Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Catégories




























Voter Imaniatte

Un clique pour voter Imaniatte


Image disparue

22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 17:29

L’importance des liens de parentés en Islam

 

Allah Taâla nous a ordonné de préserver les liens de parenté, et d’avoir un bon comportement avec nos proches. Ces liens de parenté « Silato Arahim » sont des liens sacrés et leur sauvegarde sont un fondement de l'Islam car non seulement le respect des liens de parenté est une condition pour être agréé d'Allah Taâla mais ils constituent l'équilibre de la famille et de la nation entière.

Allah Taâla dit: " …..Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement". [Sourate 4-1]

 

Abu Horaira (Radia Allah ‘anh) a rapporté que le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : « Après qu’Allah, le Très-Haut a fini de créer les créatures, les liens familiaux se sont levés et ont dit : ceci est le rang de ceux qui  cherchent la protection d’Allah contre la rupture des relations familiales. Allah leur répond : oui, et leur dit : voulez-vous que je tienne à celui qui tient à vous et rompe avec celui qui rompt avec vous ? Elles répondirent : oui. Allah leur dit : je vous l’accorde. »

 

Certes l'Islam incite à bien maintenir les liens de parenté afin de raffermir les relations de proximité et d'étendre la bonne entente et l'affection entre les musulmans. Un jour un compagnon a interrogé le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) en disant : "Ô Messager de Allah, indique-moi un acte par lequel, en le faisant, j'entre au paradis". Il a répondu: "Donne à manger, maintiens les liens de parenté, accomplis la prière de nuit pendant que les gens dorment, tu entreras au paradis en paix".

Quels sont les liens de parenté et les proches?

Les liens de parentés à respecter selon leur rang de priorité, à savoir: Les pères et mères, les frères et sœurs, les grands pères et grandes mères, les oncles paternels et maternels, les tantes paternelles et maternelles, les cousins paternels et maternels.

Et fait partie de ces liens les gendres (beau-fils), car Allah Taâla nous a recommandé de se comporter bien avec eux: "Et c'est Lui qui de l'eau a crée une espèce humaine qu'Il unit par les liens de la parenté et de l'alliance." [Sourate 25 ,54].

 


Quelle est la notion des proches parents?

 

La parenté est les proches de la personne qu'ils soient du côté de son père ou de sa mère et quiconque rompt avec l'un d'eux mérite le lourd châtiment d’Allah. Allah Taâla dit: "Vous réussirez si vous arrêtez de semer la destruction sur terre et de rompre vos liens de parenté ; car ceux-là sont ceux que Allah a maudit, alors Il les a rendus sourds et aveugles". [Sourate 47, 22-23].

Etant que musulman, il faut :

- reconnaître ses proches et être fier d'eux, et ne jamais les nier.

- Leur rendre visite

- La priorité est toujours d'abord au plus proche puis au proche lointain, selon l'ordre établi ci-dessus.

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: " La tante maternelle est comme la mère ". (Rapporté par Attirmidhi)

- Les aider financièrement, s'ils sont dans le besoin, et en priorité les parents.

Selon Anas (Radia Allah ‘anh), Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: " Celui qui aimerait bien qu'on élargisse sa subsistance et qu'on retarde l'échéance de sa mort, qu'il se montre bon avec ses proches! " (URA)

Selon Ibn 'Amer (Radia Allah ‘anh), le Prophète Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: " L'aumône faite au pauvre est une simple aumône et, au proche, elle en compte deux: une aumône et un respect des liens de parenté". (Rapporté par Attirmidhi) 

- Les contacter par tous les moyens, s'ils sont loin, et surtout dans les moments de fête et de joie et en d'autres occasions.


Comment respecter les liens de parentés ?

 

Un homme qui venait se plaindre de ses parents auprès de Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) en disant: "j'ai des proches parents envers qui je respecte les liens de parentés et qui ne le font pas avec moi, je leur fais du bien et ils me font du mal. Je les traite avec gentillesse et ils me traitent brutalement." Il lui dit (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) si tu es vraiment tel que tu viens de dire, c'est comme si tu leur faisais avaler sans eau de la cendre brûlante. Tu ne cesseras pas de trouver en Dieu un soutien tant que tu agiras ainsi." (Rapporté par Moslim)

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit : "Celui qui respecte les liens de la parenté n'est pas celui qui rend le bien par le bien, c'est celui qui continue à respecter ses liens même-si ses proches les rompent" (Rapporté par Al-Bokhari)

D’après ces deux hadiths nous constatons que même-si nos parents se montrent injustes à notre égard, il est de notre devoir de nous en remettre à Allah Taâla, de L'invoquer en leur faveur et de faire preuve de patience.

Mes frères et sœurs, sachez que visiter les proches qui ne vous rendent pas visite n'est pas une diminution ni une humiliation. Au contraire c'est une bonne qualité et un acte d'obéissance à Allah Taâla.

Même le combat dans le sentier d'Allah Taâla peut dans certains cas passer après les parents. A ce sujet, "Un homme était venu porter allégeance au Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) pour le combat. Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) lui demanda s'il avait ses parents, l'homme répondit par l'affirmative. Le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) lui a dit:"retourne auprès d'eux et tiens leur bonne compagnie". (URA)

 


Celui qui rompt les liens de parentés ?

 

Allah Taâla nous a mis en garde contre la rupture des relations familiales. Il dit à ce propos « (Mais) ceux qui violent leur pacte avec Allah après l’avoir engagé, et rompent ce qu’Allah a commandé d’unir et commettent le désordre sur terre, auront la malédiction et la mauvaise demeure.» (Sourate 13,25). Y a-t-il une sanction plus sévère que la malédiction et le mauvais séjour qui attendent ceux qui rompent les liens familiaux ? En effet, en le faisant, ils se privent de la rétribution réservée, au jour du jugement dernier, à ceux qui consolident les liens familiaux et de beaucoup de biens dans leur vie en ce bas monde, à savoir la longévité et la richesse.

Le prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) a dit: "N'entrera pas au paradis celui qui rompt les liens de parenté". [Rapporté par Al-Bokhari]

La signification de ce hadith est que celui qui rompt les liens familiaux n'entrera pas au paradis parmi les premiers. La signification de "maintenir les liens de parenté" c'est rendre visite aux proches que l'on peut visiter et écrire à ceux qu'on ne peut visiter et aider celui d'entre eux qui est dans le besoin. Il n'est donc pas permis au musulman de rompre ses liens familiaux.

 


Dans quel cas on peut leur désobéir

 

Nos parents peuvent aussi ne pas comprendre certains actes d'adorations que nous faisons, s'ils nous poussent à renier notre foi, à commettre l'association à Allah, on doit leur désobéir mais leur tenir compagnie dans ce bas monde selon la bonne coutume comme l'ordonne Allah Taâla. « Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez ».  [Sourate 31, 15]

 


Et si on a des parents non musulmans ?

 

Il faut savoir que même-si on a des parents non musulmans nous devons avoir à leur égard un comportement bienveillant et cela conformément au hadith suivant : "Asma (Radia Allah ‘anha) vint voir le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) pour lui demander comment elle devait agir envers sa mère idolâtre qui lui demandait un service. Le Messager d'Allah (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) lui dit "Sois bonne avec ta mère". (Riyad Assalihine n°325).

 


Sources :
- Riad Assalihine
- Coran
- islam-qa.com

Repost 0
Published by imaniatte - dans FAMILLE
20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 21:50

Contenu de la catégorie : Famille, cliquez sur le sujet qui vous intéresse. Vos commentaires et suggestions sont les bienvenues.

 

 


 

L'amour d'une mère

La polygamie dans l’islam

Épouser une femme non-musulmane

Comment rendre votre épouse heureuse !

Comment rendre votre époux heureux?

La femme en tant que personne

Les critères pour choisir son conjoint

Droits et devoirs en islam

 

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE
20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 16:59

L'amour d'une mère


Voici la lettre d’une mère meurtrie qu’elle adresse à son fils bien-aimé. Cette pauvre mère, après avoir fait son éducation, veillée les nuits pour
lui, sacrifiée sa vie et son bonheur pour sa cause, et organisé son mariage avec une des jeunes filles, s’est vue soudainement reniée par ce dernier en lui désobéissant et la rejetant.

 

Elle dit dans un extrait de sa lettre : « Mon fiston, il y a maintenant vingt-cinq ans, ce fut dans ma vie une rayonnante journée lorsque le médecin m’informa que j’étais enceinte. Tu sais, mon fils, les mères maîtrisent bien le sens de ce mot, c’est à la fois un mélange de joie et de bonheur, avec le début de la fatigue et les changements psychologiques et physiologiques. Après cette bonne nouvelle, je t’ai porté dans mon ventre pendant neuf mois mon fils, tout en étant heureuse et enjouée. Pourtant, je me levais péniblement, je dormais difficilement, je mangeais à contrecœur, et je respirais malaisément. Malgré tout, cela n’a jamais affaibli l’amour que je te porte et la joie de t’avoir. Au contraire, plus les jours passaient et plus mon amour pour toi ne cessait de se développer et le désir de te voir grandissait. Je t’ai porté, mon fils, subissant pour toi peine sur peine et douleur sur douleur. Cependant, j’étais heureuse, heureuse chaque fois que je ressentais dans mon ventre un de tes mouvements. Je me réjouissais lorsque tu prenais du poids bien que la grossesse me soit pénible. C’est en effet une longue fatigue.

 

Après cela, l’aube de cette fameuse nuit est arrivée, cette nuit où je n’ai pas dormi, où je n’ai pas pu fermer l’œil. Cette  nuit, j’ai été secouée par les douleurs, les difficultés, l’anxiété et la peur. Une situation telle qu’il est impossible de la décrire par écrit ou même oralement. Je jure par Allah mon enfant, à maintes reprises, j’ai perçu la mort de mes propres yeux jusqu’à ce que tu viennes au monde. Tes larmes de naissance se sont mêlées à mes larmes de joie, et toutes mes douleurs et mes blessures disparurent.

