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13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 15:22


Contenu de la catégorie : Fatwa féminine, cliquez sur le sujet qui vous intéresse. Vos commentaires et suggestions sont les bienvenues.



 

La contraception est-elle autorisée en islam ?

Le stérilet

Comment distinguer le sang menstruel ?

Est-il permis de s'épiler ?

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Published by nadia - dans FATWA FEMININE
13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 13:30

La contraception est-elle autorisée en islam ?

Répondre à cette question à propos de la contraception demande que l'on aborde tout d'abord la fonction que l'islam assigne à la sexualité.  A ce sujet, il faut tout d'abord souligner que le mariage est le cadre à l'intérieur duquel les relations sexuelles sont permises. Puis il nous faut aborder la question de savoir comment l'islam perçoit-il les relations intimes : celles-ci ont-elles comme seul objectif – donc comme seul cadre de permission – la procréation ? On pourrait le penser en lisant ce Hadîth : "Mariez-vous avec une femme qui vous aime et qui enfante : car je serai fier de votre multitude le jour du jugement" (rapporté par Abû Daoud, et An-Nassaï).

 

Mais en fait, si la procréation demeure la finalité de l'existence du désir sexuel, ce n'est qu'un des objectifs que l'islam assigne à la sexualité. A côté de cela, il y a aussi le fait de vivre ce qui fait partie de la nature humaine – le plaisir sexuel – dans le cadre permis. C'est bien pourquoi il existe un autre Hadîth où le Prophète a dit que la sexualité vécue entre les époux était un acte de charité. Et à ses Compagnons qui s'étaient étonnés du fait que quelqu'un puisse être récompensé pour en fait n'assouvir qu'un désir sexuel et y trouver du plaisir, le Prophète répondit qu'étant donné que celui qui vivait sa sexualité hors du cadre permis agissait dans le péché, celui qui la vivait dans le cadre permis faisait un acte récompensé par Dieu (sens du Hadîth rapporté par Muslim, et autres).

 
Les trois objectifs principaux à la sexualité

C'est pourquoi le savant musulman Ibn Qayyim a relevé trois objectifs principaux à la sexualité vécue dans le cadre du mariage : la procréation, le plaisir sexuel, et la pratique de ce qui contribue à l'équilibre humain, sur le plan physiologique (Zâd ul-ma'âd). Ibn Qayyim a cité le plan physiologique ; on sait aujourd'hui que la sexualité contribue à l'équilibre physiologique mais aussi psychologique. (Voir aussi Tahrîr ul-mar'a, Abû Chuqqa)

 

Il ne faut dès lors pas s'étonner si les sources de l'islam parlent d'une forme de contraception qui avait cours à l'époque du Prophète : le coït interrompu (en arabe: al-'azl). Des Compagnons du Prophète questionnèrent celui-ci au sujet de cette pratique : est-elle permise ou pas ? Le Prophète récusa la parole de certains non musulmans de son époque disant que cette pratique était une petite forme de suppression de l'enfant (Hadîth de Abû Saïd rapporté par Abû Daoud). Des Compagnons racontent de même: "Nous pratiquions le coït interrompu à l'époque du Prophète. Le Prophète le sut et ne nous l'interdit pas" (rapporté par Muslim). Cependant, dans une autre parole, le Prophète affirma lui-même que le coït interrompu était une forme dissimulée de suppression de l'enfant (Hadith de Judhâma rapporté par Muslim).

 
Avis des savants à propos de al-‘azl

 

Cette différence des réponses que le Prophète a données à propos de al-'azl a entraîné des opinions divergentes au sujet de cette pratique contraceptive parmi les savants musulmans :

 

1- Certains, comme Al-Hassan al-basrî et Ibn Hazm, sont d'avis que le 'azl est systématiquement interdit (harâm). Ces savants sont d'avis que le Hadîth de Judhâma a priorité par rapport au Hadith de Abû Saïd.

