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22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 15:31


Contenu de la catégorie : Femmes autour du prophète (salla Allah ‘alih wa Salam), cliquez sur le sujet qui vous intéresse. Vos commentaires et suggestions sont les bienvenues.

 


 

Khadîja bint Khuwaylid

 

Sawda bint Zam'a

 

Aicha : la troisième épouse du prophète

 

Hafsa bint Omar Ibn Al-Khattab

 

Zaynab bint Khozayma

 

Oummou Salama

 

Zaynab bint Jahch

 

Jowayriya bint Al Harith

 

Safiya bint Houyay

 

Zeinab, la fille aînée du prophète (P.S soient sur lui)

 

Oum Kelthoum: la troisième fille du Prophète

 

Rouqaya : la deuxième fille du Prophète

 

Fatima : la quatrième fille du Prophète

 

Asma’a : fille d’Abou Bakr Assidique

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Published by nadia - dans FEMMES autour du Prophète
21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 15:43

Asma’a : fille d’Abou Bakr Assidique

Son père, était Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui), sa demi-soeur était 'Aicha (Allah soit satisfait d’elle) et son époux, était Az-Zoubayr Ibn Al-'Awwâm (Allah soit satisfait de lui). Elle était de dix ans plus âgée que sa sœur 'Aicha de même père et elle était la sœur de 'Abdoullâh Ibn Abi Bakr de même père et de même mère. Sa mère s’appelle Qatlah ou Qatilah la fille de 'Abdou l-'Ouzza elle était de Qouraych de Banou 'Ammar Ibn Rouway. Elle est née vingt sept ans avant l'émigration.

 

Sa conversion (Allah soit satisfait d’elle)

Abou Bakr embrassa l’Islam avec toute sa famille, constituée de sa femme, de de sa fille Asma’a et de son fils Muhammad. Asma’a fut comptée sur la liste des premières musulmanes. Elle fut exactement la dix-septième croyante. Dieu éclaira son cœur au moyen de la lumière de l’Islam. Son père l’éleva dans le droit chemin et son éducation fut exemplaire. Il lui apprit l’âme de la résistance, la vérité et le sacrifice.

 

Le Messager de Dieu (P.S. soient sur lui) lui présagea le Paradis.

Sa sœur Aïcha nous rapporte ce propos sur elle: un jour, nous étions assis chez Abou Bakr (Allah soit satisfait d’elle) dans l’une de ses chambres, à l’heure où le soleil était à son zénith. Un homme se présenta à notre père et lui dit: le Messager de Dieu est là. Persuadé qu’à l’heure qu’il est, personne n’ose s’aventurer hors de chez lui. Abou Bakr dit: "Allons voir. Par Dieu, s’il arrive à cette heure, c’est assurément pour une urgence." Elle ajouta: le Prophète arriva en s’excusant, il l’interpella et le fit entrer. Le Prophète (P.S. soient sur lui) dit à Abou Bakr: Sors de chez toi. Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui) dit: Ils veulent te tuer, par mon père toi ô Messager de Dieu! Le Prophète (P.S. soient sur lui) dit: J’ai reçu l’ordre de Dieu d’émigrer. Abou Bakr demanda: Avec tes compagnons ? Par mon père, toi, ô Prophète de Dieu! Le Prophète (P.S. soient sur lui) répondit par l’affirmative. Abou Bakr dit : Acceptes, Par mon père, toi ô Prophète de Dieu, une de mes montures qui sont là… Aïcha dit : ‘Les préparations furent faite avec empressement, les provisions de route furent mises dans une musette, Asma’a déchira un morceau de sa ceinture et attacha avec 1’ouverture de la musette." Lorsque le Messager de Dieu (P.S. soient sur lui) vit cela, il dit: "Que Dieu change ta ceinture par une double dans le Paradis". Rapporté par El Boukhari.

 

Son aide lors de l'hégire du Prophète

Le Prophète (P.S. soient sur lui) sortit en compagnie d’Abou Bakr au crépuscule. Personne d’autre ne fut au courant de cet exode excepté Ali et la famille d’Abou Bakr. Asma’a se chargea de leur approvisionnement nocturne. Ce fut une mission très périlleuse. Elle était suspecte aux yeux des Qoreïchites, alors qu’ils recherchaient le Prophète (P.S. soient sur lui) partout. Son intrépidité, sa foi, et son sacrifice pour l’Islam, lui ôtèrent toute peur de la mort. Menant avec habileté, ingéniosité et sans crainte la mission de ravitailler quotidiennement les deux fugitifs. Sa servante la seconda dans cette tâche ardue, bergère de profession, elle la faisait suivre par les moutons, afin d’effacer ses empreintes, brouillant ainsi les pistes des poursuivants du Prophète (P.S. soient sur lui).

Abou Djahl et son entourage, étant en furie, se présentèrent chez elle tapant sauvagement à la porte. Asma’a sortit lui demandant ce qu’il désirait, il répondit: Où est ton père? Asma’a répondit qu’elle ignore où il se trouve. Il la scruta avec cruauté, leva la main et lui asséna une gifle si violente, que sa boucle d’oreille se détacha. Mais elle ne divulgua pas le lieu des fugitifs. Elle fut digne de confiance.

Après trois jours passés dans la caverne, le Prophète (P.S. soient sur lui) et son compagnon Abou Bakr prirent la décision de prendre la route vers Médine. Au cours de cette nuit, Asma’a arriva avec des provisions en grande quantité. Une fois arrivés et installés à Médine, le Prophète (P.S. soient sur lui) et son compagnon Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui) demandèrent à leur famille respective de les rejoindre.

 

La naissance de son fils 'Abdoullâh

Lorsque la dernière émigration vers Médine eut lieu, après le départ du Prophète (P.S soient sur lui), Asma était enceinte. Cependant, ni sa grossesse, ni la perspective d'un voyage long et pénible ne la dissuadèrent de partir. Des qu'elle fut parvenue à Qouba, aux abords de Médine, elle mit au monde son fils Abdoullâh. Les musulmans s'exclamèrent : "Allâh est Le plus Grand" et "Il n'y a point d'autre Dieu qu'Allâh", mus par la joie et la gratitude, car Abdoullâh fut le premier né parmi les Muhâjirîn (émigrés) a Médine.

Sa vie modeste au début de son hégire

D'après Asma bint Abî Bakr (Allah soit satisfait elle): "Az-Zoubayr m'avait épousé, alors qu'il ne possédait sur terre ni biens, ni argent, ni esclave, ni autre chose à l'exception de son cheval. Je donnais à son cheval le fourrage, je lui assurais sa provende et prenais soin de lui. En outre je moulais les grains à son nâdih (chameau de pompage et d'arrosage) pour le nourrir, je puisais l'eau et je raccommodais ses outres. Je pétrissais aussi la farine, mais comme je n'étais pas habile à préparer le pain, des voisines, femmes des 'Ansâr, de bonnes amies, me faisaient le pain. Je transportais sur ma tête les récoltes qui provenaient d'une terre que l'Envoyé d'Allah (P.S. soient sur lui) avait concédée à Az-Zoubayr et cette terre était éloignée de ma demeure de deux tiers de parasange. Un jour que je portais le fardeau des récoltes sur la tête, je rencontrais l'Envoyé d'Allah (P.S. soient sur lui) accompagné d'un certain nombre de ses Compagnons. Le Prophète m'appela, puis fit agenouiller sa monture pour me prendre en croupe. J'éprouvais quelque honte à voyager avec des hommes et je songeais à ta jalousie (de Az-Zoubayr)". Mais, Az-Zoubayr, lui répondit : "Par Dieu, il m'eût été moins pénible de te voir en croupe derrière lui, que de porter cette charge sur ta tête". "Je continuai à mener cette existence, ajouta Asma, jusqu'au jour où Abou Bakr, après cette aventure, m'envoya un domestique qui me débarrassa des soins à donner au cheval et il me sembla alors que je venais d'être affranchie". (al-Boukhâri, Mouslim)

Az-Zoubayr finit par devenir un des hommes les plus riches parmi les Compagnons, mais en aucun cas cela remit en question les principes d'Asma. Son fils Al-Mundhir lui envoya une fois une robe très élégante, faite d'une étoffe coûteuse et raffinée. Asma, devenue aveugle, dit en touchant le tissu : "C'est affreux. Rends-la lui". Al-Mundhir en fut bouleversé et dit : "Mère, elle n'est pourtant pas transparente". "Elle n'est peut-être pas transparente, rétorqua-t-elle, mais elle trop étroite et laisse deviner les pourtours du corps".

 

Les derniers conseils qu'elle donna à son fils 'Abdoullâh

'Abdoullâh aspirait au Califat après la mort de Yazîd Ibn Mu'âwiyah. Le Hijâz, l'Egypte, l'Irak, le Khorasân et une grande partie de la Syrie lui étaient favorables et le proclamèrent Calife. Toutefois les Omeyyades continuèrent de contester ce Califat et dressèrent une armée formidable sous les ordres d'Al-Hajjâj Ibn Yûsuf Ath-Thaqafî. Des batailles implacables furent livrées entre les deux camps, durant lesquelles Abdoullâh Ibn Az-Zoubayr s'illustra par ses actes de bravoure et d'héroïsme.