 

Mon cher fils, pendant des années de ma vie je t’ai porté dans mon cœur, je t’ai lavé de mes propres mains, mon giron fut ton lieu pour dormir et de ma poitrine tu prenais ta nourriture. J’ai veillé mes nuits pour que tu dormes, et durant mes jours, je me suis fatiguée pour ton bonheur. Mon seul souhait est de pouvoir entrevoir ton sourire et ma joie de tout instant est que tu me demandes de te préparer quelque chose. Ceci était mon bonheur extrême. Je demeurais ainsi pendant toutes les nuits et les jours qui s’écoulèrent. Je demeurais une servante sans reproche, une nourrice ininterrompue et une travailleuse sans relâche. Ceci jusqu’à ce que tu aies atteint ta maturité et ta pleine croissance, et jusqu’à commencer à voir en toi les signes de la virilité.

 

Donc, je me suis précipitamment mise à courir ici et là pour te trouver la femme que tu demandais. Puis vint le jour de ton mariage. Mon cœur déchiré, alors mes larmes coulaient, car j’étais d’une part heureuse de contempler ta nouvelle vie de bonheur, mais d’autre part, j’étais triste de te
quitter.

 

 Ensuite, les heures s’écoulèrent lentement, mais brusquement tu n’étais plus le fils que j’avais connu auparavant. Soudainement, tu m’as rejeté et tu as feint d’oublier mes droits sur toi, les jours passent sans que je te voie, ni t’entende. Tu as feint d’ignorer celle qui t’a présenté le meilleur service.

 

Mon enfant, je ne demande rien de plus que de me compter parmi les membres de tes plus lointains amis et parmi ceux que tu rencontres le moins souvent. Mon tendre fils, fais en sorte de m’accorder chaque mois une place dans ta vie, pour te voir ne serait-ce que quelques minutes. Mon cher fils, sache que mon dos s’est courbé, mes membres sont
tremblotants, les maladies m’ont exténuée et le dépérissement m’a frappée. En effet, je ne me lève que difficilement et ne m’assieds que péniblement. Malgré tout, mon cœur ne cesse d’être animé par ton amour. Si un jour une personne te montre du respect, tu t’empresserais de la remercier pour
avoir bien agi et pour le bienfait reçu, alors que dire de ta mère – que mon Seigneur te garde !—qui a été bonne envers toi, d’une bonté que tu ne
reçois pas et d’une bienfaisance à laquelle tu es ingrat. Cette mère qui était aux petits soins avec toi et s’est occupée de toi des années successives ; cette mère qu’a-t-elle donc récoltée comme récompense et qu’a-t-elle obtenue en compensation ?!

 

Comment en es-tu arrivé à être aussi insensible et comment le temps a-t-il autant agi sur toi ?! Mon fils chéri, chaque fois qu’on m’apprend que tu es heureux dans ta vie, ma joie et ma réjouissance redoublent. Cependant, je suis étonnée par ton comportement alors que tu es le produit de mes mains. Je me pose la question : quel crime ai-je commis pour être devenue ton ennemie, pour ne plus vouloir venir me voir et pour te montrer réticent à mon égard ?! Pourtant, je ne vais pas me plaindre de toi (auprès d’Allah) et je ne vais pas communiquer ma tristesse (à Allah), car si jamais elle s’élève au-dessus des nuages et monte jusqu’aux portes du ciel, alors le malheur te frappera pour avoir été ingrat (envers moi), le châtiment t’atteindra, et l’adversité s’installera dans ta propre maison. Non ! Je ne le ferai pas, car tu es toujours— ô mon enfant — le fruit de mes entrailles, le doux parfum de ma vie, et le plaisir de mon existence Réveille-toi mon fils, la vieillesse n’est plus si lointaine, les années passeront et tu deviendras un vieux père à ton tour, mais sache que la peine est proportionnée à la faute. À ton tour, tu écriras à ton fils en pleurs de la même façon que je t’ai écrit.

 

Certes, les litiges seront jugés par Allah. » Crains Allah au sujet de ta mère, sèche ses larmes, et allège sa souffrance. Ensuite si tu le désires, déchire donc sa lettre, mais sache que quiconque fait une bonne œuvre, c’est pour son bien, et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens. [..]

 

D’après Zaïd qui demanda à Hassan Al-Bassry : « Qu’en est-il de l’invocation des parents pour leur enfant ? » Il répondit : « c’est pour lui sa délivrance. » J’ajoutais : « Qu’en est-il si l’invocation des parents est contre leur enfant ? » Il répondit : « c’est pour lui son anéantissement. » c.-à-d. sa perte. Le droit de la mère sur son fils est énorme et de grande importance. Il n’a pas à l’appeler par son prénom, mais il doit l’appeler par les noms qu’elle aime ou par son surnom (Oumm untel). Ne t’assieds pas avant elle et ne marche pas devant elle. Accueille-la avec un visage rayonnant, embrasse-lui la tête et baise-lui la main. Lorsque tu l’enjoins à faire une chose, fais-le correctement sans la blesser. Réponds à son invitation lorsqu’elle t’invite sans éprouver la moindre lassitude ou la moindre répugnance. Parle-lui avec douceur, nourris-la lorsqu’elle a faim et empresse-toi de lui ramener toutes les bonnes choses qu’elle désire. Donne-lui ce qu’elle souhaite avant même qu’elle ne le demande et informe-toi de ce qu’elle aime pour le lui apporter. Sois pour elle un servant obéissant. Obéis-lui tant que cela n’induit pas un péché. Ne la devance pas en mangeant ou en buvant. Réjouis-la en invoquant pour elle la miséricorde et le pardon pendant la nuit et aux extrémités du jour. Ne tiens pas compte de ses fautes et ses faux pas. Ne parle d’elle à quiconque d’un ton plaintif ou outrageant et n’exprime à quiconque ce qui te chagrine à son sujet. Fais-lui plaisir et respecte-la. Ne t’enorgueillis pas face à elle, car tu étais à l’intérieur de ses entrailles et tu étais entre ses mains. Rends-la heureuse et entretiens un bon comportement avec elle. Enfin, demande qu’elle invoque Allah pour toi, car les portes du ciel s’ouvrent pour ce genre d’invocation.

 

Louange à Allah, et que la paix et sa bénédiction soient accordées à Son Prophète Muhammad, ainsi qu’à sa famille et ses compagnons et tous ceux qui les ont suivis de la meilleure manière…

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE
12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 14:46


La polygamie dans l’islam

Historiquement, la polygamie n'est pas une innovation islamique. Tous les prophètes de la Bible ou presque eurent de 2 à 1000 épouses. Sauf Jésus (‘alih Salam). [Quoique Jésus (‘alih Salam) ait, selon Matthieu 25/1-13 fait référence à une parabole explicitement polygame, sans aucune condamnation].

 

La norme du mariage dans l’Islam est la monogamie, et l’Islam a permis la polygamie, déjà existante (polygynie), mais il la régule et la restreint. Elle n’est ni exigée ni encouragée. L’esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les événements imprévus des personnes et de la collectivité (voir plus bas) et de fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins. Ceci peut expliquer pourquoi le verset qui règle la polygamie a été révélé après la guerre d’Ohod (voir plus bas).

 

L’étude contextuelle et grammaticale du verset coranique qui est le seul à évoquer la question de la polygamie peut nous aider à comprendre la position de l’islam face à ce problème social. Tout d’abord le verset qui a fait couler beaucoup d’encre à propos de la polygamie est le suivant : « Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois ou quatre, mais si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d’être injustes. » (Sourate 4- verset 3). Le verset numéro 129 de la même sourate, dit clairement « Vous ne pouvez jamais être juste envers vos femmes, même si vous le désirez ardemment ». Donc la polygamie est liée directement par une construction grammaticale à un problème social celui des orphelins qui sont le sujet de plusieurs versets de la même sourate.

 

Le contexte historique et social du verset de la polygamie

Les musulmans ont perdu soixante dix hommes pendant la razzia d’Ehud. Le nombre de combattants musulmans, était de sept cents. Donc 10% des hommes dans la communauté musulmane sont morts dans cette bataille. La polygamie était une coutume préislamique répandue en Arabie, en Orient, en Afrique. Le Coran n’avait pas encore pris position. Si parmi les soixante dix musulmans décédés, certains hommes étaient polygames, on imagine aisément la catastrophe que cela représente : plus de 10% des femmes musulmanes se retrouvent donc veuves et sans revenus avec des enfants à charge pour la plupart d’entre elles. A ce titre, une solidarité s’impose. La communauté est toute jeune et l’administration au sens moderne (avec notamment le paiement d’impôts) n’avait pas encore vu le jour à cette époque. Les musulmans pensaient alors à se remarier avec certaines veuves. Dans ce contexte dramatique, le verset de la polygamie a été révélé dans ses conditions précises.

 

La progamie en Arabie avant l’islam

A cet époque un homme avait même le droit de tuer ses filles, de les vendre, de les marier contre une dot sans demander leur avis. Les guerres étaient tribales sous forme de razzia. C’est dans ce contexte historique, géographique, social, religieux, économique, militaire et culturel de l’Arabie au septième siècle qu’est révélé ce verset pour traiter à la fois des problèmes relatifs aux orphelins, aux veuves et à la polygamie.

