » (Sourate 37 :112-113)

 

Allah dit: « Et rappelle-toi Abraham, Isaac et Jacob ? Nos serviteurs puissants et clairvoyants. Nous avons fait d'eux l'objet d'une distinction particulière: le rappel de l'au-delà. Ils sont auprès de Nous, certes, parmi les meilleurs élus. » (Sourate 38/45-47)


Sources :
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 18:28

 

Le Prophète Ismaïl (‘alayhi Salam)

 

L’union d’Ibrahim et d’Hajjar fut bénie par Dieu et ils eurent un fils à qui ils donnèrent le prénom Ismaïl. Quand Le Prophète Ismaïl (‘alayhi Salam) est né, son père Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) avait 86 ans. Le nouveau né était comme la prunelle des yeux de son père et quand Sarah les voyait, elle était triste de ne pouvoir avoir d'enfant. Après quelque temps, elle ne pouvait supporter de voir Hajjar avec son fils, et a demandé au Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) de les installer ailleurs.

 
Le voyage vers la Mecque

 

Sur ordre d'Allah, Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) a emmené Hajjar et le Prophète Ismaïl (‘alayhi Salam) à Makka. Dans ce désert, il a laissé sa femme et son fils au soin d'Allah et retourne chez lui en Palestine. Selon le Saint Coran, il a prié : "Ô notre Seigneur, j'ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée (La Ka'ba), ô notre Seigneur afin qu'ils accomplissent la salât. Fais donc que se penche vers eux les cœurs d'une partie des gens. Et nourris les des fruits. Peut être seront ils reconnaissants ? (Sourate 14 :37)

 

Bien que Hajjar fût seule dans le désert, elle avait appris de son mari à faire confiance en Allah et à être patiente. Quand elle a eu faim et soif, et ne pouvait plus nourrir son bébé, elle essaya de trouver de l'eau, cherchant entre les collines de Safà et Marwàh, mais elle ne réussit pas. Finalement elle revint triste vers son bébé. Soudain, elle a vu qu'une fontaine d'eau a jaillit de l'endroit où son bébé a tapé le sol. Elle en fut très heureuse et a bu à volonté. Par la suite, l'eau y a attiré les oiseaux. Le peuple de la tribu de Jarham, qui vivait près de là, suivait la trace des oiseaux, à la recherche d'eau. Quand ils ont vu Hajjar et Le Prophète Ismaïl (‘alayhi Salam) seuls dans le désert, ils les ont invités à venir vivre avec leur tribu.

 

Hajjar et Le Prophète Ismaïl (‘alayhi Salam) ont commencé à vivre avec la tribu de Jarham. Le prophète Abraham laissa sa femme Hager et son fils Ismaïl à la Mecque et retourna en Palestine… Il  revenait les voir une ou deux fois par an sur le Bourâq (Animal plus grand qu'un âne et plus petit qu'un mulet). C’est le même Bourâq que notre Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a chevauché lors de son ascension ‘Isra’ et le Mi’raj’. C’est le même Bourâq, célèbre bête des prophètes…Abraham faisait le trajet de la Palestine à la Mecque et vice versa, sur le dos du Bourâq, en quelques instants…

 
Le songe d’Ibrahim (‘alayhi Salam)

 

A l'une de ses visites, quand Le Prophète Ismaïl (‘alayhi Salam) avait 13 ans, Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) a songé qu'il était en train de sacrifier son fils. C'était le 8 Zilhajj, également connu sous le terme de "Yawm Tarawiyah" (Le jour du 1er songe).  Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) recevait souvent les ordres d'Allah sous forme de songes, mais comme il s'agissait de tuer son fils, il se demandait si c'était vrai. Le lendemain, il a vu le même songe, est devenu sûr que c'était un vrai ordre. Ainsi, le 9 Zilhajj est connu comme "Yawme Arafàt" (Jour de conviction).

 

Allah Taala dit : " Puis quand celui-ci fut en âge de l'accompagner, [Abraham] dit : "Ô mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc ce que tu en penses". (Ismaël) dit : "Ô mon cher père, fais ce qui t'es commandé : tu me trouveras, s'il plaît à Dieu, du nombre des endurants" (Sourate 37:102).

 
La lapidation de Satan

 

A ce moment, le Diable, se déguisant sous forme d’un homme âgé et sage, courut vers Ismaïl et lui dit : Ismaïl, ton père est devenu âgé et ne sait ni ce qu’il fait ni ce qu’il dit, il va te tuer ! … Tu dois t’échapper. Le garçon se mit debout, prit sept cailloux et les jeta vers l’homme âgé!  C’est d’ici que provient la Jamra soghra (un rite qu'accomplissent les pèlerins qui consiste à lapider Satan en jetant des cailloux dans un trou destiné à cela, et ce en trois étapes)… La place de la Jamra ‘alayhi Salam-Soghra est celle même où Ismaïl a jeté les petits cailloux au diable…

 

Quand le diable a trouvé que ses tentatives avec le garçon étaient vaines, il s’est tourné vers la mère… C’est une mère et certainement c’est elle qui dirait non… Son fils serait tué… Hager n’était pas moins soumise à Allah que Abraham et Ismaïl, au contraire, elle pourrait être plus soumise encore… Mais pourquoi n’a-t-elle pas été citée dans l’histoire ? Car sa soumission réside dans son silence… Elle a dit : oui, je ne vais pas interférer. Le Diable a donc couru vers Hager et lui dit : secours ton fils, ton mari va l’immoler, ton fils va mourir, ton mari va tuer ton fils unique…Et la femme, soumise à Allah, a pris sept cailloux et les a jetés vers l’homme âgé sans savoir que cet homme était le diable… Et c’est d’ici que provient la Jamra Al-Wosta.

