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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 16:45


Les trois types de patience
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Pour chaque maladie, il existe un remède. La patience, certes difficile et éprouvante, peut être réalisée grâce au savoir et aux efforts soutenus.

En général, il y a trois types de patience :

1- La patience contre les péchés

2- La patience dans l’accomplissement des bonnes œuvres

3- La patience en cas de crises et de difficultés

Il se peut que quelques personnes soient patientes en cas de crises ou le soient en ce qui concerne l’accomplissement des bonnes œuvres, mais devant la tentation, elles peuvent s’effondrer et ne pas résister. D’autres peuvent avoir un comportement très respectueux et une capacité de résistance face aux péchés mais peuvent ne pas avoir de la patience pour l’accomplissement des bonnes œuvres. Le meilleur, bien sûr, serait d’avoir les trois genres de patience à la fois.

Ceci n’empêche pas que parmi les trois genres de patience, les deux premiers soient plus appréciés par Allah même si les sinistres rencontrés étaient très graves. En effet, le fait de patienter en cas de sinistres n’est qu’un genre obligé de patience. Par contre, en ce qui concerne le premier et le deuxième genre de patience, il s’agit d’une patience facultative : dans ce cas, c’est donc la personne elle-même qui choisit de patienter sans être obligée de le faire. Il s’ensuit qu’en comparant la patience du prophète Daoud (‘alayhi Assalam) au moment de sa maladie, de la perte de sa fortune et de ses fils à celle du prophète Youssef (‘alayhi Assalam) lorsqu’il fut mis à la prison, vous trouverez que la patience de Youssef (‘alayhi Assalam) était plus parfaite parce que tout simplement, c’est lui  qui a choisi d’être emprisonné. Dans sa vie il rencontra plusieurs épreuves : celle d’être jeté dans un puits, celle d’être réduit à l’esclavage, mais l’épreuve la plus dure est celle d’avoir choisi le prison comme refuge contre le risque de pécher. 

La patience contre les péchés

Ce genre de patience est très difficile surtout pour les jeunes chez qui les relations sexuelles sont de grand intérêt, pour affaiblir la séduction des péchés illicites, il convient d’éviter les préliminaires qui mènent aux péchés. Ainsi, on ne posera pas son regard sur ce qui est illicite à voir, et on veillera à libérer nos instincts et à assouvir nos besoins de façon noble et licite telle que Dieu nous a appris. Chaque plaisir illicite a un équivalent licite. Si l’adultère est un péché, les rapports sexuels entre époux sont des actions honorables. Trouvons donc notre satisfaction dans le licite.

La patience dans l’accomplissement des bonnes œuvres

La persévérance à accomplir les bonnes œuvres est le genre de patience le plus apprécié par Allah car l’adoration d’Allah par l’accomplissement de Ses ordres est en elle-même la raison d’être de notre création sur terre. C’est pour cette raison aussi que dans les verstes du Coran Allah dit: « Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant … » (Sourate Al-‘An‘âm, 160). Ce sont ces bonnes œuvres qui font en sorte qu’Allah accorde Sa grâce aux gens pour qui les péchés et les bonnes œuvres sont égaux sur la balance de jugement. Dans un Hadith Qodssy,: « Ma Grâce a devancé Ma Colère ».

La patience en cas d’épreuves

La patience face aux difficultés englobe une série de moments et de situations où le croyant doit patienter face à la mort d’un proche, face à une maladie permanente, face à des situations difficiles causées par autrui, face à la pauvreté ou enfin face aux différends conjugaux.

La patience face à la mort d’un proche : ce proche peut être le mari ou la femme… Il est d’autant plus dur à supporter pour la femme qui perd son époux ou l’un de ses enfants ….

Abou Moussa Al-Ach’ari (Radia Allah ‘anh) rapporta que le prophète (Sallah Allah ‘alayhi wa sallam) a dit : ‘Lorsque l’enfant du serviteur meurt, Allah demande aux anges : ‘Avez-vous saisi l’enfant de Mon Serviteur ?’ et les anges répondent : ‘Oui, Seigneur’. Il demande de nouveau : ‘ Avez-vous saisi le fruit de son cœur ? ’ et les anges répondent : ‘Oui, Seigneur’. Il leur demande : ‘Et qu’est ce que Mon Serviteur a dit ?’ et les anges répondent : ‘Il T’a loué et a dit : nous appartenons à Allah et nous lui reviendrons’. Alors Allah ordonne à Ses anges de bâtir à Son Serviteur une maison dans le paradis et d’appeler cette maison ‘la maison de louange’.

Il faut percevoir les catastrophes d’une autre manière et comprendre le sens réel qu’elles cachent. Savez-vous par exemple qu’Allah dit au jour dernier aux enfants, qui sont morts avant d’atteindre l’âge de l’obligation, d’entrer au paradis, mais que les enfants Lui disent qu’ils ne veulent pas y entrer sans leurs pères et mères. Allah leur dit alors : prenez les mains de vos parents et faites les entrer avec vous.

 La patience face aux maladies : comme la perte de la vue, les maladies psychologiques ou la dépression, etc. Une histoire nous est rapportée par le compagnon du prophète ‘Ataa Ibn abi Rabah (Radia Allah ‘anh) a dit: «Ibn Abbas m'a dit: «Veux-tu que je te montre une femme de ceux que Dieu destine au Paradis?» Je dis: «Oui». Il dit: «Cette femme noire est venue dire au prophète (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam): «J'ai des crises d'épilepsie au cours desquelles il m'arrive de me découvrir malgré moi. Prie donc pour moi Dieu»! Il lui dit: «Si tu veux bien patienter, tu as le Paradis et, si tu veux que je prie Dieu pour ta guérison, je le fais et Il te guérira». Elle dit: «Je préfère plutôt patienter». Puis elle ajouta: «Il m'arrive dans ces crises de me découvrir, prie Dieu pour que cela ne m'arrive plus». Et il pria pour elle» [URA].

La perte de vue est aussi une épreuve qui a comme récompense le paradis et c’est ce que montre le Hadith Qodssy : ‘Le Serviteur que j’ai éprouvé par la perte de ses deux chères (les yeux puisqu’elles ont une importance majeure), aura pour récompense le paradis’. 

Le fait de supporter la douleur est aussi en soi un genre de patience. Le Prophète (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam) a dit: ‘Aucun mal n'atteint le musulman, que ce soit une douleur chronique, une fatigue, une maladie, une tristesse ou même une mélancolie qui l'abat, sans qu'il ne lui serve d'expiation à ses péchés". (Sahih Muslim). Aicha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit J’ai entendu l'Envoyé d'Allah (Sallah 'Allah ‘alayhi wa Sallam) dire: "Aucun mal n'atteint le musulman –fût-ce d’une simple piqûre d'épine- sans qu'Allah ne lui accorde, en revanche, un grade en plus au Paradis et ne lui remette un péché". (Sahih Muslim)

La patience en cas de crises et de difficultés, la patience de supporter les embarras et les propos désagréables des autres qu’ils soient le mari, le père, la voisine, la belle mère, ou l’ennemi. Par conséquent, en cas de propos désagréables, le verset dont nous devrions se souvenir est « Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires » (Sourate  Ach-Choûrâ, 43).

En lisant toutes ces versets coranique et Hadith nous constatons que Allah Sobhanh voulait pardonner à toutes ses créatures surtout en lisant ce hadith: ‘ L’abondance des épreuves et des difficultés qui confrontent le musulman dans sa fortune, ses enfants ou son corps, finira par le rendre à Allah sans aucun péché’.

Un très bon hadith à apprendre

D'après 'Abû Hurayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Sallah Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: "Sept personnes seront à l'ombre d'Allah le Jour où il n'y aura plus d'ombre que la Sienne: le souverain équitable; le jeune homme qui a éteint l'ardeur de sa jeunesse dans l'adoration d'Allah; l'homme dont le cœur est attaché aux mosquées (qui tient à s'y rendre et à y attendre la prière); deux hommes qui, s'aimant en Allah, se réunissent pour Allah et se séparent selon Son décret (par la mort); l'homme qui refuse l'invitation à la fornication offerte par une belle femme de haute naissance, en disant: "Je crains Allah"; l'homme qui fait l'aumône en secret au point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche; et l'homme, en retraite spirituelle, qui invoque Allah et a, par attendrissement, les larmes aux yeux". (Sahih Muslim)

Conclusion

Nous concluons que la patience la plus appréciée est celle requise pour l’accomplissement des bonnes œuvres suivie par celle de résister face aux tentations et en fin celle de patienter en cas d’épreuves.

Veuillons nous à rectifier progressivement notre  comportement jusqu’à ce qu’on se débarrasse des mauvaises habitudes et des comportements déviants.

Wa salam alikoum wa rahmato Allah wa Barakatoho

Source:

amrkhaled.net

islamophile.org

hadith.al-islam.com

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Published by nadia - dans COMPORTEMENT
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 20:59

 


La patience étant que vertus
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La patience devient de plus en plus mal saisie par les gens. Quand, à titre d’exemple, les jeunes se plaignent d’un péché quelconque et qu’on leur conseille de patienter, cette réponse ne leur plait pas. Il en va de même pour les gens qui essayent de faire la prière nocturne ou la prière du Fajr à temps sans toujours réussir à réaliser ce qu’ils veulent. Pour eux, le conseil de patienter est trop théorique alors que ce dont ils ont besoin c’est une solution pratique. Malheureusement, le mot ‘patientez’ est devenu pour beaucoup d’entre nous un mot utilisé pour mettre terme à une conversation sans arriver à une solution quelconque.