 

2- D'autres savants At-Tahâwî, Al-Ghazâlî, etc. pensent que le 'azl est totalement autorisé pour peu qu'il ne soit pas pratiqué pour une cause qui contredit un principe de l'islam (nous allons évoquer quelques-unes de ces causes plus bas). Ces savants donnent priorité au Hadith de Abû Saïd sur celui de Judhâma. Al-Bayhaqî écrit ainsi : "Ceux qui rapportent la permission du 'azl sont plus nombreux et ont mieux retenu".

 

3- D'autres, comme certains savants hanafites, disent que le 'azl est systématiquement déconseillé (mak'rûh). Cet avis constitue une synthèse entre les deux Hadiths du Prophète cités ci-dessus, l'un et l'autre mettant en évidence le caractère déconseillé de la méthode contraceptive. D'ailleurs, disent ces savants, d'autres Hadiths du Prophète semblent également montrer qu'il a utilisé à l'égard du 'azl des termes qui laissent à penser qu'il voulait dire que cette pratique était à éviter même si elle n'est pas interdite ("lâ 'alaykum an-lâ taf'alû").

 

4- Enfin, d'autres savants sont d'avis que la méthode du coït interrompu est en soi permise mais, en plus d'être pratiquée pour une cause qui n'est pas interdite, elle doit remplir une condition supplémentaire : il faut que l'épouse ait donné son consentement, car cette méthode nuit à la qualité des relations intimes en ce qui la concerne (à cause du retrait), de même que, comme toute méthode contraceptive, elle touche le droit de la femme à la maternité.

 

Mettant en exergue la différence existant entre l'avortement et la pratique du coït interrompu, le savant Al-Ghazâlî explique que le coït interrompu empêche la rencontre de la semence masculine avec l'ovule. Il n'y a donc pas, dit-il, suppression d'un être existant, puisque l'enfant ne naît pas de la semence masculine seulement mais de la rencontre des deux semences. Par contre, l'avortement, lui, intervient bien à propos d'un être déjà existant. Al-Ghazâlî écrit à ce sujet en substance : "Le premier niveau de l'existence humaine est le moment où les semences masculine et féminine se sont rencontrées et que cela s'est préparé à la naissance de la vie : se débarrasser de cette existence est mauvais [peut-être voulait-il évoquer là l'étape où l'ovule a déjà été fécondé par un spermatozoïde]. Le deuxième niveau de cette existence est le moment où l'embryon se développe : le tuer est plus grave encore. Le troisième niveau est le moment où l'âme [ar-rûh al-insânî] y est insufflée [au bout de quatre mois d'après les Hadiths] : tuer l'embryon à ce moment-là est plus grave encore.  Enfin, le quatrième niveau de l'existence humaine commence avec la naissance [et dure donc toute la vie] : attenter alors à la vie est très grave" (Al-Ih'yâ, tome 2 p. 82).


Les causes pour avoir recours à la contraception

Pour Cheikh Khâlid Saïfullâh, la règle générale à propos de la contraception est qu'elle est normalement à éviter (mak'rûh). Il ajoute qu'il est des causes qui la rendent interdite, (comme la crainte de la pauvreté, etc.), et il en est d'autres qui la rendent entièrement autorisée (par exemple la présence d'un risque établi d'une détérioration grave de la santé de la femme en cas de grossesse, la présence d'un risque établi de grave malformation de l'enfant à naître, la présence d'une maladie mentale entraînant l'incapacité de la femme à assumer ses devoirs de mère, la volonté d'espacer les naissances pour pouvoir donner aux enfants une meilleure éducation…).

 

Pour Al-Ghazâlî, par contre, la règle générale à propos de la contraception est la permission, tant qu'elle n'est pas entreprise pour une cause interdite, laquelle, par voie d'incidence, rendrait le recours à la contraception interdit aussi. Aussi, selon lui, il n'est pas besoin d'une cause valable pour que la contraception soit permise : il suffit qu'il n'y ait pas de cause interdite.