 

Le dernier espoir maintenant est Abraham lui-même… Le diable lui dit : est-ce que tu va tuer ton fils, Abraham ? Ton fils unique ! … Tu n’’alayhi Salam aucune chance d’en avoir un autre…! Mais Abraham, soumis à Allah, a pris sept cailloux et les a jetés au diable, et c’est d’ici que provient le Jamra Al-Kobra.

 
L’immolation

Le Diable a été lapidé trois fois, Ibrahim (‘alayhi Salam) a tenu ensuite Ismaïl, l’a mis sur ses genoux et a mis le couteau sur sa gorge. Mais Ismaïl lui demanda de le retourner pour ne pas le regarder dans les yeux lors de l’immolation. Ainsi Ismaïl a-t-il demandé à son père de le retourner de l'autre coté, pour ne pas le regarder dans les yeux et pour que le père n’ait pas pitié de lui…

Ibrahim (‘alayhi Salam) a mis le couteau sur la gorge d’Ismaïl et commença à le faire bouger, mais le couteau ne coupait pas… Gloire à Allah ! Ismaïl sentait le couteau sur son cou, mais ne sentait rien d’autre… Le couteau allait et venait sur le cou d'Ismaïl, mais ne le tuait pas, alors Ismaïl croyait que son père ne pouvait pas l’immoler par pitié, il dit à son père : Plus fort mon père, Plus fort… Allah Taala dit: « (Ismaïl) dit : « O mon cher père, fais ce qui t’es commandé : tu me trouveras, s’il plaît à Allah, du nombre des endurants. Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah) et qu’il l’eut jeté sur le front». » (Sourate 37 :103).

 

Le Prophète Ibrahim a fait comme demandé par son fils, et a égorgé son fils. Mais il fut surpris de voir son fils debout à côté de lui et qu'il avait à sa place égorgé un mouton. Allah Taala dit: " Voilà que Nous l'appelâmes " Ibrahim ! Tu as confirmé la vision, c'est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants. C'était là certes, l'épreuve manifeste. Et Nous le rançonnâmes d'un Grand Sacrifice. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : Paix sur Ibrahim"" (Sourate  37:104-109).

 

Après qua son fils soit préservé, Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) est parti pour la Palestine pour revoir Sarah. Allah a rendu les actions du Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) obligatoire pour tous les musulmans. Ainsi, quand nous allons pour le Hajj, nous marchons entre Safà et Marwà en souvenir de Hajjar. Nous allons aussi à Minna pour offrir en sacrifice un animal et lapider Satan.

 
La construction de Kaaba

 

Plus tard, Après que son fils Ismail eut grandi. Ibrahim et son fils Ismaïl bâtirent la Kaaba, la première mosquée pour adorer Allah. Ibrahim édifia avec lui la Kaaba qui avait été détruite lors du déluge au temps de notre maître Nouh. Ibrahim et Ismail l'ont reconstruite et ceci, avec l'aide accordée par Allah. Ismail (‘alayhi Salam) tendait les pierres à son père et chaque fois qu'une rangée était achevée, le maqam d’Ibrahim, une pierre sur laquelle il se tenait, prenait de la hauteur afin que 'Ibrahim puisse bâtir la rangée du dessus et ainsi de suite jusqu'à ce que son édifice soit terminé. Ils firent une invocation:« Notre Seigneur, accepte ceci de notre part : Tu es, en vérité, Celui qui entend et qui sait. Notre Seigneur, fais que nous Te soyons soumis et fais descendre de nous une communauté qui Te sera soumise, montre-nous nos rites et accepte notre repentir... » (Sourate 2 :127-128).

 

Sources :
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 

Amrkhaled.net

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21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 15:24


L'histoire de Lot (‘alayhi Salam)

 

Loth a été un contemporain d'Ibrahim (‘alayhi Salam). Loth a été envoyé comme Messager à l'une des communautés vivant non loin du peuple d'Ibrahim. Ces gens-là, comme nous le dit le Coran, pratiquaient une perversion inconnue au monde jusqu'alors, à savoir la sodomie. Quand Loth les exhorta à abandonner cette déviation et leur apporta l'avertissement Divin, ils le rejetèrent, refusèrent sa prophétie et s'obstinèrent à continuer dans la même voie. A la fin, ils furent éradiqués de cette terre par un terrible désastre.

 

La cité où Loth résidait est référencée sous le nom de Sodome dans l'Ancien Testament. Située au nord de la Mer Rouge, cette communauté fut détruite selon ce qui est indiqué dans le Coran. Des études archéologiques révèlent que la cité est plus précisément située près de la Mer Morte, qui s'étend le long de la frontière palestino-jordanienne.

 
Loth (‘alayhi Salam) avertit son peuple

 

Allah Taala dit : « Le peuple de Loth traita de mensonge les avertissements. Nous lâchâmes sur eux un ouragan, excepté la famille de Loth que Nous sauvâmes avant l'aube, à titre de bienfait de Notre part: ainsi récompensons-Nous celui qui est reconnaissant. Il les avait pourtant avertis de Nos représailles. Mais ils mirent les avertissements en doute » (Sourate 54:33-36)

 

Avant d'examiner les vestiges de ce désastre, intéressons-nous à l'explication du châtiment du peuple de Loth. Le Coran spécifie de quelle façon Loth a averti ses concitoyens et ce qu'ils ont répondu: "Le peuple de Loth traita de mensonge les Messagers, quand leur frère Loth leur dit: 'Ne craindrez-vous pas Allah? Je suis pour vous un messager digne de confiance. Craignez donc Allah et obéissez-moi. Je ne vous demande pas de salaire pour cela; mon salaire n'incombe qu'au Seigneur des mondes. Accomplissez-vous l'acte charnel avec les mâles de ce monde? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous? Mais vous n'êtes que des gens transgresseurs'. Ils dirent: 'Si tu ne cesses pas, Loth, tu seras certainement du nombre des expulsés'. Il dit: 'Je déteste vraiment ce que vous faites' " (Sourate 26:160-168)