La patience est un comportement pratiqueundefined

La patience est vraiment un comportement pratique. Elle en est ainsi dans la mesure où elle porte un certain sens de progressivité. En ce sens, la patience serait un comportement qui concerne non seulement les hommes mais les surpasse pour concerner également les habitants des cieux et de la terre. L’univers, l’embryon humain et les germes des plantes suivent tous cette idée de progressivité et de patience. Il est également intéressant de constater qu’Allah, bien qu’étant capable de créer les cieux et la terre dans un instant très court, les a créés en 6 jours. La raison derrière ce choix est qu’Allah veut nous apprendre que la vie dans notre monde nécessite de la patience et que chaque objectif, pour être réalisé, a besoin de persévérance, d’endurance et de progressivité.

    C’est la raison pour laquelle les oulémas trouvent que : la perfection dans le monde d’ici-bas et dans la pratique du culte de n’importe quelle personne dépend de son degré de patience.


On a toujours besoin d’endurance
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Toute chose qui arrive à l’être humain est soit conforme à sa propre passion, soit contraire à elle. Dans chacun de ces deux cas, l’être humain a besoin d’endurance.

Premier cas : ce qui est conforme à sa passion, comme la bonne santé, l’argent, la renommée, le confort, l’aisance et les autres plaisirs terrestres. L’être humain a sans doute besoin d’être endurant, il a besoin de se contrôler pour ne pas crouler sous ses plaisirs et en devenir l’esclave. Allah Taala dit : «Et sachez que vos biens et vos enfants ne sont qu’une épreuve et qu’auprès d’Allah il y a une énorme récompense. » (Sourate 8-28)

Dans un autre verset «Ô vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi [une tentation]. Prenez-y garde donc. » (Sourate 64-14)

Endurer dans la bonne santé signifie tendre la main aux plus faibles, aider les personnes âgées et toute personne privée de la bonne santé. De même, endurer dans l’aisance, signifie apprendre à dépenser volontiers dans la voie de Dieu, à aider le plus pauvres, à faire preuve de charité en luttant contre l’avarice. Cette patience ou endurance est intimement liée à la gratitude envers Dieu comme nous le développerons dans les chapitres suivants.

 Deuxième cas : ce qui est contraire à sa propre passion. Nous distinguons trois catégories :

Ce qui dépend de la volonté et du choix de l’homme, comme dans l’obéissance et la désobéissance, l’œuvre ou le péché. L’homme a besoin d’être endurant dans l’obéissance et les bonnes œuvres car elles s’opposent à sa passion. Ainsi l’accomplissement de la prière s’oppose à la paresse, l’aumône légale et les œuvres charitables s’opposent à l’avarice. Le pèlerinage s’opposent à la fois à la paresse et l’avarice. Tout cela nécessite l’endurance.

 
Ce qui arrive indépendamment de la volonté de l’homme mais l’homme a le choix de la réaction, par exemple un mal venant d’autrui. Lorsque l’homme est agressé, insulté, ou lorsqu’il subi une injustice, il vaut mieux ne pas repousser le mal par un mal équivalent mais patienter. Allah Taala a ordonné à son prophète (Salla Allah ‘alayhi wa salam): «Endure donc ce qu’ils disent : et célèbre la louange de ton Seigneur avant le lever du soleil et avant [son] coucher ; » (Sourate 50-39)


La patience dans le Coran
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La patience est donc une vertu qui jouit d’une importance majeure dans notre religion. Elle a été évoquée environ 90 fois dans le Coran, plus que d’autres vertus comme l’honnêteté ou la sincérité.

Allah Taala dit : « Ô les croyants ! Cherchez secours dans l’endurance et la Salât. Car Allah est avec ceux qui sont endurants » (Sourate Al-Baqara, 153). La patience est, en ce sens, un remède prescrit pour ceux qui ont peur de commettre des péchés : c’est une manière de rester auprès d’Allah.

Un autre verset signale que « Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants » (Sourate Al-Baqara, 155). Dans ce verset, Allah annonce une bonne nouvelle aux endurants : les récompenses leur seront versées au jour de la résurrection.

Dans un autre verset Allah dit « … Allah aime les endurants. » (Sourate ‘Âl-‘Imrân, 146). Cela signifie que non seulement, Il sera avec eux mais qu’Il les aime également.

Un quatrième verset signale que : «Et Nous avons désigné parmi eux des dirigeants qui guidaient (les gens) par Notre ordre aussi longtemps qu’ils enduraient et croyaient fermement en Nos versets » (Sourate As-Sajda, 24). C’est un verset qui évoque une situation de puissance dans laquelle se trouvaient les juifs. Selon le verset, cette puissance était la conséquence de leur foi puissante et de leur confiance en Dieu. Ce qui veut dire que si jamais l’Oumma musulmane désire être au premier rang, il lui faudra de l’endurance. Il s’agit non seulement de travail ou d’adoration mais aussi d’endurance et de persévérance.


Etre patient est un devoir lourd
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Etre patient est un devoir lourd et qu’il n’est pas facile de l’accomplir, Allah Taala dit : « Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires » (Sourate Ach-Choûrâ, 43) et s’adressant au prophète, il dit : « Endure (Mohammad) donc, comme ont enduré les messagers doués de fermeté… » (Sourate Al-‘Ahqâf, 35). C’est le même conseil que le Prophète adressait souvent à ses compagnons : il leur rappelait le verset coranique « Ô les croyants ! Soyez endurants. Incitez-vous à l’endurance. Luttez constamment (contre l’ennemi) et craignez Allah, afin que vous réussissiez » (Sourate, ‘Âl-‘Imrân, 200).

On a interrogé l'Envoyé d'Allah (Salla Allah ‘alyhi wa Salam): "Quels sont les hommes les plus éprouvés ? Et il a répondu : "Les Prophètes puis les hommes exemplaires et ainsi de suite... Les hommes sont éprouvés en fonction de l'ampleur de leur Foi. Ainsi, celui qui a une Foi ferme aura des épreuves plus dures, et celui qui a une foi faible aura des épreuves plus légères. Et l'homme subit un grand nombre d'épreuves, Jusqu'à ce qu'il parcoure la terre sans avoir de fautes" [Rapporté par Ibn Hibbân ]



La patience est une obligation
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Il s’ensuit que la patience demeure pratiquement une obligation. Nous devons tous être patients même si nous sommes habitués à être le contraire. Chacun d’entre nous doit s’entraîner à patienter et à persévérer.


En cas de difficultés
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En cas de difficultés et de problèmes, le croyant, parce qu’il reste patient, demeure lié à son Créateur. Il en va de même en cas de joie et de bonheur parce qu’il loue Allah pour Ses bienfaits. Il jouit donc de la grâce de rester, malgré toutes les circonstances, en compagnie d’Allah.


Allah Assabour
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        Même s’il n’existait aucun hadith au sujet de la patience, il nous suffit de savoir que l’un des beaux noms d’Allah est «Assabour» (Extrêmement et Continuellement Patient) dont la puissance, dans la langue arabe, surpasse celle d’autres mots comme « Al-sabr » (la patience) ou « Al-sabbâre » (Le Très Patient). La patience divine diffère totalement de la patience humaine : elle la surpasse de plusieurs niveaux et ne convient qu’à La Majesté d’Allah.



La belle patience
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Allah Taala dit: « Supporte donc, d’une belle patience » (Sourate Al-Ma‘ârij, 5) et c’est ce que Jacob (‘alayhi Assalam) a dit : « … [Il ne me reste plus donc] qu’une belle patience !… » (Sourate, Yoûsouf, 18).  Ce que l’adjectif ‘belle’ désigne ici c’est la patience qui n’est accompagnée ni de fureur ni de colère ni d’inquiétude ni de protestation. Il est normal de pleurer et être triste en cas de difficultés, mais ce qui est important pour que sa patience demeure ‘belle’, c’est qu’il ne conteste pas la volonté divine.

Source :

amrkhaled.net

islamophile.org

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 21:59
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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 15:07


La sincérité

 

La sincérité est l'opposé de l'ostentation. Allah Taala dit : « On ne leur avait pourtant ordonné que d'adorer Allah, de Lui consacrer à Lui seul toute dévotion » (Sourate 98 :48)

 Al-Fudayl Ibn `Iyâd (Radia Allah ‘anh) a dit : "Allah ne veut de toi que ton intention et ta volonté".

 
Les actes ne valent que par les intentions

 

 Omar (Radia Allah ‘anh) a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (Salla Allah ‘alyhi wa Salam) dire : "Les actions ne valent que par les intentions et chacun n'a pour lui que ce qu'il a eu réellement l'intention de faire. Celui qui s'est exilé par amour pour Allah et de son messager, son exile est pour Allah et son messager." (Al-Bokhari, Muslim).

 Dans un autre hadith, Omar (Radia Allah ‘anh) a dit : "Nulle œuvre n'est acceptée si elle n'est motivée par une intention sincère, et nulle récompense n'est prodiguée à une œuvre dénuée de visée". (Ibn Abî Ad-Dunyâ selon une chaîne de transmission interrompue)

 Ibn Mas'oud (Radia Allah ‘anh) a dit : "Une parole ne profite que si elle est accompagnée d'une action. Une parole et une action ne profitent que si elles sont accompagnées d'une intention".

 Mutrif ibn Abd Allâh ash-Shikhir dit : "La validité de l'acte dépend de la bonté du cœur. La bonté du cœur dépend de celle de l'intention".