 

Soulignons ici que s'il faut, d'une part, que le recours à la contraception soit en soi autorisé comme nous venons de le voir, il faut également et d'autre part que, dans le cadre de cette autorisation, le moyen auquel on a recours soit aussi autorisé…


Les moyens contraceptifs auxquels on a recours

 Cheikh Khâlid Saïfullâh écrit qu'il serait faux de penser que, dans le cadre des causes valables autorisant la contraception, seules des méthodes ce contraception dites "naturelles" telle que le coït interrompu soient autorisées. Au contraire, poursuit-il, on peut, par le biais du raisonnement par analogie, établir le caractère d'autres méthodes contraceptives. Cependant, rappelle-t-il, le raisonnement par analogie n'est valable que s'il tient compte de l'ensemble des principes de l'islam. A analyser les différents moyens contraceptifs existant aujourd'hui, on s'aperçoit qu'ils consistent à avoir recours à un ou plusieurs des moyens suivants :


a) soit on empêche les spermatozoïdes de parvenir jusqu'à l'ovule,

b) soit on empêche l'ovulation,

c) soit on n'empêche pas la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde mais on empêche seulement la nidification de l'œuf,

d) soit on supprime le fœtus après la nidification de l'œuf (dans le cas de l'avortement par exemple),

e) soit on stérilise définitivement l'homme et/ou la femme.

 

Les moyens contraceptifs interdits : le moyen e : la stérilisation définitive de l'homme ou de la femme (ligature des canaux déférents chez l'homme, des trompes chez la femme, etc.), car le Prophète l'a interdit (al-ikhtisâ'). Le moyen d : l'avortement pour se débarrasser d'une grossesse non désirée.

 

Les moyens contraceptifs à éviter: le moyen c : toute méthode qui n'empêche pas la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde mais qui empêche seulement la nidification de l'œuf, car comme Al-Ghazâlî l'a écrit, c'est déjà un premier niveau d'existence ; il s'agit donc d'une méthode qui n'est donc pas vraiment contraceptive ("qui agit avant la formation de l'œuf, contre la conception") mais qui est contragestive ("qui agit après la formation de l'œuf, contre sa gestation seulement").

 

Les moyens contraceptifs permis : Restent en soi permis (dans le cadre des causes autorisant le recours à la contraception) : les moyens a et b : toute méthode qui, à l'instar du coït interrompu (al-'azl), empêche la rencontre de l'ovule et des spermatozoïdes (méthodes naturelles d'abstinence avant, pendant et juste après la période de l'ovulation, préservatif masculin ou féminin, crème spermicide, blocage de l'ovulation, etc.).

Khâlid Saïfullâh écrit également qu'il y a une différence entre le fait d'avoir recours à un moyen de contraception de façon individuelle et le fait d'établir ce recours au niveau de toute une société. Le premier, écrit-il, est possible dans le cadre sus-cité. Le second n'est selon lui pas permis.


Synthèse de la réponse

Le musulman et la musulmane gardent comme objectif de mettre au monde le plus grand nombre d'enfants possible, leur intention étant de leur donner une éducation qui sera – avec la permission de Dieu – à même d'en faire des êtres humains agissant pour Dieu et pour le bien de tous les hommes.

Il n'est cependant pas interdit à ce musulman et à cette musulmane d'avoir cet objectif en tant que principe général, tout en maîtrisant leur fécondité. A condition toutefois que cela soit fait dans le cadre de l'éthique musulmane, donc que cela soit fait à la fois pour une cause et par un moyen qui n'entrent en contradiction avec aucun principe des sources musulmanes.

Sources pour cet article selon : http://www.maison-islam.com

Zâd ul-ma'âd, Ibn Qayyim,

Al-Ih'yâ, Al-Ghazâlî

Halâl wa harâm, Khâlid Saïfullâh,

Al-halâl wal-harâm, Al-Qardhâwî,

 Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, Khâlid Saïfullâh

Fiqh us-sunna, Sayyid Sâbiq,

Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, Wahbah az-Zuhaylî

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

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Published by nadia - dans FATWA FEMININE
13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 04:14


Le stérilet

Question : Est-ce que le placement du stérilet pour la séparation entre les naissances est un péché ?