 

Les gens de son peuple menacèrent Loth en guise de réponse à son invitation à revenir dans le droit chemin. Ils le détestaient pour sa pureté et ils voulurent le bannir, lui ainsi que les autres croyants qui étaient à ses côtés. Dans d'autres versets, l'événement est rapporté comme suit: "Et Loth, quand il dit à son peuple: 'Vous livrez-vous à cette turpitude que nul être dans la Création n'a jamais commise avant vous? Certes vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier'. Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire: 'Expulsez-les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs de tout péché!' " (Sourate 7:80-82)

 

Loth a appelé les siens à reconnaître une vérité évidente et il les a avertis explicitement, mais cela ne fit qu'accroître leur répulsion et leur négation du châtiment dont il les menaçait: « Et Loth, quand il dit à son peuple: 'Vraiment vous commettez des turpitudes nullement commises à ce jour. Irez-vous donc vers des hommes pour l'acte charnel? Pratiquerez-vous le brigandage? Et commettrez-vous toutes sortes de malfaisances dans vos assemblées?' Mais son peuple ne fit d'autre réponse que: 'Fais que le châtiment d'Allah nous vienne, si tu es du nombre des véridiques » (Sourate 29:28-29). Ayant reçu de son peuple cette réponse-là, Loth invoqua le secours d'Allah: "Il dit: 'Seigneur, donne-moi la victoire sur ce peuple de corrupteurs!' " (Sourate 29:30). Allah Taala dit : « Seigneur, sauve-moi ainsi que ma famille de ce qu'ils font » (Sourate 26:169)

 

En réponse à cette invocation, Allah envoya deux anges sous la forme d'hommes. Ces anges visitèrent Ibrahim avant de se rendre chez Loth, lui apportant la bonne nouvelle de la naissance prochaine d'un enfant et expliquant la raison de leur venue sur terre, à savoir que le peuple insolent de Loth devait être détruit: "Alors Ibrahim dit: 'Quelle est donc votre mission, Ô envoyés?' Ils dirent: 'Nous avons été envoyés vers des gens enfoncés dans le péché, pour lancer des pierres de glaise, marquées auprès de ton Seigneur à l'intention des transgresseurs' " (Sourate 51:31-34)

Allah Taala dit aussi : "A l'exception de la famille de Loth, que Nous sauverons totalement, sauf sa femme. Nous avons préétabli qu'elle sera du nombre des exterminés" (Sourate 15:59-60)

 

Après avoir quitté Ibrahim, les anges, qui avaient été envoyés comme messagers, se rendirent auprès de Loth. Ne les ayant jamais rencontrés auparavant, il devint inquiet, et il ne se rassura qu'après une conversation engagée avec eux. Allah Taala dit : "Et quand nos émissaires vinrent à Loth, il fut chagriné pour eux, et il en éprouva une grande gêne. Et il dit: 'Voici un jour terrible' " (Sourate 11:77)

 

"Celui-ci dit: 'Vous êtes pour moi des inconnus'. Ils dirent: 'Nous sommes plutôt venus à toi en apportant le châtiment à propos duquel ils doutaient. Et nous venons à toi avec la vérité concernant leur destruction. Et nous sommes certainement véridiques. Pars donc avec ta famille vers la fin de la nuit et suis leurs traces de près; et que nul d'entre vous ne se retourne. Et allez là où on vous le commande'. Et nous lui annonçâmes cet ordre: que ces gens-là, au matin, seront anéantis jusqu'au dernier" (Sourate 15:62-66)

 
Les anges visiteurs

 

Entre-temps, les concitoyens de Loth avaient appris que ce dernier avait reçu des visiteurs. Ils n'hésitèrent pas à vouloir approcher les anges selon leur pratique déviée. Ils se regroupèrent autour de la maison de Loth. Craignant pour ses visiteurs, Loth s'adressa aux gens de son peuple de la façon suivante: “Il dit: 'Ceux-ci sont mes hôtes, ne me déshonorez donc pas. Et craignez Allah. Et ne me faites pas honte' " (Sourate 15:68-69). Ses concitoyens répondirent: "Ils dirent: 'Ne t'avions-nous pas interdit de recevoir qui que ce soit?' " (Sourate 15:70). Pensant que lui et ses visiteurs allaient subir de mauvais traitements, Loth dit: "Il dit: 'Ah si j'avais de la force pour vous résister! Ou bien si je trouvais un soutien solide!' " (Sourate 11:80)

 

Ses 'visiteurs' lui rappelèrent qu'ils étaient les messagers d'Allah et ils intervinrent ainsi: "Alors les envoyés dirent: 'Ô Loth, nous sommes vraiment les émissaires de ton Seigneur. Ils ne pourront jamais t'atteindre. Pars avec ta famille à un moment de la nuit. Et que nul d'entre vous ne se retourne en arrière. Exception faite de ta femme qui sera atteinte par ce qui frappera les autres. Ce qui les menace s'accomplira à l'aube. L'aube n'est-elle pas proche?' " (Sourate 11:81)

 

Lorsque la perversité des habitants de la cité eut atteint son paroxysme, Allah sauva Loth par l'intermédiaire des anges. Et le matin suivant, le peuple pervers subit le désastre dont Loth avait été informé par avance. Allah Taala dit : "En effet ils voulaient séduire ses hôtes. Nous aveuglâmes leurs yeux. 'Goûtez donc Mon châtiment et Mes avertissements!' En effet, au petit matin, un châtiment persistant les surprit" (Sourate 54:37-38)