 
Une grande intention peut donner aux petites actions une grande valeur

 

 'Abd Allâh Ibn Al-Mubârak (Radia Allah ‘anh) a dit : "Que de petites œuvres sont rendues grandes par l'intention, et que de grandes œuvres sont rendues petites par l'intention".  

Zabîd Al-Yâmî  (Radia Allah ‘anh) a dit :"En effet, j'aime formuler une intention à tout acte, même pour boire et pour manger". Il a dit également : "Formule ton intention à tout acte de bien voulu, même lorsque tu passes le balai !"

 Dâwûd At-Tâ'î (Radia Allah ‘anh) a dit  "J'ai découvert que le bien, tout le bien était réuni dans la bonne intention. Elle te suffira, quand bien même tu ne te fatiguerais pas".

 

 
Celui qui a eu l'intention de faire une bonne action mais n'a pas pu la faire en reçoit la récompense

 

 Jabir Ibn 'Abdullah Al Ansari (Radia Allah ‘anh) a dit : "Nous étions avec le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) à l'expédition de Tabouk lorsqu'il dit "Il y a certainement à Médine des hommes qui, dans toute marche que vous faites et dans toute la vallée que vous traversez, sont avec vous: ce sont ceux qui y ont été retenus par la maladie".
Dans une autre version : "Ils partagent avec vous le salaire de vos œuvres". (Rapporté par Muslim)

 

Selon Anas (Radia Allah ‘anh): "Nous étions avec le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), de retour de l'expédition de Tabouk, quand il dit "Des gens derrière nous à Médine, il n'est pas un sentier de montagne ou de vallée qu'on parcourt sans qu'ils n'y soient avec nous". (Rapporté par Al-Bokhari)

 

Abou Yazid Ma'n Ibn yazid Al Akhnas (Radia Allah ‘anh), tous les trois Compagnons du Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam), a dit : "Mon père Yazid avait sorti quelque dinars pour en faire aumône. IL les plaça chez un homme de la mosquée. Je vins alors les prendre et je suis allé avec les dinars vers mon père." Il dit : "Par Allah, ce n'est pas à toi que je les destinais". Je me plaignais auprès du Messager d'Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) qui a dit : "Toi, Yazid, tu as eu le salaire de ce que tu avais l'intention de faire, et toi, Ma'n, tu n'as pris que ce qui te recevait de plein droit." (Rapporté Al Bokhari)

   
Celui qui a eu l'intention de faire une mauvaise action mais n'a pas pu la faire en reçoit le châtiment

 

Abou Bakra (Radia Allah ‘anh) a dit : Le Messager de Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Quand deux Musulmans croisent le fer, le tuer et le tué tous deux en Enfer. "Je dis: "O Messager d'Allah ! Nous sommes d'accord pour le tueur, mais comment le tué va-t-il aussi en Enfer ?" Il a dit : "Il aurait tout fait pour tuer son compagnon." (Rapporté Al-Bokhari, Muslim)

   
Celui qui a eu l'intention de faire une mauvaise action mais s'en abstient volontairement est récompensé

 

Selon 'Abdullah Ibn 'Abbas (Radia Allah ‘anh), Le Messager d'Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : parmi ce qu'il a raconté sur son Seigneur glorifié et exalté : "Allah a fait mentionner par écrit les bonnes actions et les mauvaises", puis, il a donné cet éclaircissement: "Celui qui a eu l'intention de faire une bonne action mais n'a pu la réaliser, Allah, glorifié et exalté, la lui inscrit comme une bonne action entière. S'il a eu l'intention de la faire et s'il l'a exécutée, Allah lui inscrit pour elle une bonne action supérieure de dix à sept cents fois et davantage encore. S'il a eu l'intention de commettre une mauvaise action, et s'il ne la fait pas, Allah la lui inscrit comme une bonne action entière. S'il a eu l'intention de la faire et s'il la fait, Allah la lui inscrit comme une seule mauvaise action". (Rapporté Al-Bokhari, Muslim)

 
La sincérité doit être contrôlée régulièrement

 

Sufyân Ath-Thawrî (Radia Allah ‘anh) a dit : "Rien ne m'a été plus difficile à curer que mon intention: elle se rebelle sans cesse contre moi!"

 Il a dit aussi : "On apprenait à formuler l'intention pour l'œuvre comme vous apprenez à accomplir l'œuvre".

 

On interrogea un jour Nâfi' Ibn Jubayr : "Ne viens-tu pas assister aux funérailles ?"

 "Un instant, dit-il, que je conçoive cela". Après un instant de réflexion, il dit : "Allons-y !"

 

"Débarrasser l'intention de ses vices est plus dur aux bienfaiteurs que les efforts assidus", dit Yousouf Ibn Asbât.

 
Demander la sincérité dans ses invocations

 

Omar Ibn Al-Khattab disait dans ses invocations : "Ô mon Seigneur! Fais en sorte que toutes mes œuvres soient des œuvres pies accomplies uniquement et avec sincérité pour Toi seul et personne d'autre".

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 14:58

La générosité dans l’islam

 

la générosité a plusieurs sens : altruisme, gentillesse, bienveillance, complaisance, bonté, indulgence, humanité, charité, compassion, largesse, prodigalité, libéralité, philanthropie, abandon, cœur, grandeur, bienfait, don, courage, héroïsme, magnanimité, noblesse, vaillance, valeur.

 

La générosité de Dieu envers ses serviteurs

 

Dieu nous a crée avec un but qui est celui de l'adorer et de le connaître. Et nous le remercions pour les innombrables faveurs qu'Il nous a données. Il n'y a qu'un seul Dieu, et toutes Ses qualités sont uniques. Par exemple, considérons Sa générosité envers ses serviteurs.

 

Dieu est le Seul Patron qui paye même lorsque, à priori on ne
travaille pas. Par exemple, pour la personne qui fait ses ablutions chez elle, et qui se rend à la mosquée, Dieu lui donne à chaque pas une récompense, et lui pardonne un péché, alors que cette personne n'est pas encore arrivée à la mosquée. De plus, de façon générale, lorsque l'on est soumis à un employeur dans ce monde, les deux parties profitent de la situation. Pour nous, il y a le salaire au bout, et pour lui, il y a le service rendu. Mais dans le cas d'obéir aux ordres de Dieu, c'est à sens unique. C'est une situation, où à chaque moment, nous sommes les seuls à profiter, puisque nos adorations ne font rien augmenter du trésor inépuisable de Dieu. 

 

Dieu est au dessus de tout besoin, et personne ne peut se plaindre de Ses décisions, sans risquer la destruction immédiate. Dieu lorsqu'Il décide d'une chose, n'a pas besoin de conseillers, et Il n'a pas peur de représailles de qui que ce soit. Dans une telle situation de domination, Allah aurait pu être injuste et personne n'aurait rien à redire. Mais de par Sa toute grâce, Il s'est interdit à Lui-même toute injustice, et Il a ouvert la porte de Son pardon à tout un chacun.

 

La générosité humaine


La générosité, la munificence et la dépense dans les œuvres de bien, étant pleinement confiant que cela sera restitué par Dieu le Très-Haut. 

Dieu le Très-Haut a dit: «Tout ce que vous dépensez (au service de Dieu), II vous le remplace». (Sourate 34 - verset 39)

 

« Tout ce que vous dépensez comme bien c'est pour vous-mêmes. Vous ne dépensez qu'en vue du Visage de Dieu. Tout ce que vous dépensez comme bien vous sera rendu et vous ne subirez aucune injustice». (Sourate 2 - verset 272)

 

«Tout ce que vous dépensez comme bien, Dieu le sait parfaitement». (Sourate 2 - verset 273)

 

Quant aux Hadiths qui parlent de la générosité, nous trouvons: Selon Ibn Mas'ûd (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «L'envie n'est permise que dans deux cas:

1. Un homme à qui Dieu a donné une fortune et lui a donné la force de la dépenser dans les causes justes.

2. Un homme à qui Dieu a donné une sagesse (un savoir) qu'il emploie pour arbitrer les litiges et qu'il enseigne aux autres». (URA)

 

Toujours selon Ibn Mas'ûd (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Lequel de vous préfère l'argent de son héritier à son propre argent?» Ils dirent: «O Messager de Dieu! Il n'est pas un seul parmi nous qui ne préfère son propre argent». Il dit: «Son argent est ce qu'il a avancé (pour le Jugement dernier) et l'argent de son héritier est celui qu'il a remis à plus tard pour le dépenser». (Rapporté par Al Boukhâri)

 

Selon 'Adi Ibn Hâtem (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Protégez-vous du feu (de l'Enfer) ne serait-ce que par un morceau de datte». (ura)

 

Jàber (Radia Allah ‘anh) rapporte: «Jamais on n'a demandé quelque chose au Messager de Dieu (Salla Allah ‘alih wa Salam) et qu'il ait dit «non». (ura)

 

Selon Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Au matin de chaque nouvelle journée deux Anges descendent du ciel. L'un d'eux dit: «Seigneur Dieu! Donne à toute personne qui dépense (dans les œuvres de bien) la compensation de ce qu'elle dépense». Et l'autre dit: «Seigneur Dieu! Donne à tout avare un fléau pour l'emporter ou emporter ses biens». (ura)

 

Toujours selon lui, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «O fils d'Adam! Dépense (pour les autres) et on dépensera pour toi». (ura)

 

Selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (Radia Allah ‘anh), un homme demanda au le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) quel était le meilleur Islam. Il dit «Tu donnes à manger et tu salues qui tu connais et qui tu ne connais pas » (ura)