 

Réponse : Louange à Allah et Paix et Salut sur son Prophète: Le plus apparent est que le placement (ou la fixation) du stérilet est interdit par la Chariâ sauf s'il y a une nécessité incontournable ou un besoin très pressant à son implantation. Car la fixation du stérilet n'empêche pas la fécondation de l'ovule mais elle fait avorter l'ovule fécondé, ce qui mène à un avortement précoce de la grossesse. Beaucoup de savants ont indiqué que l'avortement est illicite même si la grossesse est à l'état de semence et avant l'insufflation de l'âme.

 

L'imam El Ghazali a dit : " L'avortement (de la grossesse) est un crime contre une créature existante qui passe par plusieurs stades. Le premier stade: la goutte de sperme éjaculé tombe dans l'utérus se mélange avec les ovules et se prépare à la vie. Anéantir cette semence est un crime. Si cette semence devient une "adhérence" ("Alaka") alors le crime est plus répugnant.

 

L'imam Ibn Rochd a dit dans son livre (Bidayat Al Moudjtahad : 2/348) : " Il est illicite de faire avorter la goutte des permes éjaculé dans l'utérus même avant les quarante jours. Si l'âme est insufflée son interdiction est alors un consensus des musulmans. Quelques savants ont dit que l'avortement avant les quarante jours est seulement abhorré.

 

D'autre part l'emplacement du stérilet nécessite que la femme expose ses parties intimes à une personne qui n'a pas le droit de les voir même si le médecin est une femme. Car il est illicite à une femme de regarder les parties intimes d'une autre femme sauf s'il y a une nécessité. D'ailleurs c'est un consensus des musulmans. En plus le stérilet entraîne souvent des troubles dans la menstruation, ce qui fait planer beaucoup de doute autour de plusieurs verdicts légaux se rapportant à la pureté, la prière, le jeûne, le tawaf, le toucher du Coran et l'accouplement.

 

Tout ceci concerne le verdict de celle qui veut entreprendre le placement du stérilet. Quant à la femme qui l'a déjà fixé, son verdict dépend des conditions de cet emplacement. Ces conditions peuvent être résumées dans les deux cas suivants :

Le premier cas : Le stérilet a été placé à un moment où c'était nécessaire pour la femme. Dans ce cas si le stérilet ne cause pas de troubles dans la menstruation alors le verdict reste le même qu'avant son emplacement. Mais si le stérilet cause des troubles alors le sang est soit celui des règles ou "Istihada" (un sang pathologique). A l'origine tout sang qui sort du vagin de la femme est un sang de règles. Alors cette femme suit le verdict de la femme en menstrues sauf si ces menstruations dépassent la plus grande durée des règles selon la majorité des Oulémas (c.à.d. quinze jours) ou si la nature normale du sang change de façon évidente après le dépassement de sa période normale de menstruation. Si l'écoulement du sang dépasse quinze jours ou si la nature même de ce sang change, alors cette femme est pure : Elle se purifie (Ghousl) et utilise des bandes hygiéniques. Si l'horaire de la prière entre elle fait ses ablutions (Wodau) et prie. Ce Wodau est obligatoire avant chaque prière prescrite.

 

Le deuxième cas : Le stérilet a été placé sans nécessité ou besoin pressant : Nous avons cité auparavant, qu'il est vraisemblablement interdit de le placer. S'il ne cause pas de troubles dans la menstruation, alors elle peut le garder. Mais s'il cause des troubles vis à vis des menstruations alors elle doit s'en débarrasser. Le verdict ici est différent du verdict concernant le premier cas. Car dans le premier cas la femme était contrainte à le fixer, ce qui fait que tout ce qui en résulte est considéré comme involontaire puisqu'il est hors de son pouvoir alors elle n'est pas blâmable.

 

Source :

http://www.islamweb.net

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Published by nadia - dans FATWA FEMININE
12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 23:35


Comment distinguer le sang menstruel ?

 

Question
Je suis une fille de 18 ans et la première fois que j’ai eu mes règles, j’ai eu un écoulement de liquide blanc. Puis-je malgré tout prier et jeûner ?