 
Le prophète et la polygamie

Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) s’est marié avec Khadija (Radia Allah ‘anha) âgée de quarante ans alors qu’il n’avait que vingt cinq ans. Lors de son décès, il avait plus de cinquante ans sans être polygame. Au cours des dernières années de sa vie, il s’est remarié avec plusieurs femmes. Chaque mariage avait une raison différente : familiale comme le mariage avec Souada afin qu’elle puisse s’occuper de ses enfants. Le mariage avec les veuves Hafsa et Oum Salma. Le mariage avec Jouayria bint Alharith qui était esclave, le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)  l’a libérée pour l’épouser, par conséquent les compagnons ont libéré une centaine d’esclaves parents et proches de cette femme qui était devenue mère des croyants. Il s’est remarié avec Onm Habiba, fille d’Abu Sufyan chef des Mecquois pour une raison politique. Le mariage avec Aïcha avait pour but d’honorer son père Abu Baker qui a dépensé sa richesse et consacré sa vie pour la nouvelle religion. De plus quand le verset suivant a été révélé après celui de la polygamie « Ô prophète, dis à tes épouses, si vous vous voulez jouir de la vie du monde, et de ses parures, venez à moi. Je vous en ferai profiter et vous répudierai d’une façon honorable » (sourate 33 verset 28). Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a par la suite donné le choix à ses épouses de rester ou pas avec lui.

 

Et la femme, a-t-elle le droit d'avoir plusieurs maris ?"

Qu'un homme ait plusieurs épouses, cela s'appelle en fait la polygynie (qui est une des formes de la polygamie). Et qu'une femme ait plusieurs maris, cela s'appelle la polyandrie (qui est une autre forme de polygamie).  Dans l'Arabie préislamique, une certaine forme de polyandrie avait cours, comme l'a rapporté Aïcha (Radia Allah ‘anha) (Sahîh Al-Bukhârî et Sunan Abî Dâoûd).

 

Aujourd'hui encore, certains peuples du monde ont recours à cette pratique : un reportage existe à ce sujet dans le magazine Géo (n° 94, décembre 1986, pp. 166-183) à propos d'un mariage polyandrique dans un village d'une région du Népal : la jeune femme se marie en même temps avec cinq maris.

 

Mais l'islam n'autorise pas la polyandrie pour l'évidente raison du problème de filiation. En effet, on ne saurait pas, alors, de quel mari est l'enfant que porte la femme. (Selon l'article de Géo sus-cité, la tradition locale dans cette région du Népal a résolu le problème en accordant à l'aîné des maris la paternité.)

 

Pourquoi le Coran a-t-il institué la polygynie ?

Il faut savoir que ce n'est pas l'islam qui a inventé la polygynie. Elle existait déjà bien avant la révélation du Coran au Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam), et elle existe toujours aujourd'hui chez des gens qui ne se réfèrent aucunement à l'islam. Le cas des Mormons est bien connu aux Etats-Unis (vous avez d'ailleurs entendu parler comme moi du procès qui est fait actuellement outre-Atlantique à un Américain mormon époux de cinq femmes). De même, en Afrique, la polygamie est pratiquée chez des musulmans mais aussi chez des animistes.

 

L'islam n'a donc pas inventé la polygynie. Il ne l'a pas non plus rendu obligatoire. Il n'a fait que la limiter (4 épouses au maximum) en y instaurant des conditions, comme par exemple celle-ci : l'homme doit être rigoureusement juste envers toutes ses épouses (exactement le même soutien financier à toutes, le partage rigoureusement équitable des nuits, etc.).

 
Droit de la femme

Tous les intéressés impliqués dans un mariage polygame ont des options. Une femme ne peut être forcée à devenir une seconde épouse. La première femme qui n’accepte pas une situation de polygamie a le droit de demander le divorce. Enfin, il faut savoir qu'en islam, le mariage étant non pas un sacrement mais un contrat entre deux êtres consentants, il est tout à fait possible que la femme stipule comme condition, lors de son mariage, que son mari ne prendra pas de deuxième épouse. Si certaines autres conditions formulées à l'occasion du mariage ne sont pas valables (car contredisant des principes établis), celle-ci est tout à fait valable, et le mari ne peut alors pas prendre de deuxième épouse.

 
Conditions de la polygamie

Premièrement, l’équité prescrite par la parole du Très Haut : « Si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, il vous est permis de vous marier, à deux, trois ou quatre femmes ! Si vous craignez de  manquer d’impartialité envers elles, prenez une seule femme, ou les captives que votre droite maîtrise. C’est plus sûr, pour ne pas être inique » (Sourate 4 : 3). Ce verset indique que l’équité est une condition pour l’autorisation de la polygamie. Si l’on craint de ne pas être équitable à l’égard des épouses en cas de polygamie, on doit se contenter d’une seule épouse. L’équité requise consiste  à assurer le même traitement à ses épouses par rapport aux dépenses, à l’habillement, à la cohabitation et à d’autres affaires matérielles que l’on peut maîtriser. S’agissant de l’équité dans l’amour, l’on n’est pas tenue de l’appliquer. On ne la lui demande pas parce qu’il n’en est pas capable. C’est la signification de la parole du Très Haut : «Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » (Sourate, 4 : 129).

 

Deuxièmement, la capacité d’assurer la prise en charge vitale des épouses. Cette condition s’atteste dans la parole du Très Haut : «Et que ceux qui n’ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu'à ce qu’Allah les enrichisse par Sa grâce. » (Sourate, 24 : 33). Dans ce verset, Allah a donné l’ordre à celui qui n’est pas en mesure de se marier de rester chaste.

 

Troisièmement, la sagesse qui sous-tend la légalisation de la polygamie.

1- La polygamie est un moyen d’accroître les membres de l’Umma. Car seul le mariage reste le moyen (légal) d’assurer la croissance.

2- Des statistiques ont montré que les femmes sont plus nombreuses que les hommes.

3- Les hommes sont exposés à des accidents mortels parce qu’ils exercent des métiers pénibles comme les soldats engagés dans une bataille.

4- Certains hommes jouissent d’une puissance sexuelle très importante. Par conséquent, ils ne peuvent pas se contenter d’une seule femme.

5- La polygamie n’est pas une invention de l’Islam car les nations antérieures l’avaient connue. Certains prophètes étaient polygames.

6- L’épouse peut être stérile ou malade alors elle peut garder son statut tout en  permettant à son mari d’épouser une autre.

7- La femme (à épouser) peut être une parente de l’homme (marié) et se retrouve sans une prise en charge alors que l’homme pense que le meilleur service qu’on puisse lui rendre consiste à en faire une seconde épouse pour préserver sa chasteté.

8- Il existe des intérêts légitimes qui encouragent la polygamie. Il en est la nécessité de consolider les liens unissant les familles concernées ou ceux existant entre un chef et certains des membres de sa communauté.

 

Sources:

www.islam-fraternet.com

www.oumma.com

www.maison-islam.com

www.islam-paradise.com

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE
9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 15:56

Épouser une femme non-musulmane

Le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche s’est penché sur la question du mariage avec des non-musulmanes et a examiné les diverses études qui ont été menées sur cette question. Après délibération, le Conseil a atteint des conditions.

 

Non musulmane mais doit être croyante

La femme non musulmane doit être une femme scripturaire, c'est-à-dire  femme croyante en une religion d’origine céleste comme le judaïsme ou le christianisme. Elle croit, dans l’ensemble, en Dieu, en Ses Messages, et à la Demeure Dernière. Elle n’est ni athée, ni relapse, ni adepte d’une religion sans lien connu avec le Ciel.

 

La majorité des savants musulmans tiennent pour autorisé le mariage avec les femmes scripturaires, en vertu du verset de la sourate 5, Al-Mâ’idah, qui est l’un des tout derniers versets révélés du Noble Coran : « Aujourd’hui vous sont rendues licites les bonnes choses ; la nourriture des gens du Livre est licite pour vous et votre nourriture est licite pour eux ; les femmes vertueuses parmi les croyantes et les femmes vertueuses parmi ceux qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur versez leur dot en épouses chastes et non point en débauchés, ni en preneur d’amantes »

 

Certains, parmi les premiers musulmans, ont désapprouvé, voire interdit, le mariage avec une femme scripturaire : c’est le cas du Compagnon Abd Allah Ibn Omar. Néanmoins, l’opinion correcte est celle de la majorité étant donné l’énoncé explicite du verset.

 
Les critères que l’on doit prendre en compte

Il y a des critères que l’on doit prendre en compte lorsqu’on entreprend d’épouser une femme scripturaire :

 

- S’assurer qu’elle est bien scripturaire, au sens précisé précédemment.  Ainsi, il est notoire que toute femme occidentale, née de parents chrétiens, n’est pas nécessairement chrétienne à son tour. De même, toute femme ayant grandi dans un milieu chrétien n’est pas nécessairement chrétienne. Elle peut, en effet, être une communiste matérialiste, ou adepte d’une religion non reconnue aux yeux de l’islam, telle que le bahâ’isme. C’est pour cela qu’Allah le Très Haut dit : "Et n’épousez pas les femmes associatrices tant qu’elles n’auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu’une associatrice, même si celle-ci vous enchante. Et ne donnez pas d’épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante. Car ceux-là [les associateurs] invitent au Feu ; tandis qu’Allah invite, de par Sa Grâce, au Paradis et au Pardon." (Sourate 2- verset 221)

 

 

- Elle doit être vertueuse et chaste car Dieu n’a pas rendu licite le mariage avec n’importe quelle femme scripturaire. Le verset autorisant un tel mariage assortit cette autorisation d’une restriction aux femmes vertueuses. La vertu consiste à être chaste et à se refuser à la fornication. Il n’y a pas de différence en ce sens entre une chasteté originelle et une chasteté acquise après un repentir.

 

- Elle ne doit pas appartenir à un peuple ennemi de l’islam et des musulmans, à moins qu’elle se démarque clairement de la position des siens. Le Très-Haut dit : "Tu ne trouveras point, parmi ceux qui croient en Dieu et au Jour dernier, des gens qui témoignent de l’affection envers ceux qui combattent Dieu et Son Messager" [Sourate 58-verset 22] alors que le mariage nécessite l’affection comme le confirme le verset suivant : "Parmi Ses signes, il créa pour vous de votre chair des épouses afin que vous trouviez la quiétude auprès d’elles, et Il a déposé entre vous affection et bonté" [Sourate 30- verset 21].