 
La destruction du peuple de Loth (‘alayhi Salam)

 

Allah Taala dit : "Alors, au lever du soleil, le Cri Affreux les saisit. Et Nous renversâmes la ville de fond en comble et fîmes pleuvoir sur eux des pierres sulfureuses semblables à de l'argile durcie. Voilà vraiment des preuves pour ceux qui savent observer! Et cette ville se trouvait sur un chemin connu de tous" (Sourate 15:73-76)

 

Allah Taala dit aussi : "Et lorsque vint Notre ordre, Nous renversâmes la cité de fond en comble, et Nous fîmes pleuvoir sur elle en masse, des pierres sulfureuses dures comme de l'argile cuite, se succédant les unes aux autres, portant une marque connue de ton Seigneur. Et elles ne sont pas loin des injustes" (Sourate 11:82-83)

 

Dans une autre sourate, Allah Taala dit : "Puis Nous détruisîmes les autres. Et Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie de pierres sulfureuses dures comme de l'argile cuite. Et quelle pluie fatale pour ceux qui sont avertis! Voilà bien là un prodige. Cependant, la plupart d'entre eux ne croient pas. Et ton Seigneur, c'est en vérité Lui le Tout-Puissant, le Très-Miséricordieux" (Sourate 21:172-175)

 

Seuls Loth et quelques croyants furent rescapés. La femme de Loth, qui avait refusé de croire, disparut également. Allah Taala dit : "Et Loth, quand il dit à son peuple: 'Vous livrez-vous à cette turpitude que nul être dans la Création n'a jamais commise avant vous? Certes vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier'. Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire: 'Expulsez-les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs de tout péché!' Or Nous l'avons sauvé, lui et sa famille, sauf sa femme qui fut parmi les exterminés. Et Nous avons fait pleuvoir sur eux une pluie de pierres sulfureuses. Regarde donc ce que fut la fin des criminels!" (Sourate 7:80-84)

 

Les habitations du peuple dévié se trouvèrent rasées et Loth émigra aux côtés d'Ibrahim ("alayhi Salam).

 

 

Sources :
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 

nationsdisparues.com

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 15:34


Le  prophète Ibrahim (Abraham) ‘alayhi Salam

 

Le Coran nous relate toutes les étapes de la vie d’Ibrahim (‘alayhi Salam). Ibrahim a été cité 69 fois dans 25 sourates du Coran. Son arrière grand père était le prophète Nouh (Noé) (’alayhi Salam). Cela veut dire qu’Ibrahim est descendant de Sam fils de Nouh. Allah Taala dit (en parlant de Nouh): «Du nombre de ses coreligionnaires, certes, fut Ibrahim » (Sourate 37:83).

 

Il a grandi en Iraq, dans la ville de Babel (dite aussi Babylone) qui n’était pas une petite ville, mais une très grande cité connue par la fabrication et le commerce des idoles. Il est né et a grandi dans une famille où tous adoraient les idoles. Mais Ibrahim ne s’est jamais prosterné devant une idole. Allah Taala dit : « En effet, Nous avons mis auparavant Ibrahim sur le droit chemin. Et Nous en avions bonne connaissance. » (Sourate 21:51). Cela veut dire que le prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) était mûr et éveillé à un âge très bas.  

 
Le peuple d’Ibrahim (‘alayhi Salam)

 

Ibrahim était au temps où Namroud (Néron). Néron était un homme arrogant et forçait les gens à le prendre pour Dieu. Alors les gens devenaient idolâtres et qui adoraient parfois des idoles en bois et en pierre, alors que d'autres le considéraient comme dieu. Après quelque temps, Allah a décidé d'envoyer Ibrahim pour les guidés.

 

Avant que Le Prophète Ibrahim naisse, les astrologues de Namroud lui ont dit que bientôt un enfant spécial naîtra et qui se dressera contre lui et dira aux gens d'abandonner l'idolâtrie. Après cet avertissement, Namroud a ordonné que tous les nouveaux nés soit minutieusement examinés pour détecter d'éventuels signes ou miracles. La mère du Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) n'avait montré aucun signe de grossesse quand elle le portait, alors elle a compris que son bébé était spécial. Pour le protéger des hommes de Namroud, elle l'a caché dans une grotte et est retourné en ville.

 

Le Prophète a grandi hors de ville pendant 13 ans avant que sa mère ne le ramène à la maison secrètement. Son père Taraq était déjà mort, et il fut adopté par son oncle Azar. Azar était un sculpteur célèbre qui fabriquait des idoles en pierre. Son fils les vendait aux gens. Azar a chargé Ibrahim du même travail. Dès son jeune âge, Ibrahim (‘alayhi Salam) croyait déjà en Dieu et détestait les idoles. Le premier jour de son travail, il a attaché quelques idoles à l'aide d’une corde et les a traînés dans la poussière jusqu'au marché. Puis il cria aux gens :"Venez acheter ces idoles sans vie qui ne peuvent ni faire du bien ni du mal à personne". Les gens en regardant les idoles en poussière furent furieux de l'irrespect qu’Ibrahim a montré envers leurs dieux. Ils se sont plaints auprès d’Azar et Ibrahim (‘alayhi Salam) n'avait le droit de vendre ces idoles.