Malgré cela plusieurs de ses partisans ne purent supporter la contrainte persistante de la guerre et finirent par déserter peu a peu. Il se réfugia dans la Mosquée Sacrée de La Mecque et c'est là qu'il alla trouver sa mère, qui était alors vieille et aveugle, et dit : "Que la paix soit sur toi, mère et la clémence et la grâce d'Allah"."Et que sur toi soit la paix, Abdoullâh repondit-elle. Qu'est-ce qui t'amène ici à cette heure alors qu'au Haram (Mosquée Sacrée), les catapultes d'Al-Hajjâj font pleuvoir sur tes soldats des blocs de pierres qui secouent les maisons de La Mecque ?". "Je viens te demander conseil", dit-il. "Me demander conseil ?'' s'étonna-t-elle. "A quel sujet ?". "Les gens m'ont abandonné par crainte d'Al-Hajjâj ou alors parce qu'ils se sont laissés tenter par ce qu'il avait à leur offrir. Même mes enfants et ma famille m'ont quitté. Il ne reste plus qu'une poignée d'hommes, qui, bien que vaillants et devoués, ne résisteront pas plus d'une heure ou deux. Les messagers des Banû Omayyah (les Omeyyades) sont dès à présent en train de négocier avec moi, m'offrant n'importe quelle richesse que je pourrai nommer. Devrais-je rendre les armes et prêter serment d'allégéance à Abd Al-Malik Ibn Marwan. Qu'en penses-tu". Elle répondit en élevant la voix : "C'est ton combat, Abdoullâh, et tu te connais mieux que quiconque. Si tu penses que tu as raison et que tu defends la vérité, alors ne baisse pas les bras et bats-toi, à l'instar de tes compagnons qui ont persévéré et sont morts sous ton drapeau. Si toutefois tu désirais ce monde, quel pauvre malheureux tu serais. Tu te seras détruit, et tu auras détruit tes hommes"."Mais, dit-il, je serai tué aujourd'hui, sans aucun doute..". "Cela vaut bien mieux que de te rendre à Al-Hajjâj volontairement et que des esclaves de Banû Omayya jouent avec ta tête"."Je n'ai pas peur de la mort, dit-il, je crains seulement d'être mutilé".Et sa mère de lui signaler : "Il n'y a rien après la mort qu'un homme puisse craindre. Un mouton, une fois égorgé, ne ressent pas la douleur du dépecage".Le visage d'Abdoullâh s'illumina et il dit : "Quelle mère vénérable ! Sois bénie pour la noblesse de tes qualités ! Je suis venu à toi en cet instant pour entendre ce que j'ai entendu. Dieu sait que je n'ai pas faibli ni désespéré. Il est Témoin que je n'ai pas combattu par amour de ce monde et ses tentations mais uniquement par colère pour l'Amour d'Allâh car Ses limites ont ete transgressées. Et me voici, m'en allant vers ce qui te réjouit. Donc si j'étais tué, ne t'afflige pas et rends-moi grâce auprès d'Allâh"."Je ne m'affligerais pas, dit Asma - vieillie mais resolue - que si tu étais tué pour une cause vaine et injuste"."Sois assurée que ton fils n'a pas soutenu une cause injuste, qu'il n'a commis aucune mauvaise action, qu'il ne s'est rendu coupable d'aucune injustice envers un musulman ou un dhimmi (non musulman vivant dans la société musulmane), et qu'il n'y a rien de plus plaisant à ses yeux que la Satisfaction d'Allâh, Le Tout Puissant, Le Plus Grand. Je ne dis pas cela pour alléger ma conscience. Dieu sait que je l'ai dit uniquement pour raffermir et rassurer ton Coeur"."Louange à Allâh qui t'a fait agir conformément à ce qu'Il aime et ce que j'aime. Viens plus près de moi mon fils, que je puisse sentir et humer ton corps car cette rencontre est peut-être la dernière". Désignant son armure, elle dit : "Ceci, mon fils, n'est pas l'accoutrement de celui qui desire le martyre. Ôte-le. Cela rendra tes mouvements légers et rapides. Revêts plutôt ton sirwal (un long sous-vêtement) de sorte que si tu étais tué ta 'awrah (partie intime) ne serait pas exposée".Abdoullâh retira son armure et mit son sirwal. Alors qu'il s'en allait vers le Haram pour rejoindre le combat, il dit : "mère, ne me prive pas de tes dou'a (prières)". Levant ses mains au ciel elle pria : "O Seigneur, aie pitié pour ses longues heures de veille et ses sanglots dans les ténèbres de la nuit pendant que les gens dormaient. O Seigneur aie pitié pour sa faim et sa soif durant son voyage de Médine à La Mecque alors qu'il jeunait. O Seigneur bénis sa bienfaisance envers sa mère et son père. O Seigneur je lui rends grâce pour Ta cause et je me réjouis de tout ce que tu auras décidé pour lui. Et accorde-moi en hommage pour lui, la récompense de ceux qui sont patients persévérants".

A la tombée de la nuit, Abdoullâh était mort. A peine une dizaine de jours plus tard, sa mère mourut à son tour. Elle était alors âgée de cent ans. L’âge ne l'avait pas rendue infirme et n'avait pas altéré la vivacité de son esprit.

 

Source :

Extrait du chapitre "Asma’a la véridique fille du véridique" du livre "Les femmes filles du prophète condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel.

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Published by nadia - dans FEMMES autour du Prophète
20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 15:23

Fatima : la quatrième fille du Prophète

Fatima était la quatrième fille du Prophète (P.S. soient sur lui). Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments dans les montagnes entourant la Mecque, réfléchissant aux grands mystères de la création.

 

Sa jeunesse

C'était le moment, avant que le Prophète Mohamad (P.S. soient sur lui) ne commence à recevoir la Révélation, où ses sœur aînée, Zaynab, épousa son cousin al-As ibn ar Rabiah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Rouqayya et Oum Kulthum, avec les fils d'Abou Lahab, l'oncle paternel du Prophète (P.S. soient sur lui). Abou Lahab. La petite Fatima (Allah soit satisfait d’elle) vit alors ses sœurs quitter la maison l'une après l'autre pour vivre avec leurs époux. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu'un certain mutisme et une douloureuse tristesse l'envahit, dans la maison de ses parents. Il y avait aussi Barakah l'esclave d'Amina, (la mère du Prophète) qui était avec le Prophète (P.S. soient sur lui) depuis sa naissance, Zayd ibn et Ali Ibn Abou Tâlib (Allah soit satisfait d’eux).

 

Fatima témoin des oppositions et de harcèlement contre son père

Un jour, alors qu'elle n'avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la mosquée al-Harâm où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fatima (Allah soit satisfait d’elle) resta à ses côtés. Un groupe de Qouraych se réunirent autour de lui. Il y avait Abou Jahl ibn Hisham, l'oncle du Prophète (P.S. soient sur lui), Uqbah ibn Abi Muayt, Umayyah ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et Utbah, les fils de Rabi'ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (P.S. soient sur lui) et Abou Jahl, le meneur, demanda : 'lequel d'entre vous peut apporter les entrailles d'un animal abattu et les jeter sur Mohamad?' Uqbah ibn Abi Muayt, l'un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures et les jeta sur les épaules du Prophète (P.S. soient sur lui), alors qu'il était toujours prosterné. Abdullah ibn Masud, un compagnon du Prophète (P.S. soient sur lui), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fatima (Allah soit satisfait d’elle), quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les ordures puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de Qouraych et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot.

A une autre occasion, Fatima (Allah soit satisfait d’elle) était avec le Prophète (P.S. soient sur lui) quand une foule de Qouraych se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l'étrangler avec ses propres vêtements. Fatima (Allah soit satisfait d’elle) cria et appela à l'aide. Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui) accouru et réussit à libérer le Prophète (P.S. soient sur lui). Il implorait alors: 'Tueriez-vous un homme qui dit : 'Mon seigneur est Allah'. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui) et commença à le battre jusqu'à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.

 

La mort de sa mère Khadîja (Allah soit satisfait d’elle)

Apres la mort de Khadîja (Allah soit satisfait d’elle), le Prophète (P.S. soient sur lui) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. Fatima (Allah soit satisfait d’elle), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu'elle ne meure de chagrin.

Bien que sa sœur aînée, Oum Kulthum, demeurait dans la même famille, Fatima (Allah soit satisfait d’elle) réalisa qu'elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu'elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu'on commença à l'appeler (Oum Abiha), la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d'épreuve et de difficulté.

 

Son émigration (Allah soit satisfait d’elle)

Fatima (Allah soit satisfait d’elle) émigra à Médine quelques semaines après le Prophète (P.S. soient sur lui). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à la Mecque pour amener le reste de la famille, dont et Oum Kulthum, Sawdah, Barakah et son fils Usamah, il y avait également Abdullah le fils d'Abou Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aicha et Asma.

 

Son mariage avec Ali (Allah soit satisfait de lui)

A AlMadinah, Fatima (Allah soit satisfait d’elle) vivait avec son père dans la simple demeure qu'il avait construite. En l'an 2 de l'Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l'intermédiaire de son père, les deux furent rejetées. Ali Ibn Abou Tâlib (Allah soit satisfait de lui), , rassembla alors son courage et vint demander sa main. En présence du Prophète (P.S. soient sur lui), il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (P.S. soient sur lui) lui demanda alors : 'Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?' Ali (Allah soit satisfait de lui) ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (P.S. soient sur lui) suggéra : 'Peut-être es-tu venu pour demander Fatima en mariage ?' 'Oui' répondit Ali (Allah soit satisfait de lui). Selon ce qu'on rapporte, le Prophète (P.S. soient sur lui) dit simplement: 'Marhaban wa ahlan’ Bienvenue dans la famille' et cela fut prit comme l'approbation du Prophète (P.S. soient sur lui) par Ali (Allah soit satisfait de lui) et par les Ansars qui l'attendaient dehors.