 

Toujours selon 'Abdullàh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «II y a quarante bonnes actions dont la plus élevée est de prêter à son prochain une chèvre laitière (pour le faire profiter de son lait). Quiconque fait l'une de ces bonnes œuvres dans l'espoir de sa récompense et croyant fermement à ce que Dieu a promis pour elle, Dieu exalté l'introduit au Paradis». (Rapporté par Al Boukhâri)

 

Selon Abou Oumâma (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «O fils d'Adam! Il t'est bien préférable de donner ce qui dépasse tes besoins; et si tu le gardes c'est pour toi un mal. Jamais on ne te reprochera de détenir ce qui répond à tes justes besoins. Quand tu donnes, commence par ceux qui sont à ta charge. La main supérieure vaut mieux que la main inférieure». (Rapporté par Moslem)

 

Anas (Radia Allah ‘anh) rapporte: «II n'est pas une seule fois où l'on ait demandé quelque chose au le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) comme prix de son entrée en Islam et qu'il ne l'ait pas donnée. Une fois quelqu'un vint à lui et il lui donna un troupeau remplissant l'espace qui séparait deux montagnes. Cet homme retourna parmi les siens et leur dit: «O mon peuple! Entrez en Islam car ce Mohammad donne à la manière de celui qui ne craint pas la pauvreté». Et effectivement on voyait quelqu'un entrer d'abord en Islam ne visant par cela que les biens de ce monde mais il ne tardait pas à aimer l'Islam bien plus que ce monde et tout ce qu'il porte». (Rapporté par Moslem)

 

'Omar (Radia Allah ‘anh) rapporte: «le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) fit une distribution. Je lui dis: «O Messager de Dieu! Il y a certainement d'autres gens qui méritaient plus ces donations». Il dit: «C'est comme s'ils m'avaient dit: «Ou bien tu nous donnes, ou bien nous te dirons ce que nous te dirons». Je leur ai donné pour qu'ils ne m'accusent pas d'avarice alors que je ne suis pas avare». (Rapporté par Moslem)

 

Joubeyr Ibn Mot'im (Radia Allah ‘anh) rapporte: «Alors que je marchais aux côtés du le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) à son retour de la bataille de Houneyn, voilà que des Bédouins s'accrochèrent à lui, lui faisant leurs demandes. Si bien qu'ils l'acculèrent à des arbustes épineux qui lui arrachèrent son manteau. Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) s'arrêta et leur dit: «Donnez-moi mon manteau. Si j'avais du bétail au nombre de ces arbustes, je le partagerais entre vous et jamais vous ne me trouverez ni avare ni menteur, ni poltron». (Rapporté par Al Boukhâri)

 

Selon Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh), le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Jamais aumône n'a rien diminué d'une richesse et jamais pardon n'a ajouté à celui qui pardonne autre chose que de la considération. Chaque fois que quelqu'un se montre modeste par amour de Dieu, Dieu glorifié et honoré ne fait que l'élever davantage». (Rapporté par Moslem)

 

Abou Kabsha (Radia Allah ‘anh) rapporte qu'il a entendu dire le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): «Trois choses je jure de leur authenticité et apprenez bien ce Hadith que je vais vous citer:

 

1. Jamais la richesse de quelqu'un n'a été diminuée par une aumône.

 

2. Chaque fois que quelqu'un subit une injustice et la supporte avec patience, Dieu ne fait qu'augmenter sa considération.

 

3. Chaque fois que quelqu'un choisit la porte de la mendicité, Dieu lui ouvre la porte de l'indigence.

Je vous cite maintenant un autre Hadith, apprenez-le: Les biens de ce monde appartiennent à l'un de ces quatre individus:

 

1. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une fortune et une science (sagesse). Il craint ainsi Dieu dans la façon de la dépenser. Il en donne à ses proches et il sait que Dieu a une part dans cette fortune. Cet homme occupe la position la plus enviable.

 

2. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une science sans lui donner de fortune. Or son intention est sincère quand il dit: «Si j'avais de l'argent, je le dépenserais à la manière d'untel (celui dont on vient de parler). Il est alors jugé sur son intention; lui et le précédent sont égaux dans le salaire. 

 

3. Quelqu'un à qui Dieu a octroyé une fortune sans lui donner de science. Le voilà dépensant son argent à tort et à travers, sans ne nullement craindre son Seigneur dans ses dépenses et sans rien donner à ses parents. Il ne reconnaît non plus à Dieu aucun droit dans sa fortune. Celui-là occupe la position la plus mauvaise.

 

4. Quelqu'un à qui Dieu n'a donné ni fortune ni science. Il ne fait que dire: «Si j'avais la richesse d'untel (celui dont on vient de parler), je la dépenserais à sa manière». Il est alors jugé sur son intention et son salaire est le même que celui du précédent». (Rapporté par Attirmidhi)

 

Selon Aicha (Radia Allah ‘anha), ils avaient tué un mouton. le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) dit: «Qu'est-ce qui en est resté?» Elle dit: «II n'en reste que cette épaule». Il dit: «II est resté tout entier sauf cette épaule». (Rapporté par Attirmidhi)              

 

Asma fille d’Abou Bakr (Radia Allah ‘anhoma), rapporte: «le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) m'a dit: «Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne». (ura)

 

Abou Hourayra (Radia Allah ‘anh) rapporte qu'il a entendu dire le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): «L'image de l'avare et du généreux est celle de deux hommes couverts chacun d'une cotte de maille qui lui va du sein à la clavicule. Celui qui est généreux ne dépense pas quelque chose sans que son armure ne s'allonge pour lui couvrir la peau jusqu'à ses doigts, puis descend jusqu'à traîner par terre et effacer les traces de ses pas. Quant à l'avare, chaque fois qu'il veut dépenser quelque chose, les anneaux de sa cuirasse s'accrochent fortement à leur place. Il cherche en vain à les écarter mais ils ne s'écartent pas. (ura)

 

 Toujours selon lui, le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit: «Alors qu'un homme marchait dans une terre aride, il entendit tout à coup une voix s'adressant à un nuage: «Arrose le jardin d'untel». Aussitôt le nuage se déplaça et déversa son eau dans un terrain couvert de pierres noires. Une rigole recueillit toute cette eau. L'homme suivit le parcours de la rigole et trouva un homme debout dans son jardin, détournant l'eau avec sa houe. Il lui dit: «O esclave de Dieu! Quel est ton nom?» Il dit: «Untel» (le nom prononcé par la voix). Puis il lui dit: «O esclave de Dieu! Pourquoi me demandes-tu mon nom?» Il dit: «J'ai entendu une voix dans le nuage dont voici l'eau dire: «Arrose le jardin d'untel (ton nom)». Comment donc gères-tu ton jardin?» Il dit: «Maintenant que tu m'as dit cela, sache que j'attends ce qui pousse de cette terre, je fais aumône de son tiers, je mange le deuxième tiers et je remets en terre le reste». (Rapporté par Moslem)

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 05:09


La modestie

La modestie, c’est une vertu qui peut avoir deux sens : Le premier est le fait d’accepter la vérité quelle que soit sa provenance, car beaucoup de gens ont ce défaut de ne pas se soumettre au droit que lorsqu’il vient de plus puissant qu’eux. Seulement la vérité appartient à tout le monde, elle peut venir de l’ami comme elle peut venir de l’ennemi, du puissant comme du faible. Etre modeste signifie être capable de reconnaître ce droit et de s’y soumettre en toutes circonstances.

 

Le second sens concerne les relations avec autrui. C’est le fait de se conduire avec bonté et indulgence aussi bien avec le riche qu’avec le pauvre, le grand ou le petit.

 

Ces deux définitions de la modestie sont tirées à partir des définitions que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) donne de l’orgueil. Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) définit l’orgueil comme étant l’opposé de la modestie. C'est-à-dire que l’orgueilleux, est justement celui qui ne reconnaît pas la vérité et le droit, et celui qui se conduit avec les gens avec hauteur et fierté.

 

N’est-il pas vrai que nous aimons plus la personne qui malgré sa richesse et son statut, reste modeste et indulgente, alors que nous détestons tous ceux qui, en accumulant plus d’argent, détournent leurs visages des gens et les regardent avec arrogance ?!

 

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Celui qui s’abaisse pour Allah d’un degré, Allah le relève d’un degré jusqu’ à ce qu’il arrive au niveau le plus haut, et celui qui s’enorgueillie d’un degré, Allah l’abaisse d’un degré jusqu’à ce qu’il arrive au niveau le plus bas. »

"Celui qui fait preuve de modestie par recherche de l'agrément d’Allah, Allah l'élève en degré"

 

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit aussi «Dieu m'a inspiré ce commandement: «Soyez modestes jusqu'à ce que nul ne se vante de sa supériorité sur son prochain et que nul n'agresse son prochain».

 

Dans un autre « hadith » le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Allah que son nom soit exalté dit : « qui s’abaisse pour moi comme cela- tout en parlant le prophète baissait la main jusqu’au ras du sol- je l’élèverai comme cela, cette fois le prophète tourna sa main et la souleva vers le ciel. ». Il a dit aussi : « Jamais n'entrera au Paradis celui qui a dans son cœur ne fût-ce que le poids d’un atome d’orgueil ».

 

Cela signifie que même si tu effectues ta prière, ton jeûne et autres, tu risques de te retrouver perdant le jour de la Résurrection, si tu portes en ton cœur la plus petite quantité d’orgueil.