 
Ibrahim invite son peuple à adorer le Dieu unique

 

A mesure que le temps passait, Ibrahim (‘alayhi Salam) essayait de montrer aux gens l'erreur de leur croyance. Il s'approcha de son oncle d'abord qui était comme un père pour lui, et l'a conseillé d'adorer Allah Taala et abandonner les idoles : " O mon père, n'adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux. O mon père, je crains qu'un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable". Il (Azar) dit :"O Ibrahim, auras tu du dédain pour mes divinités, Si tu ne cesses pas, certes je te lapiderai, éloigne toi de moi pour bien longtemps". "Paix sur toi, dit Ibrahim, j'implorerai mon Seigneur de te pardonner car il m'a toujours comblé de Ses bienfaits » (Sourate 19:44-47)

 

Bien qu'il ne réussisse pas avec Azar, Ibrahim ne perdit pas espoir et commença à prêcher au peuple. Il leur disait :" Vos idoles vous écoutent ils, peuvent ils vous aider ou vous faire du mal ?" Ils répondaient : "Nous les adorons car nos ancêtres le faisaient aussi". Le Prophète Ibrahim les enseignait que seul Allah, Le Créateur des cieux et de la terre est digne d'être adoré.  Même si les gens ne pouvaient répondre aux arguments du Prophète Ibrahim contre leurs idoles, ils étaient obstinés, et seulement quelques personnes ont commencé à l'écouter et à adorer Allah. Puis Le Prophète Ibrahim a décidé de montrer aux gens combien leurs idoles étaient inutiles en les détruisant. Il a saisi durant le festival annuel qui était organisé en dehors de la ville.

 
Ibrahim (‘alayhi Salam) cassa les idoles

 

Le jour du festival quand tout le monde jeunes et vieux avaient quitté la ville, Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) était seul. Il est arrivé au grand temple où toutes les idoles importantes étaient gardées. Il a pris une hache cassa tous les idoles sauf le plus grand. Les idoles, qui étaient bien rangés et soignés, se retrouvent en morceaux par terre. Avant de quitter le temple, Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) a pris soins de mettre la hache dans la main de la grande idole, laissé intact. Allah Taala dit : "Quand il dit à son père et à son peuple, que sont ces statuts auxquelles vous vous attachez ?" Ils dirent : "Nous avons trouvé nos ancêtres les adorant". Il dit "Certainement, vous et vos ancêtres avez été dans un égarement évident". Ils dirent : "Viens tu à nous avec la vérité ou plaisantes tu ?" Il dit : "Mais votre Seigneur est plutôt Le Seigneur des cieux et de la terre et c'est Lui qui les a crées. Et je suis un de ceux qui en témoignent" Et par Allah, Je ruserai certes contre vos idoles une fois que vous serez partis. Il les mit en pièces, hormis la statue la plus grande. Peut être qu'ils reviendraient vers elle. Ils dirent : Qui a fait cela a nos divinités ? Il est certes parmi les injustes. (Certains) dirent : "Nous avons entendu un jeune homme médire d'elles; il s'appelle Abraham". Ils dirent : "Amenez-le sous les yeux des gens afin qu'ils puissent témoigner" (Sourate 21 : 52-61)

 
Ibrahim (‘alayhi Salam) fut jeter dans le feu

 

Le Prophète Ibrahim fut emmené pour être traduit en justice pour destruction des idoles. Allah Taala dit : « (Alors) ils dirent : "Est-ce toi qui as fait cela a nos divinités, Abraham ?”. Il dit : "C'est la plus grande d'entre elles que voici, qui l'a fait. Demandez-leur donc, si elles peuvent parler".  Se ravisant alors, ils se dirent entre eux : "C'est vous qui êtes les vrais injustes". Puis ils firent volte-face et dirent : Tu sais bien que celles-ci ne parlent pas".  Il dit : "Adorez-vous donc, en dehors de Dieu, ce qui ne saurait en rien vous être utile ni vous nuire non plus.  Fi de vous et de ce que vous adorez en dehors de Dieu ! Ne raisonnez-vous pas ?" Ils dirent : "Brûlez-le Secourez vos divinités si vous voulez faire quelque chose (pour elles)". (Sourate 21 : 62-68)

 

Namroud a décidé de brûler  vif Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) pour plaire à ses idoles. Il a ordonné que du bois soit collecté pour faire un feu énorme. On a apporté tellement de bois que quand le feu a été allumé, il était si grand que personne ne pouvait s'en approcher pour y jeter Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam). Namroud a décidé de construire une grande catapulte et Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) fut lancé dans le feu à l'aide de cette catapulte. Quand Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) était en l'air vers le feu, l'Ange Gabriel (‘alayhi Salam) est venu lui demander s'il avait besoin de son aide. Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) a répondu : "Non, j'ai besoin d'aide de la part d'Allah Taala seulement" Allah Taala dit : " Nous dîmes :"O feu, sois pour Ibrahim une fraîcheur salutaire"". (Coran: 21:69).

 