 

- Le mariage avec la femme scripturaire ne doit pas entraîner des troubles ou des préjudices certains, ou très probables, car le recours aux choses autorisées est conditionné par l’absence de préjudice. S’il s’avère que le recours aux choses autorisées est néfaste en général, alors elles peuvent être interdites de manière générale. Si les dégâts sont particuliers, alors elles peuvent être interdites dans des cas particuliers. À mesure que le préjudice grandit, l’interdiction et le caractère illicite se renforcent. Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) dit en effet : "Ni préjudice, ni préjudice réciproque".

 

Les européennes et les américaines sont-elles de cette catégorie?

Elles prétendent être chrétiennes ! Si seulement elles étaient véridiques ! La société européenne se noie dans les péchés jusqu’aux oreilles.

 

Il est impossible que le musulman donne une descendance saine à partir d’un mariage contracté avec des femmes dévergondées et égarées : "Les mauvaises femmes aux mauvais hommes, et les mauvais hommes aux mauvaises femmes. De même, les bonnes femmes aux bons hommes, et les bons hommes aux bonnes femmes. Ceux-là sont innocents de ce que les autres disent. Ils ont un pardon et une récompense généreuse." (Sourate 24- verset 26)

 

Il est vrai que l’islam autorise le mariage avec les femmes du Livre. Mais où sont-elles ? On pourrait trouver des femmes ayant des restes de message divin, de chasteté et de connaissance du Dieu Unique. Le mariage de l’une d’elles avec un musulman peut être pour elle un point d’entrée pour connaître l’islam et l’embrasser. Dans ce genre de mariage, l’enfant est censé être éduqué dans la religion de son père et selon son rite et ses valeurs, mais la réalité est toute autre. On voit des situations très curieuses où l’islam perd le père et sa progéniture ! Le mariage avec une non-musulmane se termine alors par un drame et la modernité triomphante entraîne tout le monde vers le fond...

 

Pourquoi l’islam interdit le mariage entre une musulmane et un non-musulman ?

L’islam interdit strictement tout mariage entre une musulmane et un non-musulman. On considère même qu’une telle union est un nouveau genre de fornication. Une question se pose alors : Pourquoi l’islam autorise-t-il le mariage avec une femme du Livre alors qu’il interdit à la musulmane de s’unir avec un homme du Livre ?

 

La réponse est que le mari musulman ne penserait jamais à humilier Moïse ni Jésus car il les respecte autant que Muhammad et leur attribue noblesse, mission prophétique, force de volonté dans la voie de Dieu et véridicité dans la transmission de leur message ! Voici une chose susceptible de rassurer les adeptes de leurs religions respectives.

 

Mais les juifs et les chrétiens réservent à Muhammad une haine et une rancune capables de décourager les premiers et les derniers. Ils s’arrogent même le droit de le calomnier et de lui associer toutes sortes de bassesses.

Le mariage ne se résume pas à l’attrait d’un mâle pour les atours d’une femelle ! Il s’agit de fonder un foyer sur la quiétude mentale et les vertus sociales dans un cadre bien défini de foi en Dieu, de vie selon Ses enseignements, d’efforts pour élever Sa Parole et transmettre Son Message.

 
Ce qu’on peur craint d’un tel mariage

Les préjudices que l’on peut craindre du mariage avec une non-musulmane prennent diverses formes :

 

- Que le mariage avec les non-musulmanes se généralise au point que cela mette en difficulté les musulmanes aptes à se marier.

 

- Que les gens fassent preuve de laxisme dans le respect du pré requis de la chasteté que le Coran exige pour autoriser le mariage avec les femmes scripturaires.

 

- Que l’on craigne que la descendance soit dévoyée, ou que, de son vivant, l’époux lui-même soit affecté par son épouse non-musulmane et, après sa mort, dans le traitement réservé à sa dépouille et à sa succession.

 

Source :

http://www.islamophile.org

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE
16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 03:17

Comment rendre votre épouse heureuse !

 

1. Un Accueil Chaleureux :

- Commencez par un bon accueil

- Commencez par Assalamu 'Alaykum et un sourire. Le Salam est aussi bien une sunnah qu'une invocation pour elle.

- Serrez-lui la main et laissez les mauvaises nouvelles pour plus tard !

 

2. Des paroles douces et une charmante invitation

- Dites des mots positifs et évitez les mots négatifs.

- Soyez très attentif lorsqu'elle vous parle.

- Parlez avec clarté et persévérez jusqu'à ce qu'aucune ombre ne demeure entre vous.

- Appelez-la par les jolis noms qu'elle aime (mon amour, etc.)

 

3. Bienveillance et Divertissement

- Passez du temps à parler ensemble.

- Annoncez-lui de bonnes nouvelles.

- Rappelez-lui vos meilleurs souvenirs.

 

4. Jeux et Distractions

- Plaisantez et ayez un sens de l'humour.

- Jouez ensemble et faites-la compétition en sport ou autre.

- Observez des types de divertissement permis (halal).

- Evitez des choses interdites (haram) dans le choix de vos divertissements.

 

5. Entraide dans le foyer

- Faites tout ce que vous pouvez pour l'aider, en particulier lorsqu'elle est malade ou fatiguée.

- Le plus important est d'apprécier son dur travail.

 

6. Consultation (Shurah)

- Spécialement dans les problèmes de famille.

- Montrez-lui que son opinion est très importante pour vous.

- Etudiez son opinion avec attention.

- Optez pour la même opinion qu'elle si elle est meilleure.

- Remerciez-la de son aide dans la prise de décision.

 

7. Visitez les autres

- Choisissez des personnes bien cultivées pour construire des liens avec elles. La visite des proches et des gens pieux est récompensée.

- Faites attention à vous comporter de manière islamique pendant vos visites.

- Ne pas la forcer à aller voir des gens avec qui elle ne sent pas à l'aise.

 

8. Conduite durant le voyage

- Faites-lui un chaleureux « au revoir » et donnez-lui de bons conseils.

- Demandez-lui de prier pour vous.

- Demandez à vos proches et amis pieux de s'occuper de votre famille.

- Donnez-lui autant d'argent qu'elle en aura besoin.

- Essayez de garder le contact avec elle en lui téléphonant, par e-mail, lettres, etc..

- Revenez-le plus tôt possible.

- Apportez-lui un cadeau !

- Evitez de revenir à un moment inattendu ou pendant la nuit.

- Emmenez-la avec vous si c'est possible.

 

9. Soutien financier

- Le mari doit être généreux en fonction de ses capacités financières. Il ne doit être ni radin ni gaspilleur.

- Il obtient une récompense pour tout l'argent qu'il dépense pour sa subsistance même une bouchée de pain.

- Il est fortement encouragé de donner avant qu'elle ne vous réclame.

 

10. Sentir Bon et être Beau

- Suivez-la Sunnah en vous rasant le pubis et les aisselles.

- Soyez toujours propre et net.

- Parfumez vous pour elle.

 

11. Relations intimes

- Il est obligatoire d'avoir habituellement des relations avec elle sauf si vous avez des raisons (maladie, etc.)

- Commencez par dire "Bismillah" et l'invocation pour cette occasion.

- Ayez des relations par la voie naturelle (et non par le rectum).

- Commencez par des préliminaires et des mots d'amours.

- Attendez qu'elle ait satisfait son désir.

- Détendez-vous et plaisantez par la suite.

- Evitez les rapports durant les règles car c'est haram.

- Evitez de blesser sa pudeur (ex : déshabillez-vous en même temps qu'elle au lieu de la regarder se déshabiller seule).

- Evitez les positions durant vos rapports qui peuvent lui faire du mal.

- Choisissez des moments appropriés pour vos relations intimes et tenez compte du fait qu'elle puisse être malade ou fatiguée.

 

12. Vie Privée

- Evitez de dévoiler à autrui votre vie privée comme vos relations intimes, ses problèmes personnels ou autres.

 

13. Secours dans l'Obéissance à Allah

- Réveillez-la au dernier tiers de la nuit pour prier "Qiyam-ul-Layl" (prières faites de nuit avec de longs soujoud et roukou').

- Enseignez-lui ce que vous savez du Coran et son interprétation (tafsir).

- Enseignez-lui le "Dhikr" (invocations de Rappel d'Allah en suivant l'exemple du Prophète) soir et matin.

- Encouragez-la à dépenser de l'argent pour l'amour d'Allah.

- Allez ensemble au Hajj et à l'Omrah si vous avez les moyens de le faire.

 

14. Respectez sa famille et ses amies

- Emmenez-la visiter sa famille et ses proches, en particulier ses parents.

- Invitez-les à la voir et faites-leur un bon accueil.

- Offrez-leur des présents selon les occasions.

- Aidez-les financièrement en cas de besoin, etc.

- Gardez de bonnes relations avec sa famille après son décès. Dans ce cas, le mari est encouragé à suivre la sunnah et à donner ce que l'épouse avait l'habitude de donner à sa famille et amies quand elle était en vie.

 

15. Instructions et exhortations (islamiques) à lui donner

- Les bases de l'Islam.

- Ses droits et ses devoirs.

- Lire et écrire.

- Encouragez-la à assister aux cours et aux cercles d'étude.

- Les principes islamiques (ahkam) relatives aux femmes.

- Achats de livres islamiques et cassettes pour votre bibliothèque chez vous.

 

16. Admirable jalousie

- Assurez vous qu'elle porte le hijab complet avant qu'elle sorte de la maison.

- Interdire la mixité avec des hommes non-mahram.

- Evitez l'excès de jalousie. Exemples d'excès :

1- Après l'avoir bien écoutée, vous lui faites dire ce qu'elle n'a pas dit.

2- L'empêcher de sortir alors qu'elle a de bonnes raisons.

3- Lui interdire de répondre au téléphone.

4- etc.

 

17. Patience et Douceur

- Les problèmes arrivent dans tous les couples et c'est normal. Ce qui n'est pas normal, c'est d'amplifier ces problèmes jusqu'à aboutir au divorce.