On rapporte aussi que le Prophète (P.S. soient sur lui) approuva et demanda à Ali (Allah soit satisfait de lui) s'il avait quelque chose à donner en dot. Ali (Allah soit satisfait de lui) répondit que non. Le Prophète (P.S. soient sur lui) lui rappela qu'il avait un bouclier qu'il pouvait vendre. Ali (Allah soit satisfait de lui) vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu'il se dépêchait de retourner chez le Prophète (P.S. soient sur lui) pour lui remettre la dot, Uthman l'arrêta et lui dit : 'Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fatima (Allah soit satisfait d’elle)'. Fatima et Ali (Allah soit satisfait d’eux) se marièrent donc probablement au début de l'an 2 de l'Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali (Allah soit satisfait de lui) en avait environ 21. Le Prophète (P.S. soient sur lui) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d'autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.

 

Fatima l’épouse

La vie de Fatima avec Ali (Allah soit satisfait d’eux) fut aussi simple et sobre qu'elle l'avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c'était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali (Allah soit satisfait de lui) resta pauvre car il n'attachait que peu d'importance aux richesses matérielles. Fatima (Allah soit satisfait d’elle) était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche.

Dans la maison de son père,  il y avait toujours des mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté, Ali (Allah soit satisfait de lui) travaillait comme peintre et porteur d'eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à Ali (Allah soit satisfait de lui) : 'J'ai moulu jusqu'à ce que mes mains se couvrent de cloques'. 'J'ai puisé de l'eau jusqu'à en avoir mal à la poitrine' répliqua Ali (Allah soit satisfait de lui). Celui-ci suggéra à Fatima (Allah soit satisfait d’elle) 'Dieu a donné à ton père de te donner un esclave

A contrecœur, elle alla chez le Prophète (P.S. soient sur lui) qui lui dit : 'qu'est-ce qui t'amène ici, ma petite fille ?' 'Je suis venue te donner le Salam' dit-elle de peur qu'il ne puisse lui donner ce qu'elle avait l'intention de demander.

'Que faisais-tu ?' demanda Ali (Allah soit satisfait de lui) lorsqu'elle repartit seule.

'J'avais honte de lui demander' dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (P.S. soient sur lui) sentit qu'ils étaient moins dans le besoin que d'autres.

'Je ne vais pas vous le donner' dit-il 'et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n'ai pas assez pour leur nourriture…'

Ali et Fatima (Allah soit satisfait d’eux) rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu'ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (P.S. soient sur lui) leur demandant la permission d'entrer. Pour l'accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (P.S. soient sur lui) leur dit : 'Restez où vous êtes' et il s'assit à côté d'eux 'Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?' demanda-t-il et ils lui dirent 'Si', il dit : 'Les mots que Jibril m'a enseignés, que vous pouvez dire : 'Subhaan Allah' dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah' et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.

Ali (Allah soit satisfait de lui) dit plus tard : 'je n'ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (P.S. soient sur lui) nous l'a enseigné'

 

La naissance de ses fils Al-Hasan et Al-Housayn

Fatima (Allah soit satisfait d’elle) donna naissance à un garçon au mois de Ramadan en 3 H. Le Prophète (P.S. soient sur lui) l'appela Al-Hasan, Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn. Fatima emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.

 

La naissance de ses filles Zaynab et Oum Kalthoum

Huit ans après l'hégire, Fatima (Allah soit satisfait d’elle) donna naissance à un troisième enfant, une fille qu'elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l'héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fatima (Allah soit satisfait d’elle) naquit l'année d'ensuite. L'enfant était aussi une fille et elle l'appela Oum Kulthum comme sa sœur qui mourut l'année précédente d'une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fatima (Allah soit satisfait d’elle) que la descendance du Prophète (P.S. soient sur lui) fut perpétuée.


La mort du Prophète

 

Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu'il n'accomplisse son pèlerinage d'adieu, le Prophète (P.S. soient sur lui) confia à Fatima (Allah soit satisfait d’elle) un secret révélé à personne jusqu'alors : 'Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l'a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu'.

De retour de son pèlerinage d'adieu, le Prophète (P.S. soient sur lui) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l'appartement de sa femme Aicha (Allah soit satisfait d’elle). Quand Fatima (Allah soit satisfait d’elle) venait lui rendre visite, Aicha (Allah soit satisfait d’elle) laissait le père et sa fille seuls ensemble.

Un jour il appela Fatima (Allah soit satisfait d’elle)… quand elle vint il l'embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. Aicha (Allah soit satisfait d’elle) vit cela et demanda : 'tu pleures et tu ris en même temps Fatima? Que t'a dit le Messager de Dieu (P.S. soient sur lui) ?' 'Il me dit d'abord qu'il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j'ai pleuré.' Il me dit alors : 'Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j'ai souris.'

Peu de temps après, le Prophète (P.S. soient sur lui) décéda. Fatima (Allah soit satisfait d’elle) était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu'il ne la vit plus rire après la mort de son père.

 

Sa mort (Allah soit satisfait d’elle)

Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (P.S. soient sur lui), Fatima (Allah soit satisfait d’elle) se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L'après-midi, on rapporte qu'elle appela Salma bint Umays (Allah soit satisfait d’elle) qui veillait sur elle. Elle demanda de l'eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari Ali (Allah soit satisfait de lui). Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n'allait pas. Elle sourit et dit : 'j'ai rendez-vous aujourd'hui avec le Messager (P.S. soient sur lui)', Ali (Allah soit satisfait de lui) pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l'âme. Fatima n'avait que 29 ans…

 

Source :

Extrait du chapitre "Fatima-Zahra" du livre "Les femmes filles du prophète condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel.

 

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 23:34

Oum Kelthoum: la troisième fille du Prophète

Oum Kelthoum naquit après Rouqaya (Allah soit satisfait d’elles), bien avant la révélation.

Oum Keltoum avaient été éduquées avec ses sœurs dans la maison du Souverain de la communauté, par les meilleures femmes qoreïchites. Les parents avaient pourvu à leur direction morale.

 

Son mariage avec Outaïba fils de Abou Lahab

Les Arabes à l’époque mariaient leurs filles toutes jeunes et les envoyaient vivre dans le domicile de leur fiancé sans consommer le mariage vu leur bas âge. Là, elles apprenaient à se familiariser avec leurs beaux-parents, jusqu'à l'âge du mariage.

Abou Talib dit :"Ô ! Mohammed, tu es le fils de mon frère, et tu as marié Zineb à Aba El Aâs fils de Rabîi, alors qu'il n'est pas ton cousin, mais celui de Khadija. Sans elle, il n'aurait eu ni réponse ni mariage".

Mohammed (P.S. soient sur lui) répondit :"Tu as raison, ô ! Mon oncle."

Abou Talib continua :"Nous sommes venus te demander la main de Rouqaya et celle d'Oum Kelthoum, respectivement pour Aâtba et Oûtaïba, fils de ton oncle Abou Lahab, et je ne pense pas qu'il y ait un inconvénient."

Mohammed (P.S. soient sur lui) présenta la chose à Khadija (Allah soit satisfait d’elle), et demanda l'approbation de ses filles (Allah soit satisfait d’elles). Khadija (Allah soit satisfait d’elle) donna son accord, avec quelques réserves car elle savait avec qui allaient vivre ses filles : en compagnie d'Oum Jamil l'extravagante, l'impertinente, femme sans coeur d'Abou Lahab. Ce n'est pas du tout comme cela s'était passé avec le mari de Zineb (Allah soit satisfait d’elle), puisqu'elle vivait avec sa soeur. Cependant, elle respecta l'avis de son mari (P.S. soient sur lui), afin de ne pas le contrarier.

Oum Kelthoum fut mariée à Oûtaïba fils d'Abou Lahab. Ainsi elle se trouva dans le foyer d'Abou Lahab. Comme l'avait prévu Khadija (Allah soit satisfait d’elle), Oum Jamil créait des problèmes, rendant la vie dure a Oum Kelthoum, et les relations se dégradèrent entre elles. Elle endura les fatigues quotidiennes des travaux ménagers, la colère et la mauvaise humeur de sa belle-mère. Elle (Allah soit satisfait d’elle) supporta tout cela sans jamais se plaindre à son père (P.S. soient sur lui). C'est en sorte grâce à son éducation saine et leur sociabilité qu’elle a pu supporter sans se lamenter ses dures épreuves. Ainsi, Oum Kelthoum endura ce calvaire pendant quatre ans. Néanmoins, Dieu qu'Il soit exalté, avait défendu que cela se réalise.

 

La révélation 

Pendant cette période, son père avait reçu la révélation et fut enjoint à exhorter les gens, par là même, à transmettre le message divin. Le Prophète (P.S. soient sur lui) admonesta en premier sa famille.

Les premiers ennemis de l'Islam étaient Abou Lahab et sa femme Oum Jamil. C'est elle qui incita les Qoreïchites à se dresser contre lui et à dénigrer son invocation.

Abou Lahab avait intimé à Aâtba et Outeïba de divorcer de leurs femmes respectives, les menaçant de les renier s'ils ne répudiaient pas les filles de Mohammed (P.S. soient sur lui). Ils mirent à exécution l'ordre de leur père sans conférer.

Rouqaya et Oum Keltoum retournèrent dans la demeure paternelle, sans que le Prophète (P.S. soient sur lui) se souciât outre mesure de cela. Il continua sa mission comme si de rien n'était. Là, elles vivaient (Allah soit satisfait d’elle) honorées, respectées et nobles.