 

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Dieu a dit: «L'orgueil est mon manteau et la grandeur mon habit, et celui qui Me concurrence dans l'un de ces domaines, Je le jetterai en Enfer. »

 

Voyez comme le châtiment est dur et sans appel. Allah loué soit-Il dit: « Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole ».

 

En prenant l’habitude de détourner le visage par vanité et hauteur, l’orgueilleux court le risque de le rester toute sa vie. Du reste, Allah présente une image de l’orgueilleux tout à fait éloquente. Dans le verset, «Ne détourne pas ton visage » prend la signification de « ne te conduit pas comme la bête qui, atteinte d’une sorte de torticolis, ne peut plus redresser la tête et reste donc la tête coincée ». Cela signifie que l’homme qui détourne son visage par mépris se conduit d’une façon contraire à sa nature, exactement comme une bête malade !

 

Si l’homme prend le temps de réfléchir, il se rendra vite à l’évidence suivante : il ne possède absolument rien qui lui permette ce sentiment, ni sa force ni son poids ne lui donnent le pouvoir de mépriser les autres. Allah dit : « Et ne foule pas la terre avec orgueil : tu ne sauras jamais fendre la terre et tu ne pourras jamais atteindre la hauteur des montagnes ».

 
La modestie du prophète

Les compagnons rapportent la manière qu’avait le prophète de saluer les gens, ils disent que lorsque le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam), donnait une poignée de main à quelqu’un, il ne retirait jamais la main le premier. Et ce même s’il était très occupé, et qu’il regardait son interlocuteur en face, ne lui tournant jamais le dos. Ils disent aussi que le prophète était tout le temps avenant, affable et souriant.

 

Un jour, un homme vint rencontrer le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) mais dès qu’il le vit, il se mit à trembler de tous ses membres, le prophète lui dit alors d’un ton humble et rassurant : « Calme-toi, je ne suis point un roi, Je ne suis que l’enfant d’une femme qui mangeait de la viande sèche à la Mecque ». Le pouvoir de dominer conduit beaucoup de personnes à l’injustice. La seule façon d’éviter ce travers, c’est d’être modeste.

 

Le prophète montait quelques fois l’âne ou la mule alors qu’il pouvait monter à cheval, simplement par modestie pour Allah. Après la bataille de Khaibar le messager d'Allah était revenu vainqueur et toute Médine était sortie pour l’accueillir. A ce moment de triomphe il dit « où est la mule? » Il descendit de son cheval pour monter la mule par modestie pour Allah.

 

Le jour de la conquête Al-Khandaq (la Tranchée), le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) transportait les déblais avec les compagnons, au point que la poussière couvrait son ventre. Ce genre de tâche est considéré de nos jours commun et quelconque, mais voyez comme le prophète enseignait à ses compagnons l’humilité en effectuant lui-même les besognes les plus ordinaires !

 

Vous vous doutez bien sûr des nombreuses responsabilités que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) avait, malgré cela, il raccommodait ses vêtements, réparait ses souliers, aidait dans les différentes tâches ménagères.

 

Les compagnons racontent aussi qu’il arrivait souvent qu’une petite fille vienne prendre la main du prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) et l’emmène avec elle au marché. Le prophète l’aidait à faire ses achats, restait avec elle jusqu’à ce qu’elle finisse toutes ses courses et qu’elle se décide à le laisser partir.

 

Traitez-vous simplement et humblement ceux qui sont de condition inférieure à la vôtre? Si vous ne le faites pas, sachez que vous êtes très éloignés de la Sunna de notre prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam).

 

Est-ce que vous pouvez l’imiter dans l’attitude qu’il adopta lors de la conquête de la Mecque ? Après qu’Allah le Tout-Puissant accorda aux musulmans la victoire lors de la conquête de La Mecque, le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) entra la tête baissée en signe de reconnaissance et d’humilité.

 

Il faut rappeler que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) était sorti de la Mecque contre son gré, et il fut pourchassé longtemps par ses ennemis, mais après 13 ans, il choisit d’y entrer la tête baissée, mais quelle serait votre attitude dans un moment pareil ? Comment réagiriez-vous si vous obteniez un pouvoir considérable dans votre travail ? Il y a des gens qui rêvent d'une occasion semblable pour pouvoir régler tous leurs différends avec leurs collègues !

 

La modestie des compagnons du prophète

Un homme vint voir le Calife Abû Bakr pour lui demander de lui assigner un terrain. Abû Bakr accepta et lui rédigea un papier, le signa, le lui donna et lui demanda d’aller prendre l’accord de Omar Ibn Al-Khattâb. Mais lorsque l’homme présenta le papier signé à Omar, ce dernier s’écria en déchirant le papier: «Nous avions l’habitude de donner à ceux dont les cœurs sont à rallier à l'Islam quand l’Islam était encore faible, mais à présent que l’Islam est puissant nous n’avons plus besoin de le faire ». L’homme stupéfait par cette attitude retourna voir le Calife Abû Bakr, lui raconta l’affaire et lui dit d’un ton provocateur : « Je ne sais plus lequel de vous deux est le Calife lui ou vous ? ». Abû Bakr répondit le plus tranquillement du monde : « Lui s’il le désire ».

 

Maintenant imaginez que vous êtes directeur dans une grande firme et qu’un subordonné ose ainsi s’opposer à l’une de vos décisions, comment allez-vous réagir ?

 

Mais n’allez pas penser que Omar s’est opposé par défit pour Abû Bakr, loin de là, Omar était simplement soucieux de l’intérêt de l’Islam, et était d’ailleurs certain de la compréhension du Calife. Du reste, Omar avait une estime sans égale pour Abû Bakr, n’est-ce pas lui qui a dit: « Si seulement j’étais un poil sur la poitrine de Abû Bakr »

 

Un jour, les membres d’une délégation d’Irak étaient venus voir le Calife Omar Ibn Al-Khattâb, ils le trouvèrent dans les écuries entrain de nettoyer les chameaux. Omar s’adressa à l’un d’entre eux, Al Ahnaf Ibn Kais qui était une personne de haut statut en Irak : « ô Ahnaf, Venez donc aider le calife des musulmans à nettoyer les chameaux de l’aumône», mais l’un des hommes de la délégation dit : « qu’Allah vous accorde sa miséricorde, ô Calife des musulmans, pourquoi n’ordonnez pas à l’un de vos serviteurs de faire cela ?! » Omar répliqua : « Et quel serviteur serait plus serviable que moi et Al Alhnaf ? Ne savez-vous pas que tout homme à qui Allah confie de l’autorité sur les musulmans, doit se considérer comme leur serviteur ! »

 

Mohamed Ibn Al Hanafia l’un des fils du compagnon Ali Ibn 'Abî Tâlib (radia Allah ‘anh) demanda un jour à son père : « ô père, qui est le meilleur des musulmans après l’envoyé d’Allah ? Ali répondit : « Abû Bakr », Mohamed demanda encore : « et ensuite ? » Ali dit : « Omar », Mohamed se hâta et dit : « Et ensuite vous, père ? », mais Ali répondit avec humilité : « ô fils, je ne suis qu’un homme parmi les musulmans. »

 

Il y eut un malentendu entre Hossein Ibn Ali et son frère Mohamed Ibn Al Hanafia qui dura quelque temps, Mohamed envoya une lettre à son frère lui disant : « Notre malentendu a duré trop longtemps, et tu es meilleur que moi et ta mère est meilleure que la mienne, et le prophète dit : « le meilleur est celui qui salue l'autre le premier ». Je crains de te saluer le premier et être meilleur que toi, je te conjure donc de me saluer le premier ! » Ceci est un exemple magnifique de modestie.

 

Zayd Ibn Thâbit l’homme qui réunit le Saint Coran et AbdAllah Ibn `Abbâs, le cousin du prophète et l’homme le plus expert en sciences religieuses. Ces deux hommes donnent un exemple encore plus édifiant de la vertu. Un jour AbdAllah rencontre Zayd Ibn Thâbit qui montait un chameau, AbdAllah Ibn Abbâs alla vers lui et prit les rênes du chameau en disant : « C’est ce qu’on est censé faire avec nos savants, Zayd descendit de sa monture, s’abaissa et baisa les mains de AbdAllah Ibn Abbâs en disant : « Et voilà ce qu’on est censé faire avec la famille du prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)».

 

L’imam Achafii disait : « On a bu de l’eau de Zamzam pour le savoir (dans l’intention d’acquérir le savoir), et si on l’avait bue avec l’intention de craindre Allah, cela aurait été mieux pour nous». Il disait aussi : « J’aime les hommes vertueux et je n’en fais pas partie, et je déteste ceux qui ont les péchés pour commerce même si j’ai la même marchandise qu’eux. »

 

Quelques domaines où  appliquer cette vertu

1- La modestie dans la manière de s’habiller.

2- La modestie envers les domestiques ou les employés.

3- La modestie  dans le foyer conjugal.

4- La modestie envers les proches.

5- La modestie envers les gens de condition inférieure.

6- La modestie dans l’appel à l’islam.

7- La modestie envers les parents.