- La colère n'est montrée que lorsqu'elle a dépassé les limites d'Allah SWT, comme délaisser la prière, médire, regarder des scènes interdites à la télé, etc..

- Pardonnez-le mal qu'elle vous a fait.

 

 

18. Comment corriger au mieux ses fautes ?

1- Premièrement, des conseils implicites et explicites plusieurs fois.

2- Montrez vos ressentiments, mais ne quittez pas la chambre pour une autre pièce, ne quittez pas la maison pour un autre endroit et ne cessez pas de lui adresser la parole.

3- Le dernier recours est de la corriger (que lorsque c'est permis). Dans ce cas, le mari doit considérer les faits suivants :

- Il doit savoir que la sunnah est d'éviter de frapper car le Prophète n'a jamais frappé une femme ou un domestique.

- Il doit le faire seulement dans les cas extrêmes de désobéissance, comme le refus fréquent d'avoir des relations avec lui sans raisons, ou si fréquemment elle ne prie pas à l'heure, ou si elle quitte la maison longtemps sans permission ou refuse de lui dire où elle était, etc..

- Il ne doit pas, après lui avoir tourné le dos au lit, la laisser sans discuter du problème avec elle comme cela est mentionné dans le Coran.

- Il ne doit pas la frapper durement et l'injurier, ou la frapper au visage ou à des endroits sensibles du corps.

- Il doit éviter de la rabaisser comme en la frappant avec une chaussure, etc.

 

19. Pardon et sanction permise

- Ne tenez compte que des fautes graves.

- Pardonnez les fautes commises sur vous mais sanctionnez les fautes commises sur les droits d'Allah (ex : délaisser les prières, etc.)

- Rappelez-vous tout le bien qu'elle a fait quand elle commet une faute.

- Rappelez-vous que tout le monde fait des erreurs donc essayez de lui trouver des excuses car elle peut être fatiguée, triste, avoir ses règles ou bien que son engagement pour l'Islam est entrain de s'agrandir.

- Evitez de la blâmer pour ses plats car le Prophète n'a jamais blâmé une de ses épouses pour cela. S'il aimait le plat, il le mangeait et s'il ne l'aimait pas, il ne le mangeait pas sans faire de commentaires.

- Avant de lui reprocher son erreur, essayer de lui dire de manière indirecte ce qui est meilleur que des accusations directes.

- Evitez tout injure ou mot qui pourrait la blesser.

- Quand il est nécessaire de discuter un problème, attendez d'être en privé (ne pas s'étaler en public).

- Attendez que votre colère soit un peu atténuée pour que vous puissiez contrôler vos paroles.

 

Source:

"How to Make Your Wife Happy" (Comment rendre votre épouse heureuse) du Sheikh Mohammed Abdelhaleem Hamed.

 

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE
14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 19:00

Comment rendre votre époux heureux?

 

1. Un Accueil Chaleureux :

-A son retour du travail, de l'université, d'un voyage, ou de tout ce qui vous aura séparé, accueillez le de la meilleure façon.

-Recevez-le avec un visage souriant et de bonne humeur.

-Embellissez-vous et parfumez-vous.

-Commencez par les bonnes nouvelles et attendez qu'il soit reposé pour les mauvaises.

-Dites-lui des mots doux et débordant d'affection.

-Faites de votre mieux pour préparer un excellent repas, servi a temps.

 

2. Une Voix douce et sensuelle :

-Pour votre mari seulement ! Il n'est pas question de parler ainsi à un homme non-mahram (homme que vous pouvez épouser si vous n'êtes pas mariée).

 

3. Sentir bon et se faire belle :

-Prenez soin de votre corps et de votre physique.

-Mettez des vêtements jolis et attirants ainsi que de bons parfums.

-Lavez-vous régulièrement et, après la période des règles, supprimez toutes traces de sang ou mauvaises odeurs.

-Evitez que votre mari vous voit dans des habits sales ou dans un état repoussant.

-Evitez toutes sortes d'ornements interdits comme par exemple les tatouages.

-Utilisez les types de parfums, couleurs, et vêtements que votre mari apprécie.

-Changez de temps en temps de style de coiffure, parfums, etc.

 

4. Relations intimes :

-Ne vous faîtes pas attendre pour les relations intimes lorsque votre mari en ressent le besoin.

-Gardez votre corps propre et sentant le meilleur parfum, et nettoyer votre corps de tous liquides émanant des relations intimes.

-Echangez des mots d'amour avec votre mari.

-Laissez votre mari satisfaire complètement son désir.

-Choisir les moments appropriés et les bonnes occasions pour inciter votre mari et l'encourager à avoir des rapports avec vous.

 

5. Satisfaction de ce qu'Allah vous a attribué :

-Vous ne devez pas déprimer si votre mari est pauvre ou s'il a un métier peu valorisant.

-Vous devez regarder les personnes pauvres, malades et handicapées et vous rappeler des bienfaits qu'Allah (subhaanahu wa ta'aalaa) vous a donnés.

-Vous devez vous rappeler que la véritable santé se situe dans l'Iman et la piété.

 

6. L'indifférence aux plaisirs terrestres :

-Vous ne devez pas considérer ce monde comme votre principal intérêt.

-Vous ne devez pas demander à votre mari des choses superflues.

-L'ascétisme ne signifie pas le renoncement aux choses bonnes et permises (Halal), mais il signifie que chacun doit attendre avec impatience l'Au-delà et doit utiliser ce qu'Allah lui a donné pour accéder au paradis.

-Encouragez votre mari à réduire les dépenses et à économiser de l'argent dans le but de le donner en charité et nourrir les personnes pauvres et nécessiteuses.

 

7. Reconnaissance :

-D'après les dires du Prophète, la majorité des gens en Enfer sont des femmes parce qu'elles ne sont pas reconnaissantes et renient les bienfaits qu'elles ont reçus.

-Le fait d'être reconnaissante encouragera votre mari à vous aimer davantage et à faire le plus possible pour vous satisfaire dans tous les domaines.

-Le fait de ne pas être reconnaissante décevra votre mari et il commencera à se demander : " Pourquoi faire de mon mieux pour elle si elle n'est jamais satisfaite ?

 

8. Dévotion et Loyauté :

-En particulier lorsque des malheurs arrivent à votre mari au niveau de sa santé ou dans ses affaires (exemple : accident ou faillite).

-Le soutenir au moyen de votre propre travail, argent, et vos biens si besoin est.

 

9. Lui obéir :

-Dans tout ce qu'il vous demande, hormis ce qui est interdit (Haram).

-En Islam, le mari est le chef de famille, et l'épouse est son soutien et son conseiller.

 

10. Soyez aimable :

-Lorsqu'il est en colère, évitez tout ce qu'il le rend furieux. S'il est en colère alors essayez de le calmer comme suit :

-Si c'est de votre faute alors faites-lui vos excuses.

-Si c'est de sa faute alors : Gardez votre calme au lieu de vous disputer ou

-Cédez votre droit ou

-Attendez qu'il ne soit plus en colère et discutez du problème dans le calme.

-S'il est en colère pour des raisons externes alors :

-Restez calme jusqu'à que sa colère s'en aille.

-Trouvez-lui des excuses (fatigue, problèmes au travail, quelqu'un l'a insulté).

Ne pas poser de questions et ne pas insister pour connaître les raisons comme par exemple :

-Dis moi ce qui se passe !

-Tu dois me dire ce qui te mets si en colère !

-Tu caches quelque chose, et j'ai le droit de savoir !

 

11. Responsable de la maison lorsqu'il est absent :

-Gardez vous des relations interdites.

-Gardez les secrets de votre famille, particulièrement vos relations intimes et les choses que votre mari ne veut pas divulguer aux autres.

-Prenez soin de votre maison et de vos enfants.

-Prenez soin de son argent et ses biens.

-Ne pas sortir de chez vous sans sa permission et portez complètement le hijab.

-Refusez les personnes qu'il n'aime pas voir.

-Ne pas autoriser un homme de rester seul avec vous quelque soit l'endroit.

-Soyez bonne avec ses parents et proches lors de son absence.

 

12. Respect envers sa famille et ses amis :

-Faites un bon accueil à ses invités et soyez aimable avec eux, spécialement ses parents.

-Evitez les problèmes autant que vous le pourrez avec ses proches.

-Evitez de le mettre dans une position où il aurait à choisir entre sa mère et toi.

-Soyez très hospitalière envers ses invités en leur aménageant une place agréable, perfection dans le repas, bon accueil de leurs épouses, etc.

-Encouragez-le à visiter ses proches et invitez-les chez vous.

-Téléphonez à ses parents et sœurs, envoyez-leur des lettres, offrez-leur des cadeaux, soutenez-les dans le malheur, etc.

 

13. Jalousie :

-La jalousie est une preuve d'amour chez la femme pour son mari mais elle doit être pratiquée dans les limites de l'Islam (ex. ne pas insulter ou médire les autres et leur manquer de respect, etc.).

-Ne pas se faire ou suivre des doutes infondés.

 

14. Patience et soutien affectif :

-Soyez patiente devant la pauvreté et les circonstances contraignantes.

-Lorsque vous êtes en face de malheurs et désastres qui vous arrivent, à vous-même, à votre mari, à vos enfants, à vos proches ou à vos biens (exemples : maladies, accidents, décès, etc.).

-Lorsque vous êtes en face de souffrances

-Soyez patiente et encouragez-le à garder le chemin d'Allah rappelez-lui le Paradis.

-Quand il vous maltraite, contrebalancer son mauvais traitement par un bon traitement.

 

15. Soutien dans l'Obéissance à Allah :

-Coopérez avec votre mari et rappelez-lui les différentes obligations et les oeuvres surérogatoires.

-Encouragez-le à prier la nuit.

-Ecoutez et récitez le Coran individuellement et avec votre mari.

-Ecoutez des cassettes et chants islamiques individuellement et avec votre mari.

-Souvenez-vous d'Allah, particulièrement après le Fajr et avant le Maghrib.