 

Son émigration (Allah soit satisfait d’elle)

Oum Kulthum (Allah soit satisfait d’elle) émigra à Médine quelques semaines après le Prophète (P.S. soient sur lui). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à la Mecque pour amener le reste de la famille, dont et Fatima, Sawdah, Barakah et son fils Usamah, il y avait également Abdullah le fils d'Abou Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aicha et Asma.

 

Son mariage avec Othman ibn Afan (Allah soit satisfait de lui)

Apres la mort de Roukaya (Allah soit satisfait d’elle), le prophète (P.S. soient sur lui) maria sa soeur Oum Kulthum a Othman (Allah soit satisfait de lui) en 3 Hégire, pendant le mois de Rabi’e premier.

Apres ce mariage Othman (Allah soit satisfait de lui) devient le seul homme se mariant avec deux filles du Prophète (P.S. soient sur lui), d’ou son appellation l’homme aux deux lumières car il épousa deux lumières qui sont Ruqayya et Um Kalthum les deux filles du messager d’Allah (paix et bénédiction sur lui).

 

Sa mort (Allah soit satisfait d’elle)

Oum Kulthum (Allah soit satisfait d’elle) a rendu l'âme à son créateur dans l’an 9 hégire. Le prophète (P.S. soient sur lui) pria sur sa défunte fille (Allah soit satisfait d’elle), la conduisant vers sa dernière demeure, et l'enterra de ses propres mains dans le cimetière d'El Baqîi.

 

Sources :

"Les filles du Prophète Mohammad (P.S. soient sur lui)" de Fdal Haja.

http://alkhayalh.com

 

 

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 18:49

Rouqaya : la deuxième fille du Prophète

Rouqaya naquit après Zineb (Allah soit satisfait d’elles), bien avant la révélation. Le Prophète (P.S. soient sur lui) était enchanté de sa naissance ainsi que Khadija (Allah soit satisfait d’elle). De coutume chez les Arabes, à la naissance d'une fille leur tempérament s'altérait et leurs visages se déformaient. Parmi eux, certains enterraient vivante leur fille, d'autres la suffoquaient.

A leur sujet, Dieu, qu'Il soit exalté a dit : «Quand on annonce à l'un d'eux une fille, son visage s'assombrit, au moment même il suffoque» (S.16-V.58)

« Il se cache des gens, à cause du malheur qu'on lui a annoncé, -doit-il la garder malgré la honte, ou l'enfouira-t-il dans la terre ? Comme est mauvais ce qu'ils jugent » (S.16-V.59)

Rouqaya et Oum Keltoum avaient été éduquées dans la maison du Souverain de la communauté, par les meilleures femmes qoreïchites. Les parents avaient pourvu à leur direction morale.

 

Son mariage avec son cousin Aâtba fils de  Abou Lahab 

Les Arabes à l’époque mariaient leurs filles toutes jeunes et les envoyaient vivre dans le domicile de leur fiancé sans consommer le mariage vu leur bas âge. Là, elles apprenaient à se familiariser avec leurs beaux-parents, jusqu'à l'âge du mariage.

Abou Talib dit :"Ô ! Mohammed, tu es le fils de mon frère, et tu as marié Zineb à Aba El Aâs fils de Rabîi, alors qu'il n'est pas ton cousin, mais celui de Khadija. Sans elle, il n'aurait eu ni réponse ni mariage".

Mohammed (P.S. soient sur lui) répondit :"Tu as raison, ô ! Mon oncle."

Abou Talib continua :"Nous sommes venus te demander la main de Rouqaya et celle d'Oum Kelthoum, respectivement pour Aâtba et Oûtaïba, fils de ton oncle Abou Lahab, et je ne pense pas qu'il y ait un inconvénient."

Mohammed (P.S. soient sur lui) présenta la chose à Khadija (Allah soit satisfait d’elle), et demanda l'approbation de ses filles (Allah soit satisfait d’elles). Khadija (Allah soit satisfait d’elle) donna son accord, avec quelques réserves car elle savait avec qui allaient vivre ses filles : en compagnie d'Oum Jamil l'extravagante, l'impertinente, femme sans coeur d'Abou Lahab. Ce n'est pas du tout comme cela s'était passé avec le mari de Zineb (Allah soit satisfait d’elle), puisqu'elle vivait avec sa soeur. Cependant, elle respecta l'avis de son mari (P.S. soient sur lui), afin de ne pas le contrarier.

Rouqaya fut mariée à Aâtba fils d'Abou Lahab. Ainsi elle se trouva dans le foyer d'Abou Lahab. Comme l'avait prévu Khadija (Allah soit satisfait d’elle), Oum Jamil créait des problèmes, rendant la vie dure a Rouqaya, et les relations se dégradèrent entre elles. Elle endura les fatigues quotidiennes des travaux ménagers, la colère et la mauvaise humeur de sa belle-mère. Elle (Allah soit satisfait d’elle) supporta tout cela sans jamais se plaindre à son père (P.S. soient sur lui). C'est en sorte grâce à son éducation saine et leur sociabilité qu’elle a pu supporter sans se lamenter ses dures épreuves. Ainsi, Rouqaya endura ce calvaire pendant quatre ans. Néanmoins, Dieu qu'Il soit exalté, avait défendu que cela se réalise.

 

La révélation

Pendant cette période, son père avait reçu la révélation et fut enjoint à exhorter les gens, par là même, à transmettre le message divin. Le Prophète (P.S. soient sur lui) admonesta en premier sa famille.

Les premiers ennemis de l'Islam étaient Abou Lahab et sa femme Oum Jamil. C'est elle qui incita les Qoreïchites à se dresser contre lui et à dénigrer son invocation.

Abou Lahab avait intimé à Aâtba et Outeïba de divorcer de leurs femmes respectives, les menaçant de les renier s'ils ne répudiaient pas les filles de Mohammed (P.S. soient sur lui). Ils mirent à exécution l'ordre de leur père sans conférer.

Trouvant insuffisante à ses yeux la mauvaise action qu'il avait commise, Abou lahab s'était mis à monter les Qoreïchites contre le Prophète (P.S. soient sur lui) et les Musulmans. Il était puissant, influent et perspicace au sein des Qoreïchites.

Dieu, qu'Il soit exalté, a dit à leur sujet : « Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux. Périssent les deux mains d'Abou Lahab, et que lui-même périsse.

Sa fortune ne le met pas du tout à l'abri, ni ce qu'il acquiert. Il sera bientôt jeté dans le Feu plein de flammes, de même sa femme, porteuse de bois,

A son cou une corde de fibres. » (S. Les Fibres -V.1, 2, 3, 4, 5.)

Rouqaya et Oum Keltoum retournèrent dans la demeure paternelle, sans que le Prophète (P.S. soient sur lui) se souciât outre mesure de cela. Il continua sa mission comme si de rien n'était. Là, elles vivaient (Allah soit satisfait d’elle) honorées, respectées et nobles.

 

Son mariage avec Athman ibn ‘Afan

Après quelques mois, Athman (Allah soit satisfait de lui) se présenta pour demander la main de Rouqaya (Allah soit satisfait d’elle). C'était l'un des premiers à avoir adopté l'Islam, lorsque Abou Bakr exhortait les Qoreïchites. Il était de ceux à qui le Prophète (P.S. soient sur lui) avait prédit le Paradis après leur mort. Athman était bel homme et athlétique.

Dieu, qu'Il soit exalté, assembla les deux plus parfaites créatures, d'excellent tempérament, de bon caractère et de parfaite disposition naturelle.

Quand les païens qoreïchites se rendirent compte de l'ampleur qu'avait prise l'invocation de Mohammed (P.S. soient sur lui) sur la fine fleur des Qoreïchites et sur chaque tribu arabe, et de leur échec pour le contrer, les jeunes avaient déjà adopté la nouvelle religion : "L'Islam".

Les musulmans étaient de plus en plus maltraités et, en dépit de tout, ils tenaient bon et prenaient leur mal en patience. Au moment où le Prophète (P.S. soient sur lui) vit ce qui leur arrivait comme mauvais traitement, il leur spécifia : "Partez pour la terre d'Abyssinie, il y a là un souverain juste, dans le royaume duquel l'iniquité n'a pas lieu et dont la terre est aimée, jusqu'à ce que Dieu vous gratifie d'un dénouement heureux".

 

L’émigration vers l’Abyssinie

Au cours des préparatifs, ils étaient quatorze personnes dont quatre femmes : Athman et Rouqaya (Allah soit satisfait d’elle) y étaient également. Le nombre augmentait au fur et à mesure, dépassant les quatre-vingts Musulmans et Musulmanes. L'exode eut lieu vers la terre d'Abyssinie sans incident. Arrivés sur place, ils furent en sécurité.

Les Qoreïchites déléguèrent un émissaire avec un présent auprès du Negus, pour leur renvoyer les fugitifs. Il déclina leur offre et porta secours aux Musulmans, leur offrant l'hospitalité.

 

Le retour a la Mecque et la mort de khadija (Allah soit satisfait d’elle)

Les émigrés d'Abyssinie eurent vent de la victoire des Musulmans sur les impies qoreïchites et apprirent que La Mecque s'était convertie à l'Islam. Nombreux furent ceux qui revinrent à La Mecque ; Athman et Rouqaya (Allah soit satisfait d’elle) étaient du voyage. Là, ils durent affronter la réalité qui était tout autre que ce qu'ils avaient entendu dire. C'était une ruse des Qoreïchites, pour faire revenir les émigrants et se venger d'eux.