 

Quelques cas pratiques pour tester votre modestie

1. De temps en temps essayez de prendre un repas avec vos employés.

2. Enseignez le Coran à votre domestique.

3. Mettez-vous à genoux et baisez la main de votre mère ou de votre père.

4. Participez aux tâches ménagères.

5. Passez quelque temps en compagnie des gens pauvres et démunis.

6. Si vous répugnez à faire quelque chose par orgueil, exercez-vous à la faire quand même.

Bien sûr, vous n’allez pas y arriver dès le premier essai, il faut faire preuve de patience et de persévérance. Je conclus cette conférence par le ce hadith : « Jamais n'entrera au Paradis celui qui a dans son cœur ne fût-ce que le poids d’un atome d’orgueil »

 

Source :

http://www.amrkhaled.net/acategories/categories80.html

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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 16:34

L'importance du voisin

Allah l’Exalté dit : « Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain » (Sourate 4/36)

Selon 'Abdullàh Ibn 'Omar (Allah soit satisfait d’eux), le Messager d'Allah (P. S. soient sur lui) a dit : "Le meilleur compagnon pour Allah est celui qui est le plus gentil avec ses compagnons et le meilleur voisin pour Allah est celui qui est le plus gentil avec ses voisins". (At-Tirmidhi)


L'interdiction de lui nuire

Selon Abou Hourayra (Allah soit satisfait de lui), le Prophète (P. S. soient sur lui) a dit : "Par Allah, n'est pas croyant, par Allah, n'est pas croyant, par Allah, n'est pas croyant! "On dit : "Qui donc? Ô Messager d'Allah!". Il dit : "Celui dont le voisin n'est pas à l'abri de son mal". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Dans une autre version de Mouslim : "N'entre pas au Paradis celui dont le voisin n'est pas à l'abri de son mal".

Selon Abou Hourayra (Allah soit satisfait de lui), le Messager d'Allah (P. S. soient sur lui) a dit : "Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu'il ne fasse pas de tort à son voisin!" (Al-Boukhâri, Mouslim)


La recommandation d'être généreux avec lui

Selon Abou Hourayra (Allah soit satisfait de lui), le Messager d'Allah (P. S. soient sur lui) a dit : "Ô Musulmanes! Que l'une de vous ne méprise pas le cadeau que lui fait sa voisine même ci ce n'est que le sabot d'un agneau". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon lui encore (Allah soit satisfait de lui), le Messager d'Allah (P. S. soient sur lui) a dit : "Que l'un de vous ne refuse pas à son voisin la permission de planter une poutre dans son mur". Puis Abou Hourayra poursuit : « Qu’ai-je donc à vous voir tourner le dos à cette recommandation ? Par Allah ! Je ne cesserai pas de vous réprimander à son sujet ». (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Shouryh Al Khouzà’i (Allah soit satisfait de lui), le Messager d’Allah (P. S. soient sur lui) a dit : « Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il fasse du bien à son voisin ! ». (Mouslim et Al Boukhâri en partie)

Selon Abou Dharr (Allah soit satisfait de lui), le Messager d’Allah (P. S. soient sur lui) a dit : « Ô Abou Dharr ! Quand tu prépares un ragoût augmente son eau et donnes-en à tes voisins ! » (Mouslim)

Dans une autre version de Mouslim selon Abou Dharr : « Mon grand ami (P. S. soient sur lui) m’a fait cette recommandation : « Quand tu prépares un ragoût augmente son eau puis cherche une famille de tes voisins et donne-lui s’en un peu avec gentillesse ».

Le voisin le plus proche mérite le plus d’attention

Aicha (Allah soit satisfait d’elle) rapporte : "J'ai dit : "Ô Messager d'Allâh! J'ai deux voisins. A qui des deux dois-je faire mon cadeau ?" Il dit : "A celui dont la porte est la plus proche de la tienne". (Al Boukhâri)


Conclusion

Le Prophète (P. S. soient sur lui) a par son enseignement et ses directives, reconnu une position de première importance au voisin. De même, il a beaucoup insisté pour que celui-ci soit respecté et honoré, à tel point que, dans différents Hadiths, le Prophète (P. S. soient sur lui) a considéré le bon comportement envers le voisin comme faisant partie intégrante de la foi, mais aussi comme étant une condition pour l'accès au paradis et un moyen d'évaluation de l'amour que porte le croyant envers Allah et Son Messager (P. S. soient sur lui).

Il est ainsi rapporté dans un Hadith que le Prophète (P. S. soient sur lui) a dit en ce sens: "jibraïl (le salut de Allah soit sur lui) n'a cessé de me recommander avec insistance au sujet (des droits) du voisin, à tel point que je me suis mis à penser qu'il va en faire un héritier." (Boukhâri et Mouslim)

Dans un autre Hadith, rapporté par Abdour Rahmân Ibné Abi Qourâd (Allah soit satisfait de lui), il est dit: Un jour, le Prophète (P. S. soient sur lui) fit ses ablutions; ses Compagnons commencèrent alors à se frotter avec le restant de l'eau qu'il avait utilisé. Le Prophète (P. S. soient sur lui) leur demanda: "Qu'est ce qui vous pousse à faire ceci ?". Ils dirent: "L'amour d'Allah et de Son Messager. Le Prophète (P. S. soient sur lui) dit alors: "Celui qui désire acquérir l'amour pour Allah et Son Messager ou qui veut qu'Allah et Son Messager l'aiment, alors qu'il dise la vérité quand il parle, qu'il restitue avec honnêteté les dépôts qui lui sont confiés et qu'il se comporte bien envers les gens de son voisinage." (Bayhaqui)

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 05:30

Notre comportement dans la société

Chère soeur et cher frère, sans tenant compte de ta profession, ton age, tes origines…..avant toute chose tu es un(e) musulman(e). Ce qui signifie que ta vie spirituelle et ta vie temporelle sont étroitement liées, que l'un n'agit pas sans demander l'approbation de l'autre. Ainsi ton comportement général devrait s'en ressentir.

Malheureusement en regardant les enfants et les jeunes d’aujourd’hui, nous constatons que des responsabilités ont été négligées. L'absentéisme, la violence verbale et physique, la détérioration du matériel, tant de faits qui suscitent tant d'interrogations. L'absence d'éducation, l'absence d'autorité, l'enseignement qui n'arrive plus a réaliser ces objectifs, les résultats d'une société qui néglige les rapports de l'homme à son Créateur et qui table uniquement sur des valeurs de réussite socio-économiques...

C'est pourquoi aujourd'hui il faut que tu saches que ton devoir sur cette terre est de la rendre plus agréable à vivre.

Allah, Gloire à Lui, dit  « Puissiez-vous former une communauté dont les membres appellent les hommes au bien, leur ordonnent ce qui est convenable et leur interdit ce qui est blâmable ; voilà ceux qui seront heureux ! » (Sourate 3 :104)

Voilà qui devrait te donner un but, une raison de vivre car ici c'est Allah exalté soit-Il qui te le dit. C'est Celui qui t'a donné la vie et c'est celui qui te donnera la mort. C'est Lui à qui tu devras rendre des comptes de ton comportement et de ton utilité sur terre.

L'examen de ta vie, celui qui consiste à faire le bien, à être utile à toi et aux autres, celui de croire qu'il n'existe qu'un Allah et que son Prophète est Mohamad (P.S. soient sur lui) et de te référer en toute chose au Coran et à la Sunna. C'est un examen qui demande d'énormes qualités :

La patience,

La constance,

La miséricorde

La foi…….

Mais ce chemin te conduira assurément à obtenir l'agrément de Allah et quelle plus belle récompense que celle-là

 

Le temps sur cette terre est limité

Ton temps sur cette terre est limité, exploite-le du mieux que tu pourras. Ton retour se fera vers Lui, à Lui pas d'échappatoire, pas de mensonge, pas de tricherie. Il est Celui qui sait toute chose.

Fasse que ton comportement soit une lumière pour toi au jour du jugement et une lumière pour ceux qui t'entourent ici-bas. Tu es responsable de ce que tu génères, et tu seras rétribué en fonction. Allah nous a envoyé un prophète pour nous guider, Allah a dit : « Vous avez dans le Prophète de Allah un bel exemple pour celui qui espère en Allah et au jour dernier et qui invoque souvent le nom de Allah ». (Sourate 33 :21)

Alors fais-en notre référence, ton modèle sur terre et tu réussiras insha Allah. Car le Prophète de Allah a fait de la religion : un comportement.

 

Neuf conseils à respecter

1). le savoir : Sache que l'Islam est la religion du savoir, le Prophète (P.S. soient sur lui) a dit : « L'acquisition du savoir est une obligation qui incombe à tout musulman... » (Rapporté par ibn Maja)

D'après ibn Omar : « Toute chose a un chemin, celui du Paradis est la science. »

 

2) La ponctualité : La ponctualité est importante pour la bonne organisation et le bon fonctionnement de n'importe quelle activité. Ton retard ne peut que perturber ton travail et celui des autres, il constitue un manque de respect vis-à-vis d'autrui, la ponctualité est similaire à une promesse, tenir sa parole est une grande vertu mentionnée par Allah comme une des qualités de la prophétie.

Allah Exalté dit : « Oh les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements. » (Sourate 5 :1)

 

3) La politesse : La politesse est essentielle pour avoir de bons rapports dans une société sinon la cohabitation serait impossible.

L'islam accorde beaucoup d'importance à la parole, à l'échange verbal, le musulman doit pouvoir dominer sa langue, l'éduquer, Allah Exalté dit : « Dis à mes serviteurs de prononcer de bonnes paroles. » (Sourate 17 :53)

Le prophète (P.S. soient sur lui) a dit « Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu'il dise le bien ou alors qu'il se taise.» (Rapporté par Muslim)

Allah Exalté dit : « L'action bonne n'est pas semblable à la mauvaise. Pousse celle-ci par ce qu'il y a de meilleur : celui qu'une inimitié séparait de toi deviendra pour toi un ami chaleureux. » (41 :34)

 

4) contrôle ta colère : résiste à la provocation, évite les disputes, ne sois pas susceptible, ne cherche pas à polémiquer, abandonne la grossièreté.