-Prenez part à l'organisation d'activités de Da'wah pour les femmes et les enfants.

-Etudiez les principes islamiques (ahkaam) et les bonnes manières (adab).

-Soutenez les activités de votre mari en l'encourageant, en lui donnant de sages opinions, en soulageant ses maux, etc.

-Donnez une partie de votre temps avec votre mari pour la Da'wah.

-

16. Maison entretenue :

-Gardez la propre, décorée et bien rangée.

-Changez les dispositions de votre maison de temps en temps pour éviter l'ennui.

-Parfaire les repas (préparation) et préparer des repas sains.

-Apprenez toutes les techniques nécessaires pour gérer la maison

-Etudiez la manière d'élever les enfants dans le contexte islamique.

 

17. Préservation des finances et de la famille :

-Ne dépensez pas son argent, même pour la charité sans sa permission à moins que vous ne soyez sure qu'il est d'accord.

-Protégez sa maison, sa voiture, ses biens quand il est absent.

-Gardez les enfants en bonne forme, vêtements propres, etc. Prenez soin de leur nutrition, de leur santé, de leur éducation, etc. Enseignez-leur l'Islam et racontez- leur les histoires du Prophète et des compagnons

 

Source:

"How to Make Your Husband Happy" ("Comment rendre votre mari heureux"), du Sheikh Mohammed Abdelhaleem Hamed.

 

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE
8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 07:00

Le 8 mars est le jour  mondial de la femme, pour cela j’ai choisi de vous parler de la femme dans l’islam, ce sujet est très vaste et on peux remplir des milliers de pages, alors je vais parler de la femme étant que personne dans l’islam.


La femme en tant que personne

L’Islam est venu à une époque où certains reniaient l’humanité de la femme, d’autres en doutaient, et d’autres enfin avouaient son humanité, mais la considéraient comme un être créé pour servir l’homme. Un des bienfaits de l’islam, c’est qu’il a honoré la femme. Il a insisté sur son humanité et sur le fait qu’elle est digne d’être chargée d’une responsabilité et de rentrer au Paradis. Il l’a considérée comme un être humain noble, possédant tous les droits humains de l’homme, car, en réalité, homme et femme sont deux branches d’un même arbre un frère et une sœur, enfantés par un même père, Adam, et une même mère, Eve.

Ils sont égaux par leur origine, égaux dans leurs caractéristiques humaines générales, égaux dans la responsabilité, égaux face au jugement et dans le sort. A cet égard, le Coran nous enseigne : "Ô êtres humains ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement". [49 :13]

 

Les femmes sont les sœurs des hommes

Les êtres humains, tous, hommes et femmes, ont été créés par leur Seigneur à partir d’un seul être. Il a créé à partir de celui-ci son partenaire afin qu’ils se complètent mutuellement, comme l’indique cet autre verset : "C’est Lui qui vous a créés d’un seul être dont il a tiré son épouse, pour qu’il trouve de la tranquillité auprès d’elle". Il a ensuite propagé à partir de cette même famille de nombreux hommes et femmes, tous des serviteurs d’un même Seigneur, tous fils du même père et de la même mère. Par la fraternité, ils sont tous deux réunis. [30 : 21

C’est pour cela que le verset a appelé les humains à la crainte révérencielle de Dieu, leur Seigneur, et à prendre soin des liens de parenté qui les lient : " Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang."[4 : 1]. Par cet énoncé coranique, l’homme est le frère de la femme, et la femme est la sœur de l’homme. Le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, a dit : " les femmes ne sont autres que les sœurs des hommes ".

Quant à l’égalité entre l’homme et la femme dans la responsabilité religieuse, l’application de la religion et l’adoration de Dieu, le Coran nous apprend : " Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumònes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense." [3 :35]

 

L’égalité devant les prescriptions religieuses et sociales fondamentales

Le Coran a également établi l’égalité des deux sexes devant les prescriptions religieuses et sociales fondamentales : "Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Dieu et à Son messager. Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde, car Dieu est Puissant et Sage". [9:71]

Dans le récit d’Adam, la prescription divine est adressée aussi bien à Adam qu’à son épouse : "Et Nous dîmes : ‹Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise ; mais n’approchez pas de l’arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes› ". [2:35] Ce qui est nouveau dans ce récit, c’est que l’énoncé coranique attribue la tentation à Satan et non pas à Eve (contrairement à ce que l’on trouve dans la Thorah) : "Puis, Satan les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient". [2 : 36] Ainsi, Eve n’est pas la seule à avoir mangé de l’arbre, elle n’est pas non plus l’instigatrice. L’erreur est venue des deux, de même que le regret et le repentir a été exprimé par les deux. "Tous deux dirent : ‹Ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants›. " [7: 23]

Il faut noter que certains versets attribuent l’erreur à Adam en particulier et originellement : "En effet, Nous avions auparavant fait une recommandation à Adam ; mais il oublia " [20:115], " Puis le Diable le tenta en disant : ‹Ô Adam, t’indiquerai-je l’arbre de l’éternité et un royaume impérissable ? Adam désobéit ainsi à son Seigneur et il s’égara."Son Seigneur l’a ensuite élu, agréé son repentir et l’a guidé " [20 :120-122], ce qui indique qu’il est à l’origine du péché et que la femme l’a suivi. En tous cas, Eve est la seule à porter la charge de son péché et ses conséquences ; ses filles sont certainement innocentes de son péché, et nul ne portera le fardeau d’autrui. "Voilà une génération bel et bien révolue. A elle ce qu’elle a acquis, et à vous ce que vous avez acquis. On ne vous demandera pas compte de ce qu’ils faisaient ". [2:134]

 

Face au jugement et l’entrée au Paradis

Pour ce qui est de l’égalité entre l’homme et la femme face au jugement et l’entrée au Paradis, Dieu Exalté Soit-Il - dit : "Leur Seigneur les a alors exaucés (disant) : ‹En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres" [3 : 195]. Ainsi, le Coran a-t-il énoncé clairement que les œuvres ne sont pas perdues auprès de Dieu et ce, qu’elles soient accomplies par un homme ou une femme, car, en réalité, ils sont les uns des autres. Ils proviennent d’une même terre et d’une même nature. Il dit également : "Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions" [16 : 97] et "Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes oeuvres, tout en étant croyant... les voilà ceux qui entreront au Paradis ; et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d’un creux de noyau de datte " [41 : 124]

 

Les droits financiers de la femme

Pour les droits financiers de la femme, l’islam a annulé ce qui se faisait dans de nombreuses nations arabes ou non-arabes où la femme était privée du droit de propriété ou d’héritage, ou la restriction de ses droits de gestion de sa propriété, ou encore la tyrannie des maris qui s’emparaient de la fortune de leurs épouses. L’islam a établi pour la femme le droit à la propriété dans tous ses genres et toutes ses catégories, et le droit de gérer et de disposer de leur argent dans toutes ses différentes formes licites. Il a légiféré en faveur de la femme le testament et l’héritage au même titre que l’homme. Il leur a accordé le droit de vendre et d’acheter, le droit de location, de faire une donation, d’accorder un prêt, de donner un leg ou une aumône, le droit de caution, de hawâlah ou d’hypothèquer… ainsi que d’autres contrats et actes. Il en résulte le droit de défendre ses biens comme elle se défendrait elle-même en faisant des recours devant la justice et tout autre acte légitime.

 

Sources

www.qaradawi.net

http://www.islamophile.org

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE
17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 00:56

Les critères pour choisir son conjoint

 

Soucieux de voir les couples formés demeurer le plus stable possible, l'islam a encouragé les jeunes gens à se marier avec des gens avec qui ils ont le plus de chances possibles de pouvoir vivre une vie conjugale ensemble. L'apparence physique compte bien sûr, et c'est bien pourquoi l'islam a permis et même exhorté à se voir avant le mariage, afin que les deux (éventuels) futurs conjoints voient s'ils se conviennent l'un et l'autre. Cependant, l'islam enseigne aussi que l'apparence physique ne doit pas être le premier et le seul critère du choix : vivre ensemble toute une vie demande que l'on recherche des qualités autres que la seule beauté...
Quels critères prendre en compte quand on recherche la princesse de sa vie ou le prince charmant de ses rêves ?

 

Premier point

Un musulman et une musulmane devraient orienter leur recherche en fonction de l'important critère que constitue pour eux le fait de vivre réellement l'islam ("dîn") : il ne s'agit pas d'un aspect bigot mais d'une réelle présence, au quotidien, de ce que l'islam demande d'actes cultuels mais aussi d'une conception précise de la vie, de valeurs particulières, de spiritualité, etc.

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : "On se marie avec une femme pour une de ces quatre choses : pour son argent, pour sa parenté, pour sa beauté et pour sa pratique de la religion. Réussis donc, pauvre de toi, en choisissant celle qui pratique la religion." (Rapporté par Al-Bokhari et Muslim). L'apparence physique compte aussi, nous allons le voir, mais ce qui est dit ici c'est qu'il ne devrait pas constituer le premier critère sur lequel se basera notre choix.

 
Second point

 

Quelque chose d'autre à prendre compte est le caractère de la personne: il faut choisir comme futur conjoint une personne avec le caractère de qui on a des affinités. Imaginez quelqu'un de caractère très "soft" se marier avec une personne au caractère très impulsif : comment feront-ils pour s'entendre ?

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)  n'a-t-il pas dit : "Les meilleurs femmes à avoir utilisé comme moyen de transport les chameaux [euphémisme pour décrire les Arabes] sont les femmes qurayshites : elles sont celles qui accordent le plus d'attention à l'enfant pendant son enfance, celles qui font le plus attention à ce que possède le mari." (Rapporté par Al-Bokhari).

 

Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)  a dit : "Les gens sont comparables à des minerais, comme les minerais d'or et d'argent. Ceux qui étaient les meilleurs avant la venue de l'islam sont les meilleurs dans l'islam à condition qu'ils comprennent (l'islam)." (Rapporté par Al-Bokhari et Muslim).