Lorsque Rouqaya (Allah soit satisfait d’elle) se rendit au domicile parental, il n'y avait plus personne. Ses soeurs lui apprirent que leur mère (Allah soit satisfait d’elle) était morte. Roukaya (Allah soit satisfait d’elle) pleura amèrement et porta le deuil.

 

Son émigration avec son mari Athman vers Médine

Les Qoreïchites accentuèrent leur tyrannie contre les Musulmans. Le Prophète (P.S. soient sur lui) stipula clairement à ses compagnons d'émigrer vers Médine; Athman et Rouqaya (Allah soit satisfait d’elle) était à nouveau du voyage.

A Médine les Ansars (Allah soit satisfait d’elle) les accueillirent, partageant avec eux biens et foyers.

Rouqaya (Allah soit satisfait d’elle), enceinte de neuf mois, mit au monde un garçon du nom d'Abdallah. C'était l'allégresse, mais hélas elle fut de très courte durée : l'enfant mourut en bas âge.

 

La mort de Rouqaya (Allah soit satisfait d’elle)

Rouqaya fut très affligée de son décès, et tomba gravement malade. Athman (Allah soit satisfait d’elle) l'assista et la traita du mieux qu'il put.

Durant cette période, les Musulmans allèrent combattre les infidèles à Badr. Le Prophète (P.S. soient sur lui) demanda à Athman de veiller et de prendre soin de sa femme (Allah soit satisfait d’elle), et de lui alléger les affres de la maladie. L'affection s'était intensifiée et arriva à son terme. Roukaya rendit l'âme à son créateur en présence de son bienveillant époux (Allah soit satisfait de lui).

Athman (Allah soit satisfait d’elle) la pleura amèrement, il était cruellement affligé. C'était le jour où les Musulmans rentrèrent victorieux de la bataille de Badr. C'était un jour à la fois funèbre et de consécration.

Après avoir appris le décès de sa fille (Allah soit satisfait d’elle), le Prophète (P.S. soient sur lui) entra chez Athman (Allah soit satisfait d’elle), attristé.

Les femmes pleuraient et hurlaient. Omar, fils de Khattab (Allah soit satisfait d’elle), se mit en colère contre elles, leur ordonnant de cesser. Le Prophète (P.S. soient sur lui) dit : "Tout ce qui vient de l'oeil et du coeur, c'est de Dieu, tout ce qui vient de la main et de la langue, c'est de Satan". Omar (Allah soit satisfait d’elle), ne sachant quoi répondre, était confus.

Fatima-Zahra pleura sa soeur (Allah soit satisfait d’elle) avec amertume, le Prophète (salue et bénédiction sur lui) prit un pan de robe et lui essuya les yeux avec affabilité et tendresse.

Il (P.S. soient sur lui) pria sur sa défunte fille (Allah soit satisfait d’elle), la conduisant vers sa dernière demeure, et l'enterra de ses propres mains dans le cimetière d'El Baqîi.

 

Ses mérites (Allah soit satisfait d’elle)

Selon Anas (Allah soit satisfait d’elle), le Prophète (P.S. soient sur lui) a dit :

"Athman a été le premier à s'expatrier avec sa famille (Rouqaya), après Loth (sur lui le salut)" Rapporté par El Béihaqi et Tabari.

Les femmes ont dit au sujet de leur mariage : "Les plus parfaites créatures vues par l'être humain, Rouqaya et son époux Athman (Allah soit satisfait d’elle) ".

 

Sources :

"Les filles du Prophète Mohammad (P.S. soient sur lui)" de Fdal Haja.

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 18:15

Zeinab, la fille aînée du prophète (P.S soient sur lui)

Zeinab (Allah soit satisfait d’elle) est la fille aînée du Prophète (P.S. soient sur lui) et de Khadija (Allah soit satisfait d’elle). Sa naissance précéda de dix ans, la révélation divine faite à son père (P.S. soient sur lui).

 

Son mariage (Allah soit satisfait d’elle)

 

Ella a épousé Aba El Aâs fils de Rabii qui était du nombre des plus grands commerçants. Aba El Aâs et Zeinab eurent deux heureux événements, en premier lieu la naissance d’une fille dénommée Oumama et plus tard, un garçon prénommé Ali. Ces circonstances ont eu lieu juste avant l’Hégire du Messager (P.S. soient sur lui).

 

Sa vie avec Aba El Aâs après la révélation


De retour de sa tournée commerciale, Aba El Aâs fut mis au courant de la propagation de l’Islam à la Mecque, de l’appel à l’unicité et l’adoration d’un Dieu unique. Zeinab exhortait son époux à se rallier à sa foi. Hélas, il déclina l’offre, argumentant sur le fait que l’on dise, qu’il a soi-disant abandonné la religion de ses aïeux pour l’Islam.

Les Qouraych exerçait une pression sur Abu-l Aas pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Qouraych s'approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s'il répudiait Zaynab, il répondit : "j'aime profondément et passionnément ma femme, et j'ai une grande estime pour son père, même si je n'ai pas embrassé l'islam".

Les Qoreichites décrétèrent la relégation de toute la famille du Messager (P.S. soient sur lui), de ses proches parents et de ses adeptes, qui emménagèrent dans les ravins, aux abords de la Mecque, et cela, pendant une période de trois ans. La Mort de Khadija (Allah soit satisfait d’elle) survenue à cette époque, suivi de celle d’Abou Talib, l’oncle du Messager (P.S. soient sur lui) qui lui aurait accordé un grand soutien bien qu’il n’était pas converti, il l’aurait protégé du mal que les Qoreichites essayaient de lui faire. Cette année fut désignée l’année du deuil.

Sur ordre du Prophète (P.S. soient sur lui), les fidèles finirent par quitter la Mecque, suivi plus tard par le prophète et son fidèle compagnon Abou Bakr (Allah soit satisfait d’elle). Zeinab demeura à la Mecque recluse en compagnie de ses enfants.

 

Le rançon de Zeinab (Allah soit satisfait d’elle) pour libérer son mari

Lors de la bataille de Badr, les Musulmans étaient approximativement trois cents, alors que les Qoreïchites furent un millier. Pourtant, les musulmans remportèrent la victoire avec l’aide du Tout Puissant. Rentrant victorieux à Médine avec un butin et de nombreux prisonniers de guerre, parmi lesquels se trouvait Aba El Aâs.

Les Musulmans avaient exigé une rançon contre la liberté des captifs. A la Mecque, les Qoreïchites se rendirent chez les parents des détenus, afin de réunir la rançon réclamée. Ils se rendirent chez Zeinab (Allah soit satisfait d’elle) lui réclamant le prix de la rançon contre la liberté de son mari. Elle ne possédait que la précieuse parure héritée de sa mère (Allah soit satisfait d’elle).

Le Prophète (P.S. soient sur lui) l’ayant reconnue, il pleura et expliqua aux musulmans les faits, leur demandant avec leur approbation la liberté d’Aba El Aâs. Le Prophète (P.S. soient sur lui) demanda à Aba El Aâs d’être seul avec lui; une fois en tête à tête, il lui dit: "L’Islam vous sépare, ta femme et toi, elle n’est plus licite pour toi, ni toi pour elle, toi polythéiste et elle musulmane. Je te demande de bien vouloir me l’envoyer" ; il accepta la sollicitation.

 

Emigration de Zeinab (Allah soit satisfait d’elle) vers la Médine


L’inclination de Zeinab (Allah soit satisfait d’elle) pour l’Islam fut plus forte que toute chose. Enceinte, elle s’apprêta à les préparations terminées, elle se mit en route en plein jour et devant les Qoreichites, accompagnée seulement par le frère de son conjoint. La nouvelle de son exode est parvenue aux oreilles des ennemis de l’Islam, et la blessure de la défaite était encore béante chez eux, et l’auteur n’était autre que son père (P.S. soient sur lui), il fallait se venger, ils envoyèrent quelques hommes, avec à leur tête Abou Soufyan pour les intercepter. Ils finirent par les rejoindre hors de la Mecque, l’un d’eux jeta Zeinab (Allah soit satisfait d’elle) à terre de sa monture sans ménagement. Heurtant un rocher, elle se mit à saigner abondamment perdant le fœtus et faillit mourir. Grand archer, son beau frère s’était mis en position l’arc à la main, la défendant contre quiconque voulait s’approcher d’elle. A cet instant précis, Abou Soufyan s’était interposé pour le calmer. Le frère d’Aba El Aâs se calma et rengaina ses flèches. Il fit demi-tour avec sa belle sœur à la Mecque où elle fut soignée. Une fois ses forces revenues, elle quitta la Mecque avec son beau frère. Arrivée à Médine, elle fut accueillie par le Prophète (P.S. soient sur lui) et les Musulmans, ce fut une des réceptions les plus chaleureuses.

 

La conversion de Aba El Aâs 

C’est en l’an sept (07) de l’Hégire, qu’Aba El Aâs quitta la Mecque pour Médine. Arrivé, il s’introduisit dans la mosquée du Prophète (P.S. soient sur lui), et là, devant les Musulmans, prononça la formule de foi. Les Croyants, glorifiant et louant Dieu, furent réjouis de sa conversion à l’Islam. Le Prophète (P.S. soient sur lui) l’invita chez lui, appela sa fille Zeinab (Allah soit satisfait d’elle), les réunit de nouveau. Les parfaits et loyaux époux reprirent conjointement une vie heureuse avec leurs enfants Oumama et Ali, adorant Dieu.