Quand Ibrahim (‘alayhi Salam) est entré dans le feu, il a prié à Allah de le protéger. Par ordre d'Allah, le feu est devenu frais et inoffensif. Namroud et ses partisans furent surpris de voir Ibrahim assis confortablement au milieu du feu brûlant. Beaucoup qui ont vu ce miracle se sont aperçus de la véracité de son enseignement, mais les autres sont restés arrogants et obstinés. Après un moment Ibrahim (‘alayhi Salam) sortit du feu et a vu Namroud qui lui dit : "Tu es en train de créer la confusion dans ma communauté en les invitant à adorer un autre dieu que moi. Dis moi qui es ton Dieu ? Allah Taala dit : "N'as-tu pas su l'histoire de celui qui, parce qu'Allah l'avait fait roi augmenta contre Ibrahim au sujet de son Seigneur ? Ibrahim ayant dit : "J'ai pour Seigneur Celui qui donne la vie et la mort", "Moi aussi, dit l'autre, je donne la vie et la mort" Alors dit Ibrahim : "Puisque Allah fait venir le soleil du Levant, fais le donc venir du Couchant. Le mécréant resta confondu. Allah ne guide pas les injustes" (Sourate 2 :258). Ibrahim (‘alayhi Salam) a dit à Namroud qu'Allah est Celui qui donne et reprend la vie; Namroud dit "je peux aussi le faire. Si j'appelle deux prisonniers qui doivent être pendus, en laisser un partir libre et tuer l'autre, alors j'aurai donné la vie à l'un et la mort à l'autre". Ibrahim (‘alayhi Salam) a répondu :"Non, tu auras raison si tu redonnes la vie à celui qui est mort. De toute façon, mon Dieu fait lever le soleil de l'est, si tu es si puissant, fais le lever de l'ouest". Namroud n'a pas pu répondre à cet argument et fut défait. Pourtant il est resté obstiné à accepter la religion d’Ibrahim (‘alayhi Salam). Il savait qu'il ne pouvait lui faire mal parce qu'il était sous la protection d'Allah. Alors il lui a ordonné de quitter son royaume et a empêché tout le monde de suivre sa religion.

 
Ibrahim (‘alayhi Salam) quitta le village

 

Ibrahim (‘alayhi Salam) a alors quitté sa terre natale avec sa famille. Il a été accompagné de sa femme Sarah, et son cousin, Le Prophète Loute (‘alayhi Salam) vers la Palestine. Son épouse Sarah était une très belle femme, alors pour la préserver de regards envieux, Le Prophète la mettait dans une sorte de boite dès qu'ils arrivaient dans une ville. Durant le voyage dans le désert, elle restait dehors. Après quelque temps, ils sont arrivés dans un nouveau pays, gouverné par un roi. Le garde à l'entrée du pays voulait vérifier le contenu de la boite dans laquelle Sarah était cachée. Ibrahim (‘alayhi Salam) lui dit que vous pouvez supposer que la boite est pleine d'or et d'argent et je suis prêt à en payer la taxe, mais n'ouvrez pas la boite. Cependant, le garde a insisté. Quand il a vu Sarah, il les a conduits chez le roi. Celui ci fut attiré par la beauté de Sarah et il ne s'est pas retenu de la toucher. Ibrahim (‘alayhi Salam) a prié à Allah de protéger l'honneur et la dignité de son épouse. Dès sa prière, la main du roi se transforma instantanément en un solide block de bois. (Voir : histoire de Sarah). Le roi fut impressionné par Ibrahim (‘alayhi Salam) et s'est converti à sa religion et lui a offert une servante appelé Hajjar au service de Sarah, et leur a permis de partir quand ils le souhaiteraient.

 
Ibrahim (‘alayhi Salam) et les gens de Magi

 

Dans son chemin vers Jérusalem, Ibrahim (‘alayhi Salam) a traversé une population qui adorait les étoiles. Ces gens s'appelaient Magi. Il a décidé de les ramener vers Allah. Pour les faire comprendre leur erreur, il a du usé d'une manière politique. Ibrahim (‘alayhi Salam) s'est présenté lui même comme un adorateur d'étoiles, et s'est assis avec eux le soir pour adorer. Allah Taala dit : “Ainsi avons Nous montré à Ibrahim le royaume des cieux et de la terre afin qu'il fût de ceux qui croient avec conviction. Quand la nuit l'enveloppa, il observa la lune se levant, il dit : "Voilà mon Seigneur !". Puis lorsqu'elle disparut, il dit : "Je n'aime pas les choses qui disparaissent".  Lorsqu’ensuite il observa la lune se levant, il dit :"Voilà mon Seigneur !". Puis lorsqu'elle disparut, il dit : " Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai certes du nombre des gens égarés". Lorsqu’ensuite il observa le soleil levant, il dit :"Voilà mon Seigneur! Celui-ci est plus grand" Puis lorsque le soleil disparut, il dit :"Ô mon peuple, je désavoue tout ce que vous associez à Allah". (Sourate 6:75-78). Ibrahim (‘alayhi Salam) a attiré l'attention des gens en déclarant que les étoiles, la lune, et le soleil était ses dieux. Mais chacun d'eux se s'est couché, il s'en est écarté en disant :" Je ne crois pas en ces création toujours changeantes. Je crois en Allah qui est le Créateur des cieux et de la terre. Je ne fais pas partie de ceux qui croient aux associations d'Allah ou des idolâtres". Bien que Le Prophète Ibrahim (‘alayhi Salam) a usé une manière polie pour montrer aux gens combien inutile était leur adoration, les Magies ont continué à argumenter contre lui. Il dit : "Pourquoi continuez-vous à argumenter contre Allah, alors qu'Il m'a guidé sur le droit chemin ?". Les gens ont refusé de croire à ses paroles et l'ont menacé de lui faire du mal et lui dirent de craindre la revanche des étoiles. Finalement Ibrahim (‘alayhi Salam) les  a quittés vers Jérusalem. Ibrahim (‘alayhi Salam) ne pouvait avoir d'enfant de Sarah, et cela le rendait très triste. Sarah lui a suggéré de se marier avec la servante Hajjar, peut être qu'Allah leur donnera un enfant. (Voir l’Histoire de Hajjar).

 
Les enfants de Ibrahim ‘alayhi Salam

 

Ibrahim (‘alayhi Salam) et Hajjar se sont marié et Allah leur a béni d'un enfant, le Prophète Ismâ’îl (‘alayhi Salam). Cinq ans plus tard, Sarah lui a donné aussi un enfant, Le Prophète Isaac (‘alayhi Salam).      Le Prophète Ibrahim est appelé le père des prophète car de son fils Ismâ’îl descendent les prophètes Arabes, incluant notre prophète Mohamad (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), et de son fils Isaac descendent les prophètes juifs incluant Le Prophète 'Issa (‘alayhi Salam).