 

Il ne faut cependant pas oublier que la vie n'est pas un conte de fées, et que lorsqu'on se mariera, il y aura toujours quelques petits points pour lesquels on sera quelque peu déçu. Il faut faire avec. Le Prophète Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)  avait dit : "Un croyant ne devrait pas détester une croyante [sa femme] : s'il n'apprécie pas un de ses traits de caractères, il en apprécie un autre." (Rapporté par Muslim). Le Prophète Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)  nous a donc montré que plutôt que de se focaliser sur le trait du caractère de notre conjoint, qui ne nous plaît pas, il fallait porter son attention sur toutes les qualités de ce conjoint, sur tous les points que l'on a en commun.

 
Troisième point

 

Le mieux serait d'éviter autant que possible de rechercher une personne avec qui on a de trop grandes différences au niveau de l'âge, du niveau culturel, etc. Ainsi, Aboû Bakr et 'Umar avaient demandé en mariage Fatima, la fille du Prophète Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam). Il leur dit : "Elle est petite." (Rapporté par Al-Hakim). Il la maria ensuite à Ali, qui était beaucoup plus jeune.

 

Mustafâ as-Sibâ'î a écrit des lignes très pertinentes au sujet de point dans son livre (Al-Mar'a bayn al-fiqh wal-qânûn). Il y dit également que si tout mariage est valide entre deux personnes consentantes, quelle que soit la différence d'âge entre les deux, en Syrie le juge aux affaires familiales peut refuser le mariage d'un homme très âgé avec une très jeune femme quand il estime, au vu de la réalité, que ce mariage n'a comme objectif que des intérêts contraires à l'esprit des règlements musulmans (par exemple que le seul objectif du mariage est de permettre à la famille de la jeune femme de profiter de la richesse du vieillard, etc.). Cette mesure est destinée à protéger les jeunes femmes et à leur garantir une vie conjugale heureuse.

 
Quatrième point

 

C'est dans le cadre des critères précédents que l'on tiendra compte de l'apparence physique. Car ce critère-là a aussi son importance. Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) avait dit à un homme qui pensait épouser une femme ansârite : "Regarde-la. Les Ansâr ont quelque chose de particulier dans les yeux." (Rapporté par Muslim).

A Al-Mughîra ibn Shu'ba, le Prophète dit de même : "Va et regarde-la. Cela sera plus à même de faciliter l'affinité entre vous deux." (Rapporté par At-Tirmidhî).

 
Cinquième point

 

Il ne faut enfin pas oublier que les sources de l'islam enseignent que la jeune femme, a le devoir de demander l'avis de ses parents (en fait son père, mais celui-ci doit de toute façon consulter la mère de sa fille). Quels sont les critères que le responsable (walî) qu'est le père peut prendre en compte, et quels sont les critères qu'il ne peut pas prendre en compte ? Nous allons le voir ensemble…

 

Ici entre en jeu la notion de kafâ'ah, qui signifie "être de même niveau". Cette notion n'est pas prise compte en ce qui concerne la femme : celle-ci peut ne être d'un niveau en-deçà de celui avec qui elle désire se marier. C'est l'homme, lui, qui doit être au moins d'un niveau comparable à celui de la femme avec qui il projette de se marier. On dit alors qu’il est kufu' pour elle". C'est là une mesure destinée à mettre davantage de chances pour que la femme soit heureuse auprès d'un mari qui est d'un niveau comparable au sien.

 

En islam, la notion de comparabilité du niveau est connue du droit musulman et a été citée dans certains Hadiths du Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam): "Ne retarde pas trois choses : (…) et le mariage d'une femme célibataire lorsque tu rencontre quelqu'un qui [veut l'épouser, qu'elle veut épouser, et qui] est d'un niveau comparable au sien." (Rapporté par At-Tirmidhî).

 

Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : Lorsque celui dont vous agréez la religion et le caractère vous demande (la main de votre fille), mariez-les [quand votre fille veut se marier avec elle]. Si vous ne le faites pas, il y aura une tentation et un grand mal sur la terre." (Rapporté par At-Tirmidhî)

 

La prise en compte de cette notion de "niveau" signifie que le tuteur de la jeune femme (walî) peut tenir compte de cette notion avant de donner son accord au mariage de sa fille et du jeune homme. Car étant jeune on ne connaît pas autant les choses de la vie que ses parents, et on pourrait se laisser charmer par des paroles mielleuses mais en réalité pleines de fourberie. "Ce jeune homme ne convient pas à ma fille et je m'oppose donc au mariage", peut dire le tuteur.

 
Quels critères ?

 

Quels critères entrent en jeu pour que le tuteur établisse si le jeune homme qui lui demande la main de sa fille est d'un niveau comparable à celui de celle-ci ou pas ? Les avis des savants sont divergents à propos de ces critères.

 

- D'après l'avis de Mâlik (repris par Ibn Qayyim), les seuls critères que le tuteur peut prendre en compte sont les deux choses qui ont été mentionnées dans le Hadith déjà cité plus haut : le degré de pratique de la religion et le caractère. "Lorsque celui dont vous agréez la religion et le caractère vous demande (la main de votre fille), mariez-les [si la fille veut se marier avec lui]. Si vous ne le faites pas, il y aura une tentation et un grand mal sur la terre." (Rapporté par At-Tirmidhî).  

 

Une musulmane ne peut donc être mariée à un non-musulman, et une musulmane pieuse ne doit pas être donnée en mariage à un musulman qui n'est pas pieux. De même, une musulmane de bon caractère ne doit pas être donnée en mariage à un musulman de mauvais caractère.

 

- Le savant syrien Mustafâ as-Sibâ'î écrit quant à lui qu'en Syrie, le code des affaires familiales avait, sur la base de l'avis de Abû Hanîfa, gardé comme critère sur lequel le responsable (walî) pouvait se baser pour dénoncer un mariage, la notion de comparabilité (kufu') du niveau du mari par rapport à celui de la femme. Cependant, la loi syrienne avait établi que la notion de niveau était laissée à l'appréciation du juge de la région dans laquelle le mariage était conclu (Al-mar'a bayn al-fiqh wal-qânûn, p. 66).

 
En cas d'abus du responsable ?

 

Cette disposition du droit musulman a pour objectif, je l'ai dit, de protéger la jeune femme des escrocs charmeurs, en faisant en sorte que l'accord du tuteur soit nécessaire en plus du désir de la jeune femme. Cependant, il peut arriver qu'un père fasse une utilisation abusive de cette disposition et empêche injustement sa fille de se marier. Le droit musulman a prévu cette difficulté, et les juristes musulmans ont émis l'avis qu'au cas où elle s'estime victime d'un abus de ce genre, la jeune femme doit s'en référer au juge musulman (qâdî), qui examinera l'affaire : si le refus du responsable (walî) est effectivement abusif, le juge mariera lui-même cette jeune femme. (Pour plus de détails, se référer à Fiqh us-sunna, Sayyid Sâbiq, tome 2 pp. 410-411.)

 

Source:

http://www.maison-islam.com

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE
17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 00:45


Droits et devoirs du mari et de l'épouse en islam 

 Le mariage n'est pas en islam un sacrement mais un contrat verbal (pouvant également être écrit) fait entre deux personnes qui déclarent vouloir vivre ensemble. Ce contrat est d'un type un peu particulier car il préside à la fondation d'une famille.

 

En islam, c'est le mariage qui rend permises les relations intimes. En cela il constitue une responsabilisation de l'homme, car il ne se limite pas à la jouissance que l'on tire de l'autre l'instant d'un moment, d'une soirée sans lendemain. Il engendre, avant même de permettre la jouissance, une série de droits et de devoirs.  Ces devoirs, quels sont-ils ? Chacun, époux et épouse, se doit de les connaître avant même de se marier.

 

Devoirs communs aux deux, mari et épouse

 

1) Avoir de l'amour pour l'autre, Dieu, dans le Coran, dit : "Et parmi Ses signes figure le fait qu'Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses afin que vous éprouviez le repos auprès d'elles et qu'Il a mis entre vous amour et tendresse." (Coran 30/21).  L'amour est parfois présent dès le début du mariage (parfois même avant), et parfois ne l'est pas dès le début. Mais en tous les cas il faut l'entretenir et le développer par tous les moyens qui entrent dans le cadre éthique de l'islam : des sourires, des petits cadeaux, un petit tour entre amoureux de temps à autre…
"Quel est l'humain que tu aimes le plus ?" demanda-t-on un jour au Prophète. "C'est Aïcha" [épouse du Prophète], répondit-il. "Parmi les hommes ?" demanda celui qui avait posé la question. "C'est le père de Aïcha." (Rapporté par Al-Bokhari)

 

2) Avoir de la bonté pour l'autre. Avoir de la bonté pour son conjoint, c'est avoir de la miséricorde pour lui, s'occuper de son bien-être, partager ses peines et ses joies, en un mot : vivre ensemble, à deux. Le Prophète n'était-il pas venu ainsi se réfugier auprès de son épouse Khadîdja lorsqu'il avait été effrayé par la première manifestation de l'ange ? Et Khadidja n'avait-elle pas pris le temps de le réconforter par des paroles apaisantes, puis de l'emmener plus tard auprès de son cousin Waraqa ? (Rapporté par Al-Bukhârî).  Une nuit, alors que le Prophète ne trouvait pas le sommeil, son épouse Aïcha lui dit : "Que t'arrive-t-il ô Messager de Dieu ?" (Rapporté par Ahmad). Le Prophète lui-même, raconte Aïcha, "prenait soin de moi de façon particulière (al-lutf) lorsque j'étais malade" (Rapporté par Al-Bukhârî). Le Prophète faisait des courses à pied avec son épouse Aïcha, lui montrait le jeu des Abyssiniens.

 

3) S'embellir pour l'autre (autant que possible). Ibn Abbâs disait : "J'aime m'embellir pour ma femme comme j'aime qu'elle s'embellisse pour moi…" (Cité par At-Tabarî).