 

La mort de Zeinab (Allah soit satisfait d’elle)


Une année s’écoula après le retrouvaille de Zeinab (Allah soit satisfait d’elle) et son mari, Zeinab (Allah soit satisfait d’elle) décéda, le Prophète (P.S. soient sur lui) porta son deuil, ainsi qu’Aba El Aâs. Le Prophète (P.S. soient sur lui) l’enveloppa dans un de ses voiles. Lors de son enterrement, le Prophète (P.S. soient sur lui) était descendu dans sa sépulture, attristé de sa perte, invoquant Dieu, afin de la soulager de l’étroitesse du tombeau.

 

Sources :

Extrait du chapitre "Zineb l’aînesse" du livre "Les femmes filles du prophète condisciples vertueuses" préparé par Fadal Haja. Traduction: Dr Hébri Bousserouel.

 

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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 16:05


Safiya bint Houyay (Allah soit satisfait d’elle)

Elle s'appelle Safiya bint Houyay Ibn Akhtab Ibn Sa'yah Ibn Tha'labah Ibn 'Ubayd Ibn Ka'b Ibn Al-Khazraj Ibn Abî Habîb Ibn An-Nadîr Ibn An-Nahâm - on dit aussi Ibn Nâkhûm, ou encore Yankhûm, ou Nakhûm.

Ils descendaient des enfants d'Israël de la lignée de Lévi fils de Jacob puis de Hârûn (Aaron) le frère de Moïse. Sa mère s'appelle Burrah bint Samuel.

L'épousa d'abord Salam Ibn Abi al-Huqayq puis, veuve, Kinana le frère de Salam, l'un des chantres renommés des Juifs. Kinana fut tué à la bataille de Khaybar. Safiyya était réputée pour sa beauté, son intelligence, et sa piété.

 

L'expédition De Khaybar

 

C'est en l'An 7 de l'Hégire après le traité de Hodeybia, que le Prophète (P.S. soient sur lui) attaqua Khaybar, une ville située à 180 km environ au nord de Médine. 1400 cavaliers et fantassins furent rassemblés. Arrivés aux portes de la ville, le Messager d'Allah (P.S. soient sur lui) implora Allah en ces termes "O Dieu, Seigneur des Cieux et de tout ce qu'ils couvrent, Seigneur de la terre et tout ce qu'elle porte, Seigneur des démons et de tous ceux qu'ils égarent, Seigneur du vent et de tout ce qu'il emporte, nous te demandons de nous livrer le meilleur de ce que contient ce village, l'élite de ses habitants et de nous préserver du mal qu'ils pourraient nous faire.".

 

Sa conversion  

Safiyya fut capturée et son lot échut à Dihya al-Kalbi. On fit savoir au Prophète (P.S soient sur lui) que telle femme noble et de sang Prophétique ne devait revenir qu'à lui. Il la prit et donna à Dihya sept captifs en échange y compris les deux cousines paternelles de Safiya.

Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète (P.S soient sur lui). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L'une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l'autre était muette d'effroi.

La deuxième femme n'était autre que Safiya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l'an 4 de l'Hégire pour avoir comploté contre le Prophète. La femme bruyante qui l'accompagnait était sa cousine. Le Prophète (P.S soient sur lui) demanda à ce que l'on s'occupe de la cousine et plaça la cape qu'il portait sur les épaules de Safiya dont l'époux venait d'être tué pendant la bataille.

Le Prophète (P.S soient sur lui) se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : "Bilâl, est-ce qu'Allâh a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l'endroit même où leurs hommes ont été tués ?"

Elle assiste au témoignage de la prophètie de Mouhammad (P.S soient sur lui)

Et elle (Allah soit satisfait d’elle) a dit : "J'étais la favorite de mon père et de mon oncle Yâsir. Chaque fois que j'étais en compagnie de l'un de leurs enfants, ils me portaient dans leurs bras. Quand le Messager d'Allâh (P.S. soient sur lui) arriva à Médine, mon père et mon oncle allèrent le voir. C'était très tôt le matin, entre l'aube et le lever du soleil. Ils revinrent bien plus tard. Ils étaient complètement usés et déprimés, et rentraient d'un pas lourd et lent. Je leur souris comme toujours, mais ni l'un ni l'autre ne fit attention à moi parce qu'ils étaient si misérables. J'ai entendu Abû Yâsir demander à mon père :

- Est-ce lui ?

- Oui c'est bien lui.

- L'as-tu reconnu ? En es-tu sûr ?

- Oh oui ! Je ne l'ai que trop bien reconnu.

- Qu'éprouves-tu à son égard ?

- De l'hostilité ! De l'hostilité à jamais".

Safiya accepta immédiatement l'invitation à l'Islam du Prophète (P.S soient sur lui).

 

Son mariage avec le Prophète (P.S. soient sur lui) en l’an 7 H

 

Après la période de veuvage le Saint Prophète le libéra et l'épousa. Les gens surent qu'il l'avait épousée quand elle prit le voile. Les noces durèrent trois jours et trois nuits entre Khaybar et Médine.

Son récit du rêve lui annonçant son mariage avec le Prophète (P.S soient sur lui). Safiyya (Allah soit satisfait d’elle) rapporta que le Prophète (P.S soient sur lui) aperçut une ecchymose sur le visage de Safiyya lors de Khaybar et lui en demanda la raison. Elle dit : "Je dormais dans le giron d'Ibn Abi al-Huqayq quand je vis en rêve la lune tomber dans mon giron. Au réveil je lui racontai ce rêve et il me frappa au visage, disant : "Tu aspires donc au royaume de Yathrib?"

 

Son comportement durant la maladie de mort du Prophète (P.S soient sur lui)

 

Quand le Prophète (P.S soient sur lui) arrivait au terme de sa vie, Safiya (Allah soit satisfait d’elle) compatissait profondément et sincèrement : "Ô Messager d'Allah, si seulement je pouvais souffrir à ta place". Certaines de ses épouses la prirent à la légère ce qui agaça le Prophète (P.S soient sur lui). Il s'exclama : "Par Allah, elle dit vrai !"

 

Ses mérites

Anas rapporta qu'un jour le Prophète (P.S soient sur lui) trouva Safiya en train de pleurer. Quand il l'interrogea sur la cause de ses larmes, elle répondit qu'elle avait entendu Hafsah la décrire de façon peu flatteuse comme "une fille de Juif".

Le Prophète (P.S soient sur lui) rétorqua : "Tu es assurément la fille d'un Prophète (Hâroun), la nièce d'un Prophète (Moise), et l'épouse d'un Prophète (Mouhammad). Y-a-t-il là de quoi être méprisant à ton égard ?" Il dit ensuite à Hafsah : " Ô Hafsah, crains Allah ! " Rapporté par Ahmed n°3/135 et at-Tirmidî n° 3894 avec un Sanad Sahih.

En effet elle était de la descendance de Haroune, son oncle est Moussa (qui est le frère de Haroun), et son mari n’était autre que le Messager d’Allah (P.S soient sur lui).

Un jour, le Prophète voyageait en compagnie de Safiya et de Zaynab bint Jahsh. Le chameau de Safiya se blessa. Zaynab ayant un chameau supplémentaire, le Prophète lui demanda de le donner à Safiya. Zaynab répondit : "Devrais-je donner à cette Juive"?

De colère, le Prophète (P.S soient sur lui) se détourna d'elle pendant deux ou trois mois afin de lui exprimer son désaccord.

Safiya (Allah soit satisfait d’elle) a dit : Le Prophète vint me voir et en face de moi il y avait quatre mille noyaux de datte avec lesquels je faisais le tasbih (subhan allah). Il dit : " Tu fais le tasbih avec autant ! Veux-tu que je t’apprenne ce qui surpasse ta quantité de tasbih ? " Elle dit : " Apprends-moi ! " Il lui dit : " Dis subhan allah `abada khalqihi ".

 

Sa vie après la mort du Prophète (P.S soient sur lui)

Même après la mort du Prophète (P.S soient sur lui), elle connut de moments difficiles. Une de ses esclaves alla trouver le Commandeur des Croyants Omar pour lui dire : "Ô Commandeur des Croyants ! Safiya (Allah soit satisfait d’elle) aime le sabbat et elle conserve des liens avec les Juifs ! "

Omar s'en enquit auprès de Safiya (Allah soit satisfait d’elle) qui lui répondit : "Je n'aime plus le sabbat depuis qu'Allah l'a remplacé par le vendredi. Les seuls contacts que j'aie conservés avec les Juifs sont ceux de ma famille". Alors Safiya (Allah soit satisfait d’elle) interrogea sa servante pour savoir ce qui l'avait poussée à mentir à Omar, elle répondit : "C'est le diable" Alors Safiya la libéra.

 

Sa mort (Allah soit satisfait d’elle)

 

Safiya vécut avec le Prophète (P.S soient sur lui) pendant environ quatre ans. Elle n'avait que vingt et un ans quand le Prophète (P.S soient sur lui) mourut. Elle resta veuve les trente neuf années qui suivirent. Elle fut rappelée à Allah (Allah soit satisfait d’elle) en l'an 50 de l’Hégire, à l'âge de soixante ans puisse. Elle fut enterrée dans le cimetière des femmes de Médine Allah être satisfait d'elle.

 

Source

http://www.khayma.com

قصص الصابيات مصطفى مراد

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 15:49


Jowayriya bint Al –Harith (Allah soit satisfait d’elle)

Jowayriya bint Al Harith Ibn abi Dirar, Ibn Habib, Ibn jodayma Aljoza’iya Ibn banou Al mostaliq. Née 3 ans environ après la révélation. Son père était le chef de banou Al mostaliq. Elle était mariée à Mosa’if Ibn safwane Alkhoza’i, mort l’heure de la bataille de banou Al mostaliq en 6 H.