Réponse : du Docteur Yûsuf `Abd Allâh Al-Qaradâwî

Louanges à Dieu et paix et bénédiction sur le Messager de Dieu.
Ces liquides sont en fait des sécrétions naturelles chez l’adolescente et chez la femme. Ce qui empêche de jeûner et de prier, c’est le sang, le sang menstruel reconnaissable par sa couleur rouge foncé. S’il n’y a pas d’écoulement de sang mais seulement des sécrétions comme celles décrites dans la question, alors notre sœur n’a rien à craindre : elle peut- elle doit même - jeûner, prier et accomplir tous ses actes cultuels - que Dieu l’en récompense.
Son Eminence le Cheikh Sayyid Sâbiq (que Dieu lui fasse miséricorde) dit: «Le sang menstruel est reconnaissable à l’une des couleurs suivantes:

 

Le noirâtre :

Fâtimah Bint Abî Hubaysh avait en effet des écoulements permanents de sang. Le Prophète (Sallah Allah ‘alih wa Salam) lui dit : « S’il s’agit du sang menstruel, alors il est reconnaissable par son aspect noirâtre. Si tu vois qu’il en est ainsi, alors abstiens-toi de prier. S’il en est autrement, tu peux faire tes ablutions et prier : dans ce cas, ce n’est qu’un vaisseau sanguin. » (Rapporté par Abû Dâwûd, An-Nasâ’î, Ibn Hibbân et Ad-Dâraqtanî qui précisa que les narrateurs de ce hadith sont tous des hommes de confiance; hadith rapporté également par Al-Hâkim qui le jugea conforme aux critères d’authenticité établis par Muslim).


Le rougeâtre :

C’est la couleur primaire du sang.

 

Le jaunâtre :

Il s’agit dans ce cas d’un liquide de couleur rouille surplombé par une teinte jaunâtre.


Le grisâtre :

C’est une couleur intermédiaire entre le blanc et le noir. Le liquide ressemble dans ce cas à une eau souillée. Ainsi, `Alqamah Ibn Abî `Alqamah rapporte que sa mère Murjânah, la cliente [1] de Aicha (Radia Allah ‘anha), lui dit : « Les femmes envoyaient à Aicha des morceaux de coton imbibé de liquide jaunâtre [2]. Aicha leur répondait : « Ne vous pressez pas : il faut que vous voyiez le coton blanc. » » (Rapporté par Mâlik et Muhammad Ibn Al-Hasan ; Al-Bukhârî ne se prononça pas sur l’authenticité de ce hadith). En fait, un écoulement de couleur jaunâtre ou grisâtre est considéré comme menstruel lors de la période des règles, non-menstruel en dehors de cette période. En effet, Umm `Atiyyah dit : « Après la période des règles, nous ne donnions plus aucune importance aux écoulements de couleur jaunâtre et grisâtre. » (Rapporté par Abû Dâwûd et Al-Bukhârî, ce dernier n’ayant néanmoins pas mentionné l’expression «après la période des règles »).

 

La durée des règles


Il n’existe pas de durée maximale ou minimale pour la période des règles. Aucune preuve probante n’a été rapportée concernant cette durée. Si la femme a néanmoins une période généralement fixe, alors elle peut s’y fier pour le décompte des jours de règles. Umm Salamah demanda en effet l’avis du Messager de Dieu (Salla Allah ‘alih wa Salam) concernant une femme qui avait des écoulements permanents de sang. Le Prophète répondit :
« Qu’elle fasse le décompte des jours et des nuits pendant lesquels elle avait l’habitude d’avoir ses règles. Pendant cette durée, elle s’abstiendra de prier. Après quoi, elle fera ses ablutions majeures (ghusl) et elle pourra ainsi prier. » (Rapporté par les cinq compilateurs de hadith [3], sauf At-Tirmidhî). Si la femme n’a en revanche pas de durée fixe, alors elle pourra se référer à une observation de la teinte de son sang, conformément au hadith de Fâtimah Bint Abû Hubaysh susmentionné, dans lequel le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) dit : « S’il s’agit du sang menstruel, alors il est reconnaissable par son aspect noirâtre. » Le hadith indique ainsi que le sang menstruel se distingue par rapport aux autres types de sang. D’ailleurs, les femmes le reconnaissent très bien». Et Dieu est le plus Savant.