Le prophète (P.S. soient sur lui) a dit : « Rien ne pèsera dans la balance du croyant au jour de la résurrection comme le bon caractère. Car Allah déteste l'homme obscène et grossier. Et l'homme doté d'un bon caractère atteindra par cette qualité le degré de celui qui jeûne et prie » (Rapporté par Ahmad)

C'est là un exercice de maîtrise difficile mais combien gratifiant auprès de Allah.

 

5) Honnêteté : Un musulman n'agit que selon la vérité, ainsi ses actes seront purs et sincères et porteront leurs fruits. Tout acte impliquant le mensonge, la tricherie, la tromperie est exclu du comportement du musulman.

Allah Exalté dit : « Malédiction de Allah sur les menteurs » (Sourate 3 :61)

Le prophète (P.S. soient sur lui) a dit : « Celui qui trompe n'est pas des nôtres » (Rapporté par Tirmidhy)

 

6) Décence : Ne cherche pas l'admiration de ton semblable mais celle de Allah. Contente toi de l'essentiel. Selon Abu Hurayra le prophète (P.S. soient sur lui) a dit  « Allah ne regarde pas vos corps ni vos formes mais regarde vos coeurs et vos oeuvres » (Rapporté par Muslim)

 

7) tenue propre et soignée : Un homme a interrogé Abdallah ibn 'Omar (allah soit satisfait de lui) : « Quel vêtement dois-je porter ? Il lui dit : Celui dans lequel les sots ne te ridiculisent pas et avec lesquels les sages ne te font pas de reproche... »

 

8) Choix des amis : L'islam est une religion de convivialité, de sociabilité et non d'isolement, sache que le choix des amis peut influer ton comportement. Il est important que tu saches qu'en Islam tout acte posé doit être motivé par l'amour de Allah, c'est ainsi pour l'amitié, cela doit être un acte désintéressé, bien sûr tu seras attiré par des affinités de tempérament et de pensée mais ton choix doit être guidé par les exigences de tes principes, en l'occurrence ceux qui te poussent à aimer pour Allah.

Le prophète (P.S. soient sur lui) a dit : « Toutes les créatures constituent la Famille de Allah (Exalté soit-Il) et Sa créature préférée, c'est celle qui est bienfaisante envers Sa Famille. » (Rapporté par Bukhari)

 

9) Préserver l'environnement : Allah Exalté dit « C'est à Allah vraiment qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il sait parfaitement l'état dans lequel vous êtes, et le jour où les hommes seront ramenés vers Lui. Il les informera alors de ce qu'ils oeuvraient. Allah est Omniscient. » (Sourate 24 :64)

 

Conclusion

La jeunesse est un atout, c'est une période dans la vie où tout est possible, tout s'offre. Les grandes capacités de mémorisation, le corps plein d'énergie. Mais tout ce que tu entreprends ne doit pas seulement épanouir ton corps, mais ton âme, ta spiritualité, que le regard des autres importe peu à côté de la satisfaction que tu peux ressentir lorsque tu recherches la proximité de Allah. Il faut que ta vie soit en accord avec le très Haut, tes actes, tes choix, tes ambitions doivent avoir pour intention la satisfaction de Allah. Ainsi tu vivras en paix avec toi-même et avec les autres.

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 14:37

La visite au malade

 

Le prophète (P.S soient sur lui) a exhorté les musulmans à rendre visite aux personnes malades et souffrantes… Ainsi, dans un Hadith authentique rapporté par Al Barâ Ibn 'Âzib (Allah soit satisfait de lui), il est dit: "Le Messager d'Allah (P.S soient sur lui) nous a ordonné sept choses: visiter les malades, suivre les cortèges funèbres, appeler la miséricorde d'Allah sur la personne qui éternue, secourir le faible, aider l'opprimé, multiplier les salutations et respecter les serments." (Boukhâri et Mouslim)

 

Le Prophète (P.S soient sur lui) avait lui-même pour habitude de rendre visite aux malades, et ce, qu'il s'agisse d'une personne musulmane ou non musulmane. En témoignent le présent Hadith de Sa'd Ibn Abi Waqqâs (Allah soit satisfait de lui), mais aussi le récit authentique rapporté par l'Imâm Boukhâri, dans lequel il est indiqué que le prophète (P.S soient sur lui) se rendit auprès un jeune juif, lorsque ce dernier tomba malade: En arrivant devant lui, il (P.S soient sur lui) s'approcha et l'invita à devenir musulman, ce qu'il fit après avoir eu l'approbation de son père (juif aussi). Le jeune garçon mourut ainsi avec une foi musulmane…

 

Il est possible de se faire une idée claire de l'importance de ce devoir en considérant ses principaux effets positifs, aussi bien pour la personne éprouvée et souffrante que pour celui qui la visite: En sus d'être un excellent facteur de réconfort et d'apaisement pour le malade, il constitue aussi une expression très forte de fraternité et un vibrant témoignage de sympathie de la part de celui qui vient le rencontrer; bien évidemment, une telle attitude ne peut que renforcer le lien d'affection et d'attachement entre les personnes concernées. Ce genre de rencontre est aussi un moyen permettant au musulman qui se rend au chevet du malade de se rappeler et de prendre conscience de la valeur inestimable d'un bienfait divin dont il a la chance, lui, de jouir: La santé…

 

Points importants à respecter lors de la visite au malade:

1- La visite au malade doit être motivée par la volonté de se soumettre au Créateur, celle de la recherche de l'agrément d'Allah et de Sa récompense: Telle est la condition pour que cet acte puisse rapporter les énormes mérites qui ont été promis. Il est évident qu'une visite qui ne serait motivée que par un intérêt matériel ne pourrait apporter cette récompense et ce mérite.

 

2- L'un des buts de la visite étant de réconforter et de soutenir celui qui est souffrant, celui qui vient auprès de lui ne doit pas adopter une attitude qui pourrait le nuire ou lui occasionner une gêne quelconque.

 

Ainsi, certains savants comme Sayyid Sâbiq dans son "Fiqh ous Sounnah" et Moufti Taqi Outhmâni dans ses "Islâhi Khoutoubât" soulignent que la visite doit être relativement brève: En effet, la présence prolongée de quelqu'un à ses côtés peut incommoder plus ou moins fortement le malade, suivant son état. Par ailleurs, ce dernier préfère souvent que ce soit ceux qui sont les plus proches de lui (enfants, parents…) qui restent à ses côtés. Néanmoins, si le malade exprime lui-même le désir que la personne qui vient le voir reste plus longtemps, dans ce cas, il n'y a aucun problème.

 

3- La visite doit se faire à une heure appropriée.

 

4-Au cours de la visite, il ne faut pas aborder des sujets qui pourraient indisposer le malade; il faut par exemple éviter, à tout prix, les questions, les remarques ou les allusions qui pourraient raviver chez lui certaines peines ou souffrances.

Au contraire, il faut, dans la mesure du possible, adopter une attitude réconfortante à l'égard du malade (comme par exemple masser son visage ou l'endroit du corps qui le fait souffrir), mais aussi lui tenir des propos encourageants sur son état, comme le rappelle Ibn Hadjar (rahimaho Allah) dans son "Fath oul Bâriy". Il convient également de lui faire prendre conscience que, Incha Allah, cette épreuve qu'il traverse sera pour lui un moyen de le purifier de ses péchés, mais aussi de se rapprocher d'Allah… Le Prophète Mohamad (P.S soient sur lui), quand il rendait visite au malade, disait parfois: "Lâ ba's tahoûroun icha Allah !", que l'on pourrait traduire par: "Pas de souci… (Cette maladie) est purificatrice (des péchés) Incha Allah !" (Boukhâri)

 

5- proposer son aide au malade, et lui demander s'il désire quelque chose

 

6- Lorsqu'un musulman va rendre visite à son frère malade, il doit prier et faire doua en sa faveur. Plusieurs invocations différentes ont été rapportées du Prophète (P.S soient sur lui) à ce sujet. Dans un Hadith des Sahîh Boukhâri et Mouslim, le doua suivant est mentionné: "Allâhoumma rabbin nâs adh-hibil ba's wach fihi antach châfi lâ chifâa illâ chifâouka chifâ an lâ youghâdirou saqaman."

"Ô Allah, Maître de gens ! Eloigne la souffrance et guéris le, Tu es le Guérisseur- point de guérison si ce n'est la Tienne- (accorde lui) une guérison (définitive) ne laissant derrière elle aucun mal."