 

Son mariage avec le Prophète (P.S. soient sur lui) 

En 6 H après la bataille de banou Al mostaliq, Elle était parmi les captifs des banou Al mostaliq. Elle avait à l’époque 20 ans. Après l'avoir libérée, le Prophète (P.S. soient sur lui) l'épousa pour encourager les musulmans à faire comme lui .Ils libérèrent ainsi toutes les femmes qu'ils avaient capturées, des banou Al mostailq car ils sont devenus la belle famille du Prophète (P.S. soient sur lui), par respect à l'alliance du mariage qui se noua dès lors entre le messager d’Allah (P.S. soient sur lui) et les banou Al -mostaliq qui se convertirent à l'Islam sans exception.

Selon ibn ‘Abbas (Allah soit satisfait de lui) « lorsqu’elle entra dans la maison du Prophète (P.S. soient sur lui), elle s’appelait « Bara », mais le Prophète l’appela Jouwayrîyah. »[Rapporté par Mouslim n ° 2/40 et par Ahmad n° 2/429]

 

Ses mérites (Allah soit satisfait d’elle)

Jowayriya apporta un si grand bonheur à sa communauté. Aicha (Allah soit satisfait d’elle) a dit : «Par Allah, je ne connais pas de femmes qui n’aient de plus grande bénédiction pour son peuple, que cette femme. » [Rapporté par Ahmad n°6 / 277 avec un Sanad Sahih et par abou Dawoud n°3931]

 

Le décès de Jowayriya (qu'Allah soit satisfait d'elle)

Elle fut rappelée à Allah (Allah soit satisfait d’elle)  en l'an 50 de l'Hégire, Elle fut enterrée dans le cimetière des femmes de Médine. Pendant le mois de rabi’i alawal.

 

 

Source :

http://www.imanway.com

http://www.khayma.com

كتاب الرحيق المختوم

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 23:25

Zaynab bint Jahch

 

Zaïnab, fille de Jahch, C’est la fille al Mouttalib cousine du Prophète. Précédemment marié à Zaïd ibn Haritha.

 

Son mariage avec le Prophète (P.S. soient sur lui)

 

Se mariage a essentiellement pour but d’abolir la coutume de l’adoption. Par ailleurs, c’est Le Prophète (P.S. soient sur lui) qui maria Zaineb à Zaïd ibn Haritha, son fils adoptif. Le ménage connut ensuite des difficultés, et malgré les tentatives de réconciliation des époux par le Prophète, Zaïd finit par divorcer. Dans leurs coutumes, les Arabes traitaient le fils adoptif au même titre que le propre fils tant en ce qui concerne les droits de succession que l’interdiction de mariage : la femme divorcée ou veuve du fils adoptif était interdite à l’adoptant. C’est cette coutume que le Coran voulait réformer. Peu de temps après le divorce de Zaineb, le Prophète reçut l’ordre de Dieu d’épouser cette dernière. Celui-ci hésita et il fut blâmé pour cela : « Tu craignais les gens, et c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zaid eut cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. L’ordre d’Allah doit être exécuté. Il n’y a pas de faute à reprocher au Prophète au sujet de ce qu’Allah lui a imposé, conformément aux lois établies pour ceux qui vécurent antérieurement. L’ordre d’Allah est un Décret immuable. » Coran 33.37-38

 

Ses mérites (Allah soit satisfais d’elle)

 

Anas (Allah soit satisfait de lui) rapporte qu’elle se vantait auprès des mères des croyants en leur disant : «C’est vos parents qui vous ont donné en mariage, quand à moi c’est Allah qui m’a donné en mariage du haut des sept cieux » (Rapporté par al Boukharî)

En effet Allah -Le Très Haut- a dit : Traduction relative et approchée : « Quand tu disais à celui à qui Allah a comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : « Gardes pour toi ton épouse et crains Allah ! », et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public.» S33 V37

Anas ibn Malîk (Allah soit satisfait de lui) rapporte que lorsque le verset sur le Hijab fut descendu sur Zaïnab bint Jahch (Allah soit satisfait d’elle), le Messager d’Allah (P.S. soient sur lui) fit faire un repas pour le mariage, composé de viande et de pain, et elle se vantait auprès des épouses du Prophète (P.S. soient sur lui) en leur disant : « Allah m’a donné en mariage du ciel ». (Rapporté par al Boukharî)

Aicha (Allah soit satisfait d’elle), la mère des croyants, a rapporté que le Messager d’Allah (P.S. soient sur lui) a dit : « Celle parmi vous qui me rejoindra le plus vite sera celle d’entre vous qui aura le bras le plus long »

Aicha (Allah soit satisfait d’elle) ajouta: « Les femmes du Prophète (P.S. soient sur lui) mesurèrent leurs bras afin de savoir qui parmi elles avait le bras le plus long ».

Elle dit : « .Zaïnab avait parmi nous le bras le plus long, car elle travaillait de sa propre main et faisait beaucoup l’aumône.» (Rapporté par Mouslim)

Aicha (Allah soit satisfait d’elle) a dit :« Zaïnab était celle qui reconnaissait ma valeur auprès du Messager (P.S. soient sur lui), et je n’ai jamais vu de meilleure femme telle que Zaïnab : aussi pieuse, aussi véridique, aussi attachée aux liens de parentés et aussi charitable, qui se donnait autant dans les œuvres charitables, par lesquelles elle se rapprochait d’Allah Le Très Haut, mis à part son côté ferme, qu’il y avait en elle, mais qu’elle se hâtait de corriger .» (Rapporté par Mouslim)

Et selon une autre version Aicha (Allah soit satisfait d’elle) a dit : « Zaïnab travaillait de ses mains, elle tannait et ornait les peaux, et faisait ainsi beaucoup l’aumône. » (Rapporté par al Hakim)

Aicha (Allah soit satisfait d’elle) a dit : le Messager d’Allah (P.S. soient sur lui), interrogea Zaïnab bint Jahch à mon sujet (suite à la calomnie faite à l’encontre de Aicha) : « Ô Zaïnab, qu’est-ce que tu as su ou vu ? », elle lui répondit : « Que je ne devienne aveugle et sourde, je n’ai su que du bien ».

Puis elle dit (Aicha) : « Et c’était elle qui m’estimait le plus des épouses du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui, et c’est ainsi qu’Allah la préserva par la piété.» (Rapporté par al Boukharî)

 

Sa mort (Allah soit satisfait d’elle)

Elle fut rappelée à Allah en l’an 20 de l'Hégire.


Sources :

http://www.islamfrance.com/femmeislam2.html

http://oumma.com

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 17:09

Oummou Salama (Allah soit satisfait d’elle)

Son vrai nom était Hind. Elle était la fille d'un notable du clan Makhzoum Abou Oumayya surnommé "Zad ar-Râkib" parce qu'il était bien connu pour sa générosité particulièrement avec les voyageurs.

 

Sa conversion

 

Le mari d'Oum Salama était Abdoullah ibn Abdou l’Asad et tous deux étaient parmi les premières personnes à accepter l'Islam. Seul Abou Bakr et quelques autres que l'on peut compter sur les doigts d'une main sont devenus musulmans avant eux. Dès que la nouvelle de leur conversion se répandit, les Qouraïches réagirent avec une colère folle. Ils commencèrent à poursuivre et à persécuter Oum Salama et son mari. Mais le couple n'hésita, ni ne désespéra pas et ils restèrent fermes dans leur nouvelle foi. La persécution devint de plus en plus intense. La vie à Makkah devint insupportable pour beaucoup de nouveaux musulmans. Le Prophète (P.S soient sur lui) leur donna alors la permission d'émigrer en Abyssinie.

 

Son émigration en Abyssinie

 

Oum Salama et son mari furent au premier rang de ces Mouhâdjiroûn (émigrés), à la recherche d'un refuge en terre étrangère. Malgré la protection qu'Oum Salama (Allah soit satisfait d’elle) et les compagnons reçurent du dirigeant Abyssin, le désir de retourner à Makkah, d'être près du Prophète (P.S soient sur lui), de la source de révélation et de guidée, persistait. La nouvelle que le nombre de musulmans à Makkah avait augmenté arriva finalement aux Mouhâdjiroûn. Parmi les nouveaux convertis, il y avait Hamza Ibn Abdoul-Mouttalib et 'Omar Ibn Al Khattab. Leur foi avait énormément renforcé la communauté et les émigrés en Abyssinie entendirent que les Qouraïches avaient quelque peu diminué la persécution. Ainsi un groupe de Mouhâdjiroûn, poussé par un profond désir dans leur cœur, décidèrent de retourner à Makkah.