[1] Le terme arabe traduit ici par « cliente » est mawlâh. Ce terme est utilisé pour désigner la relation entre deux personnes où l’une est l’invitée permanente de l’autre. Elle loge chez elle et se nourrit chez elle. L’hôte devient protecteur de cet invité permanent. L’invité doit la loyauté à son hôte. Cette coutume était très répandue en Arabie préislamique et elle fut conservée par l’Islam.


[2] Ces femmes voulaient en fait demander à Aicha, spécialiste dans ce domaine, son avis sur la couleur de leurs prélèvements menstruels. Elles voulaient ainsi savoir si un écoulement menstruel jaunâtre les empêchait de revenir à leur train de vie cultuel habituel.


[3] Les cinq compilateurs sont Al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, At-Tirmidhî et An-Nasâ’î. NdT

Source :

www.islamophile.org

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Published by nadia - dans FATWA FEMININE
6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 15:34


Est-il permis de s'épiler ?

Est-il permis de s'épiler ? Ou bien est-ce que cela est inclus dans le fait de changer son apparence ("taghyîr khalqillâh") ?


En ce qui concerne la pilosité se trouvant sous les aisselles ou sur le pubis


Il est obligatoire (wâjib) d'enlever la pilosité se trouvant sous les aisselles au moins avant que quarante jours s'écoulent. Et le mieux pour ce faire est justement d'avoir recours à l'épilation, car ce sont les mots du Hadîth bien connu ("natf ul-ibit", rapporté entre autres par Al-Bokhari). Cependant, l'utilisation du rasoir soit également tout à fait possible ici d'après les savants.
Il est également obligatoire (wâjib) d'enlever la pilosité se trouvant près des parties intimes, dans les mêmes conditions que cité ci-dessus, sauf qu'ici le mieux est d'utiliser le rasoir, car c'est le mot du Hadîth ("al-istihdâd"), bien que l'épilation soit aussi possible ici d'après les savants.


En ce que qui concerne le reste du corps maintenant…

Le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a déclaré éloignées de la miséricorde de Dieu (la'ana) plusieurs catégories de personnes, parmi lesquelles "les femmes qui s'épilent" ("an-nâmisât") (rapporté par Al-Bokhari et Abou Daoud entre autres).


Quelle est l'épilation qu'interdit ce Hadîth :

 

L’épilation de tout le corps exception faite des parties sous les aisselles  et parties intimes?

L’épilation de tout le visage ?

L’épilation des sourcils seulement ?

 
L’avis des savants

Youssef QARADHAWI dans son livre le licite et l’illite dans l’islam, traite ce sujet. Parmi la recherche excessive de beauté interdite par l’Islam est l’élimination des sourcils pour les élever au dessus des yeux ou pour les arranger. Le Messager de Dieu (Salla Allah ‘alih wa Salam) a effectivement maudit la femme qui épile les sourcils et celle qui se les fait épiler. Cette interdiction est davantage obligatoire quand l’épilation des sourcils devient l’emblème des femmes de mauvaises mœurs.

 

Certains savants de rite Hanbalite ont dit : « Il est permis à la femme d’épiler son visage et de le farder avec le consentement de son mari, car cela entre dans la parure de la femme » (Rapporté par Abou Daoud). Mais an-Nawawi a été plus sévère et a interdit l’épilation du visage qu’il rattache à l’épilation des sourcils qui est interdite. Abou Daoud lui réplique dans son recueil de hadiths : « La taille des sourcils pour les amincir et l’épilation du visage ne s’y rapporte pas ».

 

At-Tabari a rapporté que la femme de Abou Is’haq entra une fois chez Aïcha, et c’était une belle femme aimant la beauté. Elle lui dit : « La femme peut-elle épiler son front pour plaire à son mari ? Elle lui dit : « Débarrasse-toi autant que tu peux de tout ce qui peut te faire du tort ».

 

En gros, l’épilation des sourcils est plutôt déconseillé, voir interdit, seul les savants hanafites le permis mais il faut demander la permission au mari.

 

Source :

« Le licite et l’illite dans l’islam » Youssef QARADHAWI

www.maison-islam.com

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