 

Les mérites de la visite au malade

Dans les Hadiths authentiques. Le Prophète Mohamad (P.S soient sur lui) dit par exemple que: "Le musulman, lorsqu'il visite son frère musulman (malade), reste dans un jardin du Paradis jusqu'à ce qu'il s'en aille."(Mouslim) Dans un Hadith, il est dit en ce sens que: "Tout musulman qui visite un autre musulman (malade) le matin, soixante dix mille anges qui prient en sa faveur jusqu'au soir. Et s'il le visite le soir, soixante dix mille anges prient en sa faveur jusqu'au matin. Et il aura (en sus de cela) un jardin au Paradis." (Tirmidhi)

 

Selon Thawbàn (das), le Prophète (P.S soient sur lui) a dit: «Quand le Musulman rend visite à son frère Musulman malade, il ne cesse de cueillir les fleurs et les fruits du Paradis jusqu'à son retour chez lui». (Rapporté par Moslem)

 

Selon Abou Hourayra (Allah soit satisfait de lui), le Prophète (P.S soient sur lui) a dit: «Dieu, honore et glorifié, dit le jour de la résurrection: «O fils d'Adam! Je suis tombé malade et tu ne m'as pas rendu visite». Il lui dit: «Seigneur! Comment serais-Tu malade pour que je Te rende visite alors que Tu es Le Seigneur et Maître de l'univers?» Il dit: «N'as-tu pas su que Mon esclave untel est tombé malade et tu ne lui as pas rendu visite? N'as-tu pas su que si tu lui avais rendu visite tu M'aurais trouvé auprès de lui?» O fils d'Adam! Je t'ai demandé à manger et tu ne M'as pas donné à manger». Il dit: «Seigneur! Comment pouvais-je Te donner à manger quand Tu es Le Seigneur et Maître de l'univers?» Il dit: «N'as-tu pas su que Mon esclave untel est venu te demander à manger et tu ne le lui as pas donné? Ne sais-tu pas que si tu lui avais donné à manger tu aurais trouvé cela auprès de Moi? 0 fils d'Adam! Je t'ai demandé à boire et tu ne me l'as pas donné». Il dit: «Seigneur! Comment pouvais-je Te donner à boire, Toi Le Seigneur et Maître de l'univers?» Il dit: «Mon esclave untel t'a demandé à boire et tu le lui as refusé. N'as-tu pas su alors que si tu lui avais donné à boire, tu aurais trouvé cela auprès de Moi?» (Rapporté par Moslem)

 

Selon Abou Musa (Allah soit satisfait de lui), le prophète (P.S soient sur lui) a dit: «Rendez visite au malade, donnez à manger à l'affamé et libérez le prisonnier». (Rapporté par Al Boukhâri)

 

Sources :

http://muslimfr.com

http://www.mekkaoui.net

"Zâad oul Ma'âd »

"Islâhi Khoutoubât"

 

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 17:08

Le maintien des relations avec les proches parents

 

Allah sobhanaho a dit : Traduction relative et approchée : "Craignez Allah au nom du Quel vous vous implorez les uns les autres et maintenez les relations avec les proches parents".[sourat An-Niça' /3-36]

Certes, l'Islam incite à bien maintenir les relations avec les proches parents afin de raffermir les relations de parenté et d'étendre la bonne entente et l'affection entre les musulmans.

Un jour, un compagnon a interrogé le Messager de Allah (P. S. soient sur lui) en disant : "Ô Messager de Allah, indique-moi une œuvre telle que, si je la fais, j'entrerai au paradis". Le Messager de Allah (P. S. soient sur lui) a répondu : "Donne à manger, maintiens les relations avec les proches parents, accomplis la prière de nuit pendant que les gens dorment, tu entreras au paradis en paix".

Les proches parents sont les proches de la personne qu'ils soient du côté de son père ou de sa mère et quiconque rompt avec l'un d'eux mérite le châtiment sévère de Allah.

Allah sobhanaho a dit : Traduction relative et approchée : "Vous réussirez si vous arrêtez de semer la destruction sur terre et de rompre vos liens de parenté ; car ceux-là sont ceux que Allah a maudits, alors Il les a rendus sourds et aveugles". [sourat Mouhammad / 22-23]

 

Le Messager de Allah (P. S. soient sur lui) a dit: "N'entrera pas au paradis celui qui rompt les liens de parenté". [Rapporté par Al-Boukhariyy]

La signification de ce hadith est que celui qui rompt les liens familiaux n'entrera pas au paradis parmi les premiers. La signification de "maintenir les liens de parenté" c'est rendre visite aux proches que l'on peut visiter, écrire à ceux qu'on ne peut visiter et aider celui d'entre eux qui est dans le besoin. Il n'est donc pas permis au musulman de rompre les liens avec les proches parents.

Mon frère, ma sœur, sachez que visiter vos proches qui ne vous rendent pas visite n'est pas un rabaissement ni une humiliation. Au contraire c'est une bonne qualité et une œuvre d'obéissance envers Allah sobhanaho. A ce propos, le Prophète (P. S. soient sur lui) a dit : "Celui qui maintient vraiment les liens de parenté, ce n'est pas celui qui rend la pareille mais c'est celui qui les entretient avec ceux qui ont rompu avec lui". [Rapporté par Al-Boukhariyy]

 

Le respect et la sollicitude dus aux parents sont soulignés dans les enseignements de l'Islam et couine partie importante de l'expression de la foi d'un Musulman.

Allah sobhanaho a dit : Traduction relative et approchée : "Dieu a décidé de n'adorer que Lui, de tenir une belle conduite envers vos père et mère, soit que l'un d'eux ait atteint la vieillesse ou qu'ils soient parvenus tous deux et qu'ils restent avec vous. Garde-toi de leur marquer du mépris, de leur faire des reproches. Parle-leur avec respect. Sois humble avec eux et plein de tendresse, et adresse cette prière à Dieu: Seigneur, aie pitié d'eux, ils M'ont élevé dans mon enfance". (17, 23-24).

Le Prophète (P. S. soient sur lui) a dit : “Celui qui aimerait  qu'Allah lui prête longue vie et lui accorde de plus grandes richesses doit être bienveillant envers ses parents et en bonne relation avec ses proches”

Ceci est une invitation explicite de notre Prophète (P. S. soient sur lui) à la sollicitude des proches afin de consolider les rapports avec eux.  Elle reflète un présage de grâce et de bienfaits pour ceux qui s'y engagent.

D'après ce Hadith, la générosité envers les proches est équivalente à celle due aux parents en raison de l'importance des relations entre les membres d'une même famille.”

 

la sollicitude envers les proches


Maintenir les relations avec les proches en enquérant de leurs nouvelles, de leur situation, procéder à des visites régulières. Il importe aussi d'éviter de rester longtemps coupé d'eux car les absences prolongées engendrent une froideur dans les coeurs qui sera difficile à réparer par la suite. On pourrait aussi leur venir en aide matériellement et moralement en cas de besoin, sans blesser leur amour propre ou leur susceptibilité, mais plutôt en les ménageant avec délicatesse.”

Le Saint Coran abonde de recommandations dans ce sens. Allah sobhanaho a dit : Traduction relative et approchée : “Oui, Dieu commande la justice, et la bienfaisance, et que l'on donne aux détenteurs de la parenté”   (Annahl:9)

Il dit aussi : Traduction relative et approchée : “Et donne son droit au détenteur de parenté”  (Al Israa: 26)

Et si le proche est dans une bonne situation, n'ayant nullement besoin d'assistance, il suffit de lui rendre visite et de demander de ses nouvelles de temps en temps. Ceci est un devoir. Dans certains cas, un appel téléphonique suffit pour s'enquérir et se rassurer de ses nouvelles. Ainsi perdurent les relations et l'amitié entre les membres d'une même famille, qu'ils soient près ou loin de nous.”

 

Comment le Prophète veillait sur ses proches

 

Le Prophète (P. S. soient sur lui) témoignait de la bienveillance à sa famille et à ses proches. Avec compassion, Il partageait aussi bien leurs moments de joie que de tristesse. Il s'empressait aussi pour consoler et assister ceux qui en avaient besoin. Parmi ses déclarations dans ce sens: “Celui qui croit en Dieu et au Jugement Dernier, doit maintenir les relations avec ses proches”.

Malgré sa sympathie et son affabilité envers ses proches, le Prophète tenait à les mettre en garde contre l'abus des liens qui les rapprochaient de lui et  qui ne sauraient leur attribuer de privilège par rapport à d'autres.  Seuls leurs actes seront pris en compte par Dieu lors du Jugement Dernier,  conformément à la parole divine :

Le Prophète (P.S. soient sur lui) aimait beaucoup son oncle paternel Al-Abbas qui lui prêtait assistance dans les moments difficiles. Souvent, il disait à son propos : “Al Abbas est comme mon père ; celui qui fait tord à Al-Abbas, me fait tord à moi.”

Il aimait aussi son oncle paternel Hamza et sa tante Safia. A la mort de son oncle, martyre de la bataille d'Ouhoud, il en éprouva un profond chagrin.

Par ailleurs, les trois chefs de guerre Zaïd Ben Harita, Jaafar Ben Abi Talib (cousin paternel du Prophète) et Abdallah Ben Rouaha ont trouvé la mort en l'an 8 de l'Hégire lors de la bataille de Mou'ta dont ils assuraient le commandement.

Informé de la mort de ces martyrs, le Prophète (P.S. soient sur lui) s'est rapidement rendu à leurs domiciles pour exprimer son soutien à leurs familles.

A la maison de son cousin Jaafar, il fit venir les enfants de ce dernier. Une fois auprès de lui, il les entoura des bras en les embrassant, alors que les larmes coulaient de ses yeux. Il présenta ensuite ses condoléances à leur mère Asmaa bent Amiss, puis s'en alla. Il dit alors à ses compagnons : “N'oubliez pas la famille de Jaafar, et préparez leur de quoi manger. Ils sont très préoccupés par la mort de leur chef de famille” (A partir de ce moment, l'offre de repas à la famille du défunt est devenu une tradition.)

Asmaa Bent Amiss devait rappeler au Prophète (q P.S. soient sur lui) le sort de ses enfants devenus orphelins et ayant besoin d'aide. Le Prophète (P.S. soient sur lui) lui répondit : “Tu t'inquiètes pour leur sort alors que je suis leur tuteur et protecteur dans ce monde et au delà ?”

 

 

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