4) Vivre ensemble sa sexualité : Cela est un devoir qui incombe à tous deux, et non pas seulement à la femme. Les Hadiths sont dans les deux sens (notamment celui de Ibn Amr, auquel le Prophète, énumérant les devoirs qu'il avait et lui demandant de ne pas exagérer : "… et ta femme a des droits sur toi…", rapporté par Al-Bokhari). Cependant, pour l'un et pour l'autre, il ne s'agit pas de vivre l'acte sexuel comme un devoir seulement, mais comme une preuve d'intimité, comme le prolongement naturel de l'amour, de la bonté, de l'embellissement et de l'intimité que chacun connaît vis-à-vis de l'autre.

 

5) Avoir une juste confiance en l'autre : C'est un devoir que de rester fidèle à l'autre (en ne tombant pas dans les relations extra-matrimoniales - az-zinâ), et l'autre est naturellement porté à exprimer son attention sur ce fait. Un équilibre se crée ainsi qui conduit chacun des partenaires à contribuer à la fidélité de l'autre. Mais l'attention que l'on porte à l'autre ne doit pas être étouffante au point qu'il y ait des suspicions inutiles ou qu'il y ait un climat de manque de confiance. C'est une juste confiance qui doit régner. Le Prophète a dit : "Il y a une jalousie (ghayrah) que Dieu aime et une jalousie qu'Il n'aime pas. La jalousie que Dieu aime est celle qui apparaît au moment d'un problème réel (ar-rîbah). Et la jalousie que Dieu n'aime pas est celle qui existe alors qu'il n'y a pas de problème (rîbah)" (rapporté par Aboû Dâoûd). Quant au fait de tuer son épouse sur la base d'une simple suspicion (cela se passe dans certaines régions où la tradition tribale et l'ignorance priment sur l'islam), cela n'a aucune place en islam.


Devoirs spécifiques au mari et à l'épouse

 

6) le mari a le devoir d'assumer sa responsabilité de chef de famille. Dieu dit dans le Coran : "Les hommes ont préséance sur les femmes…" (Coran 4/34). Le mot "préséance" désigne ici la fonction de chef de famille (wallâhu a'lam).

 

7) le mari doit subvenir aux besoins de son épouse (comme à ceux de ses enfants). Le Prophète a dit : "… Et vos femmes ont le droit d'être nourries et habillées selon la bienséance" (rapporté par Muslim).

 

6') L'épouse a le devoir d'assumer sa responsabilité à propos de la bonne marche du foyer. Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : "Et la femme est une bergère à propos de la maison de son mari et des enfants, et sera questionnée à ce sujet." (Rapporté par Al-Bokhari et Muslim).

 

7') L'épouse a le devoir d'assumer sa responsabilité en matière d'éducation des enfants. Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : "Et la femme est une bergère à propos de la maison de son mari et des enfants, et sera questionnée à ce sujet." (Rapporté par Al-Bokhari et Muslim).


Quatre devoirs spécifiques, nuances des deux côtés

 

8) Chef de famille n'est pas dictateur : le mari doit consulter (shûrâ) son épouse autant que possible. Le Prophète ayant demandé à un ansarite la main de sa fille Julaybîb pour quelqu'un, celui-ci lui dit : "Je vais consulter la mère de Julaybîb." "Très bien", lui dit le Prophète (rapporté par Ibn Hibbân). De même, des Hadiths montrent le Prophète recueillir le conseil de son épouse Khadîdja après la première révélation, celui de Umm Salama à Hudaybiyya, etc. En fait chacun des conjoints devrait consulter l'autre autant que possible, le mari ayant ensuite la décision finale à prendre pour ce qui concerne les affaires de la famille.

 

9) Le mari porte seul la responsabilité de nourrir la famille, mais si son épouse veut l'aider sur ce plan elle a la possibilité de le faire En effet, rien ne le lui interdit, même si rien ne l'y oblige non plus.  Zaynab, épouse de Ibn Mas'ûd, avait ainsi décidé d'aider son mari qui était plus pauvre qu'elle (rapporté par Al-Bukhârî).

 

8') Le mari doit aider son épouse dans les affaires du ménage (d'après certains savants, s'il en a les moyens, il doit employer une femme de ménage, par exemple). Le Prophète était, chez lui, au service de sa famille, raconte son épouse Aïcha. Puis, lorsque venait l'heure de la prière, il sortait accomplir celle-ci (rapporté par Al-Bukhârî). Jâbir ibn Abdillâh, ayant invité le Prophète à manger chez lui, aida sa femme à préparer le repas (rapporté par Al-Bukhârî).

 

9') L'épouse doit éduquer les enfants non pas seule : le mari doit l'y aider. Le Prophète avait ainsi enseigné à Omar ibn Abî Salama, fils de son épouse Umm Salama, les règles d'usage à observer lors des repas (rapporté par Al-Bukhârî).

Tous ces devoirs sont extraits du livre Tahrîr ul-mar'a fî 'asr ir-rissâlah (L'émancipation de la femme à l'époque de la révélation, traduit en français sous le titre Encyclopédie de la femme), tome 5.

 
Le mari, un dictateur ?

 

Comme nous l'avons vu plus haut, le mari est chef de famille. Et l'islam demande certes à l'épouse d'obéir à son mari. Mais il serait faux de voir dans cette demande le droit pour le mari d'être un dictateur.  En effet, d'abord l'islam rappelle qu'il n'y a aucune obéissance dans la désobéissance à Dieu, ce qui limite les prérogatives du mari. Ensuite, comme nous l'avons dit ci-dessus, le mari doit consulter son épouse et non pas prendre toutes les décisions seul. Le mari doit également se souvenir de la règle de la priorité dans le rappel : combien de maris, trop pressés, obligent leur femme à pratiquer davantage de règlements de l'islam, provoquant par là une sorte de cassure. Enfin, l'islam demande au mari de passer sur les petits défauts de sa femme. Le Prophète a ainsi dit : "Prenez de moi ce conseil de bien agir envers les femmes. Car la femme a été créée d'une côte : elle ne restera jamais pour toi toujours sur une ligne. Si tu cherches à la redresser, tu la briseras. Et si la laisse comme elle est, elle restera courbée. Acceptez donc de moi le conseil de bien agir envers votre femme." (Rapporté par Muslim). Dans une autre version : "La briser, c'est divorcer" (rapporté par Muslim). "S'il n'aime pas un des traits de son caractère, qu'il considère le trait qu'il aime." (Rapporté par Muslim). Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a voulu montrer aux maris que la femme est, sur certains aspects, d'une nature différente de celle de l'homme : il ne faut pas lui en vouloir mais être patient. Celui qui en veut à sa femme pour des détails et qui n'arrive pas à passer sur ceux-ci, celui-là risque de la briser, dit le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam). En effet, la femme ne donne pas priorité à sa raison comme l'homme, mais donne priorité à ses sentiments : c'est pourquoi tout débat ne mène à rien lors de disputes conjugales !

 

C'est bien pourquoi Dieu dit dans le Coran : "Quant à elles (les femmes), elles ont des droits comme elles ont des devoirs, conformément à la bienséance. Les hommes ont cependant une préséance sur elles." (Coran 2/228). Cette "préséance de l'homme sur la femme" signifie, d'après Ibn Abbâs, "le fait que l'homme est capable de laisser tomber une partie des droits qu'il a sur sa femme, tout en s'acquittant, pour sa part, de tous les droits que sa femme a sur lui." (Cité par At-Tabarî qui pense que, de tous les commentaires de cette phrase, celui-ci est le plus proche de la vérité). Ibn Abbâs disait donc : "Je ne veux pas réclamer tous les droits qui me reviennent, car Dieu dit : "Les hommes ont une préséance sur elles."(cité par At-Tabarî)

 

Tout mari voudrait, lorsqu'il rentre le soir chez lui fatigué, de trouver son épouse joyeuse, faisant disparaître sa fatigue d'un seul de ses sourires.
Mais tout mari sait aussi qu'il arrive des jours où ce n'est pas le cas et où, au contraire, il se voit reprocher des choses qu'il n'a pas faites, ce qui rajoute à sa fatigue et accroît sa tension. Il faut  alors être patient, se dire que demain tout ira mieux inshâ Allâh, et se souvenir que… le Prophète lui-même a connu ce genre de choses avec ses épouses et a fait preuve de patience : c'est rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

Il est vrai cependant qu'une épouse ne devrait pas – comme cela se voit parfois – aller raconter à sa mère les petits problèmes du couple. Mais un mari ne devrait pas non plus aller raconter à ses amis – cela se voit aussi, malheureusement – ses petits problèmes conjugaux. Ce n'est qu'en cas de problèmes graves (imaginez qu'un mari roue un jour sa femme de coups) qu'on devrait aller se plaindre à qui prendra les mesures nécessaires. A l'époque du Prophète, les femmes étaient bien venues se plaindre auprès des épouses du Prophète du fait que leur mari les frappaient, et le Prophète était ensuite intervenu à ce sujet (cité dans Riyâd us-sâlihîn). Mais en cas de petits problèmes (que tout couple connaît), il faut faire preuve de patience.

 

L'amour s'entretient toute la vie. Un sourire, complice, une caresse, un clin d'œil, un petit cadeau de temps à autre, une petite promenade entre amoureux... n'est-ce pas dans le droit fil des principes laissés par le Prophète ? Celui-ci n'a-t-il pas dit que le mari était récompensé pour la bouchée qu'il portait (par jeu) jusqu'à la bouche de son épouse (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim) ?

 

Enfin, chacun doit se souvenir qu'il faut considérer ses devoirs avant ses droits. Et qu'il ne faut pas considérer les relations de son couple sous le seul angle "droit-devoirs", mais aussi et avant tout sous l'angle "affection-amour-pardon". Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

 

Source:

http://www.maison-islam.com

Repost 0
Published by nadia - dans FAMILLE

Articles Récents