 
Les mérites d’Ibrahim (‘alayhi Salam)

 

Ibrahim est le Khalil (ami privilégié). Allah Taala dit: « … Et Allah avait pris Ibrahim pour ami privilégié » (Sourate 4:125). Ibrahim (‘alayhi Salam) est le père des prophètes. Il est l’un des cinq messagers doués de fermeté : Allah Taala dit: « Lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement, de même que de toi, de Noé, d'Ibrahim, de Moïse, et de Jésus fils de Marie : et Nous avons pris d'eux un engagement solennel » (Sourate 33:7). Il était une nation à lui seul. Allah Taala dit : «Ibrahim était un guide ('Umma) parfait. Il était soumis à Allah, voué exclusivement à Lui et il n'était point du nombre des associateurs» (Sourate 16:120). Il était reconnaissant, et Allah Taala dit : « Il était reconnaissant pour Ses bienfaits… » (Sourate 16:121).  Allah Taala dit : « et celles d'Ibrahim qui a tenu parfaitement… » (Sourate 53:37). Il a été choisi pour construire la Kaaba. Aussi qu’il a eu deux prières exaucées. La première : « Notre Seigneur ! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets » (Sourate 2 :129). Et la seconde : « Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu sûr » (Sourate 14: 35). Parmi ses mérites aussi, une sourate dans le Coran porte son nom : Sourate Ibrahim. Encore un mérite très admirable : Il sera le premier à être habillé le jour dernier. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit : « Certes, le premiers des créatures à être habillé le jour dernier est Ibrahim ». (Hadith raconté par Muslim).

 

Nous verrons inchallah la suite de l’histoire de Ibrahim (‘alayhi Salam) en parlant des ces fils Ismail et Isaac (‘alayhima Salam)

 

Sources :
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 

Amrkhaled.net

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 17:53


L’histoire de Yunus (Jonas) ‘alayhi Salam

 

Yunus (‘alayhi Salam) est le fils de Matta (Amittaï), d’autres appellations lui sont données au Coran : ū’n-Nūn et l’homme au poisson. Allah Taala l’a envoyé à un village appelé Ninouat (Ninive), d’après le Hadith du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), lorsqu’il rencontra un garçon appelé Addas et lui dit « de quel pays es-tu Addas ? », il répondit « de Ninouat », Le Prophète dit alors : « du pays de l’homme vertueux Yunus fils de Matta », Addas dit : « Et d’où est-ce que tu connais Yunus fils de Matta ? », Le Prophète répondit : « C’est mon frère, il était prophète et je suis prophète ».

 

Ninouat était un village riche habité par plus de cent mille habitants, ces derniers adoraient des idoles, ils étaient rebelles et débauchés. Allah a chargé Yunus de les appeler à Lui, cet appel est sous-entendu, puisque quiconque a été guidé par Allah vers le droit chemin est responsable de l’appel des gens qui l’entourent.

 
Yunus (‘alayhi Salam) quitta le village

 

Yunus (‘alayhi Salam) appela les gens du village, ils refusèrent de répondre à son appel, Allah Taala lui a révélé de les prévenir que Son châtiment allait s’abattre sur eux dans les trois jours qui suivaient et lui a ordonné de rester avec eux. Yunus leur transmit le message mais ils s’obstinèrent dans leur refus. Alors il se mit en colère, et décida de quitter le village même si Allah ne le lui avait pas ordonné.

 

Allah Tala dit : « Et Dū’n-Nūn (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N’allions pas l’éprouver… » (Sourate 21:87). Et « éprouver » ici signifie que Saydouna Yunus pensait qu’Allah n’allait pas le blâmer alors qu’il était pieux et les villageois étaient impies. Dans le hadith rapporté par At-Tirmidi, Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit : « Celui qui insulte son frère par son péché, risque de le voir abandonner son péché, et de le faire lui-même », sauf si l’intention est de guider l’autre vers la bonne voie, sinon, si l’intention est de se moquer, il est impératif de ne pas faire de reproches.

 

 
Les signes de châtiment et la peur des villageois

 

Une brume noire s’empara du village, les gens la virent et dirent : « voilà ce que nous a promis Yunus, voilà ce qui est arrivé au peuple de Lot et de Saleh. » C’est pour cette raison que Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), se rappelant cet épisode à chaque fois qu’il voyait des changements de climat, disait « Ô Allah épargne-nous » et il invoquait Le Seigneur.

 

Puis les villageois commencèrent à se repentir et à attester qu’il n’y a de Dieu que Lui, la brume se dissipa et tout le village retrouva sa quiétude. Mais Yunus irrité, était déjà parti.

 
Yunus et l’énorme poisson

 

Le Prophète Yunus atteignit un rivage d'où un boutre s'apprêtait à partir. Il a demandé à voyager avec les autres passagers du bateau et fut accepté à bord par le capitaine. Durant la traversée, le bateau fut soudainement pris dans une violente tempête au point de chavirer. Pour que le bateau garde son équilibre, il s'est avéré urgent d'alléger le poids de l'embarcation et donc de débarquer au moins un passager dans la mer déchaînée. Il fut décidé d'organiser un tirage au sort afin de savoir qui parmi les passagers allait être jeté en mer. Et le sort indiqua le nom du Prophète Yunus. Il fut jeté par-dessus bord. Puis, Allah envoya un énorme poisson avala le Prophète Yunus, sans cependant le digérer. Allah Taala dit: « Quand il s’enfuit vers le bateau comble, Il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté [à la mer]. Le poisson l’avala alors qu’il était blâmable » (Sourate 37:140-142).