 

Son émigration à Médine

Le relâchement de la persécution ne fut que bref, comme le découvrirent bientôt ceux qui y retournèrent. L'augmentation spectaculaire du nombre de musulmans après l'acceptation de l'Islam par Hamza et 'Omar avait même exaspéré davantage les Qouraïches. Ils intensifièrent leurs persécutions et tortures à un degré encore jamais vu. Le Prophète (P.S soient sur lui) donna alors la permission à ses compagnons d'émigrer à Madinah. Oum Salama et son mari furent parmi les premiers à partir. La Hijra d'Oum Salama et de son mari ne fut cependant pas aussi facile qu'ils l'avaient imaginé. En fait, ce fut une expérience amère et douloureuse et un tourment particulier pour elle. Elle a dit: "Quand Abou Salama décida de partir pour Madinah, il prépara un chameau pour moi, me hissa dessus et plaça notre fils Salama sur mes genoux. Mon mari prit alors la tête et continua sans arrêter ou attendre quoi que ce soit. Cependant, avant que nous fussions sortis de Makkah, quelques hommes de mon clan nous arrêtèrent et dirent à mon mari : "Quoique vous soyez libre de disposer de vous vous-mêmes, vous n'avez aucun pouvoir sur votre femme. Elle est notre fille. Vous attendez-vous à ce que nous vous permettions de l'emporter loin de nous ?" Ils se précipitèrent alors sur lui et m'arrachèrent de ses mains. Le clan de mon mari, Banu Abdou l’asad, les vit me prendre, moi et mon enfant. Ils devinrent fous de colère. "Non, par Allah !" crièrent-ils "nous n'abandonnerons pas le garçon. Il est notre fils, et nous avons un droit sur lui." Ils le prirent par la main et me le retirèrent brusquement. Soudainement, en l'espace de quelques instants, je me retrouvais seule et solitaire. Mon mari se dirigea vers Madinah tout seul et son clan m'avait enlevé mon fils. Mon propre clan, Banu Makhzoum, eut le dessus sur moi et me força à rester avec eux. Depuis le jour où mon mari et mon fils furent séparés de moi, j'allais quotidiennement, à midi, jusqu'à cette vallée et m'asseyais à l'endroit où cette tragédie avait eu lieu. Je me rappelais ces moments épouvantables et pleurais jusqu'à ce que la nuit tombe sur moi. Je continua ainsi pendant une année, jusqu'au jour où un homme des Banou Oumayyah passa par là et vit ma condition. Il alla trouver mon clan et dit: "Pourquoi ne libérez-vous pas cette pauvre femme ? Vous avez éloigné son mari et son fils d'elle." Il continua à essayer d'adoucir leurs cœurs et de jouer avec leurs sentiments. Enfin ils me dirent : "Va et rejoins ton mari si tu le veux." Mais comment pourrais-je rejoindre mon mari à Madinah et laisser mon fils, un morceau de ma propre chair et de mon sang à Makkah, chez les Banou Abdul asad ? Comment pourrais-je être sans angoisse et mes yeux sans larmes, devrais-je rejoindre le lieu de la hidjrah ne sachant rien de mon fils laissé derrière moi à Makkah ? Certains comprirent ce que je vivais et leurs cœurs me rejoignirent. Ils adressèrent une requête aux Banu Abdul Asad pour ma défense et leur proposèrent de me rendre mon fils. Je ne voulais pas, à présent, m'attarder à Makkah jusqu'à trouver quelqu'un pour voyager avec moi: J'avais peur que quelque chose puisse arriver qui me retarderait ou m'empêcherait de rejoindre mon mari. Donc je prépara rapidement mon chameau, plaça mon fils sur mes genoux et partis en direction de Madinah. J'eus à peu près atteint Tan'im (à environ trois miles de Makkah) quand je rencontra Outhman Ibn Talhah (c'était un gardien de la Ka'bah dans la période préislamique et il n'était pas encore musulman). "Où allez-vous, Bint Zad ar-Rakib ?" demanda-t-il. "Je vais chez mon mari à Madinah" "Et il n'y a personne avec vous ?" "Non, par Allah ! Sauf Allah, et mon garçon que voici..."

"Par Allah, je ne vous abandonnerai jamais avant que vous n'atteigniez Madinah" jura-t-il. Il prit alors les rênes de mon chameau et nous conduisit. Je n'ai, par Allah, jamais rencontré un arabe plus généreux et noble que lui. Quand nous atteignîmes un lieu de repos, il fit agenouiller mon chameau, attendit que j'en descende, l'amena à un arbre et l'y attacha. Il alla alors à l'ombre d'un autre arbre. Quand nous fûmes reposés, il prépara le chameau et nous conduisit.

C'est ce qu'il fût chaque jour avant que nous n'ayons atteint Madinah. Quand nous fûmes arrivés à un village près de Qouba (à environ deux milles de Madinah) appartenant aux Banou Amr Ibn Awf, il dit : "Votre mari est dans ce village. Entrez-y avec les bénédictions de Dieu." Il fit demi-tour et se dirigea vers Makkah." Leurs routes se croisèrent finalement après la longue séparation. Oum Salama fut ravie de revoir son mari et il fut enchanté de voir sa femme et son fils.

 

La mort de son mari

 

Après la bataille d' Ouhoud, Abou Salama (Allah soit satisfait de lui) sortit très grièvement blessé. Il sembla d'abord bien réagir au traitement, mais ses blessures ne guérirent jamais complètement et il resta cloué au lit. Une fois, tandis qu'Oum Salama (Allah soit satisfait d’elle) le soignait, il lui dit: "J'ai entendu les paroles du Messager de Dieu. Chaque fois qu'une calamité affligeait quelqu'un, il disait : "Certes c'est à Allah que nous appartenons et c'est vers Lui que nous retournerons." Et il priait : " Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur, que seul Toi, loué et puissant, peut donner."

Abou Salama (Allah soit satisfait de lui) resta au lit, malade, pendant plusieurs jours. Un matin, le Prophète (P.S. soient sur lui) vint le voir. La visite fut plus longue que d'habitude. Tandis que le Prophète (P.S. soient sur lui) était toujours à son chevet, Abou Salama décéda. De ses mains bénites, le Prophète (P.S. soient sur lui) ferma les yeux de son compagnon mort. Il leva alors les mains au ciel et pria : "Seigneur, accorde le pardon à Abou Salama. Elève son rang parmi les biens guidés. Charge-toi de sa famille à tout moment. Pardonne-nous et pardonne-lui. Seigneur des Mondes, élargis-lui sa tombe et remplis-la de lumière."

Oum Salama (Allah soit satisfait d’elle) se rappela la prière que son mari avait rapporté du Prophète sur son lit de mort et commença à la répéter: "Certes, à Dieu nous appartenons et c'est à Lui que nous retournons." ... mais elle ne pouvait se résoudre à continuer " Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur et remplace-moi (ce que j'ai perdu) par quelque chose de meilleur" parce qu'elle se demandait sans cesse "qui pourrait être meilleur qu'Abou Salama ? "... Mais elle continua malgré tout ses invocations. Les musulmans furent énormément attristés par la situation critique d'Oum Salama. Elle devint "Ayyim Al Arab", "la veuve arabe". Elle n'avait pas de proche à Madinah sauf ses jeunes enfants, complètement démunie... Et les Mouhâdjiroûn comme les Ansars estimèrent qu'ils avaient un devoir envers Oum Salama (Allah soit satisfait d’elle).

 

Son mariage avec le Prophète (P.S. soient sur lui)

 

Quand elle eut achevé son délai de viduité (de quatre mois et dix jours), Abou Bakr (Allah soit satisfait de lui) la demanda en mariage mais elle refusa. Puis 'Omar (Allah soit satisfait de lui) en fit de même, mais elle déclina également. Le Prophète (P.S. soient sur lui) lui présenta à son tour une proposition de mariage et elle répondit : "Messager de Dieu, j'ai trois défauts. Je suis une femme extrêmement jalouse et j'ai peur que tu voies en moi quelque chose qui t'irrite et qu'Allah me punisse pour cela. Je suis une femme d'un certain âge et j'ai de jeunes enfants." Le Prophète (P.S. soient sur lui) répondit : "En ce qui concerne la jalousie, je prie Allah le Tout Puissant de la chasser de toi. Pour ce qui est de la question d'âge, j'ai le même problème que toi. Et quant à la famille dont tu as la charge, ta famille est ma famille

 

Sa mort (Allah soit satisfait d’elle) (61 H)

 

Elle était la dernière des femmes du Prophète fut rappelée à Allah en l'an 61 de l'Hégire, à l’age de 90 environ.

 

Ses mérites

Selon al basri, elle était dotée d'un esprit extraordinairement judicieux et sagace. Parmi les femmes du Prophète (P.S. soient sur lui), elle était la plus instruite et celle qui transmettait le plus des hadiths d'après lui. Elle était, en outre, l'une des rares femmes arabes qui connaissaient l'écriture.

Soufiane ibn ‘Ouyaïna (Qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Oummou Salama est la première à avoir émigré (fait la Hijra) »

Oummou Salama (Allah soit satisfait d’elle): « J’ai entendu le Messager: « Il n’y a pas un musulman qui lorsqu’il est frappé par un malheur, dit ce qu’Allah lui a ordonné de dire : « Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. Mon Seigneur, accordes moi la récompense de mon malheur et donne moi quelque chose de meilleure.», sans qu’Allah ne lui accorde un bien meilleur ». Puis elle dit: «Quand Abou Salama mourut, je dis: «Qui est meilleur musulman que abou Salama? Il a été le premier à faire l’hégire avec sa famille selon l’ordre du Messager. En disant cela (cette invocation) Allah m’a plus tard donné mieux, le Messager d’Allah. Puis elle ajouta: «Le Messager d’Allah, m’a envoyé Hatib ibn abi Balta’a pour être son épouse, je lui répondis : « J’ai une fille et je suis jalouse.»

Il dit: « En ce qui concerne sa fille nous invoquons Allah afin qu’Il lui suffise en dehors d’elle, et j’invoque Allah pour dissiper sa jalousie. »

 

Sources:

http://www.khayma.com/alsahaba/list/home.HTML

كتاب الرحيق المختوم

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