 
L’invocation exaucée

 

Le Prophète demeura dans l'estomac du poisson durant des jours et des nuits tandis que le poisson continuait sa tranquille traversée. Enveloppé dans l'obscurité totale à l'intérieur de l'estomac du poisson, le Prophète Yunus (‘alayhi Salam) implora le Pardon d'Allah Taala : « …Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel que voici: «Pas de divinité à part Toi! Pureté à Toi! J’ai été vraiment du nombre des injustes. Nous l’exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c’est ainsi que Nous sauvons les croyants. » (Sourate 21: 87-88)

 

Aussitôt après que le poisson ait atteint le rivage, il rejeta le Prophète Yunus sur le sable. Le Prophète souffrait de graves brûlures au corps dues aux sécrétions contenues dans l'estomac du poisson. Allah Taala fit alors pousser un arbre dont les feuilles servirent de remède aux brûlures, et dont les fruits permirent au Prophète Yunus de reconstituer des forces.

 
Le retour du prophète Yunus (‘alayhi Salam)

 

Peu après, le Prophète Yunus retrouva la santé et il fut ordonné de retourner à Naynava. A son retour à Naynava, quelle fut sa surprise de voir les peuples abandonner les idoles et n'adorer qu'Un Dieu Unique: Allah. Ils réservèrent au Prophète Yunus un accueil chaleureux et le Prophète passa le restant de sa vie à prêcher parmi eux.


Sources :

Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir 
Amrkhaled.net

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 21:50
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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 03:52

 
L’histoire du lépreux, du chauve et de l’aveugle

 

Abou Houraira a rapporté qu’il a entendu le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) raconter l’histoire suivante : « Il y avait parmi Banou Israël trois hommes qu’Allah voulut les éprouver : un lépreux, un chauve et un aveugle.

 

Il leur envoya un Ange, qui s’adressant au lépreux, lui dit : « Quelle est la chose que tu désires le plus ? ». Il lui répondit : « Un beau teint et une belle peau, car ma maladie fait fuir les hommes à mon approche ». L’Ange lui caressa le corps et fit disparaître les taches de lèpre et lui donna un beau teint et une belle peau. Il lui demanda : « Quel bien désires-tu le plus ? ». Il lui répondit : « Les chameaux ». On lui donna une chamelle pleine de dix mois, en disant : « Qu’Allah te la bénisse ».

 

Puis l’Ange vint trouver le chauve et lui dit : « Quelle chose désires-tu le plus ? Il répondit : « Une belle chevelure, car les gens me trouvent répugnant ainsi ». L’Ange après avoir caressé la tête de l’homme, lui donna une chevelure opulente et ajouta : « Quel est le bien que tu désires le plus ? ». Il répondit : « Les vaches ». On lui donna une vache pleine et l’Ange lui dit : « Qu’Allah te bénisse ».

 

Enfin l’Ange vint trouver l’aveugle et lui dit : « Quelle est la chose que tu préfères le plus ? ». Il lui répondit : « Qu’Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens ». L’Ange passa la main sur les yeux de l’aveugle et lui rendit la vue et lui dit : « Quel est le bien que tu aimes le plus ? ». Il lui répondit : « Les moutons ». On lui donna une brebis pleine en disant : « Qu’Allah te la bénisse ».

 

Plus tard, chacun de ces trois avait une vallée pleine de chameaux pour le premier, de vaches pour le deuxième, et de moutons pour le troisième.

 

Après un certain moment, l’Ange, reprenant la même figure et le même aspect que le lépreux, vint le trouver et lui dit : « Je suis un homme malheureux et j’ai perdu toutes mes ressources dans mon voyage, je ne trouve plus personne à qui je puis m’adresser sauf Allah et toi. Je te demande par celui qui t’a donné ce beau teint, cette belle peau et tous ces biens, de me donner un chameau afin que je puisse achever mon voyage ». L’homme lui répondit : « J’ai beaucoup de charges ». L’Ange reprit : « Mais il me semble bien de te reconnaître. N’étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient à ton approche, et un pauvre ? Et Allah t’a accordé toutes ces richesses ? ». L’homme répondit : « Mais j’ai hérité tout cela de mes ancêtres ». L’Ange rétorqua : « Si tu mens, qu’Allah te fasse revenir comme tu étais ».

 

Puis l’Ange vint trouver le chauve, reprenant ses traits, il lui répéta les mêmes termes et reçut les mêmes réponses.

 

Enfin l’Ange se présenta à l’aveugle en reprenant le visage d’autrefois et lui dit : « Je suis un malheureux voyageur sans ressources qui ne s’adresse qu’à Allah et qu’à toi. Je te demande par celui qui t’a rendu la vue de me donner une brebis qui m’aidera à achever mon voyage. ». L’homme lui répondit : « J’étais aveugle, Allah m’a rendu la vue. Prends ce que tu veux et laisse ce que tu veux. Par Allah je ne te demanderai pas compte de ce que tu as pris par égard pour Allah à Lui la Puissance et la Gloire ». L’Ange répliqua : « Garde tes biens, car Allah vous éprouve (tous les trois). Il est satisfait, de toi et Il est courroucé contre tes deux compagnons ».

 

Source :

Histoire rapporté par Muslim « Boughyati Kouli-Li Mouslimin Min Sahyh Al-Imami Mouslem, édition dar el Fiker, écrit par Mouhammad Ben Mouhammad Ben Abdullan Al-Marraquichi, traduit en français par Fawzi Chaaban.

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